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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur les violences inacceptables en marge des blocages de lycées.
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00:00On va être sur le terrain, bien sûr, pour voir ce qui se passe.
00:02Je vous disais tout à l'heure que c'était assez calme,
00:03mais Lucas Busutil, qui est en régie.
00:07Et d'ailleurs, c'est l'occasion de remercier toutes les équipes de CNews
00:09qui sont sur le terrain.
00:10Alors, on ne les cite pas parce que ces équipes peuvent être en difficulté.
00:14C'est bien facile pour nous d'être autour de la table,
00:16en tout cas pour moi, d'être autour de la table.
00:18Et je pense aux équipes qui sont sur le terrain,
00:22aux journalistes rédacteurs, aux journalistes reporters d'images.
00:24Ils ont du courage, croyez-moi.
00:26Ils sont parfois pris à partie.
00:29Au-delà de nous, d'ailleurs, c'est toute la presse française.
00:31J'ai vu que nos amis de BFM étaient traités de racistes.
00:34BFM raciste, BFM raciste.
00:37Donc, vraiment, je leur adresse aussi un message.
00:40Faites attention à vous, bien sûr.
00:42Et les présentateurs, nous sommes protégés.
00:44Et les journalistes, ils sont sur le terrain.
00:46Et je pense aussi à Jean-Michel Decaze, qui était à Nantes,
00:49qui me dit que sur le terrain, précisément, à Nantes de temps en temps.
00:52Ce n'est pas facile.
00:53On va voir ces images.
00:55Et Lucas va me dire, à Aubervilliers,
00:58qui est à Aubervilliers ?
00:59Je ne vais pas dire qui est à Aubervilliers, bien sûr.
01:02Mais dites-nous ce qui se passe.
01:04Évidemment, ces images sont en direct.
01:05C'est flouté.
01:06C'est le lycée Le Corbusier.
01:08Est-ce que c'est calme ?
01:11Écoutez, Pascal, la situation est en train de se tendre petit à petit
01:15ici au lycée Le Corbusier à Aubervilliers.
01:19Les CRS sont arrivés.
01:20Parce qu'en fait, il faut comprendre qu'au ce matin tôt,
01:23un groupe de lycéens, à peu près une centaine d'élèves,
01:26se sont approchés du lycée Le Corbusier avec des banderoles, des slogans.
01:31Et il y a très peu de temps, c'est-à-dire un quart d'heure, 20 minutes,
01:34un autre groupe de lycéens, d'un autre lycée d'Aubervilliers.
01:39Ces lycéens sont arrivés.
01:41Et les CRS ont commencé à intervenir pour essayer de dégager ces comptes de lycéens
01:49qui tentaient de casser la grille du lycée Le Corbusier.
01:54Donc pour l'instant, les CRS sont sur place et tentent de calmer la situation.
01:58Il y a eu un feu de poubelle pour l'instant qui a déjà été maîtrisé.
02:02Pour l'heure, la situation se calme petit à petit par l'action des CRS.
02:07Merci beaucoup.
02:08J'ai dit une petite erreur, j'ai dit que ces images étaient en direct.
02:11Et en fait, il y a un petit décalage, parce que pour flouter ces images,
02:15elles ne sont pas tout à fait en direct.
02:16Elles ont été prises sans doute il y a trois quarts d'heure.
02:19Et c'est important, bien sûr, de le préciser.
02:22Je voulais vous montrer des images et je voulais que vous me donniez votre analyse, Jean-Philippe Tanguy,
02:26parce que moi, je n'ai pas la grille de lecture de ces jeunes.
02:28Je ne sais pas s'ils sont décérébrés.
02:30Je ne sais pas s'ils ont été tués par les écrans.
02:33Je ne sais pas si leurs parents ne leur ont pas transmis le minimum des valeurs.
02:37Je vais vous montrer une image qui est incroyablement symbolique.
02:40C'est un piano.
02:41Un piano détruit.
02:43Je ne ferai pas de parallèle, mais j'ai lu sur les réseaux que même des envahisseurs ne détruisaient pas
02:50les pianos.
02:51Écoutez, écoutez cette dame.
02:54Non, non, non, non, non, pas le piano, non, pas le piano, je vous vois.
02:59Non, pas le piano.
03:02Non.
03:04Et voilà.
03:06Alors, ça s'est passé à Moissy-Kramayel, en Seine-et-Marne.
03:10Le lycée de Lamarre-Carré a lui aussi été touché par l'évidence de la mobilisation lycéenne du jeudi 1er
03:15octobre.
03:16Dans la matinée, plusieurs dizaines d'élèves se sont rassemblés devant l'établissement
03:19où le portail et le portillon ont été dégradés et les poubelles incendies.
03:22Et certains manifestants ont ensuite pénétré dans le hall et s'en sont pris à un piano.
03:25Je ne sais pas si ce sont des élèves.
03:27Ça aussi, la difficulté, je ne sais pas.
03:29C'est peut-être des gens de l'extérieur, etc.
03:31Qu'est-ce qu'il y a dans la tête de ces jeunes gens ?
03:35Il n'y a rien, justement.
03:37Il n'y a rien.
03:39André Valigny.
