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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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00:00Est-ce que le midi ? Le zapping RMC.
00:03Et on démarre ce zapping avec un extrait des grandes gueules.
00:06Ce matin, doit-on privatiser l'audiovisuel public ?
00:09C'est la proposition de Charles Aloncle, le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public,
00:13qui souhaite réaliser 4 milliards d'économies.
00:16Il était l'invité des GG. Ce matin, on l'écoute.
00:20On est sur des services publics qui utilisent des sommes considérables.
00:23Quand je vois un Premier ministre demander toujours plus d'efforts aux Français à l'aube du budget,
00:27alors qu'on a 4 milliards, si on donnait ces 4 milliards aux agriculteurs
00:32qui, eux, n'arrivent plus à vivre de leur travail, se tuent littéralement à la tâche.
00:36Si ces 4 milliards sur 400 000 agriculteurs, ce serait 1 000 euros par mois par agriculteur.
00:41Donc moi, quand j'entends de la part de la direction de France Télévisions
00:44qu'ils n'ont pas assez d'argent pour produire leur programme,
00:46qu'ils creusent le déficit et qu'ils demandent toujours plus d'efforts aux Français,
00:50c'est parce qu'on ne leur donne pas assez, ça m'écœure.
00:54Alors, doit-on privatiser l'audiovisuel public ?
00:56Karine Galli ?
00:57Non, il y a des programmes de qualité, il y a énormément de programmes
01:01qui ne pourraient pas être faits sans le service public.
01:04Moi, évidemment, j'adore plein d'émissions de France 5.
01:07Échappez belle, c'est une émission géniale, des trains pas comme les autres.
01:10C'est ce soir que je regarde.
01:12Il y a évidemment sur France Télé, France 2,
01:14il y a des émissions comme Envoyé spécial ou Complément d'enquête
01:17qui ont évidemment beaucoup d'intérêt.
01:19Mais dans le même temps, par exemple,
01:20et c'est vrai que Nicolas Taverneau qui fait la tournée des médias en parlait,
01:23par exemple, le fait qu'il y ait des jeux qui ne soient pas des jeux
01:27où il y a un intellect très élevé,
01:30eh bien, pour le coup, je ne vois pas ce que ça fait sur France Télévisions.
01:34Il y a des chaînes privées.
01:34C'est ça qu'elles regardent, par exemple.
01:35Oui, mais elles regardent sur Céphane ou sur Elyse.
01:37Il en trouve pour tous les publics.
01:39Non, mais ce public-là, il le trouve sur Céphane.
01:43Laisse-moi finir, enfin.
01:44Oui, mais j'aimerais corriger.
01:45Les jeux, ça ne nous coûte rien.
01:46Les jeux, ils sont mis aux horaires stratégiques
01:48où il y a de l'audience et de la pub.
01:50C'est ce qui fait rentrer de l'argent dans les caisses de France Télévisions.
01:52Le principe du service public, c'est d'offrir quelque chose
01:55que tu n'as pas forcément sur les autres chaînes.
01:57Et c'est un savoir, c'est une connaissance que tu vas apprendre.
02:00Donc, par exemple, question pour un champion, aucun problème.
02:03Par contre, un jeu un petit peu plus basique
02:06que tu pourrais avoir très bien sur TF1 ou sur M6.
02:10Mais c'est ce qui permet de l'avoir ça.
02:12Non, mais moi, je suis désolée.
02:13Le principe d'un service public, c'est de t'enrichir.
02:17Et il y a des jeux sur lesquels tu ne t'enrichis pas intellectuellement.
02:19Donc, voilà, c'est pour ça qu'il faudrait parfois revoir quelques programmes.
02:23Mais globalement, évidemment, je trouve qu'il y a de la qualité
02:25et qu'il ne faut pas que ça soit privatisé.
02:27Élise Goldfarb.
02:28Bien sûr, moi, je suis contre la privatisation
02:30parce que même au-delà de ça, déjà, tu as raison,
02:32ça permet une pluralité dans l'audiovisuel.
