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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud s'intéresse aux nombreux blocages devant les lycées parisiens.

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Transcription
00:00La mobilisation lycéenne s'intensifie, avec elle le bras de fer politique.
00:04Alors, il y a quand même quelque chose, quand je vois tous ces jeunes,
00:06mais où sont les parents ?
00:09Charlotte, où sont les parents ?
00:12Pardonnez-moi de poser la question comme ça.
00:13Je ne sais pas où sont les parents, mais je vois où sont les adultes qui sont à leur côté.
00:17Et en l'occurrence, ils les encouragent.
00:20J'appelle ça un abandon en race compagne, en fait.
00:23Ces gamins, ils ont besoin d'être guidés, en fait.
00:25À 15 ans, on peut être idiot, surtout en foule.
00:28Et à la sortie d'un lycée, surtout quand on a trouvé un prétexte d'éviter d'aller en cours,
00:33on est tous passés par là.
00:35Et il se trouve que les adultes qui sont autour d'eux,
00:37je ne sais pas où sont leurs parents, ni leurs éducateurs, ça, je n'en sais rien.
00:41Par contre, les adultes qui sont là, les encouragent.
00:43Et cette image m'attriste, en fait.
00:49On va voir le sujet de Julia Ferrand, et puis on va en parler ensemble.
00:53Les blocages dans les lycées parisiens.
00:56Aux abords du lycée Paul-Éluard,
00:58plusieurs centaines d'élèves réunis devant la grille de leur établissement.
01:03Des mobilisations qui ont rapidement tourné aux affrontements avec les forces de l'ordre.
01:08Plusieurs adolescents ont été interpellés.
01:10D'autres blocus ont été recensés en région parisienne,
01:14comme ce lundi matin, devant l'entrée du lycée professionnel Jean Monnet de Juvisy-sur-Orge.
01:20Des élèves ont tenté de mettre le feu à des poubelles,
01:24et des tensions avec la police ont éclaté.
01:40Ces mouvements ont gagné d'autres régions.
01:43Un blocage a eu lieu devant le lycée Amiral de Grâces.
01:46Et à Nice, les élèves du lycée honoré d'Estienne d'Orve
01:50ont notamment protesté contre la surcharge des emplois du temps.
01:54– Alors, il y a eu le 8h, 18h, comme on peut voir là.
01:57La cantine, trop longue.
01:59– Le manque d'alternance ?
02:00– Le manque d'alternance.
02:00– Il n'y a pas d'alternance pour les jeunes, on ne sait pas quoi faire.
02:03Parcoursup, c'est n'importe quoi, il faut absolument changer ça.
02:06Et on compte sur le président actuel ou le prochain président
02:09pour changer vite les choses.
02:10Sinon, on reviendra plus fort que jamais.
02:13– Au total, 164 personnes ont été interpellées dans 180 établissements.
02:1812 membres des forces de l'ordre ont été blessés,
02:21selon le ministère de l'Intérieur.
02:23– Je parlais désolé, où sont les parents ?
02:26Et justement, David Lissnard écrit ceci,
02:29c'est partout que l'extrême-gauche instrumentalise les gosses
02:32pour créer le chaos, notamment à travers certains enseignants militants,
02:35partout, et où sont les parents ?
02:37Que font-ils quand ils voient leur enfant mettre le feu à une poubelle,
02:40voire agresser un policier ?
02:41Et où est l'État qui laisse s'installer des piquets de grève de lycéens
02:44et même collégiens ?
02:45Que signifie le concept même de grève d'un élève ?
02:48C'est dans toutes les villes.
02:50Et accessoirement, si vous voulez faire intervenir la police municipale,
02:52l'État vous dit que c'est strictement interdit.
02:55Pas le droit de faire du maintien de l'ordre
02:58est susceptible de graves poursuites pénales pour les maires.
03:01Telle est la pathétique réalité, dit encore David Lissnard.
03:05Je ne pourrais malheureusement pas vous écouter.
03:08Mais ce qu'il y a aussi là, c'est que, pardon,
03:12Jean-Luc Mélenchon a passé X années, on l'oublie parfois, au Parti Socialiste.
03:17Ce qu'il fait là, c'est qu'il est aussi en train de recruter,
03:20de recruter des gens qui ensuite après, dans les facs, vont avoir des rôles
03:24et vont finir attachés parlementaires.
03:25C'est ça aussi ce qu'il fait, ce qu'il est en train de faire.
