- il y a 4 jours
Le 29 septembre, la commission d’enquête du Sénat sur les violences dans le périscolaire auditionnait Sophie Fady-Cayrel et Bérénice Delpal, anciennes directrices des affaires scolaires de la ville de Paris. En juin 2026, le Sénat a lancé une commission d’enquête consacrée aux violences dans le périscolaire. La sénatrice LR de Paris Agnès Evren en est la rapporteure. La commission est née du scandale du périscolaire à Paris, révélé en avril 2026 : 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles. Très émues, les deux anciennes directrices des affaires scolaires ont été interrogées sur les dysfonctionnements dans le traitement des affaires de violences sexuelles survenues dans le périscolaire, à l’époque où elles exerçaient leurs fonctions. Formations, suspensions, circulation de l’information : la rapporteure a cherché à mettre en lumière les éventuelles défaillances de l’administration parisienne. Année de Production :
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00:00:01Générique
00:00:10Bonjour à tous, ravis de vous retrouver pour ce nouveau numéro de 100% Sénat,
00:00:14l'émission qui vous emmène au cœur du travail parlementaire.
00:00:17On continue de suivre aujourd'hui les auditions de la commission d'enquête sur les violences dans le périscolaire,
00:00:23une audition spécifique sur le cas parisien où 503 enquêtes sont en cours.
00:00:28Sous le feu des critiques, les deux anciennes directrices de la direction des affaires scolaires de la ville de Paris
00:00:33ont répondu aux questions des sénatrices.
00:00:35On écoute tout de suite les réponses de Sophie Fadi-Carel et Bérenice Delpal.
00:00:39Ma deuxième question porte sur un article paru hier et une vidéo de Mediapart.
00:00:48Et donc cette vidéo, Madame Delpal, en fait, était une visio avec le collectif SOS périscolaire en janvier 2022
00:00:58et vous y avez été présente à cette visio pendant plus de 2h30.
00:01:03A l'occasion de cette vidéo, votre adjoint, Éric Laurier, qui, je le souligne, a été nommé en octobre 2023,
00:01:12à la suite d'ailleurs, donc dans le prolongement de cette réunion,
00:01:15directeur adjoint des ressources humaines de la ville, puis actuel DRH de la ville de Paris.
00:01:21Il a été nommé DRH le 11 mars dernier.
00:01:24Et donc, alors que le collectif des parents vous alerte, l'un comme l'autre,
00:01:30sur le caractère systémique de violences verbales, physiques, de maltraitance, d'affaires étouffées dans plusieurs arrondissements,
00:01:41et bien votre adjoint, Éric Laurier, je le cite, parle de dénonciations calomnieuses et fantaisistes,
00:01:51d'agents qui signalaient et jouaient les chevaliers blancs, de grands n'importe quoi du côté des familles,
00:02:00et même que la Dasco, de fait, faisait des préoccupations, faisait, pardon, des informations préoccupantes
00:02:08pour prévenir les services sociaux concernant donc ces familles qui alertaient.
00:02:14Alors, est-ce que vous pouvez comprendre que ces paroles, pour des parents qui sont en souffrance
00:02:19et qui souffrent dans leur chair, peuvent paraître à la fois hors sol et déconnectées des réalités de terrain ?
00:02:32Alors, ces paroles sont aussi déconnectées du contexte et sorties, voilà, moi j'ai quelques souvenirs de cette réunion,
00:02:41mais moi je n'ai pas la captation vidéo qu'avait l'association, qu'ont obtenu en tout cas les
00:02:48journalistes.
00:02:50Pardon, Mme Delpal, on le voit ?
00:02:52Donc je n'ai pas tout le récit.
00:02:54Oui, mais on le voit dans la vidéo, vous ne dites rien, vous restez totalement silencieuse, vous ne réagissez pas.
00:02:59Dans la vidéo, je ne dis rien, mais bon, voilà, encore une fois, je n'ai pas revu toute la
00:03:02vidéo, mais peu importe.
00:03:04Ce que je veux vraiment souligner, c'est que toutes les alertes qu'on a eues, avec, en l'occurrence
00:03:13à l'époque mon adjoint Eric Laurier,
00:03:14mais que j'ai reçues, moi, lorsque j'étais directrice des affaires scolaires, ont toutes été traitées avec le plus
00:03:21grand sérieux,
00:03:22et on a toujours pris très au sérieux tout ce qui nous remontait, tous les signalements et tous les témoignages.
00:03:28Il est absolument évident que la parole d'un enfant, notamment petit, etc., peut être contradictoire, complexe à recueillir,
00:03:38et on avait souvent des témoignages fragiles qui changeaient et tout ça.
00:03:43C'est évident, c'est la matière qui veut ça, et jamais ça ne nous a conduit à juger que
00:03:49c'était incohérent, pas fiable,
00:03:51et qu'il ne fallait pas en tenir compte.
00:03:52J'entends, Madame Delpal, ce que vous dites, mais dans ces cas-là, pourquoi vous ne le reprenez pas,
00:03:56quand il parle de témoignages fantaisistes ?
00:03:59Parce que je vais vous expliquer pourquoi.
00:04:01Alors, allez-y.
00:04:04Je tiens quand même à dire ça, et c'est la base et le socle de toute l'action qu
00:04:09'on a menée,
00:04:09qui a continué d'être menée après moi, sur la lutte contre les violences faites aux enfants à la ville.
00:04:16Une attention systématique à toutes les alertes, une suspension immédiate des agents qui étaient concernés,
00:04:21cette doctrine-là a été appliquée de façon constante et permanente.
00:04:27En revanche, la réunion a eu lieu en janvier 2022 dans le contexte très particulier,
00:04:36je pense qu'il faut en parler, de signalement dans une école du 17e arrondissement, l'école Renault,
00:04:44pour laquelle il y avait eu des faits remontés par d'abord un enfant,
00:04:50et ensuite beaucoup d'angoisse de la part des parents, ce qu'on peut complètement comprendre.
00:04:55Et ce que veut dire Éric Laurier là, parce qu'à l'époque, on était dans ce contexte,
00:05:00et on avait aussi des informations de la brigade de protection des mineurs,
00:05:04qui nous parlaient de cette affaire, et qui nous disaient que, voilà,
00:05:07beaucoup, du coup, d'alertes et de signalements qui remontaient,
00:05:12semblaient être liés aussi quand même à une forme d'emballement et d'angoisse des parents.
00:05:15Et ce que veut dire Éric Laurier, c'est que parfois, quand il y a cet emballement médiatique,
00:05:22et puis, encore une fois, je le comprends vraiment, cette angoisse qui monte chez les parents,
00:05:25il y a aussi des parents qui interrogent leurs enfants, beaucoup d'informations qui circulent,
00:05:29et quand on disait des choses fantaisistes, il y avait sur des groupes WhatsApp
00:05:33des éléments qui étaient clairement totalement faux, que les parents partageaient entre eux,
00:05:38qu'il y aurait eu plusieurs viols dans l'école quand ce n'était pas le cas.
00:05:40Et, encore une fois, à chaque fois qu'on a eu une parole d'un enfant, quelque chose qui est
00:05:44remonté,
00:05:45quelle que soit, voilà, encore une fois, la cohérence, le peu de qualification des propos,
00:05:52parce que c'est normal, ce n'est pas toujours simple de parler, on le sait très bien,
00:05:55et c'est la base du recueil de la parole, on a toujours suspendu.
00:05:59On a toujours suspendu, on a toujours mené des enquêtes.
00:06:02Il se trouve qu'après, les enquêtes, voilà, les faits n'ont pas été avérés ou prouvés,
00:06:09mais on a à chaque fois suspendu, et on en est venu à des témoignages
00:06:12où on a quand même suspendu des agents, parce qu'on nous disait que
00:06:17une ACM, voilà, avait un couteau grand comme ça,
00:06:20et avait failli poignarder un enfant devant la loge.
00:06:22Donc, en fait, c'est ce type de témoignages qu'on a pu avoir parfois,
00:06:25ou de propos qui circulaient parmi les parents,
00:06:29et je pense que c'est vraiment à ça que faisait allusion Eric Laurier,
00:06:33et pour lequel, voilà, il essayait de dire, ne nous emballons pas trop,
00:06:36et ce qui ne veut pas dire qu'on ne prend pas au sérieux
00:06:39chacune des alertes qui sont remontées.
00:06:41Alors, ne nous emballons pas trop, vous auriez dû vous emballer.
00:06:44Je rappelle juste qu'il y avait quand même le rapport de l'IGVP en juin 2015
00:06:48qui alertait justement sur une série de dysfonctionnements,
00:06:51et surtout sur des cas d'abus sexuels.
00:06:54Entre 2014 et 2015, il y avait déjà 18 cas.
00:06:57Donc, le rapport de l'IGVP alertait justement,
00:07:00et donc cette situation existait d'ores et déjà.
00:07:03Deuxièmement, là encore, est-ce que vous trouvez ça normal
00:07:06de minimiser la parole de l'enfant,
00:07:09et de mettre des parents en accusation,
00:07:11en transmettant des informations préoccupantes aux services sociaux,
00:07:14alors que le premier réflexe aurait dû de vérifier justement ces alertes,
00:07:18plutôt que d'accuser les parents désemparés,
00:07:20en transmettant une information préoccupante aux services sociaux.
00:07:23Vous voyez, c'est ce deux poids deux mesures, en fait.
00:07:25C'est-à-dire que non seulement on minimise la parole des parents,
00:07:28et qu'en plus, on met en accusation des parents qui alertent.
00:07:32Alors, je viens de vous expliquer qu'on ne minimisait pas la parole des enfants.
00:07:35Expliquez-moi, je peux vous ressortir tous les signalements de l'école Renault,
00:07:40et vous montrer cas après cas que jamais on a minimisé,
00:07:42et que tous les témoignages, toutes les alertes qui sont remontées dans cette école,
00:07:46puisque je parle de ce cas particulier qui était vraiment spécifique,
00:07:50chacun, voilà, on peut reprendre chacun des cas,
00:07:53chacune des paroles des enfants,
00:07:54le moindre alerte qui nous a été faite par un enfant,
00:07:57par une maman qui dit quelque chose,
00:07:58par la psychologue scolaire qui a eu une information via l'hôpital Trousseau,
00:08:03tout ça, on l'a, c'est tracé, on peut vous le communiquer,
00:08:06et à chaque fois, on a suspendu les agents,
00:08:08on a mené l'enquête quand il n'y avait pas de nom,
00:08:10parce que ça nous arrive aussi, il faut voir la complexité de la matière.
00:08:13On a aussi des enfants qui parlent,
00:08:15et qui ne savent pas bien identifier de qui il s'agit,
00:08:17donc il faut chercher, il faut recouper,
00:08:19et tout ça, on l'a fait très sérieusement.
00:08:21Mais toutefois, vous considériez que c'était des témoignages fantaisistes ?
00:08:25Absolument, mais enfin, je viens de vous dire le contraire.
00:08:28Bon.
00:08:29Je vous dis que chacun des témoignages a été considéré avec grand sérieux,
00:08:33qu'on a suspendu les agents à chacun des cas de cette école,
00:08:36je parle de cette école en particulier,
00:08:37mais c'était la doctrine,
00:08:38donc on le faisait systématiquement quand il y avait des faits de cette nature,
00:08:42et qu'après, on a juste donné des éléments de contexte,
00:08:46parce qu'on savait aussi, la BPM nous le disait,
00:08:48enfin, il y a des articles de presse de l'époque qui disent
00:08:51« Les enquêteurs invitent à la plus grande prudence, attention, etc. »
00:08:54On sait aussi que justement, la BPM, les enquêteurs,
00:08:57essayent d'éviter ces situations où tout le monde se parle,
00:09:01tout le monde interroge les enfants,
00:09:03et où ça peut conduire à des difficultés pour le bon déroulement de l'enquête.
00:09:07Mais nous, à chaque fois, on a suspendu,
00:09:09on a fait des enquêtes,
00:09:11on a cherché à savoir, on a cherché à comprendre,
00:09:13on a transmis à la BPM,
00:09:14jamais, jamais, on a minimisé.
00:09:16Et s'agissant des IP,
00:09:17je termine sur ce point puisque vous m'interrogiez,
00:09:20il nous arrivait,
00:09:23à la Dasco, évidemment,
00:09:24quand on avait parfois des signalements
00:09:26dont finalement, voilà,
00:09:29on se rendait compte, en tout cas des paroles d'enfants
00:09:31dont on pouvait se rendre compte que
00:09:33il ne pouvait pas correspondre,
00:09:34un enfant signalait un effet,
00:09:35et puis pour des raisons complètement objectives,
00:09:37ça ne pouvait pas correspondre à un animateur
00:09:39ou à un enchant de la ville.
00:09:40On sait que parfois, les propos peuvent déplacer
00:09:42les choses vers un autre adulte,
00:09:44et donc c'est pour ça que nous,
00:09:46on essayait toujours,
00:09:47quand il y avait eu une parole d'un enfant
00:09:49qui était de cette gravité-là,
00:09:51de faire le lien avec les services sociaux
00:09:53en se disant que peut-être,
00:09:54il y avait eu, voilà,
00:09:56malheureusement,
00:09:57une agression ou quelque chose
00:09:58qui avait pu se passer dans une autre sphère
00:10:01que celle du périscolaire,
00:10:02si le périscolaire était meilleur de cause.
00:10:05Alors, sur les déplacements d'animateurs,
00:10:07puisque ce sujet est également abordé,
00:10:09et donc Éric Laurier reconnaît
00:10:11qu'il arrivait à la Dasco
00:10:13de déplacer des agents
00:10:14et que c'était une sanction de l'animateur
00:10:17et qu'il faisait ensuite l'objet
00:10:19d'un suivi renforcé.
00:10:21Madame Hidalgo nous dit
00:10:22ne pas avoir été au courant de cette pratique
00:10:24et la trouver incompréhensible.
00:10:27Et donc, Madame Delpal,
00:10:29était-ce pour vous une pratique courante
00:10:31entre 2018 et 2022 ?
00:10:33Et vous, Madame Fadi Carel,
00:10:34qu'en est-il de la période 2023-2026 ?
00:10:38Approuvez-vous ces déplacements
00:10:40d'animateurs suspectés ?
00:10:42Oui ou non ?
00:10:44Je pense que là, c'est imprécis
00:10:47ce que dirait Laurier.
00:10:49En tout cas, un déplacement
00:10:51n'est pas une sanction.
00:10:55Quand on peut avoir
00:10:58des comportements non professionnels
00:11:04de la part d'un animateur
00:11:05ou des faits qui sont remontés
00:11:07et qui ne sont pas
00:11:08évidemment une violence sexuelle
00:11:09ou une gravité grave
00:11:10qui conduisent à des sanctions
00:11:13de révocation
00:11:14et évidemment
00:11:15d'impossibilité de retravailler
00:11:18avec des enfants,
00:11:19quand ça fait l'objet
00:11:20d'un recadrage
00:11:21ou d'une sanction
00:11:22de moindre importance,
00:11:24il est possible,
00:11:26en tout cas,
00:11:27ça nous arrivait
00:11:28tout à fait régulièrement,
00:11:29qu'en plus de la sanction,
00:11:30après la sanction,
00:11:31une fois qu'on a mené l'enquête,
00:11:32une fois qu'on a décidé de qualifier les faits
00:11:35et de dire si c'était un blâme
00:11:37au cadrage, un avertissement,
00:11:38dans ces cas-là,
00:11:39il pouvait arriver
00:11:40qu'on choisisse aussi
00:11:43de réaffecter l'agent,
00:11:44non pas dans la même école,
00:11:45mais dans une autre école
00:11:46parce que le cadre,
00:11:47il nous semblait que ce changement
00:11:49de cadre managérial
00:11:51et d'environnement
00:11:52pouvait être propice
00:11:54à justement
00:11:57une réparation du comportement
00:11:59de l'agent
00:11:59et au fait que les choses
00:12:01se déroulent mieux,
00:12:02ça pouvait aussi être
00:12:03pour que parfois,
00:12:05quand il y avait eu
00:12:05des difficultés
00:12:08avec une famille,
00:12:09des enfants,
00:12:10c'est possible
00:12:10que ce soit aussi
00:12:13plus confortable
00:12:14pour la famille,
00:12:15que l'agent
00:12:16ne soit plus dans l'école.
00:12:18Mais ce n'était pas
00:12:19en aucun cas
00:12:20un déplacement
00:12:21d'un problème,
00:12:23voilà,
00:12:23un animateur,
00:12:24une patate chaude
00:12:25qu'on se refilerait,
00:12:26un animateur
00:12:26qui crie sur les enfants
00:12:28et qu'on déplace ailleurs
00:12:30parce que, voilà,
00:12:31pour faire tourner
00:12:31le sujet,
00:12:32ce n'est absolument pas ça.
00:12:33Il y a d'abord enquête
00:12:36et sanctions éventuelles
00:12:37et après,
00:12:38dans le cadre
00:12:38de la mise en place
00:12:39de cette sanction,
00:12:40il peut y avoir
00:12:41une réaffectation
00:12:42dans une autre école
00:12:43parce qu'on considère
00:12:44que ce sera mieux
00:12:45pour l'agent,
00:12:46pour la famille,
00:12:47pour tout le monde.
00:12:49Pardon,
00:12:50quel était le suivi
00:12:51pour cet agent déplacé ?
00:12:53Est-ce qu'il existait
00:12:54une forme de mise à l'épreuve,
00:12:55de consigne,
00:12:56de surveillance ?
