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  • il y a 4 jours
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit Laurent Panifous, Ministre en charge des relations avec le Parlement.

Avec :
- Remi Clement journaliste Challenges,
- Hervé Gattégno directeur de la rédaction de Radio Classique,
- Elsa Mondin GAVA journaliste LCP,
- Hugo au perchoir pour Twitch.

Face à vous :
Diane STRAUSS co autrice « La voiture / décryptage d'une transition sous tension".

Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.

En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.

Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.

Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.

Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.

Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.

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Transcription
00:00:00Le Parlement est désormais en ordre de marche pour sa rentrée après-demain.
00:00:04Le Sénat a été renouvelé hier, le RN aura son groupe dans la Haute Assemblée, une première.
00:00:09Côté Assemblée Nationale, les débats sur le budget 2027 s'annoncent d'ores et déjà chauds et risquent même de
00:00:14s'éterniser.
00:00:15Sébastien Lecornu espère la bienveillance des uns ou des autres, un exercice d'équilibre encore plus difficile dans un contexte
00:00:20de campagne présidentielle.
00:00:21Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifousse, va être plus que jamais mis à contribution.
00:00:25Mais cela évitera-t-il le 49-3 ? Une motion de censure ?
00:00:29Qui voudra porter la responsabilité d'un budget impopulaire et transitoire ?
00:00:32Laurent Panifousse, ministre des Relations avec le Parlement et l'invité de LCP, lundi c'est politique.
00:00:54Bonsoir Laurent Panifousse.
00:00:55Bonsoir à tous.
00:00:55Merci d'être sur le plateau de lundi c'est politique.
00:00:57Merci à tous parce qu'effectivement je ne suis pas tout seul pour vous interroger ce soir.
00:01:00Hervé Gattegnaud est là.
00:01:01Bonsoir Hervé de Radio Classique.
00:01:02Bonsoir Elsa, Elsa Mondagava de LCP.
00:01:05Bonsoir Rémi, Rémi Clément de Chalorange.
00:01:07Ravie de vous retrouver puisqu'on ne l'avait pas vu encore depuis la rentrée.
00:01:09Et bonsoir Hugo Couturier, Hugo Perchoir sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale
00:01:15où vous pouvez interpeller Hugo qui transmettra les remarques, les questions à votre destination.
00:01:23Puis en fin d'émission, vous débattrez avec notre invité sur l'avenir de la voiture.
00:01:26En plein contexte d'augmentation du prix des carburants, le gouvernement veut accélérer le passage à l'électrique.
00:01:31Mais est-ce que c'est fait pour tout le monde ?
00:01:33Ça, c'est l'une des questions.
00:01:34Les élections sénatoriales, on sait, ce n'est pas forcément les plus connues.
00:01:37Mais c'est un vrai enjeu politique.
00:01:39Ce qu'on retient du renouvellement d'hier, c'est l'arrivée d'une quinzaine d'élus RN ou UDR
00:01:43qui permettra à ces formations d'avoir un groupe au Sénat.
00:01:47Et deux LFI qui, là aussi, font leur entrée, qui n'auront pas, eux, de groupe.
00:01:51On va entendre la réaction hier soir de Jordan Bardella, le président du RN.
00:01:56Nous sommes ravis et extrêmement enthousiastes de ces résultats
00:02:01qui marquent une étape supplémentaire dans l'enracinement du RN dans notre pays.
00:02:08Je me réjouis que le RN, pour la première fois de son histoire, fasse son entrée au Sénat
00:02:14avec un groupe qui va être composé dans les prochains jours
00:02:19et qui aura vocation, en plus des trois élus que nous avons d'ores et déjà au Sénat,
00:02:24de porter les idées du RN, de défendre les Français.
00:02:28Est-ce que vous êtes d'accord, Laurent Panifousse, pour dire, comme Jordan Bardella,
00:02:31que c'est un enracinement du RN ?
00:02:34Alors, me demandez si je suis d'accord avec Jordan Bardella.
00:02:36Sur l'analyse.
00:02:37Vous me provoquez un petit peu.
00:02:38Non, sur l'analyse.
00:02:38Est-ce que c'est un enracinement du RN qu'on a vécu hier ?
00:02:41Écoutez, la réalité est que nous venons de vivre hier un moment important,
00:02:46c'est-à-dire le renouvellement de la moitié du Sénat.
00:02:50Et politiquement, c'est quelque chose d'important, c'est quelque chose qui compte.
00:02:53Et que quand on est un responsable politique, et notamment au gouvernement,
00:02:55on doit analyser avec finesse, l'entrée au Sénat,
00:02:59ou plus précisément l'existence d'un groupe, d'une quinzaine de sénateurs,
00:03:03c'est la traduction d'une réalité qu'on voit depuis plusieurs années dans notre pays,
00:03:06c'est-à-dire la montée, petit à petit, et aussi de deux, d'ailleurs, députés,
00:03:09sénateurs, pardon, LFI, de ces deux formes de populisme
00:03:13qui montent chaque année un petit peu plus, chaque élection un petit peu plus.
00:03:16Donc, est-ce que c'est une surprise ? Non.
00:03:18Est-ce qu'il faut le regarder avec sérieux ? Oui, bien sûr.
00:03:22C'est-à-dire, est-ce qu'il faut un cordon sanitaire, par exemple,
00:03:24autour des sénateurs du RN, comme certains le disent à gauche ?
00:03:26Non, moi, je ne suis pas de celles et ceux qui considèrent
00:03:29qu'il faut dresser des cordons sanitaires autour de tel ou tel représentant politique
00:03:34qui a été élu légitimement, soit directement par les Françaises et les Français pour les députés,
00:03:40soit par les grands électeurs.
00:03:42Je suis plutôt de celles et ceux qui pensent que pour affronter sur le champ des idées les populistes,
00:03:47il faut être capable, et ce n'est pas mon rôle aujourd'hui en tant que membre du gouvernement,
00:03:51on en parlera, mais ce sera le rôle de celles et de ceux qui sont candidats,
00:03:53n'allez-moi venir, de faire des propositions solides,
00:03:57de faire une forme de révolution républicaine et démocratique
00:04:00pour proposer un autre chemin à notre pays, aux Françaises et aux Français,
00:04:03et être capable de leur présenter un avenir désirable.
00:04:08Mais vous qui êtes ministre des Relations avec le Parlement,
00:04:09vous allez au Sénat, évidemment, régulièrement.
00:04:11Vous pensez que l'ambiance va changer ?
00:04:14Non, je ne pense pas qu'elle changera tant que ça.
00:04:16Le Sénat a malgré tout gardé une majorité assez stable.
00:04:22Les équilibres de droite et du centre, les équilibres ne sont pas changés.
00:04:26Je pense que cette chambre est assez lisible aujourd'hui après ces élections,
00:04:35comme elle l'était hier, c'est-à-dire beaucoup de stabilité,
00:04:38un équilibre maintenu, mais effectivement, un moment politique important,
00:04:43c'est-à-dire la création d'un groupe d'extrême droite, le groupe du Rassemblement national.
00:04:48C'est un fait politique, mais qui n'est que la conclusion,
00:04:53notamment ce qu'on pourrait appeler un troisième tour des élections municipales.
00:04:55– Gérard Larcher est candidat à sa propre succession à la présidence du Sénat.
00:05:00Il y a des chances qu'il soit réélu.
00:05:02Ça vous rassure, cette stabilité, que Gérard Larcher soit là ?
00:05:05– Alors, moi, ça n'a pas à me rassurer ou pas.
00:05:07Je suis chargé des relations avec le Parlement.
00:05:10– Avec le président, donc.
00:05:11– Et notamment avec le président, avec qui j'ai d'excellentes relations,
00:05:14qui est un président exigeant, mais avec qui je peux travailler et discuter.
00:05:19Donc, je n'ai pas à donner mon avis.
00:05:21– Non, mais il sera le garant, vous pensez, d'une certaine continuité du climat au Sénat.
00:05:25– Oui, je le crois, je le crois, c'est un président qui tient sa chambre.
00:05:32Il est le représentant de cette droite sénatorielle.
00:05:36Vous savez quelle est ma sensibilité politique, ça n'est pas la mèche.
00:05:40Mais je suis le ministre chargé des relations du Parlement
00:05:43et donc chargé de travailler avec tous les présidents,
00:05:46mais aussi avec tous les députés, tous les sénateurs,
00:05:48quelle que soit leur sensibilité.
00:05:49– Un dernier mot, en suspens, il y a l'avenir du groupe RDPI,
00:05:52c'est là que siégeaient les sénateurs macronistes,
00:05:54qui étaient présidés par feu François Patria,
00:05:57il pourrait disparaître, ce groupe.
00:05:59C'est une page qui se tourne.
00:06:00La Macronie, hop, disparaît du Sénat.
00:06:02– Nous allons voir, c'était un groupe qui avait une taille modeste.
00:06:06C'est vrai que le départ dramatique du président Patria
00:06:11marque symboliquement aussi la fin d'un cycle.
00:06:15Pour autant, cette sensibilité politique est là.
00:06:18Je sais que dans ce groupe, il y a des sénateurs de très grande qualité
00:06:20qui ont envie de continuer à défendre une certaine idée de la politique,
00:06:23leur sensibilité qui est singulière.
00:06:25Et en tout cas, moi, je souhaite que cette diversité
00:06:29puisse continuer à exister au sein du Sénat.
00:06:32Mais voilà, je n'en dirai pas plus encore une fois,
00:06:34j'ai une réserve que je m'impose en tant que ministre des relations.
00:06:37– Alors, on va parler maintenant du budget.
00:06:39Et là, on vous attend là-dessus.
00:06:4054 milliards à trouver, c'est le chiffre qui va tourner dans tous les sens
00:06:43dans les semaines qui viennent.