03:40Des cérébrés, enragés.
03:43C'est ce que disait hier soir.
03:44Le problème pour le gouvernement, semble-t-il,
03:46c'est qu'il n'y a pas de revendication majeure, concrète.
03:50Le CPE, avec Villepin, il fallait retirer le CPE.
03:53Et les étudiants, les lycéens voulaient le retrait du CPE.
03:56En 86, Devaquet, c'était la sélection de l'université.
03:59Il y avait un objet de manifestation, de mécontentant.
04:02Là, il y a Parcoursup, il y a les profs non remplacés.
04:06Il y a pas mal de revendications disparates.
04:08Et puis, il y a aussi ce genre d'individus
04:10qui, à mon avis, n'a aucune revendication qui est là pour casser.
04:13André, 40 ans plus tard, Devaquet, c'est une erreur de le retirer ?
04:19La sélection à l'université.
04:21Et ils sont là, les manquements, les renoncements, les faiblesses.
04:24On paye la fin du collège unique.
04:25Exactement.
04:26Parce que Devaquet, moi, j'étais étudiant encore en 86.
04:28Je n'ai jamais défilé.
04:30Moi, je suis pour la sélection.
04:32Parce que tout le monde n'est pas égal.
04:33Hélas.
04:35C'est comme en sport.
04:36Il y a des bons joueurs et puis des joueurs moyens.
04:39Et puis, il y a la Ligue 1, puis la Ligue 2, puis la Ligue 3.
04:41Et puis, il y a ceux qui sont en Ligue des champions.
04:43Et il y a l'élite.
04:45Et moi, je n'étais pas dans l'élite.
04:46D'ailleurs, je n'ai pas fait Normale Sup.
04:48C'est pour ça que la revendication d'un manque de moyens, franchement, elle me fait rire.
04:53Sous la Troisième Impublique, vous aviez une école qui emmenait des fils de paysans jusqu'à Normale Sup.
04:57Les élèves étaient à 60 par classe, tout niveau confondu.
05:0060 par classe ?
05:00Bien sûr.
05:01Ça arrivait.
05:01Dans les campagnes, vous aviez 60 par classe, bien sûr.
05:04Ah bon ?
05:04Sous la Troisième Impublique, évidemment.
05:06Il y avait des villages où il n'y avait pas assez d'écoles ouvertes.
05:10Vous avez dit, ça peut aller jusqu'à 60 par classe.
05:13Évidemment, des locaux beaucoup plus vétustes qu'aujourd'hui, sans cantine.
05:17Et à l'époque, l'école était une chance.
05:19Aujourd'hui, c'est un droit.
05:21Mais le vrai problème...
05:23Et d'ailleurs, une des revendications, c'est la suppression de Parcoursup.
05:26Oui, Parcoursup, c'est stressant.
05:27Mais pourquoi c'est stressant, Parcoursup ?
05:29Parce que tout simplement, il y a un embouteillage dans l'enseignement supérieur.
05:31Et qu'il n'y a pas de sélection.
05:33Donc évidemment, il faut trier les gens, les répartir, etc.
05:36C'est extrêmement stressant.
05:37Le problème, c'est qu'il faudrait la fin du collège unique.
05:41Voilà, c'est tout.
05:41Il faudrait...
05:43Monsieur Devaquet, il est toujours de ce monde ?
05:45Monsieur Devaquet, il...
05:46Je crois qu'il est mort.
05:47Ah oui, effectivement, ça va être sûr.
05:50Je ne suis pas sûr qu'il soit décédé.
05:53Pascal, moi je ne suis pas d'accord avec l'analyse d'André.
05:57Quand il dit que ces jeunes n'ont rien dans la tête.
06:00Je pense qu'ils sont instrumentalisés.
06:02Voilà, je pense qu'ils sont guidés par une idéologie, on sait d'où elle vient,
06:07et qu'ils savent très bien ce qu'ils font.
06:08C'est-à-dire, ils sèment le chaos.
06:10Voilà.
06:11Bon, que la famille d'Anin Devaquet me pardonne.
06:13Vous voyez, il était toujours vivant dans mon esprit.
06:15Et hélas, Anin Devaquet est mort en 2018.
06:19Mais ça serait intéressant d'inviter les gens qui ont travaillé avec lui à ce moment-là,
06:23qui ont porté cette réforme.
06:24Parce qu'effectivement, cette réforme, elle était essentielle.
06:28Elle était portée.
06:29C'est un tournant 86-88.
06:32Parce que la droite française, ce jour-là, va perdre le match.
06:36La droite française, en 86, est élue sur un programme formidable.
06:41Satchérien.
06:42Les deux années de libéralisme.
06:43Deux années de libéralisme.
06:44Édouard Balladur sera un merveilleux ministre de l'économie.
06:50Et comme, effectivement, en 88, Chirac perd,
06:53et bien, le tournant libéral n'a pas été réussi.
06:57Et la droite va renoncer à ce qu'elle est.
07:01Et vous aurez...
07:01On en paye les consignes.
07:03Et tous ces gens-là, qui viendront derrière.
07:05C'est dommage, mais c'est la vie.
07:08Votre analyse.
07:09Ces jeunes gens, je dis...