02:35Et surtout, le danger de la privatisation,
02:37c'est qu'on ait quelqu'un comme, imaginons, Bolloré
02:40qui achète France Télé.
02:41Il y a une loi sur la concentration des médias.
02:43Bien sûr, mais imagine un Bolloré.
02:44On ne va pas imaginer une loi contre.
02:46Quelqu'un qui a des idées, peu importe,
02:48que ce soit Pigasse ou Bolloré, imaginons,
02:51qui impose des idées.
02:52Il faut savoir qu'aujourd'hui, France Télé,
02:53c'est le premier financeur du cinéma français.
02:56D'accord ?
02:57Quand on sait qu'il y a des boîtes,
02:58comme par exemple Canal+,
03:00ou par exemple, aujourd'hui,
03:01sous l'impulsion de Bolloré,
03:02on peut refuser certains sujets de films.
03:04Moi, je sais qu'il y a des films, par exemple,
03:06qui critiquent l'église,
03:08dont on a changé les scénarios
03:09parce que ça ne plaisait pas à Bolloré, par exemple.
03:12Je ne veux pas qu'il y ait...
03:13C'est pas le cas de tous les producteurs de films ?
03:15Quand tu mets de l'argent dans un film,
03:16tu regardes si tu as envie de financer ou pas, en fait.
03:19Je fais précisément du financement de cinéma depuis un an.
03:22Et je peux vous dire que moi,
03:23mes investisseurs n'ont aucun impact.
03:24Ils n'ont pas leur mot à dire sur ce qui se passe dans leurs films.
03:27Et c'est ça l'avantage de France TV.
03:29Un producteur à son avenir.
03:31Oui, le producteur, mais pas la personne qui finance.
03:32En tout cas, tu regardes ce que tu finances.
03:33Si ça ne te plaît pas,
03:35tu ne vas pas mettre de l'argent dans un film qui ne te plaît pas ?
03:36Oui, mais ce que permet France Télévisions,
03:39parce que c'est public, c'est la pluralité.
03:41Ils ont une obligation de produire plein de sujets,
03:43d'autoriser plein de choses.
03:45Si demain, quelqu'un décide de privatiser
03:47et de mettre la main dessus,
03:48ils peuvent interdire énormément de choses
03:50que ne fait pas France Télé aujourd'hui.
03:51Oui, mais il y aura peut-être plein de médias d'opinion.
03:52Pourquoi est-ce que Mathieu Pigasse
03:53n'aurait pas sa chaîne de télé ?
03:55Il l'a.
03:56Il a Nova.
03:58Oui, il a sa chaîne de radio.
03:59Mais en fait, est-ce qu'aujourd'hui,
04:00on a besoin d'un audiovisuel public en France
04:03qui nous coûte 4 milliards ?
04:04C'est ça la question.
04:05Évidemment qu'on a besoin d'un audiovisuel public.
04:07La problématique aussi,
04:07ce sont les animateurs producteurs
04:09qui sont par exemple sur le service public
04:10et où il y a aussi des rémunérations
04:12qui sont quand même très élevées.
04:14Alors vous me direz,
04:14c'est toujours moins que TF1 ou M6.
04:16Oui, effectivement.
04:17Mais ça devrait être encore moins
04:19parce qu'à partir du moment
04:19où tu es sur le service public,
04:21donc c'est nous qui payons,
04:22tu n'es pas dans des grilles de salaire aussi élevées.
04:25Moi, ça, ça peut me choquer, effectivement.
04:26En tout cas, on peut aussi faire
04:27un petit peu d'économie sur le service public.
04:31Est-ce qu'il faut le supprimer
04:32ou pas du tout, Benjamin Amar ?
04:33Non, mais en aucun cas.
04:35M. Alloncle a visiblement des obsessions.
04:38Il a de la suite dans les idées,
04:40mais il se les garde
04:41parce que le service public...
04:42Alors on peut avoir des fois des émissions
04:45où on trouvait qu'il y a des émissions
04:48qui n'auraient pas sa place.