00:12:59Généralement,
00:13:00la réaffectation
00:13:01se faisait dans une autre école
00:13:02mais quand même
00:13:03au sein de la même circonscription
00:13:04ce qui permet
00:13:05que ce soit la même
00:13:07équipe de circonscription
00:13:08qui soit au courant de...
00:13:11Encore une fois,
00:13:12tout dépend des faits reprochés
00:13:13et qui puisse s'assurer...
00:13:14Mais compte tenu du fait
00:13:15qu'il était suspecté,
00:13:16est-ce que vous mettiez en place
00:13:17un suivi renforcé ?
00:13:18C'est ce qui est dit
00:13:19dans la vidéo
00:13:20par M. Laurier.
00:13:22Ce n'est pas suspecté.
00:13:23Là, je ne parle pas
00:13:24de suspecté.
00:13:24Je parle de quelqu'un
00:13:25qui aurait eu une sanction
00:13:28et effectivement,
00:13:31s'agissant...
00:13:31Enfin, la réaffectation
00:13:33dans la même école
00:13:34fait que l'équipe
00:13:36en charge de ces écoles
00:13:38est la même
00:13:38et qu'elle peut avoir
00:13:39une attention particulière
00:13:40encore une fois
00:13:41en fonction des faits.
00:13:44Mme Fadi-Carré.
00:13:48Je séparerais les deux cas.
00:13:50En cas de violence sexuelle,
00:13:51il n'y a jamais de réaffectation
00:13:53de l'agent
00:13:53avant que la procédure judiciaire
00:13:55ne soit terminée.
00:13:57Quand vous évoquez
00:13:58les cas de violence physique,
00:14:00verbale ou éducative,
00:14:02ordinaire,
00:14:04comme le disait Mme Delpal,
00:14:05la procédure,
00:14:06elle est graduée
00:14:07en fonction des faits
00:14:09qui sont signalés.
00:14:11Le supérieur hiérarchique
00:14:13reçoit l'agent,
00:14:16reçoit des témoignages
00:14:17de personnes
00:14:18qui ont fait le signalement
00:14:19ou de collègues.
00:14:20et puis ensuite,
00:14:23une décision est prise
00:14:24soit d'un recadrage,
00:14:27soit d'une sanction disciplinaire
00:14:29dans la gamme
00:14:30des sanctions disciplinaires
00:14:31qui sont possibles
00:14:33et ces éléments,
00:14:35quand il y a
00:14:35sanction disciplinaire,
00:14:36ces éléments sont versés
00:14:38au dossier papier
00:14:40et informatique
00:14:41de l'agent.
00:14:43Et puis,
00:14:45pour des fonctionnaires
00:14:48stagiaires,
00:14:51la réaffectation
00:14:54dans une autre école
00:14:55s'accompagne
00:14:56dans ce cas-là
00:14:57d'une prolongation
00:14:58de stage,
00:15:01qui est une forme
00:15:03de sanction
00:15:03puisque sa titularisation
00:15:06ne sera pas réalisée
00:15:07dans le délai habituel
00:15:09et elle sera réexaminée
00:15:11à l'issue
00:15:12du comportement
00:15:13de l'argent
00:15:13et de sa manière
00:15:14de servir
00:15:15sur l'école
00:15:15dans laquelle
00:15:16il est réaffecté.
00:15:17Et comme le disait
00:15:18Mme Delpal,
00:15:20les réaffectations
00:15:21avaient lieu
00:15:21dans la même CASP
00:15:22pour que ce soit
00:15:23le même CTAE
00:15:24qui puisse suivre
00:15:25l'agent.
00:15:27Alors justement,
00:15:28je parlais d'un suivi
00:15:29parce que je vais vous révéler
00:15:31le rapport d'inspection
00:15:33de l'école Baudin
00:15:34qui date
00:15:35de novembre 2025
00:15:37et dans cette école,
00:15:38un animateur
00:15:38donc avait été déplacé
00:15:41suite à des violences
00:15:41physiques et verbales.
00:15:43Et le rapport,
00:15:44je l'ai sous les yeux,
00:15:45j'ai la citation,
00:15:45alerte explicitement
00:15:47sur l'absence
00:15:48de suivi systématique
00:15:49des agents déplacés
00:15:50et demande
00:15:52un suivi
00:15:53au moins d'un an
00:15:54pour s'assurer
00:15:55que leur manière
00:15:56d'exercer
00:15:57est correcte
00:15:57et il insiste
00:15:59sur la nécessité
00:16:00impérative
00:16:01que chaque entretien
00:16:03de recadrage
00:16:03fasse l'objet
00:16:04d'un compte-rendu
00:16:05versé au dossier
00:16:06de l'agent
00:16:07pour conserver
00:16:08une mémoire.
00:16:08Ce qui est d'autant
00:16:09plus grave,
00:16:10c'est que ce rapport
00:16:11a été diffusé
00:16:12le 5 novembre
00:16:14au moment
00:16:14de la première vague
00:16:15de médiatisation
00:16:16et à peine
00:16:18quelques jours plus tard,
00:16:19le même scénario
00:16:20se répète
00:16:21vers le 10 décembre
00:16:22où un nouvel animateur
00:16:24est déplacé
00:16:25de Saint-Dominique
00:16:26à Volontaire
00:16:26sans aucun suivi
00:16:28systématique,
00:16:29sans aucune trace
00:16:30de compte-rendu
00:16:31de son entretien
00:16:31de recadrage
00:16:32dans son dossier
00:16:33administratif.
00:16:34Et donc,
00:16:35ma question est la suivante.
00:16:36Pourquoi ce scénario
00:16:37de déplacement
00:16:37sans contrôle,
00:16:39sans suivi,
00:16:41se répète-t-il
00:16:42encore une fois ?
00:16:43Et comprenez
00:16:44que pour les parents,
00:16:45c'est une forme d'inertie.
00:16:46C'est-à-dire que
00:16:47beaucoup de parents
00:16:48qu'on a auditionnés
00:16:48nous posaient juste
00:16:49la question
00:16:50pourquoi cette réaffectation
00:16:52dans une autre école
00:16:53au lieu de l'affecter
00:16:55dans un bureau
00:16:55où il n'est pas
00:16:56au contact d'enfants ?
00:16:58Est-ce que l'intérêt
00:16:59de l'enfant
00:16:59ne prime pas dans...
00:17:00Alors, peut-être
00:17:01qu'il y a en effet
00:17:02une gestion
00:17:02de la pénurie
00:17:04d'animateurs formés
00:17:05est qualifiée
00:17:06et que vous préféreriez
00:17:08les réaffecter
00:17:09parce que vous manquiez
00:17:10d'animateurs ?
00:17:11Dites-nous pourquoi
00:17:12est-ce que dans ces cas-là
00:17:13on réaffecte l'animateur
00:17:16au contact d'enfants
00:17:17dans une autre école ?
00:17:18C'est-à-dire qu'on déplace
00:17:18le risque
00:17:19au lieu de le supprimer.
00:17:26Je l'ai dit,
00:17:27on ne déplace pas le risque.
00:17:28Après,
00:17:29tout dépend
00:17:30de la gravité des faits,
00:17:31mais
00:17:31on ne révoque pas
00:17:33un animateur
00:17:35à chaque manquement
00:17:37ou au premier manquement.
00:17:38Ça, c'est quand même
00:17:40assez logique.
00:17:41Ce n'est pas lié
00:17:41à la pénurie
00:17:43d'animateurs.
00:17:44C'est lié aussi
00:17:45à notre rôle
00:17:45d'employeur,
00:17:46de manager,
00:17:48accompagnant aussi
00:17:49les professionnels
00:17:50pour une progression
00:17:51et qui peuvent
00:17:53avoir parfois
00:17:54une sanction
00:17:54et ensuite
00:17:55être accompagnés
00:17:56et progresser.
00:17:57Alors justement,
00:17:58Mme Fadi Carrel,
00:17:59dans une réunion
00:17:59en février 2026
00:18:00avec les familles
00:18:01de l'école volontaire
00:18:02où donc l'animateur
00:18:04de Saint-Dominique
00:18:06a été déplacé,
00:18:08vous avez indiqué,
00:18:09c'est ce que vous disiez,
00:18:10Madame,
00:18:11sur la progression
00:18:12de carrière,
00:18:13qu'il fallait donner
00:18:13une deuxième chance
00:18:15à cet animateur.
00:18:18pourquoi,
00:18:19et on en revient
00:18:20toujours à la même question,
00:18:22pourquoi est-ce que
00:18:23cette deuxième chance
00:18:24est-elle faite
00:18:25sans aucun garde-fou ?
00:18:28Là encore,
00:18:29on déplace le risque
00:18:30en fait vers
00:18:31d'autres enfants
00:18:31au lieu de l'affecter
00:18:33dans des bureaux
00:18:36parce que c'est
00:18:37l'intérêt de l'enfant
00:18:38qui prime.
00:18:39Vous voyez,
00:18:40je le redis,
00:18:41il y a eu un rapport
00:18:41de l'inspection
00:18:42qui explique bien
00:18:43qu'il faut impérativement
00:18:46faire un suivi,
00:18:48renforcer,
00:18:49le contrôler
00:18:50pendant un an,
00:18:52le mettre à l'épreuve,
00:18:54vérifier,
00:18:54or un autre rapport
00:18:56indique
00:18:56qu'il n'y a pas eu
00:18:57ce suivi.
00:18:58Encore une fois,
00:18:59mettons-nous
00:18:59à la place des parents
00:19:00parce que les signaux
00:19:02étaient importants
00:19:06et qu'ils n'ont pas
00:19:07été suivis des faits
00:19:08et qu'on arrive aujourd'hui
00:19:09à des animateurs
00:19:11qui sont incarcérés.
00:19:19La rencontre managériale
00:19:21avec l'agent
00:19:23qui bénéficie
00:19:26d'un recadrage
00:19:28est systématiquement
00:19:30demandé
00:19:31que le recadrage
00:19:31soit écrit.
00:19:32Il se trouve
00:19:33que dans les 620 écoles
00:19:36de Paris,
00:19:37il y a des fois
00:19:37où les recadrages
00:19:38ne sont pas écrits
00:19:39et nous le répétons
00:19:41constamment,
00:19:42le chef du bureau
00:19:43de la discipline
00:19:46va dans les CASP,
00:19:48explique la procédure
00:19:50et réécrit.
00:19:52Parce que le recadrage écrit
00:19:54permet de suivre
00:19:55les sanctions futures
00:19:56si jamais il y a
00:19:58ces sanctions futures.
00:19:59Donc le recadrage écrit,
00:20:00c'est le principe.
00:20:01Donc c'est bien
00:20:02ce que l'on demande.
00:20:04Et bien sûr que
00:20:06la réaffectation
00:20:08est une mise à l'épreuve.
00:20:10et cette mise à l'épreuve
00:20:13dans la majorité des cas
00:20:14se traduit par
00:20:18un changement de comportement
00:20:19de l'agent
00:20:19parce qu'il a compris
00:20:21que l'action
00:20:23qu'il avait menée
00:20:24n'était pas la bonne
00:20:25parce que sa posture
00:20:26professionnelle
00:20:26n'est pas la bonne.
00:20:27D'ailleurs,
00:20:28nous avons créé
00:20:30des formations flash
00:20:31pour pouvoir aussi
00:20:33en fonction
00:20:35du type
00:20:36de posture
00:20:37inadaptée
00:20:38renvoyer l'agent
00:20:39en formation
00:20:40sur ce sujet.
00:20:42Donc
00:20:43c'est une forme
00:20:45de mise à l'épreuve
00:20:46effectivement.
00:20:48et à chaque fois
00:20:49qu'une réaffectation
00:20:50se fait
00:20:53il est demandé
00:20:53de suivre l'agent.
00:20:55Mais ça n'a pas été fait.
00:20:56Vous voyez,
00:20:56il y a les principes
00:20:58et ensuite...
00:20:58Oui, mais depuis.
00:20:59Ce qui nous intéresse
00:21:00c'est la période
00:21:00où vous étiez directrice.
00:21:02Même après, madame.
00:21:04Je suis partie en 26.
00:21:06C'est qu'en fait
00:21:07il y a des principes
00:21:08mais il n'y a pas
00:21:09d'exécution.
00:21:10On a le sentiment
00:21:11que vous avez manqué
00:21:12de contrôle et de vigilance.
00:21:13On parle d'enfants,
00:21:14de maternels,
00:21:15de 2 ans,
00:21:15de 3 ans,
00:21:16de 4 ans.
00:21:17qui ont besoin
00:21:17d'être protégés.
00:21:18Madame,
00:21:18nous avons créé
00:21:19une cellule
00:21:20de bienveillance
00:21:20et prévention
00:21:21des violences
00:21:22exprès
00:21:23pour se rendre
00:21:23dans les écoles
00:21:24de manière inopinée
00:21:25pour contrôler,
00:21:26pour accompagner
00:21:27les équipes
00:21:28dans les postures
00:21:30bienveillantes.
00:21:30Donc nous avons
00:21:31tenu compte
00:21:32de ces remarques
00:21:34des rapports
00:21:35de l'inspection
00:21:36pour agir
00:21:36et pour créer
00:21:38notamment
00:21:38cette cellule
00:21:40mais pas que.
00:21:43Bon, écoutez,
00:21:45de toute façon
00:21:45j'ai décidé
00:21:47d'auditionner
00:21:48Eric Laurier
00:21:49demain.
00:21:51Je vais le convoquer
00:21:52pour qu'il nous dise
00:21:53justement un peu
00:21:55plus précisément
00:21:56quel était son état d'esprit
00:21:58quand il parle
00:21:59donc de ses propos
00:22:01fantaisistes
00:22:01et de même que vous
00:22:03vous aviez relevé
00:22:03qu'il n'y avait pas
00:22:04de caractère systémique
00:22:05quand on sait aujourd'hui
00:22:06que près d'une école
00:22:06sur deux maternelle
00:22:08est concernée.
00:22:10On se pose la question.
00:22:12J'en viens maintenant
00:22:12au signalement.
00:22:13Est-ce que tu peux dire un mot
00:22:13sur ce caractère systémique ?
00:22:15Bien sûr, madame,
00:22:15je vous en prie.
00:22:17Ce que je disais
00:22:18à l'époque,
00:22:19encore une fois,
00:22:20il faut remettre
00:22:20dans le contexte,
00:22:21c'est que je réfutais
00:22:22le caractère systémique
00:22:24lié au périscolaire parisien
00:22:28et parce que vous l'avez
00:22:30évoqué dans votre introduction.
00:22:31Absolument.
00:22:32Est-ce que vous maintenez
00:22:33qu'il n'y a pas
00:22:33de caractère systémique
00:22:34lié au périscolaire parisien
00:22:36et à la mise en place
00:22:38de la réforme
00:22:40des rythmes périscolaires
00:22:42en 2013
00:22:43parce que c'est ce que vous avez
00:22:44indiqué dans votre introduction
00:22:46voir pourquoi,
00:22:47voir quelles sont
00:22:47les défaillances
00:22:48du système mis en place
00:22:49par la loi de 2013.
00:22:51Donc ça,
00:22:51je réfute complètement
00:22:53que ce soit ce système-là,
00:22:55la semaine de 4 jours et demi,
00:22:56et sa mise en place
00:22:58qui est conduit
00:22:59à ce qu'il y ait
00:23:00des violences
00:23:00sur les enfants à Paris.
00:23:02Non, non, non.
00:23:02Tout à fait...
00:23:03Très rapidement,
00:23:04on va conclure là-dessus.
00:23:05En revanche,
00:23:05je peux terminer.
00:23:06Oui, allez-y.
00:23:07En revanche,
00:23:08le caractère systémique
00:23:09et on n'a pas eu l'occasion
00:23:10de faire un propos liminaire
00:23:12comme on nous avait dit
00:23:13qu'on pourrait le faire
00:23:14et donc c'était quelque chose
00:23:15que je voulais souligner.
00:23:16Le caractère systémique
00:23:17des violences faites aux enfants
00:23:20dans la société française
00:23:21est une évidence.
00:23:22En revanche,
00:23:23je réfute le caractère structurel
00:23:25systémique dans le périscolaire parisien
00:23:27parce que je pense
00:23:28que le périscolaire parisien
00:23:29n'est pas une spécificité.
00:23:31Je pense qu'on voit
00:23:31beaucoup de choses à Paris
00:23:32mais je crois que SOS périscolaire
00:23:34le dit aussi d'ailleurs.
00:23:35Voilà.
00:23:36Il y a d'autres villes
00:23:37où malheureusement
00:23:39ces violences adviennent
00:23:40et pas toutes des villes
00:23:41qui ont la semaine
00:23:42de 4 jours et demi d'ailleurs.
00:23:45Et évidemment,
00:23:46parce que malheureusement,
00:23:47le rapport de la civile
00:23:48l'a chiffré en 2023
00:23:49à 160 000 enfants par an
00:23:51victimes de viols,
00:23:52d'incestes
00:23:53ou d'agressions sexuelles,
00:23:54donc si une grande majorité
00:23:55a lieu dans la sphère privée
00:23:56et familiale,
00:23:57le reste a lieu
00:23:59dans des structures
00:24:00d'accueil des enfants,
00:24:01quelles qu'elles soient,
00:24:02que ce soit à l'école,
00:24:04dans le périscolaire,
00:24:05que ce soit au conservatoire,
00:24:07à l'église,
00:24:07dans des clubs sportifs.
00:24:08Et donc c'est effrayant,
00:24:09mais oui,
00:24:10une partie de ces agressions
00:24:11a lieu dans le périscolaire.