07:10Moi, j'essaye toujours de comprendre.
07:12Ils ont...
07:12André dit, ils n'ont rien dans la tête.
07:15C'est qui, ces jeunes gens ?
07:17Qu'est-ce qu'on va faire ?
07:18J'espère que les enquêtes permettront de le prouver.
07:19Je pense qu'il y avait beaucoup d'éléments perturbateurs
07:21et d'éléments extérieurs attisés par la France insoumise.
07:23J'y reviendrai, mais ce qu'a dit Mme Bastier est très important.
07:25Parce que la première rupture, c'est déjà de ne pas avoir compris
07:27que l'école est un privilège.
07:29L'école est une chance.
07:30L'école est une opportunité.
07:31Moi, je suis un enfant de l'école publique.
07:34Et on a présenté aux enfants, aux jeunes, aux lycéens,
07:37le fait déjà que l'école était un acquis,
07:39une garderie dans laquelle on pouvait venir.
07:42Et puis, on ne devait rien à personne.
07:43Les enfants ne devaient rien à leur famille.
07:45Les familles ne devaient rien à la France.
07:47Qu'on n'avait que des droits tout le temps.
07:48Et qu'on ne devait jamais être reconnaissant de rien.
07:50Et que donc, foutre le feu à un hall magnifique
07:53d'un lycée payé par les contribuables
07:55et l'argent de leur propre famille.
07:56Eh bien, ce n'était pas grave.
07:58Tout ça ne valait rien.
07:59Que la culture ne valait rien.
08:00Donc, saccager un piano, c'était rigolo
08:02puisque la musique classique ne vaut rien.
08:04La culture générale ne vaut rien.
08:06Les humanités ne vaut rien.
08:08Et ce qui vaut, c'est un mélange d'égo sur patte
08:11et de sadisme, d'amour de la violence,
08:15d'amour du nihilisme.
08:16Parce que d'ailleurs, ça, c'est vidéo.
08:19Comme on l'a vu avec cette policière,
08:23cette jouissance devant la violence,
08:24cette jouissance devant le néant,
08:27devant la méchanceté, devant la bassesse,
08:29devant même la mort de cette policière
08:32parce qu'il aurait pu, malheureusement,
08:34lui faire un bon rétablissement.
08:35Parce qu'il dit qu'il faut la tuer.
08:36On n'entend pas forcément ce qu'il a dit.
08:38On peut réécouter.
08:39Réécoutons.
08:40Réécoutons la séquence très courte.
08:42Réécoutons très brièvement cette séquence,
08:45je le dis pour Lucas Buzutile.
08:47Non, la séquence de la jeune femme policière
08:49qui est poursuivie
08:50et qui, on entend effectivement,
08:52tu es là, tu es là.
08:54Réécoutons.
09:09J'espère qu'ils seront identifiés.
09:12Jean-Philippe Tanguy,
09:13André Valini, vous vouliez répondre.
09:15Vous vouliez rajouter.
09:16Oui, non, le mot de nihilisme me convient.
09:18Je l'ai utilisé hier soir aussi.
09:20J'ai vu une image aussi incroyable
09:23sur ces manifestations.
09:25J'ai vu un jeune
09:25qui s'acharnait non pas sur un piano,
09:28mais sur une poubelle
09:29avec une batte de baseball.
09:31Il était debout sur la poubelle
09:32et il massacrait la poubelle.
09:34Donc, c'est peut-être encore pire.
09:35Sur la vidéo qu'on a vue avec la policière,
09:37je ne sais pas si vous avez remarqué l'orthographe.
09:40Ça a balayé.
09:41Vous avez vu comment c'était écrit ?
09:43Non, je n'ai pas fait attention.
09:44Ça, S, A, balayé, R, etc.
09:48Après, il y a aussi cette phrase qui dit
09:50le fruit ne tombe,
09:51tu reconnaîtras l'arbre à ses fruits.
09:53C'est-à-dire que là,
09:54ce qui a été transmis à cette jeunesse,
09:56c'est la haine, la violence,
10:00la destruction, le droit à la paresse,
10:02parce que c'est ça aussi,
10:04ce qui a été transmis notamment
10:05par l'extrême-gauche à notre jeunesse.
10:08Alors, le président de la République,
10:10lorsqu'il fanfaronne à l'international
10:12pour donner des leçons au monde entier,
10:13où il y a une jeunesse qui se bat
10:15pour aller à l'école,
10:16une jeunesse qui défend son pays,
10:17une jeunesse qui défend des valeurs
10:19qui sont sur le front,
10:21notamment, je pense évidemment, à Israël.
10:22Mais nous, on a un président
10:24qui n'est pas capable, justement,
10:26d'arrêter ces violences-là,
10:30qui n'est pas capable,
10:31parce qu'il a enlevé le téléphone portable au lycée,
10:34il a créé une nouvelle revendication
10:36qui a provoqué ce genre de choses.
10:38Eh bien, ça, il y avait raison,
10:39l'involiste,
10:39il ne faut pas céder à leur caprice
10:42d'avoir un téléphone à l'école.
10:44Oui, mais Eugénie et Jean-Philippe Tanguy,
10:47si on réfléchit aussi à cette société
10:49et tout fait sens,
10:50ce sont des émeutes, aujourd'hui,
10:52qui se passent en plein jour.