04:49Je suis assez d'accord
04:50avec tout ce qu'a dit Karine,
04:52mais même si on est...
04:56Voilà, l'utilité du service public,
04:59il y a effectivement,
04:59moi je pense que c'est l'argument principal,
05:02des émissions que vous ne verrez nulle part ailleurs.
05:04C'est vrai.
05:05Qui sont là.
05:05Moi, je me souviens,
05:06vous savez, il faut avoir de la mémoire.
05:07Le tour de fond.
05:07En 1987,
05:09quand on a la privatisation de TF1,
05:12on nous raconte le baratin
05:13du mieux-disant culturel.
05:15On allait privatiser
05:17et on allait faire du mieux-disant culturel.
05:19Mort de rire.
05:21MDR.
05:21Donc maintenant,
05:23si vous voulez regarder TF1,
05:25vous le faites.
05:26Si vous voulez regarder les chaînes de Bolloré,
05:28Il y a des trucs bien aussi sur TF1.
05:29Mais il y a des gens...
05:30Oui, mais il y a...
05:31Pardon, mais si on s'intéresse au mieux-disant culturel,
05:35ça va plus se passer sur les chaînes de services publics qu'ailleurs.
05:39Parce qu'elles ont les moyens de le faire.
05:41Moi, je regarde,
05:41et j'invite d'ailleurs mes élèves à regarder des émissions
05:44comme le Dessous des Cartes,
05:46des émissions comme...
05:48Alors, en l'occurrence, c'est sur Arte,
05:49mais au bout, c'est la mer.
05:52effectivement, échappé belle.
05:54Dessreint pas comme les autres, c'est génial.
05:55Vous n'avez nul, par ailleurs.
05:56Le service public est précieux.
05:57Mais parce qu'ils ont les moyens de les produire.
05:59Mais il est critiqué par tous ceux,
06:01comme M. Aloncle,
06:02qui voudraient privatiser largement
06:04et qu'ainsi, on se retrouve avec des médias
06:07qui sont la propriété d'un petit groupe d'industriels.
06:09C'est sa vision du monde, il a le droit.
06:11Mais il y en a d'autres en France qui ne veulent pas ça.
06:13Juste, pourquoi est-ce que, effectivement,
06:15des émissions de voyage ou des choses
06:17qui coûtent très cher à faire ?
06:18Le reportage, j'enregistre, ça coûte très cher.
06:19Pourquoi est-ce que c'est sur le service public ?
06:21Parce que c'est, entre guillemets, open bar.
06:24C'est-à-dire que, grosso modo,
06:27tu ne peux pas faire cette émission sur TF1.
06:29Pourquoi ? Parce que ça coûte cher
06:31et que tu n'es pas sûr qu'il y aurait assez de gens
06:33pour regarder, pour rentabiliser.
06:34Et c'est là où le service public peut,
06:36et ça c'est formidable, faire ce genre d'émissions
06:38parce que, justement,
06:41il y a l'argent pour le faire.
06:43Pendant des années, il y a eu Ushuaïa sur TF1.
06:46Et c'était une émission
06:47qui, à une époque, marchait très bien.
06:48Et, alors, après, tu avais un présentateur vedette,
06:51Nicolas Hulot, avant qu'il ait ses problèmes, etc.
06:53Mais ça pouvait aussi exister.
06:55Mais c'est pour ça que, justement,
06:57on n'en veut pas à TF1 ou à M6
07:00de ne pas les faire.
07:00Là, on est en train d'annoncer
07:02qu'on va geler les pensions de retraite,
07:04que tous les services publics sont, en gros,
07:06en galère, pour le dire simplement.
07:07Je ne vous parle même pas du prix de l'essence,
07:09des galères budgétaires de la France.
07:11Parce qu'on ne peut pas s'interroger sur un budget,
07:12c'est quoi ?
07:13C'est 4 milliards, c'est ça, le service public ?
07:14C'est peut-être sur l'ampleur du service public
07:16qu'on peut s'interroger.