00:24:13Et je ne dis pas ça
00:24:14pour me réfugier
00:24:15derrière des statistiques nationales
00:24:17ou diluer mes responsabilités.
00:24:20Je dis juste
00:24:21qu'aucune institution
00:24:22n'est prémunie de ce risque
00:24:24et qu'il faut justement
00:24:27avoir des dispositifs
00:24:28d'autant plus robustes
00:24:29quand on est une institution
00:24:30qu'on est dans un risque
00:24:32systémique sociétal
00:24:33et une forme un peu
00:24:34quand même d'aveuglement,
00:24:35on le sait,
00:24:36de minimisation de ces violences
00:24:38faites aux enfants
00:24:39dans la société,
00:24:40dans son ensemble.
00:24:44Madame,
00:24:45je vais reprendre
00:24:4530 secondes la parole.
00:24:47Est-ce que vous avez
00:24:48fait des reproches
00:24:49à la rapporteure ?
00:24:50Nous avons indiqué
00:24:51depuis le début
00:24:53dans l'ensemble
00:24:54de ces auditions
00:24:55que c'est sur l'ensemble
00:24:56du territoire national
00:24:58que nous portons
00:24:59notre regard,
00:25:00mais vous ne nous empêcherez
00:25:01pas de le porter aussi
00:25:02sur ce qui est passé
00:25:04sur la ville de Paris.
00:25:05Je ne compte vous empêcher
00:25:06de rien.
00:25:07Non, non, mais vous avez
00:25:11indiqué qu'il y avait
00:25:12une sorte de tropisme
00:25:13parisien
00:25:13que je ne peux pas
00:25:14laisser passer.
00:25:16Madame la Porteure,
00:25:17vous avez la parole
00:25:18puisque vous avez
00:25:18été mise en avant.
00:25:22Absolument,
00:25:22et je réitère
00:25:23mes propos,
00:25:25ça ne sont pas
00:25:25des cas isolés.
00:25:27Quand on a
00:25:28à Paris
00:25:29277 écoles maternelles
00:25:30et que 121 écoles
00:25:32maternelles
00:25:33sont concernées
00:25:34par des enquêtes
00:25:36pénales,
00:25:37ça veut donc bien dire
00:25:38qu'il y a
00:25:38en effet
00:25:39un caractère sériel.
00:25:40Mais avançons,
00:25:41avançons.
00:25:42Je voudrais en venir
00:25:42au signalement
00:25:43au titre
00:25:44de l'article 40.
00:25:46Alors,
00:25:47Mme Delpal,
00:25:48en 2021,
00:25:49vous étiez donc
00:25:49directrice
00:25:50de la Dasco.
00:25:51Lors de son audition,
00:25:52Mme Hidalgo
00:25:53a indiqué
00:25:53à partir de 2021,
00:25:55la DAJ
00:25:56et je crois
00:25:57la Dasco
00:25:57avait décidé
00:25:58de ne faire
00:25:59des signalements
00:26:00que lorsqu'il n'y avait
00:26:01pas d'enquête
00:26:02judiciaire en cours,
00:26:03estimant que c'était
00:26:04redondant,
00:26:05sans validation politique,
00:26:07ni par moi-même,
00:26:08ni par mon cabinet,
00:26:09ni par une quelconque
00:26:10autorité politique
00:26:11de la ville.
00:26:12Et donc,
00:26:13ma question est la suivante.
00:26:14Avez-vous initié
00:26:15ou donné votre accord
00:26:17pour un changement
00:26:17de doctrine
00:26:18pour ces signalements ?
00:26:23Alors,
00:26:24la doctrine
00:26:25sur les articles 40,
00:26:28effectivement,
00:26:31les articles 40
00:26:32sont centralisés,
00:26:32étaient centralisés
00:26:33à la ville de Paris
00:26:34à la direction
00:26:34des affaires juridiques.
00:26:35Donc,
00:26:35chaque direction,
00:26:38agent qui avait
00:26:41un délit
00:26:42à signaler
00:26:44au parquet,
00:26:45le faisait
00:26:46via la direction
00:26:47des affaires juridiques.
00:26:49J'ai travaillé,
00:26:50moi,
00:26:50vous avez évoqué
00:26:51les circuits
00:26:52de signalement.
00:26:54Vous savez
00:26:55qu'ils ont mis
00:26:56en place
00:26:56de longue date
00:26:57à la ville.
00:26:59Et depuis,
00:27:00d'ailleurs,
00:27:00avant mon arrivée,
00:27:01moi,
00:27:01je me suis inscrite
00:27:02dans ce sillage-là
00:27:03avec des procédures
00:27:04très, très claires
00:27:05de remontée,
00:27:06une boîte mail dédiée,
00:27:08qu'on appelait
00:27:09DASCO,
00:27:10qui s'appelle toujours
00:27:10DASCO signalement,
00:27:12et dans laquelle,
00:27:13voilà,
00:27:14évidemment,
00:27:15on donnait la consigne
00:27:16de remonter
00:27:17les alertes
00:27:18de façon immédiate
00:27:19pour qu'on puisse
00:27:19les traiter tout de suite.
00:27:20Donc,
00:27:21ça pour dire
00:27:21que dans l'ensemble
00:27:22de ces procédures,
00:27:23le sujet
00:27:24du signalement,
00:27:25évidemment,
00:27:25à la SDJUS,
00:27:26mais aussi
00:27:26de l'article 40
00:27:28était détaillé.
00:27:29J'avais travaillé,
00:27:30donc c'était dans nos guides
00:27:32de procédure,
00:27:32et moi,
00:27:33j'ai notamment travaillé
00:27:34un guide lorsque j'étais
00:27:35directrice que je tiens
00:27:36à votre disposition
00:27:37qui s'appelle
00:27:37le guide alerte comportement
00:27:39adulte,
00:27:40qui retracait l'ensemble
00:27:41des actions amenées
00:27:43jusqu'aux actions
00:27:44d'information
00:27:45des parents
00:27:46et qui détaillait,
00:27:47effectivement,
00:27:48le cas de l'article 40
00:27:49en expliquant
00:27:50que c'était transmis
00:27:51à la DAJ
00:27:52et que la DAJ
00:27:55pouvait soit
00:27:55faire un article 40,
00:27:56soit s'il y avait
00:27:57déjà plein de départants,
00:27:58c'est ce qui nous intéresse
00:27:59aujourd'hui,
00:28:00ne pas doubler,
00:28:01si je peux dire,
00:28:02par un article 40
00:28:03de la part
00:28:04de l'institution ville.
00:28:06Ces travaux,
00:28:07donc,
00:28:07ils ont été faits
00:28:08pour consolider
00:28:09ce guide
00:28:09qui, du coup,
00:28:11écrit la doctrine,
00:28:12ils ont été faits
00:28:12avec la DAJ.
00:28:14Ce guide,
00:28:15il était partagé,
00:28:18même validé,
00:28:19enfin,
00:28:19diffusé largement
00:28:21et notamment
00:28:22dans sa construction
00:28:24auprès du cabinet
00:28:25de la maire
00:28:25et de l'adjoint
00:28:26aux affaires scolaires.
00:28:27Mais qui a pris
00:28:28cette décision ?
00:28:29C'est donc la DAJ ?
00:28:30Est-ce que vous étiez
00:28:31en accord avec cette décision
00:28:32de ne pas faire
00:28:33systématiquement
00:28:34d'article 40
00:28:34quand il y avait
00:28:35des parents
00:28:36qui avaient d'ores et déjà
00:28:37porté plainte
00:28:37parce que c'était considéré
00:28:39comme étant redondant ?
00:28:40Moi, je m'en remets...
00:28:42Qui a pris cette décision ?
00:28:43En tout cas,
00:28:44c'était la doctrine
00:28:46indiquée par la DAJ
00:28:47aux directions à l'époque.
00:28:47Vous auriez pu refuser
00:28:48la doctrine ?
00:28:50Alors,
00:28:51deux choses.
00:28:51d'une part,
00:28:52je m'en remettais...
00:28:53Est-ce que Mme Hidalgo
00:28:54dit que c'était avec vous ?
00:28:57C'était avec toutes
00:28:58les directions
00:28:58qui avaient affaire
00:28:59à l'article 40
00:28:59et qui passaient
00:29:00par la DAJ.
00:29:03Alors,
00:29:03deux choses.
00:29:04D'une part,
00:29:05je m'en remettais
00:29:05quand même
00:29:06à la direction compétente
00:29:07et donc c'était...
00:29:08Donc vous leur faisiez confiance ?
00:29:10Absolument.
00:29:10D'une part,
00:29:11c'était eux
00:29:11les premiers interlocuteurs
00:29:13du parquet.
00:29:14Je pense qu'ils avaient
00:29:14des liens avec eux
00:29:15pour considérer ça.
00:29:18Et puis,
00:29:18je pouvais trouver
00:29:20à l'époque,
00:29:20éventuellement,
00:29:21en termes de signal
00:29:22envoyé,
00:29:23voilà,
00:29:24de l'investissement
00:29:25de la ville
00:29:25sur le sujet.
00:29:27Ça pouvait être...
00:29:28Ça aurait pu être intéressant
00:29:30de faire un article 40,
00:29:31même si le parquet
00:29:31était déjà au courant.
00:29:33Mais encore une fois,
00:29:34je comprenais aussi
00:29:35l'argument un peu
00:29:36de bon sens
00:29:36qui était
00:29:37l'information est déjà donnée.
00:29:38Jamais,
00:29:39il ne m'a semblé
00:29:40que ce sujet-là
00:29:41mettait en cause
00:29:42d'une quelconque manière
00:29:43la sécurité des enfants.
00:29:45Donc j'aurais...
00:29:45Voilà.
00:29:46Je me serais...
00:29:47Voilà.
00:29:47J'aurais peut-être essayé
00:29:48de contester la doctrine
00:29:50si j'avais considéré
00:29:51qu'elle était...
00:29:52Elle présentait un élément
00:29:53de fragilité
00:29:53et de non-protection.
00:29:55Alors j'ai entendu
00:29:55l'audition de M. le maire,
00:29:58Emmanuel Grégoire,
00:29:59qui disait,
00:30:00voilà,
00:30:00par surprécaution,
00:30:02on ne sait jamais,
00:30:03une enquête peut se perdre,
00:30:04peut-être que, voilà,
00:30:05un signalement par la vue
00:30:06de la plus de poids.
00:30:07Bon.
00:30:08Du coup,
00:30:08je n'avais pas pensé
00:30:09à ces arguments-là.
00:30:09Donc je les entends parfaitement.
00:30:11Mais en revanche,
00:30:12moi, jamais,
00:30:12je ne me suis dit
00:30:13que ne pas doubler
00:30:15l'information au parquet
00:30:16puisque le parquet
00:30:17l'avait déjà
00:30:17et que la direction
00:30:18en relation constante
00:30:19avec le parquet
00:30:20nous disait
00:30:21le parquet,
00:30:22elle a déjà...
00:30:22On n'a pas besoin
00:30:23de refaire
00:30:23et c'est inutile.
00:30:24Jamais ça m'a semblé
00:30:25mettre en danger
00:30:27ou en précarité
00:30:28notre politique
00:30:30de lutte contre les violences
00:30:31faites aux enfants.
00:30:31Donc dans ce cas-là,
00:30:32je ne l'ai pas contesté.
00:30:34Alors vous savez
00:30:35que l'article 40
00:30:36est une obligation
00:30:37et que par ailleurs,
00:30:37l'enquête administrative
00:30:38est totalement indépendante
00:30:40de l'enquête judiciaire.
00:30:41Et il se trouve
00:30:42qu'en fait,
00:30:43en ne faisant pas
00:30:44ces articles 40,
00:30:46vous vous priviez
00:30:47en fait
00:30:48d'un accès
00:30:49aux actes
00:30:50de procédure
00:30:51qui permettent
00:30:51d'avoir accès
00:30:52à des informations
00:30:54essentielles
00:30:54en fait
00:30:55sur des animateurs
00:30:58suspectés.
00:30:58Et on le sait
00:30:59que dans le COPIL,
00:31:00parce que je l'ai lu
00:31:02de 2017,
00:31:03alertait sur la nécessité
00:31:05de dossiers,
00:31:05je les cite,
00:31:06très étayés
00:31:07en conseil de discipline
00:31:08pour pouvoir sanctionner.
00:31:09Donc si nous n'avions pas
00:31:10accès à ces informations,
00:31:12comment bien sanctionner
00:31:14un agent ?
00:31:14Là encore,
00:31:15je le redis,
00:31:16l'accès aux actes
00:31:18de procédure
00:31:18est absolument essentiel
00:31:20pour fournir
00:31:21en fait
00:31:22des informations
00:31:23visant à sanctionner
00:31:25l'agent
00:31:25et vous vous êtes privé
00:31:26de cet outil
00:31:27absolument essentiel.
00:31:28Pourquoi ?
00:31:28Mme Fadi Carrel,
00:31:30vous aussi,
00:31:31merci,
00:31:31dites-nous.
00:31:34Les articles 40
00:31:36ont repris
00:31:37systématiquement
00:31:38depuis la fin
00:31:39de la fin 2025.
00:31:41Ce n'est pas pour autant
00:31:42qu'on a des informations
00:31:43sur la procédure.
00:31:47On n'a pas d'informations
00:31:48sur la procédure.
00:31:49Pourtant,
00:31:49le COPIL disait
00:31:51les dossiers
00:31:51doivent être extrêmement
00:31:52étayés
00:31:53et pour cela,
00:31:54il faut avoir accès
00:31:55à toutes les informations.
00:31:56Nous n'avons jamais eu
00:31:57de retour de la police.
00:31:58C'est bien ce qui nous mettait
00:31:59en grande difficulté
00:32:00quand nous étions
00:32:01face aux familles.
00:32:02Les familles souhaitaient
00:32:04savoir quand est-ce
00:32:05que leur enfant
00:32:05allait être entendu,
00:32:07quand est-ce que
00:32:08l'enquête serait ouverte,
00:32:10combien de plaintes
00:32:11il y avait.
00:32:11Nous ne disposions
00:32:12d'aucune de ces informations
00:32:13et pourtant,
00:32:14des articles 40
00:32:15avaient été faits.
00:32:17Donc,
00:32:18enfin,
00:32:19voilà,
00:32:19je ne vois pas tellement
00:32:20le lien sur
00:32:21le fait qu'on ait perdu
00:32:23Le lien, il est très simple.
00:32:24C'est que vous pouviez
00:32:25tout à fait demander
00:32:26en cas de classement
00:32:27sans suite.
00:32:30Demandez quoi ?
00:32:34Pardon,
00:32:35demandez l'accès
00:32:36aux actes de procédure
00:32:37en cas de classement
00:32:37sans suite.
00:32:38Moi, je ne suis pas juriste,
00:32:40donc je ne saurais pas
00:32:40vous dire,
00:32:41il faudrait vérifier précisément
00:32:42parce que ce n'est pas
00:32:43le compte-rendu du COPIL
00:32:44qui peut dire exactement
00:32:45ce à quoi donne accès.
00:32:47Le fait de faire
00:32:48un article 40
00:32:48au nom de l'institution...
00:32:49Le compte-rendu du COPIL
00:32:50alerté sur la nécessité,
00:32:52je le lis,
00:32:52de dossiers très étayés
00:32:54en conseil de discipline
00:32:55pour sanctionner.
00:32:56Ça, c'est évident.
00:32:58Voilà.
00:32:58Et donc, en cas de classement
00:32:59sans suite,
00:33:00c'était intéressant
00:33:01d'avoir ces actes
00:33:02Mais on n'a pas ces informations
00:33:03sous le contrôle de Sophie
00:33:04et des juristes ?
00:33:06Bon, écoutez.
00:33:07De toute façon,
00:33:08comme vous le disiez tout à l'heure,
00:33:09la procédure disciplinaire
00:33:11est indépendante
00:33:11de la procédure
00:33:13de justice.
00:33:14Donc, des sanctions disciplinaires
00:33:16ont pu être prises
00:33:17bien avant
00:33:17qu'une décision
00:33:19de justice
00:33:19ne soit prise ?
00:33:21Écoutez, honnêtement,
00:33:22c'est un principe de droit.
00:33:23C'est-à-dire que le fait
00:33:24d'avoir accès
00:33:25aux actes de procédure
00:33:26permet d'avoir
00:33:26des éléments essentiels
00:33:28en cas de classement sans suite
00:33:29qui nourrissent
00:33:29l'enquête administrative
00:33:30pour sanctionner un agent.
00:33:31Bon.
00:33:32Passons
00:33:34au tableau consolidé.
00:33:36Je souhaite savoir...
00:33:37Je peux juste
00:33:37vraiment compléter ?
00:33:38Oui, je vous en prie.
00:33:39Il a souvent été évoqué
00:33:40devant vous aussi
00:33:41le délai de suspension
00:33:43qui est, vous le savez,
00:33:44de 4 mois
00:33:44et qui est nettement insuffisant
00:33:47pour mener
00:33:48une procédure disciplinaire
00:33:50et donc
00:33:52nettement insuffisant
00:33:53pour attendre
00:33:54un classement sans suite
00:33:55ou une autre décision
00:33:56de justice.
