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Gabriel Attal, ancien premier ministre, candidat Renaissance à l’élection présidentielle, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Gabriel Attal, bonjour à vous, bienvenue.
00:04Bonjour Laurence Ferrari.
00:05C'est une élection présidentielle, les blocages dans les lycées se poursuivent, vous le savez.
00:09Est-ce que vous qualifiez, comme le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:11ce qui se passe devant les lycées de violences urbaines, Gabriel Attal ?
00:15Oui, bien sûr, je crois qu'il suffit de regarder les images pour s'en convaincre.
00:19Et ce qui est totalement insupportable dans cette situation,
00:22c'est qu'on voit que la France insoumise, à nouveau, se sert de notre jeunesse,
00:28comme de la chair à canon politique.
00:30Ils sont présents, les élus et les fils, ce matin devant les lycées ?
00:33Ils sont présents et puis ils encouragent des jeunes à se mettre en danger eux-mêmes,
00:38à mettre en danger l'intégrité de leurs professeurs, de fonctionnaires de police,
00:43et puis des bâtiments publics.
00:44Et c'est totalement insupportable, ça c'est la première chose.
00:47Et la deuxième chose, c'est que ça montre aussi une forme de banalisation
00:51que je dénonce depuis plusieurs années de la violence chez les jeunes.
00:54et le fait que notre réponse pénale n'est pas adaptée à ce rajeunissement de la violence
00:59et à cette banalisation de la violence.
01:00Pas tous les jeunes, évidemment.
01:01On a eu un exemple ce week-end, lors des rassemblements autour de l'Avenue du Pape,
01:05il n'y a pas eu de violence.
01:06Mais je dis que c'est de l'instrumentalisation parce que, encore une fois,
01:09la France insoumise, en faisant ça, ne rend pas service à la jeunesse
01:12puisqu'elle renvoie l'image qu'une jeunesse, que toute la jeunesse,
01:15effectivement, serait livrée à la violence.
01:18Ce n'est pas le cas.
01:19Ça ne rend pas service aux jeunes que de renvoyer cette image-là
01:21de poubelle qui brûle et d'agression.
01:23Par ailleurs, qu'il y ait des revendications et des colères
01:26chez des jeunes ou chez des personnels de l'éducation nationale,
01:29évidemment qu'il faut les entendre.
01:31Vous savez, j'ai fait des propositions sur l'éducation nationale
01:34à la rentrée en septembre,
01:36notamment sur la question des remplacements,
01:37qui est un vrai sujet en Seine-Saint-Denis.
01:39Je suis un des seuls à en avoir parlé en cette rentrée.
01:42Beaucoup de candidats se sont exprimés sur l'éducation.
01:44Je suis le seul à avoir dit qu'il y avait un vrai problème
01:45avec la question des remplacements.
01:47Donc oui, il faut répondre à ces enjeux-là.
01:49Mais ce n'est pas en bloquant et ce n'est pas en cassant
01:51qu'on y apporte une réponse.
01:52Mais vous avez fait une vidéo publiée hier sur les réseaux sociaux.
01:55Vous vous dites, on risque de vous coller une étiquette
01:57avec ces images de violences.
01:58Ils ont besoin de votre image, pas de votre avenir,
02:00ni de vous voir réussir. C'est qui, ils ?
02:02C'est la France insoumise.
02:03C'est ceux qui instrumentalisent, encore une fois, notre jeunesse.
02:06Ils s'en contrefichent du fond.
02:08Ils s'en contrefichent de régler les problèmes,
02:10des conditions de travail.
02:11Tout ce qu'ils veulent, c'est mettre,
02:12excusez-moi le terme, le bordel.
02:14Voilà, c'est ça qu'ils veulent.
02:16C'est leur projet pour le pays.
02:17Et en faisant ça, ils mettent en danger l'avenir des jeunes,
02:19encore une fois, en leur collant cette image qui est terrible,
02:22puis mettent en danger, y compris physiquement,
02:24des jeunes qui se retrouvent à faire n'importe quoi
02:26devant des établissements scolaires.
02:27Gabriel, certains vous ont répondu sur les réseaux sociaux.
02:29Il y en a un qui dit, eux aussi, les jeunes,
02:31ils ont bien compris qu'avec la Macronie,
02:32la seule façon d'obtenir quelque chose,
02:34c'est de casser et de bloquer.
02:35Si tu avais fait ton travail, ça n'arriverait pas.
02:37C'est pas le cas qui vous dit ça.
02:38Ça, c'est le discours...
02:39Non, mais vous, ils avaient appelé à vous répondre sur les réseaux sociaux.
02:49Rénovation thermique, parce qu'on sait que c'est un vrai problème
02:51dans des lycées où il fait très chaud l'été,
02:53très froid, l'hiver.
02:54L'été, ils ne sont pas à l'école.
02:55Oui, vous savez qu'avec la canicule,
02:57dès le mois de juin aujourd'hui,
02:58vous avez des situations qui sont très difficiles
02:59dans les établissements, et ça a créé de la colère,
03:02et on peut parfaitement l'entendre chez des jeunes
03:03et chez des personnels de l'éducation nationale.
03:06Donc, j'ai agi autant que j'ai pu, le temps que j'ai eu,
03:09et évidemment que je poursuive,
03:10et j'ai fait des propositions très fortes sur ce sujet-là.
03:12Les conditions de travail des enseignants
03:14et d'apprentissage des élèves,
03:15la rémunération de nos enseignants,
03:17et évidemment le bâtiment, le bâtiment scolaire.

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