10:54Et avant, c'était la nuit
10:55où c'était caché.
10:57Et je crois que c'est André
10:58qui disait désinhibé.
11:00C'est-à-dire qu'il n'y a plus honte de rien,
11:03il n'y a plus de culpabilité de rien,
11:06il n'y a plus crainte de rien,
11:07parce qu'il sait qu'il ne t'arrivera rien.
11:09Au contraire.
11:10Et tout ça se fait au grand jour.
11:12Et moi, je suis très frappé de ça.
11:15Et on le met même parfois
11:16sur les réseaux, sur toi-même.
11:18C'est pour ça qu'on brûle aussi,
11:19c'est pour faire des belles images
11:20sur les réseaux sociaux, la flamme, etc.
11:22Donc, c'est pour ça que je m'interroge
11:23sur ces jeunes gens
11:24et je me dis, mais ils sont...
11:26Je ne suis pas sûr qu'ils prennent...
11:27D'ailleurs, je suis sûr,
11:28qu'ils ne prennent pas conscience
11:29de ce qu'ils font
11:30et je m'inquiète de l'avenir.
11:31Mais là où c'est vrai,
11:32c'est que la jeunesse
11:32a peu d'avenir dans notre pays.
11:34Pas la jeunesse,
11:35parce qu'on a vu...
11:36Il y a une autre jeunesse
11:37du stade de l'avenir.
11:37L'avenir dans notre pays est inquiétant.
11:39Mais moi, je serais les jeunes,
11:40je leur dirais,
11:40ne manifestez pas dans la rue
11:41pour la clim dans les classes.
11:43Manifestez parce qu'on a
11:44une dette publique absolument astronomique
11:46que vous devrez rembourser
11:47dans les années qui viennent
11:48et c'est ça qui va peser
11:48sur votre avenir bien plus,
11:50à mon avis,
11:51Jean-Philippe Tanguy.
11:52Ce n'est pas ceux qui brûlent
11:53et qui veulent tabasser des policiers
11:55qui vont rembourser la dette publique.
11:56Je ne pense pas que ce soit
11:57des futurs travailleurs
11:58ou des contributeurs
11:58à la richesse nationale,
12:00malheureusement.
12:01Vous avez des petits bourgeois
12:02des centres-villes aussi
12:03qui m'a dit qu'il y a des petits
12:04qui veulent s'en canailler.
12:05Vous avez raison,
12:06aussi cette passion,
12:07on va dire,
12:07des enfants de bourgeois
12:09qui s'en canaillent
12:10et qui finalement paniquent.
12:11On a aussi vu des vidéos comme ça
12:13qui se rendent compte
12:13que la violence
12:14est forcément incontrôlable.
12:15Et en fait,
12:16c'est le lien que vous voulez faire
12:16avec les Insoumis.
12:17Parce qu'évidemment,
12:19tous ces mouvements
12:19ont été infiltrés,
12:21favorisés
12:21par des éléments perturbateurs,
12:23des agents provocateurs
12:24venant revendiquer d'ailleurs
12:25par la France Insoumise.
12:26Un discours absolument irresponsable
12:28d'un aspirant président de la République
12:30qui explique
12:30que la police républicaine
12:32serait raciste,
12:33ce faisant qu'il faudrait donc
12:34s'y opposer et résister,
12:36mener des opérations
12:36de désobéissance civile,
12:38que l'État français lui-même
12:39serait,
12:40ça dépend des jours coloniales,
12:41machin.
12:42À la fin, évidemment,
12:43ça donne des excuses
12:45aux violents
12:46pour s'attaquer à la République
12:47et aux policiers.
12:48Et d'ailleurs,
12:49si c'est câble ce matin,
12:49peut-être que les Insoumis paniquent.
12:51Et en fait,
12:51on demandait à ces éléments
12:52d'arrêter tout.
12:52Parce que le fait
12:53que ça s'arrête du jour
12:53le lendemain,
12:54ça m'étonne quand même.
12:55Il est 9h43.
12:56Vous êtes sur Europe 1.
12:57Nous sommes sur CNews.
13:00André Valigny est là.
13:00Vous trouvez qu'il est d'extra-droite,
13:01Jean-Philippe Tanguy ?
13:03Je ne connais pas assez.
13:05Non, mais ce qu'il dit,
13:05vous trouvez que c'est des paroles
13:06d'extra-droite ?
13:08Aujourd'hui, là.
13:10Ce matin,
13:11il fait un constat
13:11qui est partagé par tout le monde.
13:13Cette violence est inacceptable, oui.
13:15Maintenant,
13:15il est dans un parti
13:16qui pratique le nationalisme
13:18et la xénophobie.
13:20Alors,
13:20je vous propose d'écouter
13:22quelques séquences.
13:23on va écouter plusieurs séquences
13:24parce qu'on n'en a pas écouté certaines.
13:25Mais je vous assure,
13:26il y en a sur les réseaux sociaux
13:27et ça donne une couleur,
13:30ça donne un miroir
13:31de ce qu'est la France aujourd'hui.