00:06:43C'est l'objectif, en tout cas, qu'a fixé Sébastien Lecornu
00:06:46pour le budget 2027.
00:06:47Une petite question d'abord.
00:06:48La rentrée parlementaire, c'est jeudi.
00:06:50Vous avez hâte ?
00:06:51– Écoutez, oui.
00:06:52– Vous avez hâte ?
00:06:53– Tout à fait, tout à fait.
00:06:55Vous savez, je prends beaucoup de plaisir à travailler à l'Assemblée nationale,
00:06:58au Sénat aussi.
00:06:59L'Assemblée nationale, que je connais plutôt bien, plutôt mieux.
00:07:02Mais j'ai appris à découvrir la haute Assemblée.
00:07:05Donc oui, j'ai hâte de retrouver.
00:07:06Je sais que c'est très difficile.
00:07:07Je vous vois venir.
00:07:07– On va en parler, Elsa.
00:07:08– Mais oui, Elsa.
00:07:09– Alors, vous le savez mieux que personne,
00:07:12il n'y a pas 36 solutions pour faire adopter un budget.
00:07:15Si on enlève la question de la loi spéciale,
00:07:17il y en a trois, un vote, un 49-3, ou des ordonnances.
00:07:21Quel scénario a votre préférence ?
00:07:23– Alors, ma préférence, le vote, il sera très difficile.
00:07:28– Voilà, quasiment impossible, je pense qu'on peut le dire.
00:07:30– Oui, mais après, la démarche du gouvernement,
00:07:33sans aucune langue de bois, elle est simple.
00:07:35Nous allons présenter, jeudi, un projet de budget.
00:07:37Vous l'avez dit, avec 54 milliards à trouver, d'économie.
00:07:43Pourquoi ?
00:07:43Tout simplement parce que si on laisse glisser le budget,
00:07:46c'est-à-dire que si on reconduisait automatiquement le budget de l'année dernière,
00:07:50par le fait démographique, par l'augmentation du taux d'intérêt
00:07:54que nous payons, nous, France, pour la charge de notre dette,
00:07:57eh bien, tout simplement, nous avons un glissement de 54 milliards d'euros
00:08:00qui nous amènerait à 6,5% de déficit.
00:08:03– Petite parenthèse, ce sera le budget de l'État
00:08:05ou le budget de l'État et de la Sécu qui seront présentés jeudi ?
00:08:07– C'est une excellente question.
00:08:10Pour moi, ce sera les deux.
00:08:13Maintenant, je mets une petite marge de stratégie,
00:08:15mais je ne vois pas pourquoi ce ne seraient pas les deux.
00:08:16– Souvent, c'est les deux.
00:08:18Mais alors, vous avez dit, vote, c'est quasiment impossible.
00:08:20Du coup, ce sera soit le 49-3, soit les ordonnances.
00:08:23– Écoutez, oui, mais ce que je veux vous dire surtout,
00:08:25c'est que peu importe le moyen que nous allons utiliser,
00:08:28ce sont deux moyens constitutionnels,
00:08:29la grande question est, est-ce que le budget que nous allons présenter
00:08:33jeudi aux parlementaires est un budget qu'ils vont accepter,
00:08:38probablement considéré comme trop difficile ici,
00:08:41au contraire trop souple là selon les sensibilités,
00:08:44mais en tout cas un budget sérieux, c'est ce qu'on essaie de construire
00:08:46et qu'on va leur présenter, qui effectivement a pour cible
00:08:49de maintenir le déficit à 5% et qu'il ne glisse pas.
00:08:52Un budget qu'on a construit de telle manière,
00:08:54et c'est assez intéressant, qu'il pourrait être modifié très facilement
00:08:57par celle ou celui qui sera en responsabilité
00:09:00dès le lendemain de l'installation du nouveau président de la République
00:09:02et d'une éventuelle nouvelle majorité,
00:09:04en tout cas d'un nouveau gouvernement,
00:09:07mais la grande question est de savoir,
00:09:08est-ce que les parlementaires, est-ce qu'une majorité de parlementaires
00:09:11et notamment l'Assemblée nationale vont accepter
00:09:13de rentrer dans le débat, dans la discussion,
00:09:15dans les négociations, dans le compromis.
00:09:16– Ils débattent, oui, pas forcément qu'ils acceptent, en tout cas, votre copie.
00:09:20– Oui, oui, c'est pas ce que j'ai dit,
00:09:21c'est pas ce que j'ai dit, pas qu'ils acceptent la copie,
00:09:23qu'ils acceptent de rentrer dans une négociation,
00:09:25dans un compromis, point par point,
00:09:27pour à la fin que nous puissions adopter d'une manière ou de l'autre
00:09:31un budget qui soit bon pour notre pays,
00:09:34pour la sécurité sociale, pour le détail des collectivités.
00:09:36– D'une manière ou de l'autre, ou d'un côté ou de l'autre.
00:09:37– Est-ce que vous comptez sur l'indulgence du Rassemblement national
00:09:41qui semble dire qu'il préfère un budget imparfait
00:09:45plutôt que pas de budget du tout ?
00:09:46– Écoutez, je ne compte pas et je ne compte jamais
00:09:48sur l'indulgence du Rassemblement national.
00:09:51Que les choses soient claires,
00:09:53que les parlementaires, de quelque sensibilité que soit,
00:09:55même ceux du Rassemblement national,
00:09:57considèrent qu'il vaut mieux un budget imparfait que pas de budget,
00:10:01écoutez, je crois que cette bonne politique,
00:10:03c'est plutôt intelligent, quelle que soit la sensibilité.
00:10:05– Est-ce que vous tablez là-dessus ?
00:10:06– Comment ?
00:10:06– Est-ce que vous tablez là-dessus sur le fait
00:10:08que le Rassemblement national ait besoin d'un budget
00:10:10si l'ambition d'être au pouvoir ?
00:10:11– Je table sur la responsabilité de l'ensemble des responsables politiques
00:10:14et notamment celles et ceux avec qui on a pu discuter l'année dernière
00:10:16pour trouver un compromis qui est même allé jusqu'au vote
00:10:19sur le budget de la sécurité sociale,
00:10:20pour se dire une chose,
00:10:22le budget qui va être présenté, bien sûr, il n'ira pas,
00:10:25ce budget est trop dur,
00:10:27ce budget présenté par un gouvernement qui est trop méchant,
00:10:29très bien, on connaît la musique, c'est normal.
00:10:32En revanche, ce que attend des responsables politiques,
00:10:34c'est qu'eux viennent défendre leur position dans les hémicycles,
00:10:37que les Françaises et les Français puissent voir point par point
00:10:40les retraites, etc.
00:10:41quelles sont leurs positions
00:10:42et qu'est-ce qu'ils défendront peut-être dans quelques mois
00:10:43quand ils demanderaient leur confiance,
00:10:45mais qu'à la fin, oui, je crois qu'il vaut mieux
00:10:47un budget imparfait, il le sera probablement,
00:10:50que pas de budget du tout, parce que ça, ça serait grave
00:10:52et même, je vais plus loin, ça serait irresponsable.
00:10:54– Ceux avec qui vous avez négocié l'année dernière,
00:10:56c'est les socialistes, est-ce que cette année,
00:10:57vous espérez renégocier avec eux
00:10:59ou est-ce que vous vous dites, il n'y a pas d'ouverture cette année ?
00:11:02– Écoutez, je dirais plus qu'avec les socialistes.
00:11:04Les socialistes, l'Eliott, le Bloc central,
00:11:06qui a fait énormément de concessions, je peux en témoigner,
00:11:08je n'en suis pas, je n'en étais pas,
00:11:10le groupe LR, tous ces gens-là ont fait des compromis.
00:11:13On a beaucoup vu les compromis faits auprès des socialistes,
00:11:15tout le monde a fait des compromis.
00:11:16– Les autres, c'est plus naturel quand même
00:11:18qu'ils soutiennent le gouvernement plutôt que les socialistes ?
00:11:20– Oui, très bien, moi ce que je peux vous dire,
00:11:21c'est que parfois ça a été dur pour eux et ils l'ont fait
00:11:23et je veux saluer leurs responsabilités.
00:11:24Ce que j'espère, ce que je souhaite, notre démarche,
00:11:27c'est de remettre un budget sur la table aujourd'hui,
00:11:28ce sera fait jeudi, et que nous puissions discuter avec les mêmes
00:11:31et au-delà.
00:11:31Toutes celles et ceux qui considèrent qu'il vaut mieux
00:11:33un budget imparfait que pas de budget,
00:11:35nous sommes là pour discuter.
00:11:36Mais discuter, écouter et négocier, c'est autre chose.
00:11:39Est-ce qu'on négociera avec le RN ?
00:11:41La réponse est non.
00:11:42– Hervé, sur le budget de la sécurité sociale.
00:11:45– Voilà, vous avez dit un mot tout à l'heure
00:11:46sur la présentation du projet de loi de financement
00:11:49de la sécurité sociale, vraisemblablement en même temps
00:11:52que le budget de l'État.
00:11:53Est-ce que vous avez déjà fixé une date
00:11:56pour l'examen du budget de la sécurité sociale ?
00:11:59– Oui, alors je peux vous dire ce soir
00:12:01que le budget de la sécurité sociale
00:12:03commencera à être étudié à l'Assemblée nationale
00:12:05le 20 octobre.
00:12:06– Ça veut dire que les discussions pour le budget d'État
00:12:09ne seront pas forcément terminées non plus ?
00:12:11– Alors effectivement, le budget d'État
00:12:12– Tout va s'entrechoquer comme l'année dernière.
