00:00Plusieurs centaines de milliers de manifestants dans les rues de France, à l'appel de l'intersyndicale, CFDT, CGT, vous
00:08n'y étiez pas ?
00:08Non, je n'y étais pas. Et je vais vous dire, on est aujourd'hui face à une sorte de
00:14coalition du désespoir, de la détresse et de la colère.
00:18Je pense que nous, notre responsabilité, plus que d'aller manifester, c'est de proposer un débouché à ce désespoir,
00:24à cette détresse, à cette colère.
00:25Et c'est l'élection présidentielle qui sera ce débouché.
00:28Vous êtes peut-être un peu vacciné des manifs aussi, parce que les dernières manifestations auxquelles vous avez participé, vous
00:33n'étiez pas forcément bienvenus.
00:35Vous y retournerez quand même dans des manifs.
00:36Mais oui, j'irai dans des manifestations et ce n'est pas deux personnes ou trois personnes qui vont m
00:40'intimider.
00:40Mais ce que je veux dire, c'est que ce qui se joue est bien plus important que la présence
00:43de tel ou tel à une manifestation.
00:45Ce qui se joue, c'est est-ce qu'on est capable de répondre à cette détresse ?
00:47Vous vous rendez compte qu'on a là dix ans de pouvoir macroniste qui se termine avec 1300 milliards de
00:53dettes
00:53et une situation où partout dans le pays, il y a le sentiment d'abandon, le sentiment de délaissement et
00:58le sentiment de colère.
00:59Où les services publics sont sous-financés.
01:01Où on a un hôpital public qui suffoque.
01:04Où on a une école publique, on vient d'en parler, qui est en crise.
01:07Où on a un transfert de richesse qui s'est opéré depuis les catégories moyennes et populaires vers les catégories
01:14les plus riches.
01:14Et donc les inégalités qui explosent.
01:17Le gouvernement a 48 heures pour répondre.
01:20Ce bilan-là est une catastrophe. J'espère que tout le monde en a conscience.
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