07:17Il y a une qualité de programme,
07:18certes, c'est fantastique,
07:19mais est-ce qu'il faut 3 chaînes ?
07:21Est-ce qu'il faut France 2, France 3, France 5 ?
07:22Est-ce qu'on ne peut pas avoir une seule chaîne
07:24de service public qui fasse de la camomètre ?
07:27Est-ce qu'il faut autant de radio de service public ?
07:30Sur la contrainte budgétaire, je veux bien,
07:32mais dans ce cas-là, on va ouvrir un débat
07:33parce qu'on ne va pas être d'accord
07:34sur les endroits où on fait des économies.
07:36Il y a des économies à faire.
07:37On va le faire dans un autre débat.
07:38Juste, je veux rappeler quelque chose pour les auditeurs
07:40parce que souvent, on ne s'en rappelle pas,
07:42France Télé est également majoritairement financée
07:45par la publicité.
07:46C'est des annonceurs qui payent.
07:47Ce n'est pas 100% l'argent des Français
07:49qui financent France Télé.
07:50Donc France Télé, ils ont une énorme régie pub.
07:53C'est des milliards d'euros de pubs tous les ans.
07:56Il n'y a plus de pubs après 21h depuis quelques années.
07:59D'accord, mais je veux dire,
08:00on ne peut pas dire que c'est 100% grâce à nous
08:02que France Télé tourne.
08:03Ce n'est pas que l'argent des Français.
08:05Ils font aussi de la pub.
08:05C'est-à-dire que leurs émissions marchent.
08:07C'est-à-dire qu'il y a du succès.
08:08Donc, n'oublions pas ça.
08:09Mais il y a peut-être aussi un peu trop de chaînes
08:11parce que personne ne remet en cause
08:13France 2 ou France 3.
08:13Moi, ma grand-mère, elle adorait France 3.
08:15Après, il y a un des France 3 à Alsace.
08:16Excuse-moi, il y a un nombre de radios,
08:18de médias aujourd'hui publics.
08:20Il y a peut-être trop de choses.
08:21Mais la question qu'on nous pose,
08:23c'est faut-il privatiser ?
08:24C'est pas faut-il faire le ménage.
08:26On peut réduire.
08:28Les GG ce matin sur RMC.
08:30Un congé d'allaitement.
08:31Est-ce une bonne ou une mauvaise idée ?
08:33Marine Tondelier souhaite mieux accompagner
08:34les femmes qui décident d'allaiter au travail.
08:37propose donc des pauses d'allaitement rémunérées.
08:40Et ça ne ravit pas Joëlle Dagosseri,
08:42la coach de vie des GG.
08:44Moi, je n'en peux plus de la grossesse
08:46et de l'après-grossesse de Marine Tondelier.
08:49C'est-à-dire que là, maintenant,
08:51tout tourne autour de ça.
08:52Donc, ton programme politique va tourner autour.
08:55Bientôt, il y aura un congé de contraction.
08:58Parce qu'effectivement, oui, ça fait mal.
09:00Ça fait mal au dos.
09:00Ça fait mal partout.
09:02Et donc, il faudra rémunérer ces temps de contraction.
09:05Non, il faut que ça s'arrête.
09:07Je n'ai jamais vu quelqu'un autant instrumentaliser
09:09une période de sa vie.
09:12Un congé d'allaitement,
09:13ce serait une bonne ou une mauvaise idée,
09:14Lise Goldfarb ?
09:15Je ne comprends pas trop.
09:17En fait, pour moi, il y a déjà un congé maternité.
09:19En fait, quand tu allais très au travail,
09:21par exemple,
09:22tu ne serais pas en pause.
09:24En fait, moi, si vous voulez,
09:25sur ce sujet-là,
09:26je suis très simple et très claire.
09:28Pour moi, le seul truc qu'il faut faire,
09:29c'est que le congé maternité
09:31dure autant de temps que le congé paternité.
09:33Pour moi, c'est le seul truc qui pourrait...