00:33:57Je ne sais pas
00:33:58à quel moment
00:33:59nous aurons l'occasion
00:34:00de faire des propositions,
00:34:01mais le SDJES
00:34:04qui nous contrôle
00:34:06et qui est systématiquement
00:34:08informé
00:34:09quand il y a un signalement
00:34:10puisque le formulaire
00:34:11de signalement
00:34:12est le formulaire
00:34:13du SDJES
00:34:13que nous leur transmettons
00:34:15tout de suite,
00:34:16a la capacité aussi
00:34:17de faire des enquêtes
00:34:18administratives,
00:34:19de faire des suspensions
00:34:20et les suspensions
00:34:21du SDJES
00:34:22sont de 6 mois.
00:34:24Donc, déjà,
00:34:25est-il possible
00:34:25de rallonger
00:34:28la suspension administrative
00:34:30effectuée
00:34:30par les collectivités locales
00:34:31pour se caler
00:34:32sur celle du SDJES
00:34:33et dans un rapport
00:34:35de 2019,
00:34:37votre autorité
00:34:37préconisait même
00:34:39de rallonger
00:34:40le délai de suspension
00:34:41à 8 mois.
00:34:42Donc, je trouve que
00:34:46pour mener à bien
00:34:47une procédure disciplinaire
00:34:48avec des éléments
00:34:49de justice,
00:34:50il faut aussi
00:34:51qu'on puisse travailler
00:34:51sur ce délai de suspension
00:34:53qui est nettement insuffisant.
00:34:54Alors, j'en viens maintenant
00:34:56à l'absence de mémoire
00:34:56administrative.
00:34:57Ça a été évoqué
00:34:58par vous-même
00:34:59et c'est vrai
00:35:00qu'on a eu
00:35:01une table ronde
00:35:02avec les syndicats
00:35:03d'animateurs
00:35:04et je vous avoue
00:35:05que j'ai été assez marquée
00:35:06par cette phrase
00:35:06d'un des syndicats.
00:35:08Pour un vacataire
00:35:09qui pose problème,
00:35:1110 caspes,
00:35:11c'est 10 jokers.
00:35:13Et en fait,
00:35:14quand un vacataire
00:35:15ne faisait pas l'affaire,
00:35:16la caspe se contentait
00:35:17souvent de se séparer
00:35:18de lui
00:35:19sans laisser
00:35:20aucune trace administrative.
00:35:21L'animateur pouvait ainsi
00:35:23postuler dans une autre caspe
00:35:24et y être recruté.
00:35:26Est-ce que vous aviez
00:35:26conscience
00:35:27de ce nomadisme
00:35:30entre caspes
00:35:31avant fin 2025 ?
00:35:39Alors, c'est vrai
00:35:40qu'il pouvait être mis fin
00:35:45à des fonctions de vacations
00:35:49quand, pour l'effet grave,
00:35:52il y avait des informations
00:35:54qui circulaient
00:35:55de façon un peu informelle
00:36:00sur certains agents.
00:36:01Informel ?
00:36:01Rien d'écrit ?
00:36:04Non.
00:36:05Enfin, pas d'écrit.
00:36:06Pourquoi ?
00:36:08Quand il s'agit quand même
00:36:09d'animateurs
00:36:11avec des postures
00:36:13qui sont à l'inverse
00:36:14de celles attendues,
00:36:15évidemment,
00:36:15c'est important
00:36:16que ce soit écrit noir sur blanc
00:36:17dans son rapport ?
00:36:20Bien sûr.
00:36:22Bien sûr.
00:36:24Moi, je parlais
00:36:24des cas éventuellement
00:36:28de personnels
00:36:29qui auraient pu être...
00:36:32Je vais quand même
00:36:33vous lire là aussi,
00:36:34Mme Fadi-Carel,
00:36:35ça revient à cette absence
00:36:37de culture de l'écrit
00:36:38qui vraiment se fait
00:36:39au détriment de l'enfant.
00:36:41Votre adjoint
00:36:42a reconnu encore
00:36:44en octobre 2025
00:36:45que beaucoup de décisions
00:36:46se sont prises au téléphone
00:36:47ou lors de réunions
00:36:48sans que des comptes rendus
00:36:49systématiques
00:36:50ne soient faits.
00:36:51Avec cette conclusion
00:36:52implacable de l'inspection,
00:36:53en l'absence
00:36:54de traçabilité des décisions,
00:36:55la clarté des responsabilités
00:36:57dans la prise de décision
00:36:58ne peut pas être établie.
00:36:59Pourquoi ?
00:37:01C'est pas...
00:37:05Enfin, on est une administration.
00:37:09Donc, dans l'administration,
00:37:10on a la culture de l'écrit.
00:37:13C'est vraiment quelque chose
00:37:15qu'on travaille aujourd'hui
00:37:16dans les formations,
00:37:18cette culture de l'écrit.
00:37:19Culture de l'écrit
00:37:20pour rédiger un projet d'école,
00:37:23écrit pour présenter
00:37:25des supports aux parents
00:37:27quand a lieu le conseil périscolaire
00:37:30ou quand a lieu la réunion de rentrée,
00:37:33laisser des traces aux parents,
00:37:35écrire aux parents
00:37:36dans Paris Classe Numérique
00:37:37pour leur donner des informations
00:37:39sur les activités
00:37:40suivies par leurs enfants.
00:37:41Voilà.
00:37:42Donc, c'est cette culture
00:37:43que l'on donne aux agents.
00:37:46Enfin, c'est surtout
00:37:47aux responsables directeurs
00:37:50du périscolaire
00:37:51qui...
00:37:51Voilà, qui...
00:37:54Ce besoin d'écrire
00:37:55pour les traces administratives
00:37:56et ce besoin d'écrire
00:37:57pour donner de la visibilité
00:38:00et pour protéger les enfants.
00:38:01Oui, oui, oui, oui.
00:38:02Tout à fait.
00:38:05Concernant les vacataires,
00:38:07là aussi,
00:38:07il y a eu des alertes
00:38:08des syndicats
00:38:09que nous avons auditionnées
00:38:10et c'est vrai,
00:38:12je ne vous cache pas
00:38:13mon étonnement, en fait,
00:38:15à ce qui a été dit.
00:38:17Lorsque les vacataires
00:38:19découvrent une nouvelle école,
00:38:21en fait,
00:38:21ils arrivent à 11h25
00:38:23pour une prise de poste
00:38:25à 11h30.
00:38:27et dans ces conditions,
00:38:28il est impossible
00:38:29pour les rêves,
00:38:30ils nous l'ont dit,
00:38:31de leur expliquer
00:38:32ce qu'est le PPMS,
00:38:34donc les alertes incendies,
00:38:36également la conduite
00:38:37à tenir en cas d'allergie
00:38:42sur certains enfants,
00:38:43c'est-à-dire qu'en fait,
00:38:45ils arrivent à 11h25
00:38:46et ils nous disent
00:38:48dans les couloirs,
00:38:49on n'a pas le temps
00:38:50de leur parler du PPMS,
00:38:52on n'a pas le temps
00:38:52de leur dire
00:38:53quels sont les enfants
00:38:54qui ont une allergie
00:38:55aux Kigouis, par exemple,
00:38:57et qu'en fait,
00:38:58ça mériterait parfois
00:38:59de leur dire
00:39:00d'arriver à 11h,
00:39:01ne serait-ce que pour
00:39:02les mettre un peu
00:39:04en situation
00:39:05et leur expliquer
00:39:06qu'on est au contact
00:39:07d'enfants
00:39:08et voilà les dangers
00:39:09auxquels vous risquez
00:39:10d'être exposés
00:39:10et voilà comment
00:39:11nous devons les protéger.
00:39:13Pourquoi est-ce que
00:39:13vous ne les faites pas venir
00:39:14à 11h plutôt
00:39:15qu'à 11h25 ?
00:39:18Il est regrettable
00:39:19que les représentants
00:39:20du personnel
00:39:21ne vous aient pas
00:39:22partagé
00:39:23les résultats
00:39:25de longues négociations
00:39:26avec eux
00:39:26dans le cadre
00:39:27de l'arsenal
00:39:28de l'animation.
00:39:29Nous avons
00:39:29pendant plus
00:39:31d'une année
00:39:33essayé
00:39:34d'avancer
00:39:35sur des mesures
00:39:36à la fois catégorielles,
00:39:37des mesures
00:39:38de rémunération
00:39:39et des mesures
00:39:41d'organisation.
00:39:43Nous avons mis
00:39:44en place
00:39:45le financement
00:39:46pour chaque vacataire
00:39:48qui arrive
00:39:48sur une école
00:39:49une heure
00:39:50de prise de connaissance
00:39:53de l'école
00:39:54avec le RÈV.
00:39:56Donc il est payé
00:39:57une heure
00:39:58avant la prise de poste
00:39:59pour que le RÈV
00:40:00lui fasse
00:40:01le tour de l'école,
00:40:03lui explique
00:40:04les principaux documents
00:40:06de sécurité,
00:40:07lui explique
00:40:08quel est l'endroit
00:40:10où il va devoir
00:40:11prendre ses fonctions
00:40:12en premier.
00:40:13Donc cette mesure
00:40:14du financement
00:40:15d'une heure
00:40:15de réunion
00:40:17avant d'arriver
00:40:19a été faite
00:40:20pendant cette négociation
00:40:23et de la même manière
00:40:27pour les vacataires
00:40:28la possibilité
00:40:29de venir
00:40:30à une réunion
00:40:31hebdomadaire
00:40:33que le RÈV organise
00:40:35une fois par mois
00:40:36pour pouvoir
00:40:38suivre
00:40:39avec l'ensemble
00:40:40de l'équipe,
00:40:41avoir un retour
00:40:42sur pratique
00:40:42et avoir
00:40:44partagé
00:40:45la vie
00:40:46de l'équipe
00:40:47périscolaire.
00:40:48Donc ce sont
00:40:49deux mesures
00:40:49qui ont été prises
00:40:52je ne veux pas dire
00:40:53exactement,
00:40:54c'est en 2024
00:40:55je crois
00:40:58pour justement
00:40:59faire en sorte
00:41:00que l'accueil
00:41:01du vacataire
00:41:03arrivant sur une nouvelle école
00:41:04soit de qualité
00:41:06et c'est aussi
00:41:06un moyen pour nous
00:41:07de fidéliser
00:41:09les vacataires.
00:41:10Alors justement
00:41:11c'est juste
00:41:12une question
00:41:12très concrète
00:41:13que j'ai à vous poser
00:41:14en fait
00:41:15est-ce que
00:41:16les vacataires
00:41:16quand ils arrivent
00:41:17à 11h25
00:41:18pour 11h30
00:41:19même si j'entends
00:41:19parfaitement
00:41:20ce que vous me dites
00:41:21sur les rêves
00:41:22eux nous disent
00:41:23qu'en fait
00:41:23ils n'ont pas le temps
00:41:25quand il s'agit
00:41:26en fait
00:41:26de donner des médicaments
00:41:27en cas de crise
00:41:28pour un enfant
00:41:28qui a des allergies
00:41:29selon les écoles
00:41:30en fait
00:41:31ces médicaments
00:41:31sont où
00:41:32dans la loge
00:41:33du gardien
00:41:34est-ce que
00:41:35ça aussi
00:41:35ce sont des éléments
00:41:36très concrets
00:41:40indispensables
00:41:40à communiquer
00:41:41aux vacataires
00:41:42comment est-ce que
00:41:42ça se passe
00:41:45dans quel tiroir
00:41:46qu'est-ce qui se passe
00:41:47quand ce tiroir
00:41:48est fermé à clé
00:41:49vous voyez
00:41:49c'est des questions
00:41:50très concrètes
00:41:50et ils nous disent
00:41:51on craint
00:41:52un jour un drame
00:41:53à la fois
00:41:54sur l'absence
00:41:55d'alerte
00:41:55sur les questions
00:41:56de sécurité
00:41:57et les questions
00:41:58d'allergie
00:41:59en fait
00:41:59ils ne sont
00:42:00tout simplement
00:42:00pas formés
00:42:01et je vous rappelle
00:42:02que la ville de Paris
00:42:03a connu
00:42:03il y a plus de 50 ans
00:42:04un dramatique incendie
00:42:05dans un bâtiment scolaire
00:42:07qui a coûté la vie
00:42:08à 20 personnes
00:42:09dont 16 enfants
00:42:10honnêtement
00:42:11ça a été
00:42:1230 minutes
00:42:13de discussion
00:42:13sur
00:42:15un drame
00:42:16risque
00:42:17de ne pas pouvoir
00:42:18être évité
00:42:18si on n'arrive pas
00:42:19à prévenir
00:42:20les vacataires
00:42:21sur encore une fois
00:42:21je le redis
00:42:22le PPMS
00:42:22c'est absolument essentiel
00:42:27donc le PPMS
00:42:30qui est l'exercice
00:42:31de mise en sécurité
00:42:33des enfants
00:42:34effectivement
00:42:35vous avez raison
00:42:35et ça fait partie
00:42:36aussi des sujets
00:42:37après les attentats
00:42:38qui ont particulièrement
00:42:39touché Paris
00:42:40et qui ont particulièrement
00:42:42mobilisé les équipes
00:42:44et en centrale
00:42:45je ne disais pas
00:42:46et en centrale
00:42:47et dans les écoles
00:42:49et c'est aussi
00:42:50des exercices
00:42:50qui se font
00:42:52avec l'éducation nationale
00:42:54parce que
00:42:55dans l'école
00:42:56en fonction du moment
00:42:57où l'alerte
00:42:58d'intrusion
00:42:59se passe
00:43:01et bien on peut être
00:43:02sur du temps scolaire
00:43:03sur du temps
00:43:04de midi
00:43:05où il y a
00:43:05tous les adultes
00:43:06dans l'école
00:43:07ou sur du temps
00:43:07plutôt du soir
00:43:08où il y a
00:43:08simplement
00:43:09les personnels
00:43:11de la ville de Paris
00:43:12donc chaque année
00:43:14nous faisons
00:43:15plusieurs exercices
00:43:16PPMS
00:43:17avec l'éducation
00:43:18nationale
00:43:19il y a des textes
00:43:20qui ont changé
00:43:20on a des documents
00:43:21maintenant
00:43:21qui sont sur une plateforme
00:43:22sécurisée
00:43:23où les rêves
00:43:24et les directeurs
00:43:25d'école
00:43:26remplissent ensemble
00:43:27le document
00:43:28qui permet de dire
00:43:29où sont les lieux
00:43:30de repli
00:43:32quelles sont
00:43:33les attitudes
00:43:33à adopter
00:43:35et ces exercices
00:43:36sont faits
00:43:37en lien
00:43:38avec l'éducation
00:43:38nationale
00:43:39sur du temps scolaire
00:43:40sur du temps
00:43:41du midi
00:43:41où tous les adultes
00:43:42sont là
00:43:43et aussi
00:43:44sur les temps
00:43:45extrascolaires
00:43:45où l'éducation
00:43:46nationale n'est pas là
00:43:47mais où nous
00:43:47pendant les vacances
00:43:49nous accueillons
00:43:49des enfants
00:43:50qui sont souvent
00:43:51des enfants
00:43:51qui ne sont pas
00:43:52de l'école
00:43:52dans lequel
00:43:53le centre loisir
00:43:54se déroule
00:43:55avec des animateurs
00:43:56qui sont parfois aussi
00:43:57comme il y a des regroupements
00:43:58pas les animateurs
00:43:59de l'école
00:43:59et le directeur
00:44:01du centre de loisir
00:44:03dans sa préparation
00:44:04des vacances
00:44:05dans sa préparation
00:44:06de l'été
00:44:06prend ce temps
00:44:07pour prendre connaissance
00:44:08du PPMS
00:44:10et de tous les documents
00:44:11de sécurité
00:44:11qui vont bien
00:44:12donc on est
00:44:13extrêmement vigilants
00:44:14extrêmement vigilants
00:44:15avec l'éducation nationale
00:44:17parce que
00:44:18c'est un
00:44:19c'est comment dire
00:44:20c'est une vigilance
00:44:21partagée
00:44:22collective
00:44:24sur ce sujet là
00:44:26j'en viens justement
00:44:28à un drame
00:44:29qui nous a tous
00:44:30profondément marqué
00:44:31en août 2025
00:44:32madame Fadi Carrel
00:44:34où un enfant
00:44:35autiste
00:44:36est mort noyé
00:44:37à l'occasion
00:44:38d'une
00:44:38d'une sortie
00:44:40dans une base nautique
00:44:41organisée par un centre
00:44:42de loisirs à parité
00:44:43et cet enfant
00:44:45était sous l'entière
00:44:46responsabilité
00:44:47de la ville
00:44:48et il ressort
00:44:49du rapport
00:44:50que là encore
00:44:50j'ai sous les yeux
00:44:52il a été dit
00:44:53dans ses conclusions
00:44:54que les enfants autistes
00:44:56sont attirés
00:44:57par l'eau
00:44:57et qu'une formation
00:44:59spécifique
00:45:00était impérativement
00:45:02nécessaire
00:45:03et que l'animatrice
00:45:04qui avait la charge
00:45:05de cet enfant
00:45:07et bien
00:45:08avait 20 ans
00:45:09elle n'était pas formée
00:45:11et elle n'avait reçu
00:45:12aucune formation
00:45:13d'ailleurs la première adjointe
00:45:14l'a reconnue
00:45:16elle a dit
00:45:16nous avons manqué
00:45:17de vigilance
00:45:19nous avons commis
00:45:19une erreur
00:45:20nous nous en excusons
00:45:22et là encore
00:45:24les syndicats
00:45:25alertaient
00:45:26depuis longtemps
00:45:27sur la nécessité
00:45:28d'un accompagnement
00:45:29renforcé
00:45:30pour ces enfants
00:45:30en situation de handicap
00:45:31qu'est-ce que vous pouvez
00:45:33nous dire