00:12:14– Le 13 octobre, ensuite il va se dérouler,
00:12:18mais il y a des règles constitutionnelles
00:12:19qui font que nous, si le texte n'est pas terminé
00:12:22le 19 au soir, le texte de l'État sera interrompu
00:12:25pour que nous puissions démarrer le budget
00:12:27de la sécurité sociale, donc le 20 octobre,
00:12:28j'en fais l'annonce ce soir,
00:12:30et nous reprendrions après le budget de l'État
00:12:32si celui-ci n'était pas terminé, disons les choses,
00:12:35ce qui est hautement probable.
00:12:36– Donc ça nous emmène jusqu'en décembre ?
00:12:38– De toute façon, de toute façon.
00:12:39Alors là aussi, ça me permet de répondre
00:12:40à une question que vous ne m'avez pas posée,
00:12:41mais que beaucoup demandent,
00:12:43c'est-à-dire pourquoi on ne mettrait pas un terme
00:12:45à toutes ces procédures, à toutes ces discussions très vite ?
00:12:47– Avec la 49-3 ?
00:12:48– Il y a des règles constitutionnelles
00:12:50qui font qu'il faut 50 jours de débat
00:12:52pour le budget de la sécurité sociale,
00:12:54il faut 70 jours de débat pour le budget de l'État,
00:12:56ce sont les règles de notre constitution.
00:12:58Pour répondre à votre question,
00:12:59nous ce qu'on veut, c'est que les débats aient lieu,
00:13:01c'est, pardon, j'étais parlementaire
00:13:03il n'y a pas si longtemps que ça, c'était en 2025,
00:13:05le rôle premier d'un parlementaire,
00:13:07c'est de discuter le budget,
00:13:08éventuellement de le voter,
00:13:09pour, contre, s'abstenir.
00:13:10– Donc c'est parti pour jusqu'à la fin de l'année ?
00:13:12– En toute logique, oui.
00:13:13– Hervé ?
00:13:13– Alors on a compris que le Premier ministre
00:13:15souhaitait demander un effort aux retraités,
00:13:17ce sera une des grandes questions du débat
00:13:19sur le financement de la sécurité sociale,
00:13:22on entrevoit des possibilités,
00:13:24on parle du plafonnement de l'abattement de 10%
00:13:29que perçoivent les retraités,
00:13:31on parle aussi de la désindexation des pensions de retraite,
00:13:35la désindexation, pour ceux qui nous écoutent,
00:13:38c'est le fait de ne plus aligner l'augmentation,
00:13:41la revalorisation des retraites sur l'inflation,
00:13:44est-ce que ça peut être un peu des deux à la fin ?
00:13:48– Écoutez, alors si vous me permettez de prendre un petit peu d'auteur
00:13:51et de revenir précisément sur la question des retraites
00:13:53sans écarter le sujet qui est difficile.
00:13:56La commande du Premier ministre est simple,
00:13:57que nous fassions un budget,
00:13:59vous vous dites les 5%,
00:13:59ok, je crois que ça c'est bien intégré.
00:14:02La deuxième chose, c'est sans augmentation globalement d'impôts,
00:14:05c'est important, ça veut dire quoi ?
00:14:06Ça veut dire qu'il faut faire des économies
00:14:08pour arriver à ces fameux 54 milliards.
00:14:10La ligne qui a été fixée par le Premier ministre,
00:14:13elle est claire, l'essentiel sera porté par l'État.
00:14:15L'essentiel, c'est-à-dire pas que.
00:14:17Les collectivités aussi seront sollicitées
00:14:20en leur demandant de ne pas aller au-delà de l'inflation
00:14:22dans l'augmentation des dépenses.
00:14:24Au-delà de l'inflation, on peut dépenser plus,
00:14:26mais ça reste, étant responsable de collectivité,
00:14:28un effort qu'il aurait demandé,
00:14:30soyons lucides et transparents.
00:14:32Ensuite, effectivement, peut-être,
00:14:34les retraités avec deux hypothèses.
00:14:36La première, c'est d'augmenter les retraites,
00:14:38mais un peu moins que prévu,
00:14:39ou pas, ce qu'on appelle le gel,
00:14:41mais malgré tout une augmentation.
00:14:43Et là, la grande question et le grand débat
00:14:45qu'il va y avoir dans l'hémicycle sera très intéressant.
00:14:47C'est à quel niveau on met une sous-indexation,
00:14:51c'est-à-dire on augmente un peu moins que prévu.
00:14:53Quelle retraite on va protéger ?
00:14:54La commande du Premier ministre est claire.
00:14:55Les retraites les plus petits,
00:14:57comme les minima sociaux, ne seront pas concernées.
00:14:58Mais c'est quoi les retraites les plus petits ?
00:14:59Parce que comme disait Hervé...
00:15:00Ça reste à fixer.
00:15:01Je ne vais pas vous donner le déchiffré aujourd'hui.
00:15:02Le chiffre proposé par le gouvernement sera connu jeudi.
00:15:05Je ne vais pas vous le dévoiler aujourd'hui.
00:15:06Mais ce qui est sûr, c'est que ça fera l'objet
00:15:08d'un débat profond, long et très intéressant.
00:15:12Probablement tendu.
00:15:12C'est toujours tendu à l'Assemblée nationale.
00:15:14Vous ne m'avez pas répondu sur le panachage des deux solutions.
00:15:17Est-ce qu'il peut y avoir à la fois
00:15:20le plafonnement de l'abattement des 10%
00:15:22et une sous-indexation des indexations ?
00:15:25Le gouvernement mettra probablement,
00:15:26vous verrez jeudi,
00:15:27ce qu'on appelle les deux accroches,
00:15:28les deux dispositifs à discussion.
00:15:30C'est-à-dire à la fois augmenter,
00:15:32mais un peu moins que prévu,
00:15:34reste à fixer pour qui,
00:15:36c'est-à-dire quelle tranche de revenu
00:15:37sur l'augmentation des retraites.
00:15:39De l'autre côté,
00:15:40les retraités bénéficient de 10% d'abattement
00:15:42pour frais professionnels.
00:15:44Bon, voilà, ça s'appelle comme ça.
00:15:46Et cet abattement, lui aussi,
00:15:48pourrait peut-être faire l'objet de plafonnements.
00:15:50Et ces deux dispositifs, au passage,
00:15:53ça représente une petite hausse d'impôts
00:15:56pour les gens qui perçoivent à l'heure actuelle
00:15:58ces pensions en tenant compte de cet abattement.
00:16:01Donc ça veut dire qu'il y aurait quand même
00:16:02une petite hausse d'impôts pour eux.
00:16:03On n'entend pas d'hausse d'impôts dans le sens,
00:16:06pas d'impôts sur les sociétés augmentés,
00:16:07pas d'impôts sur les revenus augmentés.
00:16:09Oui, mais un peu sur le racheter.
00:16:11Et je vais dans votre sens, je valide.
00:16:12Et on pourrait effectivement aussi
00:16:14aller chercher certaines niches fiscales
00:16:15qui ne nous semblent pas pertinentes
00:16:16dans une situation de grand déficit fiscitaire.
00:16:19Non, je ne donnerai pas d'exemple, ça viendra.
00:16:22Je rajoute le terme, globalement, très largement,
00:16:25le principe, c'est qu'il n'y ait pas d'hausse d'impôts.
00:16:27Qu'on aille sur des niches fiscales,
00:16:29par exemple, 10% d'abattement pour frais professionnels
00:16:32quand on est retraité.
00:16:33On peut les appeler autrement.
00:16:34Ça peut être pour frais de retraite.
00:16:35Exactement.
00:16:36Mais je suis d'accord avec vous.
00:16:38On me pose la question,
00:16:39est-ce que les deux dispositifs
00:16:40pourront être interrogés ?
00:16:41Oui, mais ça va être débattu au sein d'Assemblée.
00:16:43Est-ce que le gouvernement est bloqué
00:16:45sur l'un, sur l'autre, sur les deux ?
00:16:47Pas du tout.
00:16:47C'est justement quelque chose
00:16:48qu'on veut mettre à la discussion.
00:16:49Vous ne nous donnez pas le chiffre,
00:16:52mais quand même, on croit comprendre
00:16:54dans les travaux du gouvernement
00:16:55qu'on pourrait sous-indexer,
00:16:58donc augmenter les pensions de retraite
00:17:00moins que l'inflation
00:17:02pour des retraites situées
00:17:03entre 1260 euros par mois
00:17:05et 2034 euros par mois.
00:17:08Ça veut dire qu'on demande concrètement
00:17:09un effort à des retraités
00:17:10qui touchent 1300 euros par mois.
00:17:12Vous pensez qu'ils sont vraiment
00:17:14en mesure de faire cet effort ?
00:17:16Écoutez, je vais vous répondre
00:17:18indirectement.
00:17:19Est-ce que 1200 euros par mois,
00:17:21c'est une retraite importante
00:17:22qui permet de vivre convenablement ?
00:17:23La réponse est non.
00:17:25Est-ce que l'effort
00:17:26qui sera demandé
00:17:27aux Françaises et aux Français
00:17:28va aussi concerner ces gens-là ?
00:17:30La prudence m'oblige à vous dire.
00:17:32Attendez jeudi,
00:17:33quels sont les seuils
00:17:33qui seront proposés
00:17:34par le gouvernement ?
00:17:35Et attendons effectivement
00:17:37la fin des débats parlementaires
00:17:38pour savoir
00:17:39quel sera le compromis final.
00:17:41Et je ne doute pas
00:17:42que ça aura beaucoup bougé.
00:17:43On a beaucoup parlé du chiffre
00:17:44de 54 milliards d'euros
00:17:46d'efforts budgétaires
00:17:47demandés aux Français.
00:17:48Dans quelle mesure
00:17:49ce chiffre est encore négociable ?
00:17:51Quel est le chiffre
00:17:52en dessous duquel
00:17:52le gouvernement ne veut pas descendre ?
