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  • il y a 3 minutes
Le député UDR de l'Hérault Charles Alloncle était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mardi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il revient sur les pistes pour réformer l'audiovisuel public. Mais ce dernier s'inquiète qu'en réalité, "ces institutions ne sont peut-être pas réformables".

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Transcription
00:00Qu'est-ce qu'il faut faire pour l'audiovisuel public ?
00:02Parce qu'encore une fois, on sait que les Français sont attachés.
00:05Certains candidats, comme le Rassemblement National,
00:07prônent une privatisation totale, reconquêtent également.
00:10Est-ce que c'est la solution, la privatisation, ou pas pour vous ?
00:13En tout cas, le cœur de ma mission n'était pas de me prononcer sur un arbitrage politique,
00:16c'était de formuler des recommandations pour sauver ces entreprises
00:19qui sont dans un marasme financier complet.
00:22France Télévisions, par exemple, a cumulé 80 millions de déficits en quelques années,
00:26leur trésorerie est négative,
00:27l'entreprise est menacée de dissolution financière.
00:31Donc tout l'objet de cette commission, c'était au contraire de formuler des propositions
00:35pour redresser ces entreprises.
00:36Après, quand vous voyez l'affaire Charles Sapin,
00:39quand il y a un an, vous voyez l'affaire Patrick Cohen et Thomas Le Grand,
00:42quand vous voyez cette succession d'entorses au pluralisme
00:45qui, en plus de ça, sont assumées aux plus hautes sphères de ces entreprises-là,
00:50vous dites avec regret que le signal qui est envoyé,
00:53c'est que ces entreprises probablement sont irréformables.
00:55Donc moi, j'espère que dans les sept mois qui nous séparent de la présidentielle,
01:00la direction de Radio France, la direction de France Télévisions
01:02prendront les mesures nécessaires.
01:03Il y en a quelques-unes qui ont été prises.
01:05Qu'il y aura moins de gabegies, qu'il y aura plus de transparence,
01:07qu'il y aura moins de conflits d'intérêts,
01:08que le pluralisme sera respecté.
01:10Et j'espère que dans sept mois, on parlera moins de la privatisation.
01:14Mais aujourd'hui, quand on écoute les syndicats et la direction de Radio France,
01:18on se dit que, malheureusement, ces entreprises peut-être sont irréformables
01:21et que cette opportunité de privatisation pour simplement respecter l'impôt et l'argent des Français
01:27sera probablement inéluctable si aujourd'hui, ces dirigeants ne font rien.
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