00:45:33sur le déroulement
00:45:34de ce drame
00:45:37alors certes
00:45:38ça vous a
00:45:39beaucoup touché
00:45:39ça nous a tous
00:45:40beaucoup ébranlé
00:45:42c'est un vrai drame
00:45:43d'ailleurs
00:45:44il y en a eu plusieurs
00:45:46cet été là
00:45:47en France
00:45:48oui mais nous parlons
00:45:49de Paris
00:45:50madame Fadi Carrel
00:45:51mais c'est pour dire
00:45:52que c'est un vrai sujet
00:45:53la prise de conscience
00:45:54que les enfants
00:45:56en situation de handicap
00:45:57et tout particulièrement
00:45:58autistes
00:45:58ont des rapports
00:46:00à l'eau
00:46:00différents
00:46:01d'un cas à l'autre
00:46:02et pardon juge
00:46:03je vous coupe
00:46:03justement le rapport
00:46:04disait que
00:46:06dans ses conclusions
00:46:08les enfants autistes
00:46:09sont attirés par l'eau
00:46:10mais qu'on ne peut pas
00:46:11le deviner
00:46:12et que donc
00:46:12il est important
00:46:14de
00:46:15comment dire
00:46:16d'informer
00:46:16de prévenir
00:46:17or elle n'était
00:46:18absolument pas
00:46:18au courant
00:46:19je vous laisse
00:46:20continuer
00:46:22elle connaissait l'enfant
00:46:24ce qui est important
00:46:25déjà
00:46:25c'est de connaître
00:46:27de connaître l'enfant
00:46:28et de connaître
00:46:29pour le rassurer
00:46:31et puis pour
00:46:31avoir les bons gestes
00:46:33et cette capacité
00:46:35de le réassurer
00:46:38donc
00:46:40on a
00:46:41tout de suite
00:46:42enfin voilà
00:46:43on a refait
00:46:44des formations
00:46:45on a retravaillé
00:46:46sur la localisation
00:46:47des différents espaces
00:46:49sur le site
00:46:52on a revu
00:46:53avec
00:46:54la structure
00:46:58interdépartementale
00:46:59qui gère
00:46:59la base nautique
00:47:01tout le système
00:47:03d'alerte
00:47:05toutes les recommandations
00:47:07de l'inspection générale
00:47:09ont été prises en compte
00:47:11pour
00:47:12essayer
00:47:13dans ces
00:47:14dans ces moments
00:47:16de vacances
00:47:16dans les moments scolaires
00:47:18on a retravaillé
00:47:18avec l'éducation nationale
00:47:19aussi sur
00:47:20les sorties
00:47:21les sorties piscines
00:47:22donc pour que
00:47:23ce drame
00:47:24ne se reproduise plus
00:47:26alors j'ai une dernière question
00:47:27qui concerne
00:47:28le rapport
00:47:29d'inspection
00:47:30de juin
00:47:302015
00:47:33j'ai lu vos réponses
00:47:35aux questionnaires
00:47:36qui m'ont un peu étonnée
00:47:37parce qu'en fait
00:47:38vous indiquiez
00:47:39que
00:47:40les recommandations
00:47:41de 2015
00:47:42concernant la
00:47:43DASCO
00:47:43ont toutes été
00:47:44traitées
00:47:45vous confirmez
00:47:46qu'elles ont toutes
00:47:47été traitées
00:47:49oui absolument
00:47:50il y a
00:47:50des petites exceptions
00:47:52on a évoqué
00:47:53tout à l'heure
00:47:54les enjeux de sécurité
00:47:55on sait qu'il y avait
00:47:57je crois
00:47:58deux recommandations
00:47:59qui portaient
00:48:00sur
00:48:01le fait
00:48:02de rendre
00:48:03très ouvert
00:48:04et transparent
00:48:05les locaux
00:48:06or
00:48:06après les attentats
00:48:08de 2015
00:48:08on a plutôt
00:48:09eu des consignes
00:48:09inverses
00:48:10de plutôt masquer
00:48:11etc
00:48:12et de permettre
00:48:13que les enfants
00:48:15et les agents
00:48:16se cachent
00:48:16donc on était
00:48:17parfois soumis
00:48:17à des injonctions
00:48:18pardon
00:48:19contradictoires
00:48:20et donc
00:48:21sur ces recommandations
00:48:23en matière
00:48:24de locaux
00:48:26elles ont été
00:48:27peu mises en oeuvre
00:48:28ou pas mises en oeuvre
00:48:29du tout
00:48:29pour tout le reste
00:48:30effectivement
00:48:30tout a été pris en compte
00:48:31ça c'est
00:48:32je crois que
00:48:32on a répondu
00:48:33toutes les deux
00:48:34de façon séparée
00:48:35mais assez concordante
00:48:36je rappelle que
00:48:37ce rapport de 2015
00:48:40il concernait
00:48:41plusieurs directions
00:48:42de la ville
00:48:42enfin beaucoup
00:48:43de directions
00:48:43de la ville
00:48:43et toutes les directions
00:48:44au contact d'enfants
00:48:48que la DASCO
00:48:49a pris à bras le corps
00:48:51vraiment
00:48:51la mise en oeuvre
00:48:52de ce rapport
00:48:53quand je suis arrivée
00:48:54en 2018
00:48:55la sous-directrice
00:48:56de la politique éducative
00:48:57qui avait été recrutée
00:48:58par ma prédécesseur
00:49:00était une des autrices
00:49:01du rapport
00:49:01et donc l'idée
00:49:02était bien
00:49:03de faire en sorte
00:49:04que les recommandations
00:49:05soient mises en oeuvre
00:49:06et appliquées opérationnellement
00:49:07et après
00:49:08on a
00:49:08bon on peut pas
00:49:09forcément faire le détail
00:49:10maintenant
00:49:11mais on a repris
00:49:12on vous a fourni
00:49:13un tableau
00:49:13en tout cas moi
00:49:14j'ai fait un tableau
00:49:14je crois que Sophie aussi
00:49:15en reprenant
00:49:16moi j'ai repris
00:49:18recommandation
00:49:18par recommandation
00:49:19parce que j'ai entendu
00:49:21dans les auditions
00:49:23et puis c'était
00:49:23dans le questionnaire
00:49:24le fait que
00:49:25l'IG considérait
00:49:26que 50%
00:49:27des recommandations
00:49:27étaient mises en oeuvre
00:49:29de façon insatisfaisante
00:49:30alors je suis inspectrice
00:49:32des affaires sociales
00:49:32j'accorde beaucoup
00:49:33de valeur
00:49:34au rapport d'inspection
00:49:36mais là
00:49:36ce taux de 50%
00:49:38pour la DASCO
00:49:39encore une fois
00:49:40peut-être que
00:49:40certaines directions
00:49:41n'avaient pas tout mis en oeuvre
00:49:42et que la DASCO
00:49:43était plus en avance
00:49:44que d'autres
00:49:45je dois le dire
00:49:46sur la mise en oeuvre
00:49:48des recommandations
00:49:49toutes les recommandations
00:49:50relatives au contrôle
00:49:51aux procédures de signalement
00:49:53elles ont toutes été
00:49:54mises en oeuvre
00:49:54évidemment
00:49:54sur les recommandations
00:49:56relatives aux formations
00:49:57on peut considérer
00:49:58que c'est jamais assez
00:49:59on a fait énormément
00:50:02Sophie a continué
00:50:03après moi
00:50:03et on sait
00:50:04qu'il y a
00:50:05évidemment toujours
00:50:06mieux à faire
00:50:07plus à faire
00:50:08des sujets d'appropriation
00:50:09de ces formations
00:50:10et puis il y a un besoin
00:50:11de renouveler constamment
00:50:13parce que les agents oublient
00:50:15parce qu'il y a du turnover
00:50:15parce qu'il faut toujours
00:50:17sensibiliser à ce sujet
00:50:18et former encore et toujours
00:50:20mais on ne peut pas dire
00:50:22que les recommandations
00:50:24ont été à moitié
00:50:25mises en oeuvre
00:50:26ça c'est pas possible
00:50:27en tout cas
00:50:28je ne suis pas d'accord
00:50:29Mme Fadacarelle
00:50:30donc ce que je vous mettais
00:50:32dans ma réponse
00:50:33c'est que
00:50:35sur les 50 recommandations
00:50:37qui étaient
00:50:38d'un rapport
00:50:39qui s'adressait
00:50:40à toutes les directions
00:50:41de la ville
00:50:41je considérais que
00:50:437 d'entre elles
00:50:44n'étaient pas pour la Dasco
00:50:47étaient soit
00:50:48pour le secrétariat général
00:50:49soit pour d'autres directions
00:50:50que la ville
00:50:51et que sur les 43
00:50:52qui restaient
00:50:53toutes ont été traitées
00:50:54aucune n'a été négligée
00:50:57et 5
00:50:58ont été adaptées
00:51:00par rapport
00:51:00à la recommandation
00:51:02initiale
00:51:03de l'inspection
00:51:05par exemple
00:51:06la mobilité
00:51:08des agents
00:51:08effectivement
00:51:09elle est souhaitée
00:51:10elle est encouragée
00:51:12mais on ne peut pas
00:51:12l'imposer
00:51:13et puis elle doit
00:51:14aussi
00:51:15s'analyser
00:51:16par rapport
00:51:18au retour des parents
00:51:18qui souhaitent aussi
00:51:19une certaine stabilité
00:51:21des équipes
00:51:22ainsi que
00:51:22l'équipe scolaire
00:51:26il était marqué
00:51:27dans la recommandation
00:51:2842
00:51:28que les coordonnées
00:51:29du directeur
00:51:29périscolaire
00:51:30enfin que
00:51:31les coordonnées
00:51:32des responsables
00:51:33soient bien affichées
00:51:35voilà
00:51:36les consignes
00:51:37ont été données
00:51:38pour que les coordonnées
00:51:39on a fait une affiche
00:51:39pour que les coordonnées
00:51:40du directeur périscolaire
00:51:41pour les coordonnées
00:51:43de la CASP
00:51:44et les coordonnées
00:51:45de la cellule
00:51:46bien traitant
00:51:46ces préventions
00:51:47des violences
00:51:48aussi bien le numéro
00:51:48de téléphone
00:51:49que le mail
00:51:50merci
00:51:50soit affiché
00:51:52la DAJ
00:51:53ne l'est pas
00:51:53mais ça c'est une nuance
00:51:56écoutez
00:51:56moi j'ai eu accès
00:51:57à toutes les enquêtes
00:51:59administratives
00:51:59et donc
00:52:00je ne partage pas
00:52:01votre point de vue
00:52:02et je vais vous donner
00:52:04quelques exemples
00:52:05tout d'abord
00:52:06la recommandation
00:52:07numéro 1
00:52:09qui vise donc
00:52:10à informer
00:52:10à former les agents
00:52:11sur l'existence
00:52:13de signaux faibles
00:52:13chez l'enfant
00:52:14c'est à dire
00:52:15sur les signes
00:52:15de souffrance
00:52:17en fait
00:52:18il n'y a qu'en 2026
00:52:20que la ville
00:52:21a demandé
00:52:22au CRIAF
00:52:23qui est donc
00:52:23le centre de ressources
00:52:24sur la prévention
00:52:25des violences sexuelles
00:52:26de sensibiliser
00:52:27les rêves
00:52:28aux signaux faibles
00:52:30par une sensibilisation
00:52:32de deux heures
00:52:34alors
00:52:35pourquoi
00:52:36avez-vous
00:52:36attendu
00:52:372026
00:52:38quand on sait
00:52:39là encore
00:52:39que
00:52:40d'après la mission
00:52:42flash de 2025
00:52:43en fait
00:52:43ce sont toutes
00:52:44les mesures
00:52:44préventives
00:52:46préventives
00:52:46qui n'ont pas
00:52:48été mises en place
00:52:49voilà le premier exemple
00:52:52encore une fois
00:52:53je ne pense pas
00:52:54que ça n'ait pas
00:52:54été mis en place
00:52:55donc cette formation
00:52:56de 2026
00:52:56elle est
00:52:58enfin
00:52:58j'en ai entendu
00:52:5925
00:53:00j'en ai entendu parler
00:53:01et évidemment
00:53:02elle est très utile
00:53:03avec des spécialistes
00:53:04comme ceux du CRIAF
00:53:06le travail avec le CRIAF
00:53:07avait commencé avant
00:53:09quand moi j'étais
00:53:10directrice de la DASCO
00:53:11il y a eu
00:53:11toute une recherche
00:53:12action
00:53:13voilà
00:53:13menée avec la CASPE
00:53:14centre
00:53:15exactement sur
00:53:16sur ces sujets
00:53:17donc avec le CRIAF
00:53:18donc je pense
00:53:19qu'on avait déjà
00:53:19démarré largement
00:53:20des choses
00:53:21et puis
00:53:23là vous pointez
00:53:24une formation particulière
00:53:25on pourra vous redonner
00:53:26la liste
00:53:27et le nombre d'agents
00:53:28formés
00:53:29voilà
00:53:29entre 2015
00:53:30et maintenant
00:53:31à la protection
00:53:33de l'enfance
00:53:33à la bientraitance
00:53:34au repérage
00:53:36justement
00:53:37des signaux
00:53:38de maltraitance
00:53:39au remontée
00:53:40de signalement
00:53:41tous ces sujets là
00:53:41enfin moi j'avais calculé
00:53:42pour ma période
00:53:43mais ça s'est encore
00:53:44largement amplifié
00:53:45après
00:53:46qu'il y avait
00:53:46près de 11 000 agents
00:53:47qui avaient été formés
00:53:48spécifiquement
00:53:48à ces thématiques
00:53:50donc on n'a évidemment
00:53:51pas attendu
00:53:522025
00:53:52pour faire des formations
00:53:55à la prévention
00:53:56de la maltraitance
00:53:57au repérage
00:53:57des difficultés
00:53:58chez les enfants
00:53:59c'est une préoccupation
00:54:00constante
00:54:00c'est même une des actions
00:54:01du projet éducatif
00:54:03de territoire
00:54:03qu'on a retenu
00:54:04en 2021
00:54:05on va y venir tout à l'heure
00:54:06c'était vraiment
00:54:07au coeur de nos préoccupations
00:54:08et donc là
00:54:08vous pointez une formation
00:54:10mais je redis
00:54:10qu'on a relisté
00:54:12j'ai ressorti
00:54:13les formations
00:54:14en protection de l'enfance
00:54:16et prévention
00:54:17de la maltraitance
00:54:18repérage
00:54:18il y en a eu énormément
00:54:20depuis 2015
00:54:21alors il y a une autre
00:54:23pardon je vous en prie
00:54:24comme vous parlez
00:54:25de repérage
00:54:26et de signaux faibles
00:54:28les informations préoccupantes
00:54:30qu'on fait
00:54:30à la cellule de recueillement
00:54:32des informations préoccupantes
00:54:34c'est un repérage
00:54:36de signaux faibles
00:54:37sur un enfant
00:54:37et donc
00:54:41ces signalements
00:54:42n'ont fait qu'augmenter
00:54:44sur les dernières années
00:54:45ça montre bien
00:54:45qu'à force
00:54:46de mettre en place
00:54:47des formations
00:54:48les agents sont
00:54:49de plus en plus
00:54:51habitués
00:54:52à détecter
00:54:53ces signaux faibles
00:54:54chez l'enfant
00:54:54sinon
00:54:55il n'y aurait pas
00:54:56d'IP
00:54:58sur la recommandation
00:55:0046
00:55:01qui était une mesure
00:55:02très simple
00:55:03à mettre en place
00:55:04puisqu'en fait
00:55:04elle visait
00:55:05à limiter
00:55:06l'usage
00:55:07du téléphone portable
00:55:08et à sanctionner
00:55:09tout usage
00:55:10détourné
00:55:11dans le tableau
00:55:13du COPIL
00:55:13du 25 novembre 2015
00:55:16il était demandé
00:55:17que cette mesure
00:55:18soit mise en place
00:55:20immédiatement
00:55:21à très court terme
00:55:22pourquoi n'a-t-elle
00:55:23pas été mise en place
00:55:24parce que beaucoup
00:55:25de rêves reconnaissent
00:55:27et on le voit
00:55:29dans le témoignage
00:55:30de parents
00:55:31que certains animateurs
00:55:33sont
00:55:35on va dire souvent
00:55:36sont parfois
00:55:37sur leur téléphone portable
00:55:42alors ce point-là
00:55:45figure dans la charte
00:55:46de l'animateur
00:55:46donc répété
00:55:47et donné
00:55:48quand on recrute
00:55:49des nouvelles personnes
00:55:50alors je vous coupe
00:55:52pardon
00:55:52madame Fadi Carel
00:55:53la charte de l'animateur
00:55:54elle a été jugée
00:55:54très peu pédagogique
00:55:56et très peu efficace
00:55:57c'est pour ça qu'on la revoit
00:55:57madame
00:55:58elle est en train
00:55:58d'être revue
00:55:59mais voilà
00:55:59donc attention
00:56:00parce que vous parlez
00:56:01de formation
00:56:01mais en l'occurrence
00:56:01encore une fois
00:56:02c'est l'exécution
00:56:03c'est-à-dire qu'il y a
00:56:03les principes
00:56:04et il y a
00:56:04le principe de réalité
00:56:05vous ne pouvez pas nous dire
00:56:06qu'on n'en parle pas
00:56:07alors qu'on le met
00:56:08dans un document
00:56:09comme parce que
00:56:09il y a tous les vacataires
00:56:10et tous les animateurs
00:56:11qui soient titulaires
00:56:12vacataires