00:17:54Le gouvernement,
00:17:55en fait,
00:17:58la proposition du gouvernement
00:17:59globalement est assez simple.
00:18:00C'est la ligne du 5% déficit.
00:18:01On veut essayer
00:18:02d'éviter de glisser
00:18:04parce que c'est une perte
00:18:05de souveraineté.
00:18:06On en parlera peut-être
00:18:07tout à l'heure
00:18:07sur bien des sujets.
00:18:08Par exemple,
00:18:09si on veut investir
00:18:09sur l'électrification des usages,
00:18:11par exemple,
00:18:12donc maîtriser le déficit,
00:18:13rester à 5.
00:18:13Donc ça exige de nous
00:18:14d'aller chercher
00:18:1554 milliards d'euros
00:18:16ou de recettes
00:18:17ou d'augmentation d'impôts.
00:18:18Le choix est fait
00:18:19plutôt des recettes.
00:18:20C'est un choix politique.
00:18:22Tous les curseurs
00:18:23seront discutables.
00:18:24C'est-à-dire que 52,
00:18:24ça ne passe pas,
00:18:25c'est 54 ?
00:18:26Non, non,
00:18:26c'est pas du tout.
00:18:27Non, non, justement,
00:18:27c'est pas du tout, je le dis.
00:18:28Parce que l'ambition du gouvernement,
00:18:30c'est ce budget
00:18:31qui va être présenté jeudi.
00:18:32C'est les 5%.
00:18:32C'est les 5%.
00:18:33Et pour arriver à 5%
00:18:36de déficit
00:18:36au regard du glissement
00:18:37démographique
00:18:38que nous connaissons,
00:18:39c'est comme ça,
00:18:39c'est factuel.
00:18:39L'augmentation du taux d'intérêt,
00:18:41c'est comme ça,
00:18:41c'est factuel.
00:18:42Pour pouvoir arriver à ça,
00:18:44il va falloir faire des efforts.
00:18:45Nous proposons de faire ces efforts
00:18:46par des baisses de recettes.
00:18:48Est-ce qu'on est bloqué
00:18:48sur 54 milliards
00:18:49sur la copie finale ?
00:18:50Non, ça peut être plus,
00:18:52ça peut être un peu moins.
00:18:53Vous prenez l'exemple
00:18:54de 52 milliards,
00:18:55je doute que le gouvernement
00:18:56bute sur une position
00:18:57à 52 milliards.
00:18:59Mais il y aura
00:19:01d'innombrables sujets
00:19:02qui vont être débattus
00:19:03et en commission
00:19:03et en séance.
00:19:04Et sur chacun,
00:19:05il faudra trouver un compromis.
00:19:06Mais toujours avec cette idée
00:19:07de la part du gouvernement
00:19:08de garder une copie globale
00:19:10avec une maîtrise des déficits.
00:19:11Et justement,
00:19:12quelle marge de manœuvre
00:19:13vous allez laisser aux parlementaires ?
00:19:15C'est pas à moi,
00:19:16ministre des Relations,
00:19:16et pardon de vous le dire aujourd'hui,
00:19:17alors que le budget
00:19:18n'est pas encore présenté
00:19:19et sera présenté jeudi.
00:19:20Ce que je vous dis
00:19:20et qui est très important,
00:19:22c'est un budget
00:19:23qui fera l'objet
00:19:24d'un compromis
00:19:25et le gouvernement
00:19:26se présente
00:19:27dans une position
00:19:30de compromis
00:19:31vis-à-vis des parlementaires
00:19:32qui sont prêts à discuter.
00:19:33Ils ne le sont pas tous.
00:19:35Qui ne l'est pas ?
00:19:36J'ai cru comprendre
00:19:37que par exemple
00:19:37la France Insoumise
00:19:38Ah oui,
00:19:38motion de censure.
00:19:39Voilà,
00:19:40la motion de censure
00:19:41de bienvenue
00:19:41de la France Insoumise
00:19:42qui n'est pas très surprenante.
00:19:45Les discussions,
00:19:46par exemple,
00:19:46qu'on peut avoir,
00:19:46les entretiens qu'on peut avoir,
00:19:47j'en ai encore eu aujourd'hui
00:19:48avec le groupe Liot
00:19:50auquel je suis un petit peu attaché
00:19:51sur la question des retraites
00:19:52qui est particulièrement sensible,
00:19:53on voulait savoir
00:19:54quelle était la position
00:19:55des uns et des autres
00:19:56justement pour fixer
00:19:57sur les 10%
00:19:59ou les autres,
00:20:00quelles étaient
00:20:01les lignes rouges
00:20:02des uns et des autres.
00:20:03C'est un moment,
00:20:05ce débat budgétaire
00:20:06où on va voir
00:20:07de manière très transparente
00:20:09quels sont celles et ceux
00:20:10qui ont envie
00:20:11d'essayer de trouver
00:20:11une solution
00:20:12pour répondre à votre question
00:20:13et les autres,
00:20:14je n'en doute pas,
00:20:15il y en aura,
00:20:15qui ne voudront pas.
00:20:16Hugo ?
00:20:17Oui, monsieur le ministre,
00:20:18il y a des réactions
00:20:18dans le chat,
00:20:20il y a quelqu'un qui demande
00:20:20à quand les économies
00:20:21sur les agences,
00:20:22l'État et l'administratif
00:20:23et moi je pensais aussi
00:20:24à ce qu'avait dit
00:20:24Vincent Jean-Brun
00:20:25le 19 septembre
00:20:26sur France Info,
00:20:27le ministre du Logement
00:20:28tout à fait,
00:20:28qui disait qu'il fallait
00:20:29demander un petit effort
00:20:30à tout le monde,
00:20:31on a quand même l'impression
00:20:32que c'est les plus précaires
00:20:33qui sont à l'euro près
00:20:34qui vont être pénalisés
00:20:35par votre budget,
00:20:37qu'est-ce que vous répondez
00:20:37à ceux qui sont inquiets
00:20:38justement du gel par exemple
00:20:40parce que la proposition
00:20:41de Vincent Jean-Brun
00:20:41c'était le gel des APL,
00:20:43donc qui ne suit pas l'inflation
00:20:45et quand on est à l'euro près,
00:20:46les personnes vont perdre
00:20:47du pouvoir d'achat.
00:20:47Que les 54 milliards
00:20:51qui vont être uniquement
00:20:53des baisses de dépenses,
00:20:56donc ça va forcément
00:20:57être porté par des Françaises
00:21:00et des Français,
00:21:00soyons factuels,
00:21:01est-ce que c'est facile ?
00:21:02Non,
00:21:03il aurait été plus facile
00:21:03de distribuer 54 milliards
00:21:05en trop,
00:21:05on en est très loin,
00:21:06mais là où je ne suis pas d'accord
00:21:08sur l'observation
00:21:09que vous avez faite,
00:21:10les minima sociaux
00:21:11seront protégés,
00:21:12ça c'est la ligne rouge
00:21:13pour le coup du gouvernement,
00:21:15les petites retraites,
00:21:16je suis d'accord,
00:21:17reste à définir
00:21:17ce qu'il y a.
00:21:18C'est difficile,
00:21:19j'ai vu des ministres
00:21:19qui sont partis
00:21:20un petit peu en glissade,
00:21:21c'est très compliqué.
00:21:22Mais si c'est gelé
00:21:22avec l'inflation,
00:21:23ils vont perdre mécaniquement
00:21:24du pouvoir d'achat.
00:21:25Ah non,
00:21:25sur les minima sociaux,
00:21:26je viens de vous répondre,
00:21:27non.
00:21:27Les APL ne seront pas gelés ?
00:21:28Sur les APL,
00:21:30non,
00:21:30là pour le coup,
00:21:31je vous dis,
00:21:31effectivement,
00:21:32l'annonce qu'a fait
00:21:32le ministre du Logement
00:21:33est qu'elle serait probablement gelée,
00:21:35on va le voir jeudi
00:21:36dans la copie finale,
00:21:37mais je vous dis,
00:21:38oui,
00:21:39elle ne serait pas gelée,
00:21:40et a priori,
00:21:41vous avez une information.
00:21:42Non,
00:21:42je dis que l'APL,
00:21:44je ne l'avais pas
00:21:45dans le pack des minima sociaux,
00:21:46d'accord,
00:21:46alors c'est clair,
00:21:47les minima sociaux,
00:21:48les petites retraites
00:21:49feront partie de ces dispositifs,
00:21:50les personnes les plus fragiles
00:21:51qui seront protégées
00:21:53d'un éventuel gel
00:21:53ou sous-indexation,
00:21:55en revanche,
00:21:56effectivement,
00:21:57les APL
00:21:57pourraient être
00:21:58un dispositif
00:21:59qui serait gelé,
00:22:00est-ce que ça demande
00:22:01un effort à ces gens-là ?
00:22:02La réponse est oui.
00:22:03Alors,
00:22:03il y a deux mois,
00:22:04les parlementaires ont voté
00:22:04la loi sur le droit de mourir
00:22:05après des mois
00:22:06et même des années
00:22:07de débat,
00:22:08et vous avez vu
00:22:09que le pape Léon XIV
00:22:11a fait un voyage en France
00:22:13qui a duré quatre jours
00:22:14et dans son intervention
00:22:15hier à Lourdes,
00:22:17il y est encore revenu,
00:22:18j'y ai encore
00:22:19parce que tout au long
00:22:19de ces étapes,
00:22:20il a sans arrêt parlé
00:22:21de cette loi
00:22:22qui ne passe pas
00:22:23dans l'Église catholique.
00:22:26Il est impossible
00:22:27de considérer
00:22:29comme normal
00:22:29de donner la mort.
00:22:32Ce qui est légal
00:22:33n'est pas nécessairement
00:22:35moral.