03:27Ce n'est pas simplement le chaos.
03:29Il est en train de recruter.
03:30Ça, c'est ce matin.
03:31Les images que vous voyez, je le dis pour Europe 1,
03:33ce sont des images de ce matin.
03:37Quand même, ce n'est pas rien.
03:38Et il y avait Bali Bagayoko hier,
03:40qui était porté en triomphe.
03:41Moi, je n'ai jamais vu ça de ma vie.
03:42Un maire d'une ville portée en triomphe
03:45par des collégiens.
03:47Parce que les poubelles brûlent.
03:48Et qui ne condamnent pas.
03:50Et non seulement qui ne condamnent pas,
03:51mais manifestement...
03:52Il les soutient dans leur action.
03:53Il les soutient.
03:54Vous voyez cette séquence de Bali Bagayoko
03:56avec une poubelle qui brûle
03:58et il était présent hier
04:00avec les collégiens et les lycéens.
04:09Il danse, ce qui est quand même assez étrange.
04:12Et il est soutenu par tous ces jeunes gens
04:16qui crient Bali.
04:18Et puis, il y a eu ces séquences également
04:19avec nos camarades de frontières,
04:21journalistes de frontières,
04:23qui ont été menacés au son de KCOU.
04:25KCOU, c'est au nom de la démocratie,
04:28de la liberté d'expression.
04:29Vous voyez cette séquence ?
04:31Frontières, cassez-vous !
04:33Frontières, cassez-vous !
04:36Frontières, cassez-vous !
04:37Frontières, cassez-vous !
04:38Frontières, cassez-vous !
04:39Alors vous allez écouter Laurent Nunez
04:41qui, effectivement, parle d'instrumentalisation
04:45et de violence urbaine
04:46et qui regrette sans doute l'instrumentalisation.
04:49Écoutez le ministre de l'Intérieur.
04:52On a été confronté sur de nombreux établissements
04:55en réalité à des actions
04:57qui ne sont pas des actions revendicatives
04:59de manifestations classiques.
05:01Je le redis, ça s'apparentait beaucoup plus
05:02à des violences urbaines
05:03avec un certain nombre d'individus
05:05qui étaient cagoulés,
05:06équipés de mortiers,
05:07équipés de projectiles,
05:08qui voulaient manifestement en découdre
05:10avec les forces de sécurité intérieure.
05:11Et on était à des années-lumière
05:13de ce que je peux entendre
05:14dans la bouche de certains parlementaires
05:16de la France insoumise,
05:17de mouvements pacifiques,
05:18de mouvements revendicatifs.
05:19Chaque fois qu'il y a eu des incidents,
05:21des dégradations,
05:22des prises à partie des forces de l'ordre,
05:23il y a eu des interventions de police
05:24conformément aux instructions
05:25que passe le ministre de l'Intérieur.
05:27Et c'est normal.
05:27On ne peut pas tolérer les dégradations.
05:29On ne peut pas tolérer les violences
05:30à l'endroit des forces de sécurité intérieure.
05:32Et chaque fois qu'il y a eu des interventions,
05:34elles étaient justifiées
05:35par des dégradations,
05:36des atteintes aux forces de sécurité intérieure,
05:38voire au personnel enseignant.
05:40Donc aujourd'hui,
05:41il y a eu un nombre d'interpellations
05:43qui est assez significatif.
05:45Nous sommes à 164 interpellations.
05:47Donc j'en remercie
05:49les forces de sécurité intérieure
05:51qui ont appliqué évidemment mes instructions.
05:54Et écoutez ce que dit Laurent Nunez
05:56également sur la France insoumise
05:57parce que là,
05:57on va pouvoir lui répondre
05:58quelque chose à M. Nunez.
06:00Dans le ce contexte,
06:02la participation d'un certain nombre
06:03de députés de la France insoumise
06:05ou d'élus de la France insoumise
06:06à ces mouvements
06:08est totalement irresponsable.
06:10Je pèse mes mots,
06:10c'est totalement irresponsable.
06:12Je crois que les jeunes ont besoin
06:13qu'on leur montre un chemin
06:14qui est celui de l'éducation,
06:15un chemin du respect des forces
06:17de sécurité intérieure
06:18et surtout de la non-violence.
06:19Deuxième point qu'a souligné M. Mélenchon,
06:22c'est qu'il a appelé les élus,
06:23les militants de la France insoumise
06:25à s'interposer,
06:26j'ouvre des guillemets évidemment,
06:27ce qui est à mon sens
06:28un appel,
06:30une incitation aux violences.
