00:00Est-ce que vous qualifiez, comme le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez, ce qui se passe devant les lycées
00:04de violences urbaines, Gabriel Attal ?
00:06Oui, bien sûr. Je crois qu'il suffit de regarder les images pour s'en convaincre.
00:11Et ce qui est totalement insupportable dans cette situation, c'est qu'on voit que la France insoumise, à nouveau,
00:17se sert de notre jeunesse comme de la chair à canon politique.
00:22Ils sont présents, les élus et les fils, ce matin, devant les lycées ?
00:25Ils sont présents et puis ils encouragent des jeunes à se mettre en danger eux-mêmes, à mettre en danger
00:30l'intégrité de leurs professeurs, de fonctionnaires de police et puis des bâtiments publics.
00:36Et c'est totalement insupportable. Ça, c'est la première chose.
00:39Et la deuxième chose, c'est que ça montre aussi une forme de banalisation que je dénonce depuis plusieurs années
00:44de la violence chez les jeunes.
00:46Et le fait que notre réponse pénale n'est pas adaptée à ce rajeunissement de la violence et à cette
00:51banalisation de la violence.
00:52Tous les jeunes, évidemment. On a eu un exemple ce week-end, lors des rassemblements autour de la venue du
00:56pape, il n'y a pas eu de violence.
00:57Mais je dis que c'est de l'instrumentalisation parce que, encore une fois, la France insoumise, en faisant ça,
01:02ne rend pas service à la jeunesse.
01:03Puisqu'elle renvoie l'image qu'une jeunesse, que toute la jeunesse, effectivement, serait livrée à la violence.
01:09Ce n'est pas le cas. Ça ne rend pas service aux jeunes que de renvoyer cette image-là de
01:13poubelle qui brûle et d'agression.
01:14Par ailleurs, qu'il y ait des revendications et des colères chez des jeunes ou chez des personnels de l
01:20'éducation nationale, évidemment qu'il faut les entendre.
01:22Vous savez, j'ai fait des propositions sur l'éducation nationale à la rentrée en septembre, notamment sur la question
01:28des remplacements, qui est un vrai sujet en Seine-Saint-Denis.
01:31Je suis un des seuls à en avoir parlé en cette rentrée. Beaucoup de candidats se sont exprimés sur l
01:35'éducation.
01:35Je suis le seul à avoir dit qu'il y avait un vrai problème avec la question des remplacements.
01:39Donc oui, il faut répondre à ces enjeux-là. Mais ce n'est pas en bloquant et ce n'est
01:42pas en cassant qu'on y apporte une réponse.
01:44Mais oui.