00:22:39Alors,
00:22:40ce que dit le pape,
00:22:40c'est que la tentation
00:22:41de donner la mort
00:22:41doit être rejetée,
00:22:42ce qui est légal
00:22:42n'est pas nécessairement
00:22:43moral.
00:22:44Je reprends ces propos.
00:22:45Ça ne vous gêne pas
00:22:46ce genre de propos ?
00:22:48Écoutez,
00:22:49vous n'avez peut-être
00:22:50pas échappé
00:22:50que j'ai été acteur
00:22:51de la construction
00:22:52de ce texte
00:22:53depuis des années.
00:22:54De la loi du droit
00:22:54à mourir.
00:22:55Oui,
00:22:55et que je l'ai accompagné.
00:22:57Et là,
00:22:58le pape qui vient faire
00:22:58la leçon ou la morale
00:22:59à sa façon.
00:23:00C'est la démonstration
00:23:01que ce vote
00:23:03qui a eu lieu
00:23:04important,
00:23:05hautement symbolique
00:23:06a été acquis
00:23:07de haute lutte.
00:23:09Toujours dans le respect.
00:23:11Je respecte
00:23:11la position du pape,
00:23:12bien sûr,
00:23:13de la position
00:23:14qui a été relayée
00:23:14souvent au Parlement.
00:23:16Il vient donner la leçon
00:23:17quasiment.
00:23:20Manifestement,
00:23:21le Parlement
00:23:22n'est pas d'accord
00:23:23avec cette position
00:23:24sur ce sujet
00:23:25avec le pape.
00:23:27Cette position
00:23:28est respectable.
00:23:28celle du Parlement
00:23:29français
00:23:29l'est tout autant.
00:23:31Et ensuite,
00:23:32la position
00:23:32des Françaises
00:23:33et des Français,
00:23:34j'ai cru comprendre
00:23:34qu'elle était quand même
00:23:35très très largement
00:23:36favorable
00:23:37à ce nouveau droit,
00:23:39cette ultime liberté
00:23:40qui est de choisir
00:23:41quand nous allons
00:23:42mettre fin
00:23:43à nos jours
00:23:44alors que nos souffrances
00:23:45sont insupportables,
00:23:46je rappelle.
00:23:47Hervé.
00:23:47Le président de la République
00:23:48avait fait savoir
00:23:49qu'il n'assisterait
00:23:50à aucune messe
00:23:50pendant la visite
00:23:51du pape en France.
00:23:52Finalement,
00:23:52il a annoncé
00:23:54qu'il assisterait
00:23:55à la messe de messe,
00:23:57si j'ose dire.
00:23:58Comment est-ce que
00:23:59vous comprenez
00:23:59ce revirement présidentiel ?
00:24:01Écoutez,
00:24:02je sais que c'est
00:24:03un sujet difficile,
00:24:04sensible,
00:24:05qui touche à la laïcité,
00:24:08valeur importante
00:24:09au sein de notre République.
00:24:10Le chef de l'État
00:24:11qui est présent
00:24:12ou pas
00:24:12à la messe
00:24:13du pape
00:24:13peut interroger.
00:24:15Je trouve que
00:24:15le président de la République
00:24:16a eu un comportement
00:24:18qui était assez sage,
00:24:20mesuré
00:24:21au regard
00:24:21de la présence
00:24:22de la plus haute autorité
00:24:24de l'Église catholique
00:24:26sur notre pays.
00:24:27Qu'il fasse
00:24:27le choix
00:24:27de participer
00:24:28à la dernière messe
00:24:29ne pose aucune difficulté.
00:24:31Je crois
00:24:32ne met en rien
00:24:32en difficulté
00:24:33la question
00:24:34de la laïcité
00:24:35d'un autre pays.
00:24:36Donc,
00:24:37je ne trouve pas
00:24:38que la position
00:24:38du président de la République
00:24:40puisse porter
00:24:42à discussion.
00:24:43Comme citoyen
00:24:44et non comme ministre,
00:24:46est-ce que vous estimez
00:24:47que le chef de l'État
00:24:48peut assister
00:24:49à une cérémonie religieuse
00:24:50sans y représenter
00:24:52l'ensemble
00:24:53des Français ?
00:24:54Oui,
00:24:55je pense que
00:24:55le chef de l'État
00:24:57est légitime
00:24:57à participer
00:24:58à une messe
00:24:59et il aurait pu être
00:25:00de quelques confessions
00:25:01que ce soit.
00:25:01Sa présence
00:25:02n'engage pas
00:25:03tous les Français
00:25:03quand il y est ?
00:25:06Je crois que sa présence
00:25:07bien sûr engage
00:25:08la présence
00:25:09des Français
00:25:10partout où il peut aller
00:25:11mais je crois
00:25:12qu'il peut aussi
00:25:13être amené
00:25:13à participer
00:25:14à d'autres cérémonies
00:25:15d'autres cultes
00:25:15et ça ne me poserait
00:25:17pas de difficultés.
00:25:18Pour vous qui êtes
00:25:19ministre des Relations
00:25:20avec le Parlement,
00:25:22une messe
00:25:23comme on l'a vu
00:25:24ces jours-ci,
00:25:24place de la Concorde
00:25:25juste en face
00:25:26de l'Assemblée nationale
00:25:28donc avec sur les images
00:25:29l'Assemblée en arrière-plan,
00:25:31vous ne trouvez pas
00:25:32que ça peut poser
00:25:33à certains un problème
00:25:36de séparation
00:25:37des églises
00:25:37et de l'État ?
00:25:38Non, je crois
00:25:39que notre France
00:25:40est ainsi faite,
00:25:41on est capable
00:25:42d'accueillir le pape
00:25:43de belles manières.
00:25:44Non, mais c'est
00:25:44l'Assemblée nationale
00:25:45qui sert de décor de fond,
00:25:46c'est ce que veut dire ?
00:25:47Oui, écoutez,
00:25:48justement,
00:25:49ce décor représente bien
00:25:50ce qu'est notre pays,
00:25:52à la fois son histoire,
00:25:54ses valeurs,
00:25:56les catholiques de France
00:25:57heureux de recevoir
00:25:58la plus haute autorité,
00:26:00le chef de l'État
00:26:01et la France
00:26:01qui le reçoit
00:26:02à ce titre
00:26:03de belles manières,
00:26:05le décor est magnifique,
00:26:06les gens ont l'air heureux,
00:26:08moi j'essaie d'y voir
00:26:09que des choses positives
00:26:10dans cette venue
00:26:11et dans la manière
00:26:11dont les choses
00:26:12se sont si bien passées,
00:26:14je vois des gens heureux
00:26:14et quand je vois des gens heureux,
00:26:16le ministre des Relations
00:26:17avec le Parlement,
00:26:18en toile de fond,
00:26:18on envoie l'Assemblée nationale
00:26:19qui est quand même
00:26:20le cœur de la République,
00:26:21pour moi tout est parfait,
00:26:22il n'y a pas de difficulté.
00:26:22Tout est dans le décor,
00:26:23tout rentre dans le décor.
00:26:24Elsa,
00:26:25on va parler maintenant
00:26:25d'international.
00:26:26Oui, exactement,
00:26:27avec cette annonce
00:26:28d'Emmanuel Macron
00:26:28d'envoyer des moyens militaires
00:26:30en Arabie Saoudite,
00:26:31soldats,
00:26:32radar,
00:26:32système de défense,
00:26:33la France insoumise
00:26:34demande l'organisation
00:26:35d'un débat au Parlement,
00:26:37est-ce que vous y êtes favorable ?
00:26:38Écoutez,
00:26:38alors ce n'est pas à moi
00:26:39de décider
00:26:40si ce débat
00:26:42doit avoir lieu,
00:26:42ce que je peux vous dire
00:26:43en tant que ministre
00:26:43des Relations et Parlement
00:26:44et en tant qu'ancien parlementaire
00:26:46et même en tant qu'ancien membre
00:26:47de la Commission
00:26:48de la Défense
00:26:48et des Forces armées,
00:26:49c'est que de toute façon,
00:26:51les ministres,
00:26:52le ministre des Armées
00:26:54et le ministre des Affaires étrangères
00:26:55peuvent être auditionnés
00:26:56à n'importe quel moment
00:26:57par ces commissions.
00:26:59Donc que ces débats
00:27:01demandés en séance publique
00:27:02par la France insoumise
00:27:04et liés ou pas,
00:27:04pour l'un et pour l'autre
00:27:05puisqu'il y a deux types de débats,
00:27:06décision du Président de la République
00:27:07ou décision du Premier ministre,
00:27:09non,
00:27:10ces débats ne sont à ce stade
00:27:11pas prévus
00:27:12et ma mission sera
00:27:14de faire en sorte
00:27:15qu'ils soient organisés
00:27:15si le Premier ministre
00:27:16ou le Président
00:27:17en donne...
00:27:18Vous préférez que ce soit
00:27:19en commission ?
00:27:20Ce que je veux dire
00:27:20aux Françaises
00:27:21et aux Français
00:27:21qui nous regardent,
00:27:22c'est que de toute façon,
00:27:23la mission du Parlement
00:27:25est de contrôler
00:27:25l'action du gouvernement,
00:27:26de l'exécutif
00:27:27et que de toute façon,
00:27:28les commissions travaillent
00:27:29et que je ne doute pas...
00:27:30Vous savez que ça n'a pas
00:27:31le même retentissement
00:27:32quand un débat est organisé
00:27:33dans l'hémicycle
00:27:34que quand il est
00:27:35dans la Commission des Français.
00:27:36Je suis d'accord avec vous.
00:27:37Je vous dis aujourd'hui,
00:27:38ces débats dans l'hémicycle
00:27:39sur ces sujets
00:27:39ne sont pas prévus
00:27:40mais je ne doute pas
00:27:41une seconde
00:27:42que les commissions
00:27:43ad hoc,
00:27:43affaires étrangères,
00:27:44défense,
00:27:44que ce soit l'Assemblée
00:27:45ou au Sénat
00:27:46parce que ça n'est pas rien
00:27:47d'envoyer des troupes françaises.