00:56:12vous n'êtes plus
00:56:15donc je reprends
00:56:16j'ai dit
00:56:17vous ne pouvez pas nous dire
00:56:18qu'on ne fait rien
00:56:21alors qu'on a un document
00:56:22qui est imparfait
00:56:25c'est pour ça qu'on l'a revu
00:56:26les parents nous ont fait remonter
00:56:28un certain nombre d'éléments
00:56:29sur cette charte
00:56:30et on a envie de la transformer
00:56:32en une charte
00:56:33des adultes auprès des enfants
00:56:35pas simplement des animateurs
00:56:36parce que dans l'école
00:56:37il y a beaucoup d'adultes
00:56:38auprès des enfants
00:56:38et donc ce point-là
00:56:40figure dans la charte
00:56:41même si elle est imparfaite
00:56:45en même temps
00:56:46enfin je veux dire
00:56:46ça fait partie
00:56:47des sujets
00:56:48qui sont extrêmement
00:56:49compliqués à traiter
00:56:50nous avons rappelé
00:56:51régulièrement
00:56:52Bérénice
00:56:53je suis en super
00:56:54de mon côté aussi
00:56:55que les téléphones portables
00:56:57devaient rester
00:56:58pour une utilisation
00:57:00professionnelle
00:57:01parce que
00:57:01les animateurs
00:57:03doivent être
00:57:04joignables
00:57:05à tout moment
00:57:05pour des questions
00:57:06de sécurité
00:57:07ou s'ils ont besoin
00:57:08de l'appui
00:57:09d'un collègue
00:57:12mais il revient
00:57:13au rêve
00:57:13oui mais là
00:57:14on disait
00:57:14sanctionner
00:57:15le rêve
00:57:16sanctionner les usages
00:57:17détourner des téléphones
00:57:19portables
00:57:19on comprend
00:57:19pour la sécurité
00:57:20évidemment
00:57:21madame
00:57:21je ne suis pas dans l'école
00:57:22c'est le responsable
00:57:23de l'équipe
00:57:23qui au quotidien
00:57:25reprend ses animateurs
00:57:26est-ce que vous vous assuriez
00:57:27justement
00:57:28de contrôler
00:57:29que cette
00:57:30c'est l'encadrement
00:57:32enfin
00:57:32l'encadrement
00:57:34de proximité
00:57:35c'est son rôle
00:57:36c'est son premier rôle
00:57:37alors
00:57:38donc bien sûr
00:57:39il y a une autre
00:57:40recommandation
00:57:41puisque
00:57:42pardon
00:57:42on va avancer
00:57:43pour laisser la parole
00:57:44ensuite à mes collègues
00:57:45il y a une autre
00:57:46recommandation
00:57:46la recommandation 36
00:57:48sur la formation
00:57:49aux obligations
00:57:49de signalement
00:57:50donc là
00:57:50il s'agit
00:57:51de toutes les
00:57:51les formations
00:57:53obligatoires
00:57:53sur l'identification
00:57:54on le disait
00:57:55des signaux faibles
00:57:55sur le devoir
00:57:57au titre
00:57:57de l'article 40
00:57:58sur le recueil
00:57:59de la parole
00:57:59et là encore
00:58:00les syndicats
00:58:01d'animateurs
00:58:03je leur ai posé
00:58:04une question
00:58:04entre 2015
00:58:06et 2025
00:58:07quelles ont été
00:58:07les instructions
00:58:09politiques
00:58:09ou administratives
00:58:10qui vous ont été
00:58:12données
00:58:12en matière
00:58:13de formation
00:58:14des agents
00:58:15et aux signaux faibles
00:58:16et là
00:58:16ils nous ont dit
00:58:17n'avoir reçu
00:58:19entre 2015
00:58:20et 2025
00:58:21aucune instruction
00:58:22politique
00:58:23ou administrative
00:58:24sur la formation
00:58:25des agents
00:58:25donc à l'article 40
00:58:28comment vous expliquez
00:58:29cette différence
00:58:30de perception
00:58:31en fait
00:58:31entre ce que vous
00:58:32nous dites
00:58:33actuellement
00:58:34et ce que les syndicats
00:58:35nous ont dit
00:58:36encore une fois
00:58:36je le redis
00:58:37entre 2015
00:58:37et 2025
00:58:38ils n'ont pas
00:58:39reçu
00:58:40de formation
00:58:40ni sur l'article 40
00:58:42ni sur les signaux faibles
00:58:46moi je peux juste
00:58:47vous redire
00:58:48encore une fois
00:58:48on pourra vous donner
00:58:49les chiffres
00:58:50du nombre
00:58:50d'agents formés
00:58:52année après année
00:58:53sur ces thématiques
00:58:54de prévention des violences
00:58:56de repérage
00:58:56des signaux faibles
00:58:57je redis que dans le projet
00:58:58éducatif de territoire
00:58:59c'était une des actions
00:59:01voilà
00:59:02il y en avait beaucoup
00:59:03mais
00:59:04qui s'appelait
00:59:05explicitement
00:59:06accompagner les professionnels
00:59:07dans la promotion
00:59:08de la bientraitance
00:59:09et la prévention
00:59:09de la maltraitance
00:59:10et qui visait
00:59:11à je cite
00:59:12améliorer la détection
00:59:13des signaux
00:59:13de maltraitance
00:59:14et la bonne transmission
00:59:15du recueil d'informations
00:59:16préoccupantes
00:59:16avec trois volets
00:59:17déformations
00:59:17la meilleure identification
00:59:19des signaux faibles
00:59:20la appropriation des circuits
00:59:21la création
00:59:21de la référentielle commun
00:59:22sur la protection
00:59:23de l'enfance
00:59:24à destination des directeurs
00:59:25d'école
00:59:26et des rêves
00:59:26donc ça c'est un travail
00:59:27qui a été poursuivi
00:59:28et qui a donné lieu
00:59:29à un va des mécom
00:59:30encore une fois
00:59:31c'est vraiment
00:59:31une préoccupation constante
00:59:32on peut toujours dire
00:59:34que c'est pas assez
00:59:35la formation
00:59:35c'est sûr
00:59:36je veux dire
00:59:36la DASCO
00:59:37c'est un tiers
00:59:38des effectifs de la ville
00:59:38c'est un défi
00:59:40de tous les jours
00:59:41de maintenir
00:59:42à niveau de formation
00:59:43l'ensemble des agents
00:59:44en revanche
00:59:45un effort
00:59:45vraiment massif
00:59:47a été fait
00:59:48depuis 2015
00:59:48et il s'est encore
00:59:49amplifié
00:59:50après mon départ
00:59:51et donc je le redis
00:59:52la création
00:59:53de l'école des métiers
00:59:53en 2018
00:59:55c'était une volonté
00:59:56vraiment de structurer ça
00:59:57on a travaillé
00:59:58le parcours
00:59:58de formation initiale
00:59:59des animateurs
01:00:00autour de six compétences
01:00:01socles
01:00:02dont une était
01:00:03la prévention des violences
01:00:04la protection de l'enfance
01:00:05c'était vraiment
01:00:06au coeur de tout
01:00:07donc honnêtement
01:00:08entend les organisations
01:00:09syndicales dire
01:00:10que ce n'était pas
01:00:10dans les consignes
01:00:11ce n'était pas au coeur
01:00:12des préoccupations
01:00:13c'est pas possible
01:00:14moi j'ai sous les yeux
01:00:15le rapport
01:00:15de l'école
01:00:16de juin 2024
01:00:18donc il y a aussi
01:00:18une enquête administrative
01:00:19qui le précise
01:00:21en fait
01:00:21la mairie de Paris
01:00:22a lancé en grande pompe
01:00:23la formation
01:00:24or justement
01:00:25ce rapport précise
01:00:27que la formation
01:00:28sur les compétences
01:00:29psychosociales
01:00:30a été présentée
01:00:31comme un axe fort
01:00:31de la posture professionnelle
01:00:33or la formation
01:00:34ne traite pas
01:00:35des infractions
01:00:36sexuelles
01:00:36aucune séquence
01:00:37pédagogique
01:00:38n'y est reliée
01:00:39elle est inadaptée
01:00:39aux violences sexuelles
01:00:41et donc
01:00:42il y a même
01:00:43des agents
01:00:43lors de ces auditions
01:00:44qui se sont exprimés
01:00:46qui ont été
01:00:46je le cite
01:00:47peu d'isers
01:00:48sur la formation
01:00:49certains n'ayant
01:00:50pas de souvenirs
01:00:52de formation
01:00:53sur les pratiques éducatives
01:00:54sur la bientraitance
01:00:56alors qu'elles avaient été
01:00:57ces formations
01:00:58suivies
01:00:59donc voilà
01:01:02là c'est une réalité
01:01:03terrain
01:01:04que je vous donne
01:01:05du rapport
01:01:05qui date de 2024
01:01:07et donc qui à chaque fois
01:01:09ré-alerte
01:01:10sur l'absence de formation
01:01:11en tout cas
01:01:11l'absence d'efficacité
01:01:12l'absence d'efficacité
01:01:14ça ne fonctionnait pas
01:01:15pas l'absence de formation
01:01:17là dans ces
01:01:17bon moi je ne connais pas
01:01:18ce rapport
01:01:19là mais
01:01:20l'absence
01:01:21l'absence
01:01:22de formation
01:01:23non
01:01:24les formations
01:01:25il y en a eu
01:01:25de façon massive
01:01:26beaucoup etc
01:01:28l'absence d'efficacité
01:01:30là vous citez
01:01:31voilà
01:01:31une école
01:01:32un rapport
01:01:32ça serait quand même
01:01:33à mesurer de façon globale
01:01:34après qu'on ait
01:01:35à chaque fois
01:01:35à s'améliorer dessus
01:01:36l'école des métiers
01:01:38à chaque formation
01:01:39voilà
01:01:39envoie un questionnaire
01:01:41demande comment ça a été approprié
01:01:42demande à la hiérarchie
01:01:43de vérifier
01:01:44aussi
01:01:44de donner de retour
01:01:46sur le
01:01:46le changement éventuellement
01:01:47dans les postures professionnelles
01:01:48des agents
01:01:49est-ce que ça a servi à quelque chose
01:01:50enfin
01:01:50ce souci de l'efficacité
01:01:52enfin il est constant
01:01:52enfin
01:01:53oui mais
01:01:54ce qui compte c'est le résultat
01:01:56et on voit qu'il y a des
01:01:58animateurs
01:01:58qui disent
01:01:59c'est un peu lointain
01:02:00ne se sont pas appropriés
01:02:01les formations
01:02:02je n'en doute pas
01:02:03sur
01:02:03voilà
01:02:05la population
01:02:06très étendue
01:02:07de la Desco
01:02:08évidemment
01:02:08ça ne peut pas faire
01:02:09100% d'efficacité
01:02:10alors je voudrais en venir
01:02:11madame Delpal
01:02:12à la mission flash
01:02:12de 2000
01:02:13je vous en prie
01:02:14pardon
01:02:14j'aimerais juste compléter
01:02:15parce que
01:02:17effectivement
01:02:17si les agents
01:02:18ne nous disent pas
01:02:20qu'ils n'ont pas compris
01:02:21la formation
01:02:21parce qu'ils ont la possibilité
01:02:22puisqu'il y a un formulaire
01:02:24pour répondre
01:02:24à l'issue de la formation
01:02:25donc s'ils ne nous le disent pas
01:02:27l'école des métiers
01:02:28ne peut pas réajuster
01:02:29les contenus
01:02:30donc la possibilité
01:02:31est donnée aux agents
01:02:33il faut qu'ils s'en emparent
01:02:34et juste
01:02:35je voulais
01:02:36dire une petite chose
01:02:37c'est que
01:02:37la formation
01:02:38sur les compétences
01:02:39psychosociales
01:02:40ne sont pas là
01:02:41pour
01:02:41enfin elle n'est pas là
01:02:42pour
01:02:44donner le signalement
01:02:45enfin la procédure
01:02:46de signalement
01:02:47cette formation
01:02:48elle est là
01:02:49pour
01:02:50mettre un mot
01:02:51sur les émotions
01:02:52comprendre les émotions
01:02:54et pour les adultes
01:02:55aussi
01:02:55arriver à
01:02:57prendre en compte
01:02:58les émotions
01:02:58des enfants
01:02:59dans leur travail
01:03:00quotidien
01:03:00au sein
01:03:01des établissements
01:03:02donc ça
01:03:05aide à comprendre
01:03:06l'enfant
01:03:07ça aide l'enfant
01:03:08à exprimer
01:03:09ses émotions
01:03:09quand il en a
01:03:11et donc ça nous aide
01:03:12aussi
01:03:12quand quelque chose
01:03:14ne va pas
01:03:14qu'il puisse l'exprimer
01:03:15et qu'on puisse le comprendre
01:03:16et analyser
01:03:17ce retour qu'il nous fait
01:03:18mais elle n'est
01:03:19en aucun cas
01:03:20c'est pas une formation
01:03:22sur les dispositifs
01:03:23de signalement
01:03:24alors sur la mission
01:03:25flash
01:03:25madame Delpal
01:03:26de 2025
01:03:27donc cette mission
01:03:28flash dresse
01:03:29un tableau critique
01:03:30donc du plan
01:03:31très-versal
01:03:31de lutte contre
01:03:32les violences
01:03:33annoncées
01:03:33dix ans plus tôt
01:03:34par Emmanuel Grégoire
01:03:36et là encore
01:03:37la citation
01:03:38dit
01:03:39le seul rapport
01:03:40est un tableau
01:03:41Excel
01:03:42associé à un échange
01:03:43de mail
01:03:44de l'inspection générale
01:03:45avec le secrétariat
01:03:46général
01:03:46j'ai interrogé
01:03:48j'ai interrogé
01:03:48madame Hidalgo
01:03:48sur la traduction
01:03:50concrète
01:03:50de ces annonces
01:03:52et madame Hidalgo
01:03:53nous a répondu
01:03:54vous demanderez
01:03:55à mon administration
01:03:56autrement dit
01:03:56madame Delpal
01:03:57qui est devenue
01:03:58ce plan
01:03:59de 2015
01:04:01la mission flash
01:04:02oui oui absolument
01:04:03parce que moi je suis arrivée
01:04:04en 2018
01:04:05alors ce que je peux vous dire
01:04:06c'est que je suis arrivée
01:04:07en janvier 2018
01:04:08en janvier 2018
01:04:09à l'ADASCO
01:04:10et donc
01:04:12trois ans
01:04:13après l'apparition
01:04:14du rapport
01:04:15du plan
01:04:16on était
01:04:16plus dans la mise en oeuvre
01:04:18parce qu'encore une fois
01:04:20les recommandations
01:04:21du rapport
01:04:22avaient été
01:04:24prises
01:04:25très au sérieux
01:04:26et très directement
01:04:27à l'ADASCO
01:04:28en particulier
01:04:29je le redis
01:04:29une des autrices
01:04:30du rapport
01:04:30avait été engagée
01:04:31comme sous-directrice
01:04:32de la politique éducative
01:04:34avant que j'arrive
01:04:36précisément
01:04:36dans l'idée aussi
01:04:38qu'elle connaîtrait
01:04:39parfaitement
01:04:39le rapport
01:04:40ses recommandations
01:04:40et qu'elle pourrait
01:04:43contribuer
01:04:43à sa mise en oeuvre
01:04:44donc
01:04:47trois ans après
01:04:48on n'était pas
01:04:49dans le suivi
01:04:50des recommandations
01:04:51d'un rapport
01:04:51on était plutôt
01:04:52dans la mise en
01:04:53la consolidation
01:04:55des actions
01:04:56qui avaient déjà
01:04:57été mises en place
01:04:58et qui avaient été mises
01:04:59en place
01:04:59je le redis
01:04:59sur le circuit
01:05:01de remontée
01:05:01des informations
01:05:02sur le traitement
01:05:03des cas
01:05:04les enquêtes
01:05:05on a recruté
01:05:05à l'ADASCO
01:05:06un officier
01:05:07issu de la brigade
01:05:08de protection
01:05:09des mineurs
01:05:09qui était chargée
01:05:10à la fois
01:05:10de former
01:05:12sensibiliser
01:05:12tous les encadrants
01:05:13et de mener
01:05:13les enquêtes
01:05:14sur les affaires
01:05:15de violences sexuelles
01:05:17et sur les formations
01:05:19dont j'ai parlé
01:05:21précédemment
01:05:22donc en fait
01:05:22tout ça
01:05:23était déjà
01:05:26organisé
01:05:26et moi
01:05:27quand je suis arrivée
01:05:28mon rôle
01:05:28c'était de
01:05:29consolider ça
01:05:30après il y avait
01:05:31des travaux
01:05:31qui se poursuivaient
01:05:32dans ce sillage là
01:05:33et notamment
01:05:35coordonnés
01:05:35au secrétaire général
01:05:36en particulier
01:05:38en ce qui concerne
01:05:39la consultation
01:05:39du figès
01:05:40des travaux
01:05:41avec la préfecture
01:05:41pour différents
01:05:43protocoles
01:05:43qui se sont succédés
01:05:44pour qu'on puisse
01:05:46consulter
01:05:47le figès
01:05:48que la ville
01:05:48puisse avoir
01:05:49droit à cette consultation
01:05:50que la préfecture
01:05:52fasse la consultation
01:05:52du figès
01:05:53pour un certain nombre
01:05:53d'agents de la ville
01:05:54et il fallait négocier
