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Blocage des lycées : «Il faut mettre les mots sur 40 ans d'échec de l'immigration», estime Pascal Praud

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud s'intéresse aux violents blocages des lycées et à cette révolte inédite qui n'a aucun point de départ concret.

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Transcription
00:00Et nous sommes toujours avec Asilise Lecor, avec Richard Millet, avec Pascal-Pierre Garbarini, Olivier Delagarde et Jacques Serret
00:06pour évoquer évidemment la mobilisation qui perturbe de nombreux établissements de la métropole lilloise,
00:12notamment les tensions persistent, les incidents ont été constatés à Lille, à Roubaix, à Valenciennes.
00:17Il y a une image que vous pouvez voir, c'est M. Léoman qui est député de la France Insoumise
00:22parce qu'évidemment il y a manipulation, instrumentalisation, contrôle, on dit le mot qu'on veut,
00:28mais c'est une manifestation purement politique que celle-ci, je le disais,
00:33ce n'est pas une réponse après un drame.
00:35Et vous voyez M. Léoman lui-même dans cette séquence qui tente,
00:39alors il tente, il comprend quand même que c'est très dangereux d'éteindre un feu avec les mains.
00:46Donc il préfère un extincteur et il a raison d'ailleurs de s'éloigner de ce brasier.
00:53Mais la récupération politique c'est un sujet, et écoutez ce qu'a dit Laurent,
00:57Nunez, le ministre de l'Intérieur.
01:01Mais la réponse elle est double, c'est d'abord une réponse politique.
01:04C'est de rappeler aux élus de la République qu'ils n'ont pas à aller dans des mouvements,
01:09leur place comme élus de la République, c'est évidemment de se porter au contact des manifestants.
01:13Ça c'est pas un sujet.
01:14Par contre quand ils incitent à des violences, quand ils incitent à des dégradations,
01:18et on peut penser que certains propos qui ont été tenus allaient dans ce sens-là,
01:23il y a d'abord une dénonciation politique.
01:24C'est de rappeler que des élus de la République qui s'adressent à des jeunes mineurs,
01:27ils ont une vraie responsabilité.
01:28C'est celle de leur rappeler qu'évidemment il faut étudier,
01:31il faut respecter les personnes, les personnels de l'éducation nationale,
01:35et bien sûr les biens.
01:36Ça c'est la première responsabilité à les politiques.
01:38Ensuite, parfois, elle peut être pénale.
01:41Et je l'ai dit hier dans les médias,
01:43je l'ai redit au préfet dans la réunion que nous avons organisée
01:46avec M. le ministre de l'Éducation nationale,
01:48chaque fois que des élus tiendront des propos qui sont des incitations à la violence,
01:53il y aura des poursuites pénales.
01:55Voilà, je crois qu'un certain nombre de préfets ont déjà saisi les parquets sur mon instruction.
02:00Chaque fois que ces propos sont des incitations à la violence,
02:03il est normal qu'on saisisse la justice.
02:05Écoutez le sujet de Kylian Salé qui nous fait un point sur ce qui s'est passé hier,
02:10avec, je l'ai dit, c'est parfaitement inédit,
02:13il y a eu 119 élèves ou personnels blessés, c'est jamais arrivé.
02:16Jamais arrivé.
02:17Et il y a eu 83 policiers blessés hier mercredi.
02:2083.
02:21Donc ces policiers qui doivent en avoir, mais ras-le-bol,
02:24qui sont attaqués en permanence,
02:26qui sont insultés parfois dans les médias,
02:28et qui sont face à une population qu'ils ne maîtrisent pas.
02:32Alors effectivement, ce n'est pas la population
02:34qui était sur les Champs-Elysées, place de la Compa, à Corte, samedi dernier.
02:37Ça, ils n'ont pas de souci avec cette population.
02:39Mais on découvre ce qui se passe dans certains quartiers de France
02:43où l'autorité n'existe plus.
02:4540 ans, 40 ans de laxisme, de tout ce que vous voulez.
02:49On paye toutes les factures en même temps,
02:51selon l'expression qu'on dit très souvent sur cette émission.
02:5440 ans, bravo.
02:55Bravo les Français, les hommes qui ont fait les politiques d'immigration en France depuis 40 ans.
03:01Bravo et merci.
03:02Mais écoutez le sujet de Kylian Salé.
03:09La violence est encore montée d'un cran à Roubaix.
03:12La porte d'entrée de ce lycée privé est réduite en fumée.
03:15Les dégâts sont considérables.
03:18Même constat à Lille, avec là encore des flammes.
03:21Devant le lycée Montebello, des poubelles sont brûlées.
03:28La tension monte entre les manifestants et les policiers.
03:32Les forces de l'ordre repoussent les lycéens avec des grenades acrymogènes.
03:37A quelques kilomètres de là, c'est le lycée Aimé-Césaire qui est pris pour cible.
03:41Michel, l'intendant, doit intervenir avec un extincteur.
03:44J'ai éteint une première fois, une deuxième fois, mais la troisième fois, ils étaient là une bonne trentaine.
03:50Et ils nous jetaient des puffs, leur cigarette électronique.
03:57Ils jetaient ça partout.
03:58Et alors ça, dans le feu, ça explose.
04:01Plusieurs fois, Michel est insulté.
04:03De leur côté, les pompiers sont empêchés de travailler.
04:07Tous les gamins, ils sont montés sur leur camion.