00:27:48Le président de la République
00:27:49l'a dit.
00:27:50Il a dit pourquoi ?
00:27:51Sur une position défensive.
00:27:53On sait pourquoi.
00:27:53On connaît la crise internationale
00:27:55dont on paie les conséquences
00:27:56directement chez nous,
00:27:57notamment en matière énergétique.
00:27:58Le prix de l'essence,
00:27:59tout ça n'est pas hasard.
00:28:01Mais on envoie des soldats,
00:28:02ça n'est pas rien.
00:28:05Je ne doute pas
00:28:13à moi directement,
00:28:14je vous dis,
00:28:14à mon avis,
00:28:15je ne suis pas un constitutionniste.
00:28:16Non,
00:28:17il n'est pas obligatoire.
00:28:18On ne rentre pas forcément
00:28:20dans le cas de certique.
00:28:21Mais de toute façon,
00:28:21ce que je veux dire,
00:28:22c'est que,
00:28:23et ce que je redis,
00:28:24pardon,
00:28:24c'est que je ne doute pas
00:28:25une seconde
00:28:25que les commissions,
00:28:26donc les députés
00:28:27et les sénateurs,
00:28:28ne manqueront pas d'interroger
00:28:29et de toute façon,
00:28:29les ministres doivent
00:28:30se présenter devant les commissions.
00:28:32Bon,
00:28:32j'imagine que cette question
00:28:33sera posée
00:28:35lors de la session
00:28:35justement ordinaire
00:28:37qui ouvre jeudi.
00:28:38Vous n'avez pas
00:28:39à avoir le temps
00:28:40de tout faire.
00:28:40c'est une session
00:28:41qui est raccourcie,
00:28:41qui finit fin février.
00:28:43Il y a le budget
00:28:43qui va vous occuper
00:28:44énormément de temps.
00:28:45Quels textes
00:28:46vont passer à la trappe ?
00:28:48Ben vous...
00:28:50Le mot à la trappe
00:28:51est un petit peu difficile.
00:28:52Quels textes ne seront pas examinés ?
00:28:54Vous allez avoir
00:28:55un problème de calendrier.
00:28:56Alors,
00:28:56je ne peux pas vous dire
00:28:57ce qui ne sera pas examiné
00:28:59parce que tout n'est pas arbitré
00:29:00et ça va dépendre
00:29:01d'une chose importante.
00:29:02Le budget,
00:29:03le budget de l'État,
00:29:04des collectivités,
00:29:05celui de la sécurité sociale
00:29:06va prendre énormément de temps
00:29:07dans le temps qui nous reste.
00:29:08Au moins jusqu'à la fin de l'année.
00:29:09J'espère que ça s'arrêtera
00:29:10avant la fin de l'année.
00:29:12Et il est aujourd'hui,
00:29:13mais ça vous le savez,
00:29:14il est assez difficile,
00:29:16même pour un ministre
00:29:17des Relations avec le Parlement
00:29:17qui connaît un peu
00:29:18l'Assemblée nationale,
00:29:19de savoir précisément
00:29:20quel temps il nous restera
00:29:22pour inscrire d'autres textes.
00:29:23Ce que je peux vous dire,
00:29:24c'est les priorités.
00:29:25Logement fait partie
00:29:26des premières priorités.
00:29:28La cybersécurité.
00:29:29On a parlé tout à l'heure,
00:29:30je crois que vous l'avez dit,
00:29:31de la loi intégrale.
00:29:31On va démarrer par la loi intégrale.
00:29:33L'engagement que nous prenons...
00:29:34On en reparlera
00:29:34puisque ça c'est certain.
00:29:35Vous dites logement,
00:29:39la loi intégrale,
00:29:40loi contre racisme et antisémitisme.
00:29:42J'espère que nous pourrons
00:29:43les inscrire,
00:29:43mais là je rentre dans une zone
00:29:45pour moi un petit peu fou,
00:29:47un petit peu floue,
00:29:48un petit peu folle aussi,
00:29:49un petit peu floue
00:29:50parce que ça va dépendre
00:29:52de la manière
00:29:52dont se déroulent les débats.
00:29:53Le débat budget peut glisser ou pas.
00:29:55La police municipale,
00:29:57c'est un texte très attendu
00:29:58par les élus,
00:29:59mais là aussi pour que je puisse
00:30:00l'inscrire,
00:30:01il nous reste jusqu'au 28 février,
00:30:04mais encore une fois,
00:30:06cela dépend de la manière
00:30:07dont vont se déroulent
00:30:08les débats budgétaires.
00:30:08Le logement cybersécurité,
00:30:09ça s'est gravé dans le marbre.
00:30:10Loi intégrale,
00:30:12cybersécurité, logement,
00:30:12je n'ai aucun doute
00:30:13qu'on arrivera au bout
00:30:14sur tous les autres.
00:30:16J'ai bon espoir
00:30:16que nous arrivons,
00:30:17ce que nous avons évoqué,
00:30:18mais ça va beaucoup dépendre
00:30:19de la manière dont se déroulent.
00:30:20Elsa, sur la loi intégrale.
00:30:20Justement, sur la loi intégrale,
00:30:22elle a été adoptée
00:30:23à l'unanimité en commission,
00:30:24les insoumis ont voté pour,
00:30:25le RN s'est abstenu.
00:30:26Est-ce que vous espérez
00:30:27le même résultat
00:30:28dans l'hémicycle,
00:30:29une unanimité ?
00:30:30Moi j'espère, oui bien sûr,
00:30:32que ce texte qui touche
00:30:32à un sujet majeur,
00:30:33la protection des femmes
00:30:35et des enfants
00:30:35sur les violences sexistes
00:30:36et sexuelles.
00:30:37Il y a d'ailleurs
00:30:37un autre texte
00:30:38qui va terminer au Sénat,
00:30:40celui qui traite
00:30:41de la protection de l'enfance,
00:30:42qui sont des sujets proches
00:30:44puisqu'il faut additionner
00:30:45les deux pour faire
00:30:46la réponse globale
00:30:47avec un volet réglementaire.
00:30:49Vous additionnez les deux
00:30:50sur le budget notamment,
00:30:51mais sur la question budgétaire,
00:30:53dans la loi intégrale,
00:30:53il y a eu encore
00:30:54beaucoup de doutes.
00:30:55Mais je ne veux pas
00:30:55que le texte
00:30:56protection de l'enfance
00:30:56passe à la trappe
00:30:57parce que la loi intégrale
00:30:58est là,
00:30:58elle est très importante,
00:30:58c'est un texte transpartisan,
00:31:00la protection de l'enfance
00:31:01c'est un projet de loi
00:31:01du gouvernement.
00:31:02Oui, j'espère que ce texte
00:31:04sera adopté à l'énumité.
00:31:05C'est un texte
00:31:05qui va beaucoup vivre,
00:31:06il sort de commission,
00:31:08le gouvernement
00:31:08n'était pas présent en commission,
00:31:10il va passer devant
00:31:11les députés
00:31:12avec le gouvernement
00:31:13en séance
00:31:14dès le 1er octobre.
00:31:15Les rapporteurs
00:31:16attendent des concrétisations
00:31:18en termes de budget,
00:31:19ils disent
00:31:19on n'a toujours pas reçu
00:31:20les études d'impact,
00:31:21on demande au gouvernement
00:31:22de pouvoir nous les donner.
00:31:23Est-ce qu'il y a un loup
00:31:24sur cette question budgétaire ?
00:31:25Alors là c'est la limite
00:31:25de l'exercice
00:31:26mais je ne veux pas
00:31:26trop rentrer en technique
00:31:27parce qu'une proposition de loi
00:31:28c'est la différence
00:31:29entre un projet de loi
00:31:30et une proposition de loi.
00:31:31Un projet de loi bénéficie
00:31:32d'une étude d'impact
00:31:33en préalable
00:31:33donc il est beaucoup
00:31:34plus facile
00:31:36de l'appliquer
00:31:37au lendemain
00:31:38de son adoption
00:31:38puisque les projets
00:31:39décrets etc.
00:31:40sont déjà prévus
00:31:41et les impacts financiers
00:31:42sont déjà prévus.
00:31:42Ce n'est pas le cas
00:31:43sur une PPL.
00:31:44Il ne nous a pas échappé
00:31:45que le texte final
00:31:46a été déposé
00:31:46très tardivement
00:31:47et ce n'est pas un reproche.
00:31:49Le Premier ministre
00:31:50a annoncé
00:31:50qu'il y aurait 1,5 milliard
00:31:55au budget de cette année.
00:31:58Il en faut 3 milliards
00:31:59selon les rapporteurs.
00:32:00Oui, attendons la copie finale.
00:32:02On est passé en commission
00:32:03il n'y avait pas le gouvernement
00:32:03on va arriver en séance
00:32:04il y aura le gouvernement
00:32:05ensuite on va partir au Sénat
00:32:06je peux vous dire aussi
00:32:08aujourd'hui
00:32:08que le gouvernement
00:32:09a décidé d'appliquer
00:32:09la procédure accélérée
00:32:10sur ce texte
00:32:11donc il y aura
00:32:12une seule lecture assemblée
00:32:13une seule lecture Sénat
00:32:14avant la commission mixte paritaire
00:32:16et quelle sera
00:32:17la qualité de la copie
00:32:18la nature de la copie
00:32:19mais oui
00:32:20j'espère que sur un sujet
00:32:21de cette nature
00:32:21mais je crois que c'est
00:32:22tout à fait possible
00:32:23on peut avoir l'unité
00:32:24à l'Assemblée Nationale.