13:32Alors,
13:32il y a ce jeune homme
13:33qui lui,
13:34alors il ne veut pas travailler,
13:35mais il le dit.
13:36Il dit,
13:36voilà,
13:37il y a trop d'heures de cours.
13:38Ça se passe,
13:39je crois,
13:40près du lycée Chopin.
13:42Joli,
13:43avoir un lycée Chopin.
13:44Harmonie.
13:45J'espère que c'est pas,
13:46on ne casse pas les pianos.
13:47Il n'est pas français.
13:48Hier soir,
13:49vous vous étonniez
13:49qu'on donne le nom de Mandela
13:51à un lycée
13:51parce que c'est un nom étranger.
13:52Chopin n'était pas français non plus.
13:54Frédéric Chopin n'est pas français.
13:55Il est polonais.
13:56Oui.
13:56Il est polonais, Frédéric Chopin ?
13:57Oui.
13:58Oui,
13:58il est quand même très associé
14:00à la France.
14:03Et puis la Pologne,
14:03pardonnez-moi,
14:04mais la Pologne,
14:04c'est la France.
14:05Il est venu,
14:06il a quand même vécu en France.
14:08Marie Lezinska,
14:09la Pologne,
14:10c'est la France,
14:10chers camarades.
14:11Ben oui,
14:11excusez-moi.
14:12Ben oui,
14:13la Pologne,
14:13on a un rapport avec la Pologne.
14:15C'est nos frères.
14:16Ah oui ?
14:16Mais bien sûr,
14:17la Pologne,
14:18c'est Louis XV.
14:19Non,
14:20c'est Henri III.
14:21Henri III a d'abord été roi de Pologne
14:22et ensuite il est venu roi de France.
14:24Donc,
14:25bien sûr,
14:26et si vous me permettez,
14:28c'est Marie Lezinska
14:28qui était la femme de Louis XV.
14:30Oui.
14:30Donc on a des...
14:31Et Marie Volewska,
14:32la maîtresse de Napoléon.
14:33Eh ben vous voyez.
14:34Donc voilà,
14:35tout ça,
14:36tout ça.
14:36Mais je suis le même pays.
14:37Et je vais vous dire,
14:38allez à Varsovie,
14:39allez à Varsovie,
14:40allez à Varsovie.
14:41Quand vous allez revenir à Paris,
14:43croyez-moi,
14:43vous allez voir le changement.
14:45Et allez à Gdansk.
14:46Allez,
14:48je veux dire,
14:48allez partout.
14:49C'est des villes magnifiques.
14:50Et on travaille avec une jeune femme
14:52qui s'appelle Magda,
14:53Magdalena Dervich,
14:54croyez-moi,
14:55qui est polonaise.
14:56Elle nous...
14:57T'as envie de temps en temps
14:59de t'exiler en Pologne,
15:00croyez-moi.
15:01Il est 9h45.
15:02Écoutons,
15:03ce jeune homme
15:04qui parle de l'éducation nationale
15:06et il a trop de cours.
15:08Jacques,
15:08vous disiez que...
15:09Il y en a,
15:09ils se lèvent tôt.
15:10Les matins,
15:11ils habitent loin.
15:12On vient,
15:12on a transfert.
15:13A gueule.
15:14Voilà,
15:14c'est pas normal.
15:15Voilà,
15:168h,
15:168h du soir.
15:18On est mort.
15:19On est dans la l'écho,
15:20j'en ai marre.
15:21Je fais ça pour la dérange,
15:22sinon il n'y a rien.
15:23On n'a pas allé dessus.
15:24Bon,
15:25lui,
15:25il ne veut pas travailler.
15:26Non,
15:27de toute façon,
15:27moi,
15:27je pense que tout le monde
15:28n'est pas fait pour jusqu'à 18 ans
15:30être assis sur une chaise
15:318h par jour
15:32et suivre un enseignement général.
15:33Je pense qu'il faut supprimer
15:35le collège unique
15:36et peut-être réorienter
15:38les élèves
15:38qui n'ont pas envie
15:39ni la motivation
15:40de suivre un savoir généraliste.
15:42Je pense que c'est pas fait
15:43pour tout le monde.
15:44C'est accessible,
15:45ça doit être accessible
15:46à tout le monde,
15:46l'égalité des chances
15:47et c'est comme ça,
15:48d'ailleurs,
15:48le mérite.
15:49Mais je pense qu'effectivement,
15:50aujourd'hui,
15:50il y a un certain nombre d'élèves
15:51qui ne sont pas faits pour ça.
15:52Et ça va régler le problème d'artement.
15:53Je voudrais qu'on voit
15:55des images.
15:56Vous avez vu cette intervention ?
15:57C'est pathétique,
15:58c'est concernant.
15:59On a l'impression
15:59que c'est un sketch de Groland.
16:01On ne pourrait même pas
16:02donner écho
16:03à ce genre d'intervention.
16:03Ah si,
16:04parce que c'est un événateur.
16:07Mais dans le sens
16:07où cet individu
16:08ne représente rien.
16:10Ah non,
16:10je ne suis pas d'accord avec vous.
16:11Je ne suis pas d'accord avec vous.
16:12Je pense qu'au contraire,
16:13cet individu...