09:36Tu veux réduire le congé maternité, toi ?
09:37Non, je veux que le congé maternité...
09:39Que le paternité soit agrandi.
09:41C'est pour moi le seul truc qui réduirait
09:43les inégalités femmes-hommes au travail.
09:45C'est qu'il y ait autant de dangers, on va dire,
09:47à recruter un homme qu'une femme
09:48parce que les deux peuvent faire des enfants.
09:49Alors, on va lire la proposition de Marine Tondelier
09:51qui a tweeté hier.
09:52En France, une salariée dispose déjà,
09:54pendant la première année de son enfant,
09:55d'un temps prévu par le Code du travail
09:56pour allaiter ou tirer son lait.
09:58Mais ce temps n'est pas nécessairement rémunéré.
10:01Et entre reconnaître un droit
10:02et permettre réellement aux femmes de l'exercer,
10:04il y a encore un écart.
10:05Si nous voulons que celles qui souhaitent allaiter
10:07puissent réellement le faire,
10:09il faut leur en donner les moyens, dit-elle.
10:11Elle parle donc de pauses d'allaitement
10:13effectives et rémunérées
10:14avec des lieux adaptés pour tirer
10:16et conserver son lait.
10:17Bonne ou mauvaise idée, Karine Galli,
10:19ou c'est pas vraiment le moment, quoi ?
10:22Non, non, pardon.
10:23Je regardais la photo derrière.
10:25Non, mais effectivement, je suis désolée
10:28parce qu'hier, je parlais avec ma meilleure amie
10:30qui me disait qu'elle avait allaité
10:31justement sa deuxième fille
10:33pendant longtemps.
10:33Vous savez très bien que moi,
10:34les questions sur les enfants,
10:35ça ne me touche pas forcément beaucoup.
10:36Mais il y a quand même énormément de gens
10:38qui allaitent leur enfant.
10:41Deux femmes, donc ?
10:42Oui, deux femmes qui allaitent,
10:44mais qui s'organisent.
10:45C'est-à-dire qu'effectivement,
10:47elles mettent au frigo leur lait,
10:49quand elles ne sont pas là,
10:51il y a quelqu'un qui leur donne ce lait-là
10:54et elles ont une période d'allaitement réelle
10:56avec l'enfant au sein, etc.
10:58le soir ou le matin, pendant les postes.
11:00On n'est pas obligés d'amener l'enfant au travail.
11:01Enfin, je veux dire, c'est pas une garderie.
11:02Non, mais elle dit,
11:03il faut des horaires adaptés,
11:05un télétravail plus souple
11:06lorsque c'est possible.
11:07On n'est pas malade non plus, quoi,
11:08je dirais à un moment.
11:08Non, mais en tout cas,
11:09tout mettre en place dans le code du travail
11:11pour favoriser, pour celles qui le souhaitent,
11:13évidemment, l'érogation d'allaitement.
11:14Charles, il y a des femmes
11:16qui ne l'allaitent pas par choix
11:18et qui ne peuvent pas allaiter
11:19parce qu'elles n'ont pas assez de lait, etc.
11:21Donc, tu peux t'organiser
11:23pour continuer l'allaitement
11:24sans avoir ton enfant sur ton lieu de travail.
11:27Elle dit juste qu'il faut favoriser cette organisation.
11:29Mais en fait, je ne vois pas pourquoi.
11:29Pardon, mais en fait,
11:30c'est le choix de chacun.
11:31C'est-à-dire qu'en fait,
11:32il y a des femmes dont je fais partie.
11:33Par exemple, moi, je n'ai pas allaité mes enfants.
11:35C'était un choix, etc.
11:37Et chacun fait comme il veut.
11:38Mais elle ne dit pas qu'il faut allaiter.
11:40Donc, moi, en fait,
11:41j'aurais dû travailler le temps.
11:43Donc, j'ai eu un enfant.
11:44J'ai accouché comme tout le monde.