00:32:24Rémi, alors à propos
00:32:25justement de majorité
00:32:26à l'Assemblée Nationale
00:32:27et au Sénat pardon.
00:32:29Justement face à l'absence
00:32:29de majorité à l'Assemblée Nationale
00:32:31est-ce que vous appelez
00:32:31les candidats à la présidentielle
00:32:32notamment macronistes
00:32:34à davantage mouiller le maillot
00:32:35sur le budget
00:32:35pour soutenir
00:32:36par exemple qui ?
00:32:37Est-ce que Edouard Philippe
00:32:38Gabriel Attal
00:32:39en font assez selon vous ?
00:32:40Ben écoutez
00:32:41je ne peux pas vous dire
00:32:42s'ils en font assez ou pas
00:32:43puisque ça n'a pas vraiment commencé
00:32:44ça va commencer jeudi
00:32:45vous les appelez à faire plus alors ?
00:32:48Je ne les appelle pas à faire plus
00:32:49je les appelle à nous aider
00:32:51comme d'autres groupes
00:32:52comme les liostes
00:32:53comme les socialistes
00:32:53comme les républicains
00:32:54à défendre ardemment
00:32:56leurs convictions
00:32:57mais vous savez
00:32:58les convictions d'un député horizon
00:32:59et d'un socialiste
00:32:59ce ne sont pas les mêmes
00:33:00d'un LR non plus
00:33:01d'un Renaissance non plus
00:33:02d'un modèle non plus
00:33:03je commence à les connaître tous très bien
00:33:04il y a de vraies sensibilités
00:33:06mais ils ont tous un idéal
00:33:08quand même
00:33:08qui est celui
00:33:08cet idéal républicain
00:33:09et de faire en sorte
00:33:10qu'il vaut mieux
00:33:11comme vous l'avez évoqué tout à l'heure
00:33:12un budget imparfait
00:33:13que pas de budget
00:33:14ma conviction
00:33:15pour répondre à votre question directement
00:33:16c'est qu'Edouard Philippe
00:33:17Gabriel Attal
00:33:18ils veulent un budget
00:33:18et en fait je vais vous dire
00:33:19plus que ça
00:33:20toutes celles et ceux
00:33:21qui pensent vraiment
00:33:22qu'ils ont une chance
00:33:23de gagner l'élection présidentielle
00:33:24ils veulent un budget
00:33:25celles et ceux
00:33:25qui vont jouer avec le feu
00:33:27je crois qu'eux
00:33:28n'y croient pas vraiment
00:33:28à l'élection présidentielle
00:33:29et les républicains
00:33:29ils font assez justement
00:33:30Laurent Wauquiez
00:33:31Bruno Retailleau
00:33:32vous leur demandez
00:33:33de plus se mouiller aussi
00:33:35je ne doute pas
00:33:36une seconde
00:33:37que ces responsables politiques
00:33:38s'ils pensent pouvoir
00:33:40arriver à l'Elysée
00:33:41le 14 mai
00:33:42je crois que c'est précisément
00:33:43ils auront
00:33:44pour pouvoir
00:33:45appliquer le programme
00:33:46qui est le leur
00:33:47ils auront besoin
00:33:47d'un budget
00:33:48je n'en doute pas
00:33:48une seconde
00:33:48mais vous pensez
00:33:49parce qu'ils sont
00:33:50candidats à la présidentielle
00:33:51Gabriel Attal
00:33:51et Edouard Philippe
00:33:52Bruno Retailleau
00:33:52qui évoquait Rémi
00:33:53il va falloir qu'ils mettent
00:33:54un petit peu
00:33:55la campagne en sourdine
00:33:56non je ne crois pas
00:33:57vous avez des candidats
00:33:58vous en évoquez seulement deux
00:34:00mais enfin
00:34:01des candidats
00:34:01on en a beaucoup
00:34:02mais on parle de ceux
00:34:03qui comptent pour vous
00:34:05oui mais ça ne suffira pas
00:34:07pour que le budget passe
00:34:08comme l'année dernière
00:34:09le budget ne se résumera pas
00:34:11au soutien des groupes
00:34:12de Gabriel Attal
00:34:13et d'Edouard Philippe
00:34:14nous avons eu besoin
00:34:15de beaucoup plus large que ça
00:34:16ce qu'on a appelé
00:34:17le socle de stabilité
00:34:18qui allait des socialistes
00:34:19républicains
00:34:20ne croyez pas que ça les rende
00:34:21tous heureux
00:34:22de soutenir ce budget
00:34:23ça n'est le budget de personne
00:34:25c'est un budget de compromis
00:34:26et nous allons recommencer
00:34:27cette année
00:34:28pardon
00:34:28nous allons essayer
00:34:29de recommencer cette année
00:34:30c'est-à-dire de faire un budget
00:34:32imparfait
00:34:32mais un budget
00:34:33dans l'intérêt de la France
00:34:33et moi je vais vous dire
00:34:34quelque chose
00:34:35je ne sais pas
00:34:36si c'est un scoop
00:34:37mais il est probable
00:34:38que l'année prochaine
00:34:38quand vous recevrez
00:34:40le prochain ministre
00:34:41des relations et le Parlement
00:34:42il soit à peu près
00:34:43dans la même situation
00:34:44que moi
00:34:44à devoir composer
00:34:45avec des gens différents
00:34:46un budget
00:34:47parce qu'il n'aurait pas de majorité
00:34:49à l'Assemblée nationale
00:34:50depuis 2024
00:34:51le Parlement fonctionne mal
00:34:52il est bloqué
00:34:53est-ce que rétrospectivement
00:34:54la dissolution était une erreur ?
00:34:56écoutez moi je pense
00:34:56que la dissolution
00:34:57était une erreur
00:34:58oui
00:34:58mais la dissolution est là
00:35:00oui oui oui
00:35:01mais je vois bien
00:35:03la taquinerie dans votre question
00:35:05il n'y a pas de difficulté
00:35:05je considère que cette dissolution
00:35:07était une erreur
00:35:09pour autant
00:35:09ma responsabilité aujourd'hui
00:35:11c'est de travailler
00:35:11avec les forces politiques
00:35:13différentes
00:35:14mais elle a quelque chose
00:35:15de salutaire
00:35:16cette dissolution
00:35:17c'est que je crois
00:35:18qu'elle aura obligé
00:35:19les responsables politiques
00:35:20à dépasser
00:35:21les clivages habituels
00:35:22j'ai tendance à beaucoup le dire
00:35:23je suis un élu local
00:35:24je suis encore président
00:35:25de mon intercommunalité
00:35:25et je trouve saisissant
00:35:27je l'ai déjà dit à plusieurs reprises
00:35:28la différence qu'il peut y avoir
00:35:29en Ariège
00:35:29merci
00:35:30pour ceux qui ne savent pas
00:35:32beaucoup ne le savent pas
00:35:32je crois
00:35:33mais c'est saisissant
00:35:35quand vous êtes
00:35:35à la tête d'une collectivité
00:35:37où vous avez des gens
00:35:37de sensibilité différentes
00:35:38de droite, de gauche
00:35:39vous n'avez pas la moindre idée
00:35:40je peux vous le dire
00:35:41du vote qu'ils pourraient faire
00:35:43dans l'isoloir
00:35:44et pour autant
00:35:44vous ne travaillez que
00:35:45pour quoi ?
00:35:45pour le territoire
00:35:46pour le bassin de vie
00:35:47pour telle école
00:35:49pour telle gendarmerie
00:35:50et arrivez ici
00:35:51vous prenez l'avion
00:35:52et c'est incroyable
00:35:52là pour le coup
00:35:53c'est plus possible
00:35:54alors la dissolution
00:35:55je crois que c'était
00:35:56clairement une erreur
00:35:56pour autant
00:35:57elle aura le mérite
00:35:58c'est qu'elle aura peut-être
00:35:59préparé les responsables
00:36:00politiques nationaux
00:36:01à ce qui va arriver
00:36:02l'année prochaine
00:36:03c'est-à-dire un début
00:36:04de quinquennat
00:36:04sans majorité
00:36:05à l'Assemblée nationale
00:36:06et là croyez-moi
00:36:07les travaux vont être difficiles
00:36:09sauf si les responsables
00:36:11politiques sont prêts
00:36:12à travailler
00:36:12avec des gens différents
00:36:13ce que j'appelle
00:36:13en 2027 justement
00:36:14l'année prochaine
00:36:15est-ce que le président élu
00:36:17s'il vient du camp macroniste
00:36:18doit obligatoirement
00:36:19dissoudre l'Assemblée nationale
00:36:21c'est une bonne question
00:36:22moi je crois
00:36:23qu'en toute logique
00:36:24le président élu
00:36:25doit dissoudre
00:36:26l'Assemblée nationale
00:36:26c'est autant des gens
00:36:27avec qui vous travaillez
00:36:28aujourd'hui
00:36:28c'est l'Assemblée
00:36:29avec laquelle vous composez
00:36:30elle n'est pas viable
00:36:32avec un autre président ?