01:05:55pied à pied
01:05:56avec la préfecture
01:05:57le nombre
01:05:58d'agents potentiels
01:05:59qui pouvaient
01:05:59être concernés
01:06:01parce que l'état
01:06:02manquait de moyens
01:06:02pour éviter ces contrôles
01:06:03d'abord
01:06:04très très clairement
01:06:06notre seul
01:06:08objectif
01:06:10c'est bien
01:06:10d'essayer
01:06:11d'établir
01:06:12une chaîne
01:06:13des responsabilités
01:06:15d'observer
01:06:16les défaillances
01:06:18qu'il peut y avoir
01:06:19dans l'interaction
01:06:20des acteurs
01:06:22sous le toit
01:06:23d'un édifice
01:06:24qui nous est
01:06:25toutes et tous
01:06:26particulièrement
01:06:27précieux
01:06:28qui est l'école
01:06:28de la république
01:06:31et de faire
01:06:33des recommandations
01:06:34pour essayer
01:06:36que par la suite
01:06:38ce qui s'est passé
01:06:39ne puisse pas
01:06:40se reproduire
01:06:40ou en tous les cas
01:06:41qu'on essaie
01:06:43d'avoir
01:06:44des procédures
01:06:45des interactions
01:06:46et de la fluidité
01:06:48qui évite
01:06:49autant que faire se peut
01:06:50ce type de drame
01:06:52et donc moi
01:06:53je remercie
01:06:54madame la porteur
01:06:55de questions
01:06:55très très précises
01:06:56qui sont quand même
01:06:57le fruit
01:06:57d'un intense travail
01:07:00qui permette
01:07:01cette mise à nu
01:07:03parfois un peu difficile
01:07:04cela
01:07:04je comprends très bien
01:07:06que cela ne fût pas
01:07:07tout à fait
01:07:08toujours agréable
01:07:09pour vous
01:07:09mais il n'y a
01:07:10aucune posture
01:07:12de jugement
01:07:13de notre part
01:07:14mais simplement
01:07:15d'essayer
01:07:16de comprendre
01:07:16et d'essayer
01:07:17d'établir
01:07:18et nous débattrons
01:07:19ensuite
01:07:19en commission
01:07:20pour arriver
01:07:21à un rapport
01:07:22qui est de quelque utilité
01:07:24pour le pays
01:07:24par rapport au drame
01:07:26que l'on a
01:07:27enregistré
01:07:28je voudrais aussi
01:07:29dire clairement
01:07:31que notre démarche
01:07:33est nationale
01:07:35mais vous étiez
01:07:36en responsabilité
01:07:37des affaires scolaires
01:07:38de la ville
01:07:39de Paris
01:07:40et c'est pour cela
01:07:41que le sujet
01:07:42ce matin
01:07:43a été parisien
01:07:44tant
01:07:45je remarque
01:07:47simplement
01:07:47que sur d'autres
01:07:49commissions
01:07:49d'enquête
01:07:50sur des sujets
01:07:51qui concernaient
01:07:52le scolaire
01:07:54et le périscolaire
01:07:56on n'a pas pris
01:07:57autant de pudeur
01:07:58et de précaution
01:08:00pour élargir
01:08:01le sujet
01:08:02lorsqu'il a porté
01:08:03sur une autre affaire
01:08:06je voudrais aussi dire
01:08:10que certes
01:08:11le mouvement
01:08:11est national
01:08:14oui oui
01:08:16c'était dans l'autre chambre
01:08:19c'était dans l'autre chambre
01:08:21où on a mis point
01:08:22de pudeur
01:08:22on a moins essayé
01:08:24d'élargir le sujet
01:08:25et à l'époque
01:08:26personne n'y a trouvé
01:08:29la moindre difficulté
01:08:33personne
01:08:35et je dirais
01:08:37même certains
01:08:37ont pu se délecter
01:08:41il y a quand même
01:08:42quelque chose
01:08:42de particulier
01:08:44c'est que
01:08:45si le sujet
01:08:45est national
01:08:46si l'émotion
01:08:47est aujourd'hui
01:08:48nationale
01:08:49si comme l'a dit
01:08:50Adelziane
01:08:52cela remonte
01:08:54et les paroles
01:08:54se délient
01:08:55et l'opinion
01:08:56est confrontée
01:08:57la représentation
01:08:58parlementaire
01:08:59avec elle
01:09:00au sujet
01:09:01avec une force
01:09:02qui nous interpelle
01:09:05les alertes parisiennes
01:09:06sont anciennes
01:09:10et on a le sentiment
01:09:13qu'il y a eu
01:09:14une possibilité
01:09:15de franchir
01:09:16le mur du périphérique
01:09:17si j'ose parler ainsi
01:09:19et qu'il y a là
01:09:20quand même
01:09:21une problématique
01:09:22une difficulté
01:09:24pourquoi
01:09:27ceux qui étaient
01:09:28quand même alertés
01:09:28ayant donné lieu
01:09:29à des inspections
01:09:30à des rapports
01:09:32n'aient pas
01:09:35pu trouver sa place
01:09:36dans le débat public
01:09:37si cela avait été
01:09:38le cas
01:09:39depuis dix ans
01:09:40on aurait pu éviter
01:09:42beaucoup de drame
01:09:44c'est quand même
01:09:45quelque chose
01:09:45qui moi
01:09:46m'interpelle
01:09:47en tant qu'élu
01:09:49j'allais dire
01:09:50provincial
01:09:50puisqu'ici
01:09:51on a quasiment
01:09:51joué Paris
01:09:52la province
01:09:52ce matin
01:09:56je suis aussi
01:09:57un peu surpris
01:10:00et cela va rendre
01:10:01très difficile
01:10:02par notre rapporteur
01:10:03l'établissement
01:10:04de cette chaîne
01:10:05des responsabilités
01:10:06du hiatus
01:10:08alors moi qui me surprend
01:10:10mais je suis
01:10:12toute ma cagardie
01:10:13locale
01:10:13était dans une petite ville
01:10:15du hiatus
01:10:16entre le politique
01:10:18et l'administration
01:10:23et pour le parlementaire
01:10:26que je suis
01:10:26et qui croit
01:10:27à la chose publique
01:10:28et à l'engagement politique
01:10:29ça m'interpelle
01:10:31et ça m'inquiète
01:10:34lorsque nous avons entendu
01:10:35madame Hidalgo
01:10:37elle nous a dit
01:10:38je cite
01:10:39sur l'article 40
01:10:40l'administration
01:10:42ne m'a pas informé
01:10:45l'administration
01:10:46n'a pas suivi
01:10:47mes consignes
01:10:50je suis en désaccord
01:10:51avec le changement
01:10:52de doctrine
01:10:55et sur la mise en oeuvre
01:10:58du plan de 2015
01:11:01j'ai demandé
01:11:02à l'administration
01:11:02la mise en oeuvre
01:11:03des recommandations
01:11:05et
01:11:06nous avons eu le sentiment
01:11:09qu'elles n'avaient pas
01:11:10été suivies
01:11:13par ailleurs
01:11:16madame Hidalgo
01:11:17nous a dit
01:11:19j'ai eu le sentiment
01:11:20d'une administration
01:11:21centrale
01:11:22qui aurait parfois
01:11:23agi
01:11:24sans que le politique
01:11:25le sache
01:11:28permettez-moi
01:11:28que
01:11:28en ces murs
01:11:30ces propos
01:11:32puissent être
01:11:33choquants
01:11:36par ailleurs
01:11:36dans l'édition
01:11:38que l'on vient d'avoir
01:11:38il me semble bien
01:11:39en effet
01:11:40que le changement
01:11:40de doctrine
01:11:44n'ait pas reçu
01:11:46la moindre validation
01:11:47que vous a dit
01:11:49c'est la direction
01:11:50des affaires juridiques
01:11:52il me semblait
01:11:53que dans
01:11:53une collectivité
01:11:55il y avait un cabinet
01:11:56et un échelon politique
01:11:58je n'en ai pas
01:11:59entendu parler
01:12:00j'ai vu
01:12:01une administration
01:12:01qui parlait
01:12:02à une autre administration
01:12:04et cela
01:12:04c'est pas ce que vous disiez
01:12:06le contraire
01:12:07mais à ce moment là
01:12:09c'est Mme Hidalgo
01:12:11qui aura dit
01:12:13des choses
01:12:13qui ne seraient pas vraies
01:12:14en tous les cas
01:12:15il me semble
01:12:16que ce changement
01:12:17de doctrine
01:12:17sur les signes
01:12:18n'a pas donné lieu de dialogue
01:12:20avec les champs politiques
01:12:21en tous les cas
01:12:22c'est bien
01:12:22ce que nous a dit
01:12:23l'ancienne maire
01:12:24de Paris
01:12:27donc j'aimerais vous entendre
01:12:28sur ce hiatus
01:12:29qui me paraît surprenant
01:12:32dans une grande collectivité
01:12:35la première de France
01:12:36qui est la ville
01:12:37de Paris
01:12:39le deuxième
01:12:41élément
01:12:42qui m'a surpris
01:12:43même si vous avez
01:12:45donné des explications
01:12:46que je voulais
01:12:47entendre
01:12:48c'est quand même
01:12:49dans une administration
01:12:50aussi structurée
01:12:54je vais le comprendre
01:12:56dans les petites
01:12:57dans les communes
01:12:59de petite taille
01:12:59qui font le quotidien
01:13:01de ma vie
01:13:01de sénateur
01:13:02des périnats antiques
01:13:03mais dans une administration
01:13:04aussi structurée
01:13:06de Paris
01:13:07un
01:13:08l'absence
01:13:09de
01:13:10un certain nombre
01:13:10de traces écrites
01:13:11et de procédures écrites
01:13:13vous en êtes
01:13:14vous en êtes défendus
01:13:15mais enfin
01:13:16elles existent
01:13:17quand même
01:13:18et surtout
01:13:18à partir du moment
01:13:20où
01:13:21il y a eu
01:13:21médiatisation
01:13:22où il y a eu
01:13:23intervention du parquet
01:13:24que les procédures
01:13:25n'aient pas été changées
01:13:27voilà
01:13:30je terminerai
01:13:31en vous disant
01:13:33que c'est vrai
01:13:33que nous sommes
01:13:34confrontés
01:13:35à quelque chose
01:13:35d'assez insupportable
01:13:37ça allait
01:13:40dans d'autres affaires
01:13:42beaucoup moins graves
01:13:43mais qui ont défait
01:13:44la chronique
01:13:44et j'ai eu l'occasion
01:13:46moi-même
01:13:46y compris
01:13:48en dehors
01:13:49de tout
01:13:50esprit partisan
01:13:51puisque après tout
01:13:53d'être parfois surpris
01:13:56de ce
01:13:56c'est pas moi
01:13:57c'est l'autre
01:13:58cette absence
01:13:59de prise de responsabilité
01:14:00pour que les choses
01:14:01soient claires
01:14:02tout à l'heure
01:14:02j'évoquais
01:14:02là j'évoque
01:14:03le Louvre
01:14:04c'est beaucoup moins grave
01:14:06que ce dont nous parlons
01:14:07enfin c'est quand même grave
01:14:09donc ce sentiment
01:14:10où on se renvoie la balle
01:14:11dans une impunité générale
01:14:14qui dans une démocratie
01:14:17ne nourrit
01:14:18que des postures extrêmes
01:14:21et donc
01:14:23j'ai bien entendu
01:14:24mais madame
01:14:26vous
01:14:27vous êtes
01:14:29à la fin
01:14:30de votre intervention
01:14:31j'ai vu
01:14:32le sentiment
01:14:33d'un peu de regret
01:14:35il a fallu
01:14:36une heure et demie
01:14:39donc est-ce que vous pensez
01:14:42que vous voudriez
01:14:43plus faire mieux
01:14:44est-ce que vous
01:14:45êtes en capacité
01:14:48de confesser
01:14:49quelques regrets
01:14:51est-ce que vous êtes
01:14:52en capacité
01:14:53d'endosser
01:14:54une part
01:14:55de vos responsabilités
01:15:01merci de toutes ces
01:15:03remarques
01:15:04et précisions
01:15:06donc il y a
01:15:07plusieurs éléments
01:15:08dans ce que vous disiez
01:15:09peut-être sur
01:15:10sur l'article 40
01:15:14la validation
01:15:15du changement
01:15:15de doctrine
01:15:16et le hiatus
01:15:17entre le politique
01:15:17et l'administratif
01:15:18alors il n'y a pas
01:15:20de hiatus
01:15:20enfin moi
01:15:21tout au long
01:15:22de mes fonctions
01:15:24de directrice
01:15:24de l'ADASCO
01:15:25j'avais des relations
01:15:26extrêmement fluides
01:15:27avec l'adjoint
01:15:28des affaires scolaires
01:15:29Patrick Bloch
01:15:29et son cabinet
01:15:30avec le cabinet
01:15:31de la maire
01:15:31donc il n'y avait
01:15:32pas de hiatus
01:15:34de coupures
01:15:35tout était fait
01:15:36toujours
01:15:38avec une information
01:15:39constante
01:15:39des temps d'échange
01:15:41etc
01:15:41donc je veux juste
01:15:42préciser ça
01:15:42en point global
01:15:43s'agissant
01:15:44de l'article 40
01:15:45peut-être que je me suis
01:15:46mal fait comprendre
01:15:46ce que j'ai expliqué
01:15:48c'est que effectivement
01:15:49c'était la direction
01:15:51des affaires juridiques
01:15:51qui était la sachante
01:15:52sur le sujet
01:15:53qui définissait
01:15:55les éléments
01:15:56de doctrine
01:15:57et du coup
01:15:57de consignes
01:15:59administratives
01:15:59pour les autres directions
01:16:00qui devaient lui remonter
01:16:02les potentiels
01:16:03d'article 40
01:16:05mais ce que j'ai précisé
01:16:06aussi
01:16:06c'est que
01:16:07cette doctrine là
01:16:09elle a été
01:16:09formalisée
01:16:10puisque vous évoquez
01:16:11le manque de procédure
01:16:12écrite
01:16:12je pense qu'on pourra
01:16:13vous donner
01:16:13tout un tas
01:16:14de documents
01:16:14qui montrent
01:16:15qu'on en a fait
01:16:15quand même
01:16:16énormément
01:16:16des procédures
01:16:17écrites
01:16:17donc qu'il y ait
01:16:18des choses
01:16:18mal appropriées
01:16:19c'est autre chose
01:16:20mais absence
01:16:20de procédure
01:16:21écrite
01:16:21on ne peut pas
01:16:22exactement dire ça
01:16:23donc le guide
01:16:25alerte comportement
01:16:26adulte
01:16:28qui encore une fois
01:16:29retrace l'ensemble
01:16:29des consignes
01:16:31et de ce qu'il faut
01:16:31faire en cas
01:16:32de signalement
01:16:35évoque
01:16:35l'article 40
01:16:36je dois l'avoir
01:16:37sur moi
01:16:37et indique
01:16:38clairement
01:16:39cette répartition
01:16:40le fait que ça
01:16:41remonte à l'adage
01:16:42et que l'article 40
01:16:43peut ne pas être fait
01:16:45s'il y a déjà
01:16:45plainte des familles
01:16:46ce guide a été
01:16:48échangé
01:16:49validé
01:16:49par le cabinet
01:16:50de la maire
01:16:54mais donc
01:16:55sans surprise
01:16:55puisque encore une fois
01:16:56on avait des échanges
01:16:57tout à fait
01:16:58constants
01:16:58et fluides
01:17:02donc
01:17:02deuxième point
01:17:03l'absence
01:17:04de traces
01:17:05et de procédure
01:17:05écrite
01:17:06je crois
01:17:06avoir dit
01:17:07qu'il y en a
01:17:09il y en a sans doute
01:17:10pas assez
01:17:10on a évoqué
01:17:12quelques failles
01:17:13des éléments
01:17:14certains entretiens
01:17:15qui parfois
01:17:15ne sont pas écrits
01:17:16ou autres
01:17:17mais la consigne
01:17:19est toujours
01:17:20d'avoir des écrits
01:17:21et en tout cas
01:17:21les procédures
01:17:22et les consignes
01:17:22elles étaient
01:17:23très largement écrites
01:17:24et depuis 2015
01:17:25tout ça
01:17:26a été mis
01:17:28en place
01:17:29je reviens
01:17:30pour répondre
01:17:31aussi à votre question
01:17:32sur
01:17:32évidemment
01:17:33que j'aurais pu faire mieux
01:17:35enfin évidemment
01:17:36évidemment
01:17:37évidemment
01:17:37évidemment
01:17:38d'ailleurs
01:17:39Sophie a continué
01:17:40après moi
01:17:41et elle a fait
01:17:41beaucoup mieux
01:17:42sur la formation
01:17:43sur d'autres éléments
01:17:44le dernier
01:17:44voilà
01:17:45les investissements
01:17:46importants
01:17:47du dernier plan
01:17:48du nouveau maire
01:17:50voilà
01:17:50apportent aussi
01:17:51des moyens
01:17:52pour faire encore plus
01:17:53encore mieux
01:17:53évidemment
01:17:54en revanche
01:17:55je le redis
01:17:58ma détermination
01:17:59elle était totale
01:18:00et on avait
01:18:01structuré
01:18:02une politique
01:18:03et ça a commencé
01:18:04avant moi
01:18:05de prévention
01:18:05de ces violences
01:18:07et
01:18:09j'aurais pu
01:18:10bien faire mieux
01:18:11je vraiment
01:18:11encore une fois
01:18:14je redis
01:18:14que c'est un drame
01:18:15quand ces faits là
01:18:16arrivent
01:18:16et que
01:18:18oui
01:18:18on s'en sent responsable
01:18:19évidemment
