00:00À ce stade, à mon sens, on évoque une possible mise en cause.
00:03C'est l'enquête de police qui va démarrer, qui a certainement déjà démarré,
00:07qui va se dérouler, qui va recueillir justement une multitude de témoignages.
00:11Et puis ensuite, vous savez, c'est la technique de l'entonnoir.
00:13En ce sens qu'on prend le maximum d'informations, on ne garde que le plus plausible.
00:18Mais simplement, ce que j'ai à dire, c'est qu'il faut retenir quelque chose.
00:21C'est qu'on peut avoir l'effet boomerang de cette surexposition,
00:26de la multiplication des vidéos et de la présence assidue sur les réseaux sociaux.
00:32Parce qu'en réalité, aujourd'hui, on se rend compte que chaque journée apporte son lot de vidéos nouvelles.
00:37Et évidemment, les fonctionnaires de police qui vont être chargés de l'enquête
00:40vont se saisir de ces vidéos pour vérifier s'il est possible d'identifier telle ou telle personne,
00:46M. Bagayoko ou quelqu'un d'autre.
00:48Là, on voit qu'il y a du monde sur la séquence.
00:49Donc des vidéos, il y en aura, s'ils veulent les retrouver.
00:51Par définition, vous savez, aujourd'hui, leur premier réflexe, à juste titre, je pense,
00:55c'est d'exploiter les réseaux sociaux.
00:57Parce que c'est un flux quasi continu, surtout s'agissant de cette mobilisation lycéenne.
01:03Et on a des informations en temps réel et extraordinairement précises.
01:08Je crois sincèrement que, pour compléter mon propos,
01:11le vrai sujet, si véritablement sa mise en cause est avéré,
01:14c'est qu'on a franchi un cap qui est définitivement inadmissible.
01:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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