16:14Chopin est un homme français.
16:15Mais évidemment,
16:16Chopin,
16:16son père est français.
16:17Son père était français.
16:18Le père de Chopin
16:19était un Lorrain
16:19qui retourne en Pologne
16:20et sa mère était polonaise.
16:22On va écouter du Chopin.
16:23Je demande à Lucas Buzetiel
16:24de nous mettre
16:25un nocturne de Chopin.
16:27Ça vous apprendra.
16:28Il faudrait surtout
16:28le passer à ce gnome.
16:29Il faudrait surtout
16:30le passer à ce gnome
16:31et peut-être
16:31qu'il sortira grandi
16:32plutôt que d'une espèce
16:33de brouhaha,
16:34de gargarisme.
16:35Soyez gentils
16:36parce que je voudrais
16:36qu'on écoute des séquences.
16:41Vous parlez,
16:42vous parlez,
16:42mais je voudrais
16:43qu'on aille écouter des séquences.
16:44D'ailleurs,
16:45on part pour Rennes.
16:46Qu'est-ce qui se passe à Rennes ?
16:48Est-ce qu'à Rennes,
16:49il y a quelque chose,
16:50me dit Lucas Buzetiel.
16:52Rennes,
16:53Rennes.
16:54Rennes,
16:54ça chauffe à Rennes ?
16:57Il y a pas mal
16:58de lycées
16:58qui sont fermés,
16:59mais effectivement,
16:59il continue
17:00d'y avoir
17:01des mobilisations.
17:02Là où nous sommes,
17:03on voit une vingtaine
17:04de cars
17:05de forces de l'ordre
17:07qui sont présents,
17:08qui sont prêts à agir.
17:09Quelques charges aussi
17:10de ces forces de l'ordre
17:11avec le camion à eau présent
17:12qui a été beaucoup utilisé
17:13hier dans les rues de Rennes.
17:16Ce lycée mobilisé,
17:17on voit qu'il y a un feu
17:18qui vient de se déclencher
17:20devant l'établissement.
17:21Des mouvements de foule,
17:22on compte environ 200-300 élèves
17:24qui sont mobilisés
17:25devant ce lycée.
17:26C'est le seul
17:26où il y a vraiment
17:27une mobilisation,
17:28où il y a du mouvement
17:30puisque l'autre établissement
17:32où il y a une mobilisation,
17:34c'est une mobilisation pacifique.
17:36Là,
17:37dans ce lycée
17:38qui est dans le nord de Rennes,
17:40mobilisation active
17:41avec des forces de l'ordre
17:42qui se tiennent à distance
17:43et qui réalisent
17:45quelques charges
17:46depuis une trentaine
17:47de minutes maintenant.
17:48C'est important effectivement
17:50et c'est pourquoi
17:50nous vous avons donné
17:51la parole à Rennes.
17:52C'était calme
17:53comme à Aubervillie
17:53en début de matinée
17:54mais ça l'est peut-être
17:55un peu moins.
17:56Alors,
17:56écoutons vraiment
17:57des paroles
17:58de lycéens sur le terrain
17:59toujours au lycée Chopin.
18:01Je rappelle que Chopin,
18:02son père,
18:03était français
18:05comme précepteur.
18:06Il était le père de Chopin
18:08et il s'est installé
18:09en Pologne.
18:10Et sa mère ?
18:12Polonaise.
18:13Je ne connais pas
18:14toute la famille de Chopin.
18:16Elle est polonaise,
18:17sa mère.
18:17Mais non !
18:18Il n'en est pas moins français.
18:20Il s'est installé.
18:21Il a le droit d'être de...
18:22De toute façon,
18:22on va écouter la polonaise.
18:24Je demande à Lucas Budutile
18:25de sortir ce...
18:26Vous avez joué la polonaise
18:27quand vous étiez enfant.
18:29Vous ne jouez pas du piano ?
18:30Non.
18:31On apprenait tous à jouer...
18:32Je jouais du piano ?
18:33Pas du tout.
18:34Mais je vous propose
18:34d'écouter
18:37au lycée Chopin
18:38des jeunes gens.
18:40Nous ici,
18:41on fait un blocus
18:42pour revendiquer
18:43nos droits
18:43en tant qu'élèves.
18:44Donc déjà,
18:45il y a énormément de problèmes
18:46dans le système scolaire
18:47et l'argent qu'on a
18:49parce que l'État
18:50ne subventionne pas assez
18:51les lycées,
18:53les collèges,
18:54les primaires,
18:54notamment le département
18:55car nous avons
18:56un département de droite
18:57et ils choisissent
18:58de ne pas mettre de l'argent,
19:00donner de l'argent
19:01au lycée.
19:01Donc on a des lycées
19:02qui sont à moitié délabrés.
19:03On n'a qu'une partie rénovée.
19:04Il y a d'autres lycées.
19:05C'est largement pire.
19:06Donc on fait ce blocus
19:07pour aussi contre
19:08Parcoursup, pardon,
19:09parce que le système
19:11il est biaisé,
19:12ça met en compétition,
19:13c'est n'importe quoi.
19:14Les professeurs
19:14ils sont sous-payés
19:16et c'est pas possible en fait.