04:09Ils n'ont pas pu intervenir tout de suite.
04:11En fait, ils voulaient les empêcher d'éteindre le feu.
04:14Leur truc, c'est absolument mettre le feu à l'établissement.
04:17Ce mercredi, selon la préfecture du Nord, 29 établissements ont été bloqués.
04:22Et au moins 25 interpellations ont eu lieu.
04:25Tout ça était prévisible, annoncé, écrit depuis des années.
04:31Il n'y a aucune surprise.
04:32Et ce n'est que le début.
04:34Je vous le dis à chaque fois, depuis de nombreux mois,
04:37ce n'est que le début.
04:40On part pour Rennes.
04:41Et je vous donne la parole tout de suite, Pascal Pierre.
04:42Mais on part pour Rennes, parce que nos équipes sont évidemment sur place.
04:46Et on va voir ce qui peut se passer sur Rennes,
04:49avec ces images de violence.
04:52Parfois, il peut exister des tirs de mortiers.
04:55Alors, les pompiers sont évidemment là.
04:59Ça me paraît sous contrôle, d'après ces images que je vois.
05:02Je vois des policiers qui sont en faction, comme on dit.
05:08Mais ils ont autre chose à faire, évidemment.
05:09Les policiers qui allaient se battre face à des gosses de 15 ou 16 ans, je vous assure.
05:13Mais quel pays, quel pays qui craque de tous les côtés, hélas ?
05:18Pascal Pierre Garbarini.
05:20Je voulais faire un avis de recherche.
05:22Ils sont où, les parents ?
05:24Ils sont où, les parents ?
05:26Je veux dire, tu as ton fils qui fait ça.
05:29Mais moi, je vais le chercher.
05:30Mais je vais le chercher.
05:31Je ne vais pas travailler.
05:33Je vais le chercher.
05:35Et il va me rendre des comptes.
05:37C'est ça, le problème.
05:38C'est que, oui, il y a le problème de l'éducation nationale,
05:41avec le défaut d'autorité,
05:42avec tout ce qui s'est passé sur...
05:45D'ailleurs, le résultat PISA nous le démontre.
05:48Voilà, l'échec des politiques scolaires et d'éducation depuis des années et des années.
05:53Mais en revanche, il y a aussi le problème parental.
05:56La responsabilité des parents.
05:58Et moi, je pense qu'en effet,
06:01il faut que les enfants qui sont pris la main dans le sac,
06:06en train de détériorer le bien public, c'est-à-dire nos impôts,
06:10eh bien, les parents, ils payent.
06:12Ils sont poursuivis et ils payent.
06:15Puisqu'on ne comprend plus que la main dans le portefeuille.
06:18Eh bien, allons jusqu'au bout.
06:19Voilà.
06:19On part pour Rennes et on va entendre peut-être nos envoyés spéciaux.
06:24Et alors, je le dis, nous ne citons pas les envoyés spéciaux qui sont sur le terrain.
06:29On ne les voit pas non plus parce qu'il est difficile aujourd'hui de faire son métier
06:33sans être parfois agressé.
06:35Et c'est les mettre en danger que simplement citer leur nom.
06:39Donc, on en est là, dans la France d'aujourd'hui.
06:41Entre ceux qui témoignent, on voit les baskets,
06:45lorsqu'il y a des reportages aujourd'hui,
06:46puisque plus personne ne veut témoigner en face à visage découvert.
06:50Et maintenant, les journalistes, on ne peut pas non plus les montrer
06:52parce que c'est les mettre en difficulté.
06:54Dites-nous ce qui se passe sur place à Rennes.
06:58Donc, nous étions d'abord devant un premier établissement.
07:02Justement, les forces de l'ordre ont été déployées.
07:05Quelques feux de poubelle où les pompiers sont intervenus.
07:09Mais nous sommes surtout allés devant un deuxième établissement
07:11où le déploiement est beaucoup plus important
07:14puisque c'est une cinquantaine de forces de l'ordre présentes ici.
07:18L'établissement est fermé.
07:20Il y a même une alarme d'alerte.
07:25Difficulté, manifestement.
07:26On va essayer de sécuriser la ligne.
07:28On va essayer de sécuriser la ligne.
07:30Et en attendant de sécuriser la ligne,
07:32je vous propose d'écouter Édouard Philippe qui a pris la parole.
07:37Écoutons Édouard Philippe.
07:39Écoutons Édouard Philippe.
07:41Je ne sais pas.
07:43Écoutons Édouard Philippe.
07:46Mais on peut formuler ces revendications sans bloquer un lycée.
07:49On peut formuler des revendications sans interdire aux autres lycéens
07:53de suivre des cours.
07:54On peut le faire sans violence.
07:55On peut le faire sans dégradation.
07:56Ce que je constate aujourd'hui, c'est que,
07:59un peu instrumentalisé, il faut bien le reconnaître,
08:01par la France insoumise,
08:02un certain nombre de lycéens interdisent aux autres de suivre leurs cours,
08:06abîment des établissements publics,
08:07vont faire payer aux contribuables des réparations,
08:10ce qui est scandaleux.
08:11Mais ça va bien.
08:13En fait, c'est toujours pareil.
08:14Les mots ne sont pas dits.
08:16Les mots ne sont pas dits.
08:18On voit ce qui se passe.
08:19Tout le monde le voit.
08:20Toute la France voit ce qui se passe.
08:22Mais les mots ne sont pas dits.
08:23Parce qu'effectivement, les mots, c'est mettre en, comment dire,
08:27le doigt sur 40 ans d'échec de l'immigration.
08:32Donc, c'est ça le souci, me semble-t-il, majeur.
08:36Vous avez des jeunes gens qui sont effectivement perdus,
08:40pour le moment en tout cas, pour l'enseignement.

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