11:45Donc, j'aurais dû avoir un temps de travail
11:48comme avant,
11:49comme si je n'avais pas accouché.
11:50Et à côté, ma collègue,
11:51elle, elle aurait dû avoir
11:52des pauses d'allaitement.
11:53Mais en fait, dans ces cas-là,
11:54et moi, je peux demander quoi ?
11:56Des pauses biberons
11:56qu'on m'amène ma fille au travail
11:58ou mon fils
11:58et lui donner le biberon.
12:00Mais à un moment,
12:01on marche sur la tête.
12:02Ce serait mignon quand même.
12:04Non, mais en fait, à un moment,
12:07là, tu vas avoir une discrimination
12:08entre les femmes, en fait.
12:10Il y a quand même un truc qui ne va pas.
12:10Oui, mais c'est déjà un choix
12:11d'allaiter ou pas.
12:12Mais c'est un choix personnel.
12:13Elle ne dit pas qu'il faut allaiter.
12:14Elle dit pour celles qui choisissent.
12:15Mais chacun fait son choix, en fait.
12:17Mais derrière, le travail n'a pas
12:18à en supporter les conséquences.
12:18Oui, mais il faut que les conditions du choix
12:19soient possibles.
12:20Mais tu tires ton lait chez toi, en fait.
12:22Ce qu'elle veut dire,
12:22c'est qu'il ne faut pas
12:23qu'il y ait des femmes
12:23qui renoncent à allaiter
12:24parce que ce serait trop galère
12:26de concilier avec...
12:27Et Charles, mais il y a des femmes aussi
12:28qui veulent allaiter
12:29qui ne peuvent pas
12:29parce qu'elles n'ont pas assez de lait
12:30ou parce que l'enfant,
12:32il refuse le sein de la maman.
12:34Enfin, il y a plein de cas de figure.
12:35Donc, s'il faut faire
12:36des cas de figure différents
12:38pour chaque cas,
12:39tu ne t'en sors pas.
12:39Il y a même une injonction
12:40à l'allaitement qui existe.
12:41Enfin, moi, ma belle-sœur,
12:42elle ne veut pas allaiter.
12:43Tout le monde lui a fait la morale.
12:44C'était son choix.
12:45Je ne veux pas allaiter.
12:46Je veux faire des bipères.
12:46Et comme dit Joël Abdeskini,
12:47quand même, il y a...
12:50Je suis allait.
12:51Je vous trouve étonnamment silencieux.
12:55Oui, mais c'est vrai.
12:57Elle n'est pas là, la CGT.
12:58Non, mais ce n'est pas ça.
13:00C'est que d'abord, premièrement,
13:02moi, c'est vrai que sur les sujets
13:06dont...
13:06Vous pouvez dire
13:07que vous n'avez pas envie de parler.
13:08Non, mais je veux dire,
13:09non, vous n'allez pas.
13:10Et donc, je laisse parler
13:12celles qui ont l'expérience
13:14ou qui pourraient l'avoir.
13:15Personne ne l'a sur son plateau.
13:16Et donc, bon, après,
13:18moi, j'entends,
13:19j'avoue que j'ai plusieurs
13:21sur ce type de sujet,
13:22j'ai entendu plusieurs femmes
13:25qui développent à peu près
13:26les mêmes choses
13:27que vous venez de dire.
13:29Bon, moi, en tout cas,
13:30là-dessus,
13:31ce qui me semble
13:33prioritaire sur les questions
13:34de femmes...
13:34Vous pouvez laisser tomber.
13:35Vous pouvez laisser tomber.
13:36Je l'ai jamais.
13:37J'ai entendu des gens qui râment.
13:39Mais pas du tout.
13:40Vous voulez qu'on passe
13:40en retraite ?
13:41J'ai dit, je n'avais pas...
13:43Vous voulez qu'on passe
13:44à Sébastien ?
13:44Vous voulez qu'on passe
13:45à Sébastien ?