19:17Nous on vient là
19:18pour combattre
19:19toutes ces injustices.
19:21Mais malheureusement
19:22il y a des gens violents
19:23qui viennent ici
19:23et qui décrédibilisent
19:25nos mouvements
19:26donc on n'est pas tous comme ça.
19:27Là il y a des gens
19:28en ce moment
19:28qui sont en train
19:29de mettre des pétards
19:29et tout aussi.
19:30Vous pouvez montrer
19:30peut-être les lumières
19:31ou quelque chose.
19:32Il y a du vert,
19:33il y a du rouge.
19:33Il faut vraiment savoir
19:34que ce n'est pas du tout
19:35nous qui voulons ça.
19:36Nous on est vraiment
19:36pacifistes.
19:37Nous on veut juste
19:38revendiquer nos droits.
19:39On n'est pas du tout
19:40avec les gens
19:41qui font des trucs comme ça.
19:42Ça ça peut être intéressant.
19:44On veut entendre
19:44ce qu'elle dit.
19:45C'est ce que je disais hier soir.
19:47Quel est le pourcentage
19:49de lycéens
19:50vraiment violents
19:51qui manifestent
19:52et le pourcentage inverse
19:54de ceux
19:54qui ne manifestent pas.
19:55Ils se trouvent,
19:56enfin moi je pense
19:57j'ai l'intuition
19:57qu'ils sont minoritaires.
19:59Elle disait
20:00le département est de droite.
20:02Elle n'est pas contente
20:03parce que c'est
20:03le lycée c'est la région
20:04qui s'en occupe.
20:05Alors écoutez maintenant
20:06cette séquence
20:07regardez-la
20:07bien sûr
20:08et pour Europe 1
20:09je vais la commenter
20:11je la trouve hallucinante
20:13cette image
20:14et sidérante
20:15et tellement inquiétante.
20:16C'est un jeune homme
20:17qui prend son chalumeau
20:18et qui
20:21enflamme
20:21une jeune femme.
20:23Donc
20:23non c'est pas cette
20:25c'est celle-là.
20:26C'est celle-là.
20:27Un déodorant.
20:28Mais enfin
20:28mais comment est-ce possible
20:30et personne
20:31c'est quoi ?
20:32Un aérosol.
20:33Un déodorant.
20:34Un déodorant
20:34qui l'a enflammé.
20:35Mais enfin
20:36c'est un geste criminel.
20:39Mais c'est un vraisemblable.
20:40Moi je voudrais
20:40le retrouver ce jeune homme.
20:42Et vraiment
20:43avec sa cagoule
20:44je voudrais vraiment
20:45le retrouver.
20:46Oui bien sûr
20:47mais je voudrais surtout
20:47qu'il aille à l'ombre
20:48pendant quelque temps
20:49sur une femme.
20:50Ils prennent le surplus.
20:51Sur une femme.
20:52Ne inquiétez pas.
20:53Qui leur a appris
20:54que résister
20:55c'était être violent ?
20:56Qui leur a appris ?
20:57Mais ils sont décérébrés
20:58comme disent
20:59notre ami
21:00alors c'est pas moi
21:01qui l'ai dit
21:02comment dire
21:03un homme de gauche
21:03André Valigny
21:04qui a dit ça
21:05de ces jeunes gens.
21:06Mais manifestement
21:07ce jeune homme
21:07il est décérébré.
21:09Regardez la séquence
21:10camion-pompier
21:11à Marseille.
21:12C'est absolument incroyable
21:14ce qui s'est passé
21:15à Marseille.
21:17Et voilà
21:18ils en sont pris
21:19ils sont des jeunes gens
21:22qui ont entièrement
21:24cassé, fracturé
21:25les vitres
21:26regardez dans l'état
21:27dans lequel
21:28c'est des pompiers.
21:30Et ça se passe à Marseille
21:31et vous avez tous
21:32ces jeunes gens
21:33qui sont autour
21:33en train de crier
21:34je ne sais quoi.
21:36Alors évidemment
21:36la France insoumise
21:37est pointée du doigt
21:38et je voulais vous faire
21:39écouter deux ou trois
21:41personnes
21:41notamment
21:42Raya de Rani
21:43qui est visiblement
21:45le coordinateur
21:47de la révolte étudiante.
21:48Oui c'est le fait
21:49du principal syndicat
21:51lycéen.
21:51Et qui s'est présenté
21:52lui si j'ai bien compris
21:53à la France insoumise.
21:54Il y a quelques mois
21:55au municipal
21:55à Ouattre-Rolo dans le nord.
21:56Écoutez Raya de Rani.
22:02Est-ce qu'on va l'écouter ?
22:03Le gouvernement est coupable
22:04de chaque violence policière
22:06et il est responsable
22:07de l'entièreté
22:07de cette situation.
22:09D'une part
22:09sur les violences policières
22:10on l'a bien entendu
22:11mais je parle des violences
22:12si je puis dire
22:13du camp d'en face.
22:14Comment les qualifier ?
22:15Est-ce que vous les condamnez déjà ?