06:32C'est évidemment totalement inacceptable.
06:33Et donc la réponse de l'État
06:34sera très ferme.
06:35Mais Charlotte Dornela,
06:37j'ai envie de dire
06:37que c'est le camp de M. Nunez
06:38qui a favorisé l'élection
06:40de nombre de députés
06:41de la France insoumise.
06:42Et vous connaissez cette fameuse formule
06:44qu'on a citée dix mille fois
06:46de beaux souhaits,
06:47Dieu se rit des hommes
06:49qui déplorent les effets
06:50dont ils chérissent les causes.
06:52Et cette formule dénonce
06:54l'inconséquence humaine,
06:55l'inconséquence humaine
06:57en critiquant ceux qui se lamentent
06:58des conséquences de leurs propres actes
07:00tout en chérissant les causes.
07:02C'est parce qu'ils ont fait élire
07:03le bloc central,
07:04et on ne va pas citer ceux
07:06qui étaient à la manœuvre,
07:08que la France insoumise
07:09a davantage de députés.
07:11Et aujourd'hui, ils disent
07:12« Ah ben la France insoumise
07:13instrumentalise les gosses ! »
07:14Mais il ne fallait pas
07:15les faire élire !
07:16À mon avis,
07:17les causes que vous évoquez
07:19vont au-delà de la question
07:20de l'élection
07:21de quelques députés
07:22de la France insoumise.
07:24M. Nunez dit quelque chose,
07:26mais je ne suis pas sûre
07:27que quiconque prenne la mesure
07:28de ce qu'il est en train de dire.
07:30En disant que les jeunes
07:30ont besoin de modèles,
07:32d'être guidés ailleurs.
07:33Mais qui l'a fait ?
07:34Parce qu'on dénonce souvent
07:36les injustices,
07:37et notamment les personnes
07:39qui sont présentes
07:42dans ces manifestations,
07:43qui font de cette jeunesse
07:44une chair à canon
07:45de leurs idéologies respectives,
07:47de manière extrêmement claire.
07:48Parce que moi,
07:49je n'ai jamais croisé
07:50de ma vie
07:51un gamin de 15 ans
07:53qui avait pour but dans la vie
07:54et pour combat dans la vie
07:56Parcoursup.
07:57Parcoursup inquiète légitimement,
07:59exaspère légitimement.
08:00Vous voyez,
08:01pour d'autres enfants,
08:01c'est les parents
08:02qui sont exaspérés,
08:03donc qui vont sur le terrain politique
08:04en demandant que ça change.
08:05Mais les gamins à 15 ans,
08:06ils ont des causes
08:07qui dépassent un peu Parcoursup.
08:09Là, on les instrumentalise là-dessus,
08:11on alimente leur colère,
08:12leur exaspération
08:13et leur violence,
08:14en l'occurrence.
08:15Et en effet,
08:16qui s'est préoccupé
08:17de leur donner autre chose ?
08:18Mais personne.
08:19Mais là,
08:19l'inégalité
08:20dont on nous rabâche
08:21les oreilles en permanence,
08:22c'est que si
08:24des enfants
08:25du même âge
08:26dans d'autres lycées
08:28entamaient le début
08:29du huitième
08:30de ce genre de mouvement,
08:31il y aurait en effet
08:32des professeurs,
08:33un directeur d'école,
08:35des parents
08:35pour dire stop immédiatement
08:37et les remettre au travail.
08:39Donc pendant que d'autres enfants
08:40sont remis dans le chemin,
08:42apprennent
08:42et donc se forment
08:43et forment leurs intelligences,
08:45et bien là,
08:45on a des gamins
08:46dont les adultes arrivent
08:47et leur disent
08:48c'est bien,
08:48brûler des poubelles
08:49au lieu d'apprendre à lire,
08:50quelle bonne idée !
08:51Enfin, d'apprendre à lire,
08:51ils ont passé le stade
08:53d'apprendre à lire en l'occurrence,
08:54mais d'apprendre les équations,
08:55je ne sais quoi.
08:57C'est de l'abandon pur
08:59et ils nourrissent
09:00ce faisant
09:01l'inégalité
09:02dans la vie adulte
09:03qui sanctionnera
09:06ces jeunes lycéens.
09:08Et les 9h24,
09:09on marque une...

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