13:45Mais par contre,
13:46il me semble que
13:46sur la question égalité
13:48femmes-hommes au travail,
13:49la question primordiale
13:51sur laquelle on n'a vraiment
13:52pas avancé,
13:53c'est quand même
13:54la question du salaire.
13:55Bravo, Benjamin !
13:56Voilà !
13:56Donc ça, ça me semble
13:57le combat principal.
13:58Et pour citer Marine Tondelier,
13:59enfin, parce que je ne peux pas
14:00dire tout son tweet,
14:01ça fait 15 pages.
14:02Elle dit,
14:03l'allaitement ne devrait pas
14:04être un privilège réservé
14:05à celles qui ont suffisamment
14:06de temps, de moyens
14:07ou un travail compatible.
14:08Il faut permettre
14:09à toutes les femmes
14:10qui le souhaitent d'allaiter.
14:11Mais c'est quelque chose
14:12de privé d'avoir un enfant
14:13et de choisir d'être mère
14:15et c'est son cas
14:16et elle a le droit
14:17et elle l'a eu
14:18avec quelques difficultés.
14:19Ça n'a pas forcément
14:20le travail, Karine.
14:21On va avoir des congés
14:22tout à l'heure.
14:23C'est déjà prévu,
14:24il y a des congés
14:24enfants malades,
14:25par exemple,
14:25tous les jours.
14:26Il y a une scénarisation
14:28de sa grossesse
14:29et maintenant de son enfant.
14:30Ah bah ça, oui,
14:30elle leur fait un combat politique.
14:32Oui, mais bon,
14:32en fait,
14:33c'est quelque chose
14:33de privé aussi
14:34d'avoir un enfant
14:34et ce combat politique
14:35que maintenant,
14:36à peu près tous les jours,
14:37elle nous annonce
14:38quelque chose
14:38par rapport à son enfant.
14:39On l'a vu
14:40à la manif pour le climat.
14:42Là, elle propose
14:44l'allaitement.
14:44c'est quand même
14:46une mise en avant
14:47de son enfant
14:48qui est un peu particulière.
14:50Ça peut faire un peu...
14:50Parce que ça rebondit
14:52allègrement.
14:53C'est toujours le problème,
14:54si vous voulez.
14:55Il y a une mise en scène.
14:56Les médias exploitent
14:57le filon,
14:57ils aiment bien.
14:58Donc, elle,
14:59sans doute,
14:59qu'elle fait de la communication
15:00qu'elle joue là-dessus,
15:02sans doute,
15:02mais la dénonciation
15:04médiatique de ça
15:06supporte mal
15:06quand même
15:07la contradiction,
15:08c'est-à-dire que
15:09les médias exploitent
15:10le filon à fond
15:10alors que c'est pas si...
15:11Oui, mais elle a décidé
15:11que le médiatique...
15:12Non, mais là,
15:13excusez-moi, pardon,
15:14on emmène maintenant
15:15son enfant au travail
15:16pour allaiter.
15:17Toutes les femmes,
15:18à un moment,
15:18tu reprends le travail
15:19et c'est difficile,
15:20mais à un moment,
15:22tu fais ton choix.
15:23C'est-à-dire que
15:23soit ton enfant,
15:24tu le mets à la crèche,
15:26soit il est gardé
15:26par le papa,
15:27soit tu le mets à la crèche
15:28et dans ces cas-là,
15:29il y a des solutions
15:30et soit...
15:32Mais tu l'emmènes...
15:32C'est rare d'amener
15:33son enfant au travail,
15:34en fait.
15:34Donc, ça veut dire
15:34que les femmes qui allaitent
15:35amènent leur enfant au travail
15:36et celle où c'est le biberon,
15:38elles ne l'amènent pas.
15:38Il y a un truc
15:39que je ne comprends pas là-dedans
15:41et je pense que
15:41ce n'est pas forcément
15:42une priorité aujourd'hui
15:44pour les femmes au travail
15:46qui reprennent
15:47après un congé maternité.
15:48Je suis sûre
15:48qu'il y a d'autres problématiques
15:50que celles de l'allaitement
15:52au travail.

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