22:16Bien évidemment
22:17que nous condamnons
22:19les violences
22:19envers les personnels éducatifs
22:21parce qu'on estime
22:21que c'est contre-productif
22:23à notre mobilisation
22:25parce que les enseignants
22:26c'est leur condition
22:26de travail quand même.
22:28Mais oui
22:28je rejoins
22:29Sabrine
22:30sur le fait
22:31que cette colère
22:32cette colère
22:33elle est légitime
22:33il faut l'entendre
22:34Oui il y a des légitimes
22:35La colère n'est pas légitime
22:36il faut arrêter maintenant
22:39Désolé mais moi
22:39on a la chance
22:41d'être d'un pays
22:41où on a accès
22:42à l'éducation pour tous
22:43jusqu'au lycée
22:44où il y a
22:45oui alors évidemment
22:46il y a des contrariétés
22:47il y a des locaux
22:48qui sont vêtus etc
22:48mais ça ne justifie
22:50en rien cette colère
22:51cette violence
22:51envers les policiers
22:52envers le personnel enseignant
22:54il faut arrêter un peu
22:54l'éducation est une chance
22:55la France est un pays
22:56qui offre cette éducation
22:57à tous ses enfants
23:00Jean-Michel Blanquer
23:01a dédoublé
23:02les classes
23:03les classes de CP
23:04dans les banlieues
23:04pour que les élèves
23:06puissent étudier
23:06dans de bonnes conditions
23:08il n'y a quand même pas
23:09de professeurs
23:09qui veulent enseigner là-bas
23:10pourquoi votre avis ?
23:12Ils n'osent même pas le dire
23:13les hommes politiques
23:14en France
23:14ils n'osent même pas le dire
23:16révoltants
23:17c'est à monsieur Darmanin
23:18de le dire
23:19c'est à monsieur Jeffrey
23:20de le dire
23:21votre discours
23:22c'est au président de la République
23:23de le dire
23:24mais ils ont tellement
23:25la trouille
23:26ils ont tellement peur
23:27et les 9 années
23:28de Macron
23:28sont une catastrophe
23:29pour l'école
23:31il a eu 8 ministres différents
23:33c'est pire qu'avant
23:35chaque année c'est pire
23:38chaque année c'est pire
23:39Eugénie
23:40la trouille
23:40c'est qu'ils pensent cela
23:41non
23:42je pense qu'ils pensent cela
23:43honnêtement
23:44non parce que leurs enfants
23:45ils n'émettent pas à Saint-Denis
23:45ils les mettent à Franklin
23:47excusez-moi
23:48ils les mettent à Franklin
23:49ils les mettent
23:50dans les bonnes écoles
23:51croyez-moi
23:52absolument
23:52et ils vont vivre
23:53là où ils ne sont pas en contact
23:55ils savent très bien
23:56ce qui se passe
23:56c'est ça l'hypocrisie
23:58massive
23:58mais vous avez parfaitement raison
23:59ils le savent très bien
24:01ils se filent de l'école publique
24:02ils se filent de l'éducation
24:03des gens
24:04ils ne s'intéressent qu'à eux
24:05qu'à leurs pommes
24:05ce n'est pas qu'ils ont peur
24:06c'est que ça ne les intéresse pas
24:09ils ont des mots extrêmement durs
24:12pour des gens
24:13image en direct de Rennes
24:15que je viens de voir
24:15avant de remercier
24:16Jean-Philippe Tanguy
24:17image
24:18je veux dire
24:18ça c'est Rennes
24:19mais Rennes
24:20attention
24:21Rennes c'est un centre
24:22c'est comme Nantes
24:23là c'est Châteaubriand
24:25donc me dit
24:26Lucas Busutile
24:27donc là
24:28c'est une image en direct
24:30c'est marqué Rennes
24:31sur la gauche
24:31vous me dites Châteaubriand
24:32c'est le lycée Châteaubriand
24:33voulez-vous dire
24:34ah pardonnez-moi
24:35parce qu'il y a eu la ville
24:36également Châteaubriand
24:36qui est tout près de Rennes
24:37lycée Châteaubriand
24:39de Rennes
24:40mais avec madame Appert
24:41mère de Rennes
24:42qui va au
24:43Appéret
24:44qui va au colloque
24:45la police tue
24:47qu'est-ce que vous voulez
24:48à Rennes et à Nantes
24:49madame Johanna Roland
24:50qui s'est alliée
24:50avec la France Insoumise
24:52pour garder sa mairie
24:54bah vous avez effectivement
24:55des foyers d'insurrection
24:57dans ces villes
24:57c'est pas un hasard
24:58Rennes et Nantes
24:59bien sûr
24:59c'est pas un hasard
25:00si le collège lycée
25:02Nelson Mandela
25:03a brûlé
25:04ça se passe à Nantes
25:05il est 9h55
25:07on va marquer une pause
25:07merci monsieur Tanguy
25:08merci beaucoup
25:10d'être venu
25:11parmi nous
25:13Génie Bastier
25:13le rouge et le blanc
25:14Régis Debray
25:15et nous
25:15on va essayer vraiment
25:16d'en parler
25:16mais vous avez vu
25:17avec cette actualité
25:18et puis on aime bien
25:18la séquence du spectateur
25:19j'espère qu'on va pouvoir
25:20la faire
25:21mais si je...