01:18:20on l'est
01:18:21moi je pense avoir
01:18:21pris mes responsabilités
01:18:22en tant que d'ASCO
01:18:23mais à chaque fois
01:18:24mais je vous assure
01:18:24que
01:18:25chaque cas est différent
01:18:27à chaque cas
01:18:29on se réinterrogeait
01:18:30sur nos procès
01:18:31sur ce qui avait fonctionné
01:18:32pas fonctionné
01:18:33sur l'information
01:18:34à faire aux familles
01:18:34sur comment ça fonctionne
01:18:35tout ça c'est vraiment
01:18:37une matière hyper compliquée
01:18:38et donc des ajustements
01:18:39permanents à faire
01:18:40et on l'a fait en permanence
01:18:41alors vous dites
01:18:42je voudrais juste
01:18:43terminer là dessus
01:18:44les alertes parisiennes
01:18:46sont anciennes
01:18:48et donc c'est quand même
01:18:50une problématique
01:18:51que ça n'ait pas été
01:18:52mis plus en avant
01:18:53on aurait pu éviter
01:18:55des drames
01:18:56parce que c'était pas
01:18:57dans le débat public
01:18:58les alertes parisiennes
01:18:59sont anciennes
01:19:00parce que la ville
01:19:01s'est saisie de ce sujet
01:19:02depuis longtemps
01:19:03et parce que je le dis
01:19:04je pense que la ville
01:19:05de Paris était en avance
01:19:06je pense qu'en 2015
01:19:08peu de villes
01:19:09avaient cette conscience
01:19:10avaient ces éléments
01:19:12et avaient un rapport
01:19:14tel que celui
01:19:15de l'inspection générale
01:19:16sur toutes les failles
01:19:17toutes les difficultés
01:19:18et les points à améliorer
01:19:20et elle a pris
01:19:21à bras le corps
01:19:23ce qui est ancien
01:19:24c'est la violence
01:19:24faite aux enfants
01:19:25ce qui est ancien
01:19:26et ce qui est encore actuel
01:19:27c'est l'aveuglement
01:19:29collectif
01:19:30la tendance
01:19:31à minimiser ça
01:19:32enfin c'est tout
01:19:32ce qui est mis en avant
01:19:35comme sujet sociétal
01:19:37culturel
01:19:38ce qui est beaucoup
01:19:40débattu
01:19:41aujourd'hui
01:19:42et heureusement
01:19:42et donc
01:19:43je redis
01:19:44160 000 enfants
01:19:45parce qu'on parle
01:19:46de l'ampleur
01:19:47enfin Paris
01:19:48c'est 100 000 enfants
01:19:49dans les écoles publiques
01:19:50donc l'effet de volume
01:19:53et de masse
01:19:53explique aussi
01:19:54l'ampleur du phénomène
01:19:55on a un rapport
01:19:56avec une ville de banlieue
01:19:57peut-être de 1 à 30
01:19:59donc quand il y a
01:20:00un cas chez eux
01:20:01chez nous
01:20:01on en a 30
01:20:02donc forcément
01:20:03ça peut
01:20:04voilà
01:20:05effectivement
01:20:05et en plus
01:20:06on est quand même
01:20:06très transparent
01:20:07et donc ça
01:20:08c'est bien qu'on vous défendiez
01:20:10de là devenir procureur
01:20:11il n'y a rien des limites
01:20:12mais je ne suis pas procureur
01:20:13je vous explique simplement
01:20:14que en fait
01:20:15le sujet
01:20:15vous dites qu'il n'a pas été
01:20:17assimilé dans le débat public
01:20:17moi j'ai l'impression
01:20:18que
01:20:19M. Grégoire a parlé de trouille
01:20:21à faire remonter
01:20:22les informations
01:20:22oui
01:20:23je
01:20:24je
01:20:24M. Grégoire
01:20:28puisque ça peut être enregistré
01:20:29a parlé de trouille
01:20:30sur les remontées
01:20:31des informations
01:20:31de la part d'administration
01:20:32c'est le maire de Paris
01:20:35et vous ne me ferez pas croire
01:20:38je trouve que votre ton
01:20:40en défense
01:20:41devient assez déplacé
01:20:43vous ne me ferez pas croire
01:20:44que le pas de vague
01:20:45n'existe pas
01:20:45dans votre administration
01:20:46et que c'est ce pas de vague
01:20:47qu'il est urgent
01:20:49de combattre aujourd'hui
01:20:50je refuse complètement
01:20:51le pas de vague
01:20:52et l'omerta
01:20:53parce que c'était vraiment
01:20:54la détermination
01:20:56de l'administration
01:20:56de faire remonter
01:20:57cueillir en revanche
01:20:58je donne acte de votre refus
01:21:02je redis le problème
01:21:03plus global
01:21:04et plus général
01:21:05qui fait que oui
01:21:06on a tendance à minimiser
01:21:07que oui
01:21:08on peut
01:21:08voilà
01:21:09penser que
01:21:10ben non
01:21:10cet animateur
01:21:12il est très sympathique
01:21:13il a apprécié ses équipes
01:21:14il n'a pas pu faire ça
01:21:15il a dû juste être maladroit
01:21:16tout ça ça existe évidemment
01:21:17mais c'est des choses
01:21:18qui se travaillent dans la finesse
01:21:19qui sont extrêmement compliquées
01:21:20et je pense que Paris
01:21:21a plutôt contribué
01:21:22à mettre les choses
01:21:23dans le débat public
01:21:23enfin 160 000 enfants par an
01:21:25enfin rapport après rapport
01:21:27la civile c'est 2023
01:21:28il y avait eu des rapports avant
01:21:29etc
01:21:30ce sujet voilà
01:21:31mérite d'être mis
01:21:32effectivement
01:21:33à l'agenda
01:21:34on va rester là
01:21:36parce que ça ne devient pas
01:21:37on vous a la parole
01:21:40je voulais juste
01:21:41monsieur le vice-président
01:21:42madame la rapporteure
01:21:47regretter d'avoir pas pu
01:21:48prendre la parole au départ
01:21:49j'avais préparé un propos
01:21:53en venant ici devant vous
01:21:55aujourd'hui
01:21:56en apportant les réponses
01:21:57aux questionnaires
01:21:59que vous m'avez adressé
01:22:00et sans m'exonérer
01:22:01de mes responsabilités
01:22:03sans nier les failles
01:22:05qu'il y a pu exister
01:22:06et qu'il faut corriger
01:22:08j'ai présenté
01:22:09j'ai essayé de présenter
01:22:10les actions qui ont été mises en oeuvre
01:22:11j'ai essayé de faire des propositions
01:22:12nous n'avons pas eu l'occasion
01:22:14de mettre
01:22:15de partager
01:22:16les propositions
01:22:16qu'on avait à faire
01:22:18on n'est pas qu'en défense
01:22:20enfin je veux dire
01:22:20on a aussi des propositions
01:22:23et ce sujet
01:22:25il est vraiment
01:22:25je voulais éclairer
01:22:26la complexité des métiers
01:22:29je voulais aussi mettre
01:22:30en avant la difficulté
01:22:32qu'ont les professionnels
01:22:35qui travaillent dans les écoles
01:22:36que ce soit
01:22:37de l'éducation nationale
01:22:38de la ville de Paris
01:22:40nous sommes dans un monde
01:22:42violent
01:22:43il y a eu des attentats
01:22:44il y a eu le covid
01:22:46il y a le problème
01:22:48de santé mentale
01:22:49des enfants
01:22:50les enfants ont accès
01:22:51à la pédocrine
01:22:51enfin à la pornographie
01:22:53ils ont
01:22:54toute cette violence
01:22:57nos adultes
01:22:58qui travaillent dans les écoles
01:22:59ont à la gérer au quotidien
01:23:01et ils font
01:23:02au mieux
01:23:06donc je voulais vraiment
01:23:07vous dire ça
01:23:08et moi je suis très inquiète
01:23:09je suis très inquiète
01:23:10parce que
01:23:11nous avons fait
01:23:12beaucoup de choses
01:23:14pas parfaitement
01:23:15mais beaucoup de choses
01:23:17et malgré ça
01:23:19il y a des cas
01:23:22malgré ça
01:23:22nous ne sommes pas protégés
01:23:24nous activons
01:23:25les contrôles
01:23:26qui sont ceux
01:23:27qui sont mis en place
01:23:27par la loi
01:23:28et ce n'est pas suffisant
01:23:30ça ne nous protège pas
01:23:33donc aidez-nous
01:23:34aidez-nous
01:23:35à faire en sorte
01:23:36que quand on fait
01:23:37les contrôles
01:23:38et bien
01:23:38ces contrôles
01:23:39soient efficaces
01:23:43c'est comme ça
01:23:43qu'on protégera
01:23:44mieux nos enfants
01:23:47et donc
01:23:48les différentes propositions
01:23:50que j'avais
01:23:52c'était aussi
01:23:53des leçons
01:23:55internes
01:23:55tirées
01:23:55de ces drames
01:23:59on dit
01:24:00l'alerte
01:24:00à la hiérarchie
01:24:01vous disiez
01:24:03renvoi de balle
01:24:04l'alerte
01:24:05à la hiérarchie
01:24:06elle relève
01:24:07d'une responsabilité
01:24:08individuelle
01:24:08et une responsabilité
01:24:09collective
01:24:09au sein de l'établissement
01:24:10il faut que
01:24:12les personnels
01:24:13de l'éducation nationale
01:24:14les personnes de la ville
01:24:14reçoivent la même formation
01:24:16et soient sensibilisés
01:24:18aux mêmes choses
01:24:19parlent le même langage
01:24:20sur les violences
01:24:22la détection
01:24:23des signaux faibles
01:24:24c'est extrêmement compliqué
01:24:25c'est vraiment
01:24:27quelque chose
01:24:27de difficile
01:24:28une hérésie
01:24:30chez un enfant
01:24:31ça peut être
01:24:31psychologique
01:24:32physiologique
01:24:33ça peut être
01:24:35dû à l'école
01:24:37mais dû à autre chose
01:24:38les analyses
01:24:39de tout ça
01:24:39c'est compliqué
01:24:41et c'est forcément
01:24:41tous les adultes
01:24:42avec la famille
01:24:43qui essaient de comprendre
01:24:44le phénomène
01:24:46un adulte
01:24:47qui est pervers
01:24:48il va cacher
01:24:49cette perversité
01:24:50quand on va le recruter
01:24:51donc c'est extrêmement
01:24:53compliqué
01:24:54de le repérer
01:24:56et en plus
01:24:58dans les différents
01:24:59rapports
01:25:00que vous avez
01:25:01dû lire
01:25:02vous avez dû constater
01:25:03que parfois
01:25:05régulièrement
01:25:05souvent
01:25:07l'agent
01:25:07il est apprécié
01:25:08des enfants
01:25:08il est apprécié
01:25:09des adultes
01:25:10il est apprécié
01:25:10des familles
01:25:11et tout le monde
01:25:12est sidéré
01:25:12quand on apprend ça
01:25:13donc la détection
01:25:15mais des signaux faibles
01:25:16chez l'enfant
01:25:17et des signaux faibles
01:25:18chez l'adulte aussi
01:25:19sont compliqués
01:25:20et la formation
01:25:22qu'on a reçue
01:25:23du CRIAF
01:25:23nous disait aussi
01:25:24qu'un adulte
01:25:25peut pendant 20 ans
01:25:26exercer sa profession
01:25:27tout à fait normalement
01:25:28auprès des enfants
01:25:29et un jour
01:25:30parce qu'il subit
01:25:31des difficultés
01:25:33il traverse une période
01:25:33difficile de fragilité
01:25:36vriller
01:25:36et avoir une relation
01:25:37qui n'est plus normale
01:25:38à l'enfant
01:25:39donc ça veut dire
01:25:40qu'il faut aussi
01:25:40suivre au quotidien
01:25:42c'est assez compliqué
01:25:44le contrôle
01:25:46d'honorabilité
01:25:46on en a déjà parlé
01:25:47on en a parlé
01:25:48plusieurs fois
01:25:48il n'est pas suffisant
01:25:50il n'est pas suffisant
01:25:52vous avez entendu
01:25:53pourquoi
01:25:53le statut
01:25:54des professionnels
01:25:55pourquoi travailler
01:25:57dans une crèche
01:25:57nécessite d'avoir
01:25:58des concours
01:25:58et pourquoi venir
01:26:00travailler
01:26:00dans le périscolaire
01:26:02on n'a pas besoin
01:26:03d'avoir des concours
01:26:04une filière
01:26:05bien structurée
01:26:06c'est vraiment essentiel
01:26:09le délai de suspension
01:26:10dont on a parlé
01:26:11la coopération
01:26:12entre institutions
01:26:13je dois dire
01:26:14qu'à Paris
01:26:14on a une coopération
01:26:15étroite
01:26:16avec l'académie
01:26:17on travaille
01:26:18on se voit
01:26:19toutes les semaines
01:26:19on se voyait
01:26:20toutes les semaines
01:26:20on travaillait
01:26:21de manière étroite
01:26:22sur des programmes
01:26:23de formation
01:26:23sur le harcèlement
01:26:25entre enfants
01:26:26sur la protection
01:26:27d'enfants
01:26:27ce document a été fait
01:26:28ensemble
01:26:28on a fait des formations
01:26:29ensemble
01:26:29on est
01:26:32malgré ça
01:26:33on a des difficultés
01:26:34à faire en sorte
01:26:35que les agents
01:26:36se forment en même temps
01:26:37parce que les plannings
01:26:37ne sont pas les mêmes
01:26:40ça c'est vraiment
01:26:42quelque chose
01:26:42qu'il faut encore travailler
01:26:43alors la particularité
01:26:45à Paris
01:26:45c'est que le périscolaire
01:26:46est dans l'école
01:26:47dans d'autres collectivités
01:26:48c'est pas comme ça
01:26:52il faut accentuer
01:26:53ces formations communes
01:26:54avec les personnels
01:26:56de l'éducation nationale
01:26:59j'étais à une idée
01:27:00d'une pré-rentrée
01:27:01qui soit
01:27:03un jour de pré-rentrée
01:27:04ou une demi-journée
01:27:04de pré-rentrée supplémentaire
01:27:06où il y aurait une formation
01:27:07de tous les adultes
01:27:08la même formation
01:27:09sur les violences
01:27:10et qui pourrait aussi
01:27:13parler de l'organisation
01:27:14de l'établissement scolaire
01:27:15puisque
01:27:18l'établissement scolaire
01:27:19l'organisation de l'école
01:27:20n'est pas la même
01:27:21en fonction du bâtiment
01:27:24et dans l'accompagnement
01:27:25des familles
01:27:26pour finir
01:27:28oui on aurait pu
01:27:29beaucoup mieux faire
01:27:29voilà
01:27:32on a
01:27:32quand on avait
01:27:34des réunions
01:27:35avec l'ensemble
01:27:36des familles
01:27:37d'une école
01:27:37on distribuait
01:27:39des fiches
01:27:39réflexes
01:27:40des fiches
01:27:40avec des lectures
01:27:42à partager
01:27:43avec leurs enfants
01:27:44on a mis
01:27:45voilà
01:27:45on a avancé
01:27:47on a progressé
01:27:47mais ce n'est que
01:27:48qu'en début 2026
01:27:49qu'on a sorti
01:27:50ce guide
01:27:51qui me semble être
01:27:51très utile
01:27:52les parents nous disaient
01:27:53en réunion publique
01:27:54on n'est pas bien
01:27:55accompagnés
01:27:56psychologiquement
01:27:58nous on renvoyait
01:27:59vers l'UMI
01:28:00pour les psychologues
01:28:01de l'UMI
01:28:02on renvoyait
01:28:02vers la PMI
01:28:04et les parents
01:28:05voilà
01:28:06ça ne satisfaisait
01:28:07pas les parents
01:28:08on a mis en place
01:28:09ce partenariat
01:28:10avec l'OSÉ
01:28:11qui aujourd'hui
01:28:14semble donner
01:28:15satisfaction
01:28:15donc oui
01:28:16c'est compliqué
01:28:17et parfois
01:28:17on a mis du temps
01:28:19à trouver
01:28:19la bonne solution
01:28:20pour accompagner
01:28:22les familles
01:28:23Voilà pour l'audition
01:28:24de deux anciennes
01:28:25directrices
01:28:26des affaires sociales
01:28:27de la ville de Paris
01:28:28Béatrice Delpal
01:28:28a notamment
01:28:29dans cette audition
01:28:30contredit les propos
01:28:31tenus par l'ancienne maire
01:28:32de Paris
01:28:33Anne Hidalgo
01:28:33devant cette même commission
01:28:35il y a quelques semaines
01:28:36contredit des propos
01:28:37sur un changement
01:28:38de doctrine
01:28:38dont l'ancienne maire
01:28:39n'aurait pas été mise
01:28:41au courant
01:28:41tous les détails
01:28:42sur cette audition
01:28:43et sur les autres
01:28:43sont évidemment à retrouver
01:28:44sur notre site internet
01:28:46100% Sénat
01:28:47c'est fini pour aujourd'hui
01:28:48merci beaucoup
01:28:49de nous avoir suivis
01:28:50très bonne journée
01:28:51sur les chaînes parlementaires
01:28:52Sous-titrage Société Radio-Canada
01:28:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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01:29:01Sous-titrage Société Radio-Canada