00:36:34elle est viable
00:36:36maintenant
00:36:37si cette Assemblée
00:36:38devait perdurer
00:36:39telle qu'elle est
00:36:39si les Françaises
00:36:40et les Français
00:36:40ce qui n'est pas impossible
00:36:41reconduisent la même Assemblée
00:36:42après l'élection présidentielle
00:36:43ça obligera
00:36:44les responsables politiques
00:36:46à aller bien au-delà
00:36:47dans le travail
00:36:48et la logique de compromis
00:36:49mais il faut dissoudre
00:36:49cette Assemblée
00:36:50dont vous espérez
00:36:51à la temps sur le budget
00:36:51je pense que la logique
00:36:52est de dissoudre
00:36:53de donner la parole
00:36:54aux Françaises et aux Français
00:36:55et ensuite
00:36:56ce que les responsables politiques
00:36:58et notamment les députés
00:36:59ont du mal à faire
00:36:59quand ils sont de sensibilité
00:37:00un petit peu différente
00:37:01c'est de dire
00:37:02le choix des Françaises
00:37:03et des Français
00:37:04c'est de mettre
00:37:04tant de socialistes
00:37:05tant de républicains
00:37:06tant de modems
00:37:06vous travaillez entre vous
00:37:08et je vois moi
00:37:10la colère des Françaises
00:37:11et des Français
00:37:11et notamment
00:37:11ceux qui sont en arrière
00:37:13en disant
00:37:13bonsoir
00:37:14bonsoir
00:37:14mais travaillez ensemble
00:37:15et si c'était Marine Le Pen
00:37:17à l'Elysée
00:37:17vous auriez le même raisonnement
00:37:18il faudrait travailler ensemble
00:37:20écoutez
00:37:21Marine Le Pen à l'Elysée
00:37:23je ne suis pas de sensibilité
00:37:25ni d'extrême droite
00:37:26ni d'extrême gauche
00:37:27moi je vais faire en sorte
00:37:29le moment venu
00:37:29aujourd'hui
00:37:30je gouvernement
00:37:31donc l'élection présidentielle
00:37:32je m'en tiens
00:37:33le plus loin possible
00:37:34on a un gouvernement
00:37:35qui est en train
00:37:35de gérer le réel
00:37:36le gérer l'international
00:37:37le national est très difficile
00:37:39donc moins je m'occuperai
00:37:40de l'élection présidentielle
00:37:41mieux ce sera
00:37:42oui mais en même temps
00:37:43vous êtes une exception au gouvernement
00:37:44parce que vous
00:37:44vous soutenez Bernard Cazeneuve
00:37:46donc vous allez me parler
00:37:46de l'élection présidentielle
00:37:47qui était absolument
00:37:47dernier premier ministre
00:37:48de François Hollande
00:37:49pour la présidentielle
00:37:49il n'est toujours pas déclaré
00:37:50est-ce que vous pensez
00:37:51qu'il va vraiment se lancer ?
00:37:53écoutez je ne sais pas
00:37:54parce que là le temps passe
00:37:55invitez-le
00:37:57en tout cas ce que je vois
00:37:58ce que j'entends
00:37:59ce que je sais
00:38:00oui je suis assez proche de lui
00:38:01c'est qu'il a une réflexion
00:38:02qui est très intéressante
00:38:03et qui correspond à peu près
00:38:04s'il ne se lance pas
00:38:05comment ?
00:38:05s'il ne se lance pas
00:38:06pourquoi faire ?
00:38:08ben écoutez
00:38:08vous pensez notamment
00:38:09qu'il va être candidat
00:38:10on peut être utile
00:38:11sans forcément être candidat
00:38:13à l'élection présidentielle
00:38:13mais peut-être le sera-t-il
00:38:15nous verrons bien
00:38:15en tout cas
00:38:16sa réflexion
00:38:17la coalition des volontaires
00:38:18ça correspond un petit peu
00:38:20à ce que je viens de vous dire
00:38:21les candidats à Matignon
00:38:21peut-être ?
00:38:22non non écoutez
00:38:23j'en ai pas la moindre idée
00:38:26ce que je veux vous dire
00:38:27c'est que sa réflexion
00:38:27c'est un homme d'Etat
00:38:28qui a une grande expérience
00:38:30politique dans différents ministères
00:38:31et notamment à Matignon
00:38:32et à l'intérieur
00:38:33et qui a une réflexion
00:38:34qui est assez simple
00:38:35les clivages que l'on a connus
00:38:37jusqu'à maintenant
00:38:37la réalité de deux fronts
00:38:39un populiste à l'extrême droite
00:38:41un populiste à l'extrême gauche
00:38:44oblige les uns les autres
00:38:45non pas à abandonner
00:38:46leur sensibilité
00:38:47mais à accepter
00:38:48de travailler ensemble
00:38:49par-delà
00:38:50leur différence de sensibilité
00:38:51sinon
00:38:51alors nous serons contraints
00:38:53d'avoir
00:38:54alors ça fera des heureux
00:38:55un second tour
00:38:56Mélenchon, Le Pen
00:38:57ce qui n'est pas mon choix
00:38:58mais moi aujourd'hui
00:38:59je suis au gouvernement
00:39:00je gère le réel
00:39:01j'essaie
00:39:01c'est ma mission
00:39:02d'aider le Premier ministre
00:39:03à ce qu'on ait un budget
00:39:04et une fois le budget
00:39:06adopté
00:39:07si nous y arrivons
00:39:08nous en serons très heureux
00:39:09alors on pourra commencer
00:39:10à parler même
00:39:11quand on est au gouvernement
00:39:12plus sérieusement la présidentielle
00:39:13mais en tout cas clairement
00:39:14oui moi ce que je crois
00:39:15c'est qu'une coalition
00:39:16de gens responsables
00:39:18de républicains
00:39:18démocrates
00:39:19qui mettent en oeuvre
00:39:20une véritable révolution
00:39:22notamment dans la tête
00:39:23des responsables politiques
00:39:24sur la manière
00:39:25d'exercer leur mandat
00:39:26je crois que nous avons
00:39:27besoin de ça
00:39:28si nous voulons
00:39:30éviter
00:39:31les révolutions populistes
00:39:33vous venez du parti socialiste
00:39:34on l'a rappelé
00:39:35est-ce que vous allez voter
00:39:36à la primaire du bloc
00:39:36social-démocrate ?
00:39:37non
00:39:37j'ai pas vocation
00:39:38à aller voter dans cette primaire
00:39:39là
00:39:40j'étais socialiste
00:39:41jusqu'en 2022
00:39:43je suis
00:39:43je reste proche
00:39:44des socialistes
00:39:44dans mon territoire
00:39:45en Ariège
00:39:46j'étais un candidat dissident
00:39:48et il m'avait soutenu
00:39:50à l'époque
00:39:51aujourd'hui
00:39:51je suis un homme politique
00:39:53d'hiver gauche
00:39:54on va dire
00:39:54social-démocrate
00:39:5515 euros
00:39:56c'est cher 15 euros
00:39:57quand même
00:39:57non vous ne trouvez pas
00:39:58je vous pose la question
00:40:00vous deviez voter
00:40:01vous voteriez pour qui ?
00:40:02je suis un candidat
00:40:03social-démocrate
00:40:03pour Glucksmann
00:40:04bien sûr
00:40:05ça ne surprendra personne
00:40:07vous voteriez pour Glucksmann ?
00:40:09si jamais j'avais été
00:40:10membre du parti socialiste
00:40:11si j'avais été membre
00:40:13de place publique
00:40:13et si je n'avais pas été
00:40:15membre du gouvernement
00:40:16alors peut-être
00:40:16je vous aurais répondu Glucksmann
00:40:18mais la réalité
00:40:19c'est qu'aujourd'hui
00:40:19je ne réponds pas
00:40:20à cette question
00:40:21il n'y a quand même pas
00:40:21un candidat
00:40:22qui vous fait regretter
00:40:24d'avoir quitté le PS
00:40:25alors quitté le PS ?
00:40:26non
00:40:27aucun
00:40:28même Glucksmann
00:40:28donc
00:40:30Glucksmann n'est pas PS
00:40:30sauf erreur de ma part
00:40:32Glucksmann est un excellent candidat
00:40:33c'est parce que je veux dire
00:40:34mais je ne dois pas
00:40:35rentrer dans le jeu
00:40:36de l'élection présidentielle
00:40:37vous avez évoqué
00:40:38ma proximité
00:40:39avec Bernard Cazeneuve
00:40:41elle est très forte
00:40:42je suis membre de la convention
00:40:43c'est dommage
00:40:44qu'il ne soit pas candidat
00:40:44à la primaire d'ailleurs
00:40:45il aurait pu se mettre
00:40:46dans la primaire
00:40:46il a essayé ?
00:40:47non
00:40:48pour quelqu'un
00:40:49qui ne veut pas parler
00:40:49à l'élection présidentielle
00:40:50vous me cuisinez beaucoup
00:40:51alors il faut que vous en parliez
00:40:53encore un petit peu
00:40:54vous êtes ministre du gouvernement
00:40:55Lecornu
00:40:55on a compris
00:40:56vous venez de la gauche
00:40:57vous venez du parti socialiste
00:40:58est-ce que forcément
00:40:59au moment où l'élection présidentielle
00:41:01va arriver
00:41:02vous voterez
00:41:03pour un candidat
00:41:04issu de ce qu'on appelle
00:41:05le bloc central
00:41:06ou est-ce que vous aurez
00:41:07plutôt tendance
00:41:08à retourner
00:41:09vers votre famille politique
00:41:10c'est-à-dire à chercher
00:41:11un candidat de gauche
00:41:12au premier tour ?
00:41:15mon idéal
00:41:16serait qu'il y ait
00:41:17une candidature
00:41:17qui porte les valeurs
00:41:18de la social-démocratie
00:41:19si cette candidature
00:41:21existe
00:41:22alors ma voix
00:41:23ira vers elle
00:41:24et je ne sais pas
00:41:25si elle existera
00:41:26à ce jour
00:41:26vous avez parlé
00:41:27de primaire
00:41:28d'autres candidats
00:41:29nous avons parlé
00:41:29potentiel
00:41:30François Hollande aussi
00:41:31je ne sais pas
00:41:33qui sera candidat
00:41:34et je ne sais même pas
00:41:35si la social-démocratie
00:41:36sera vraiment représentée
00:41:37à cette élection
00:41:37je n'en ai aucune certitude
00:41:38à ce sade
00:41:39à défaut
00:41:40oui je serai prêt
00:41:41à soutenir quelqu'un
00:41:42qui sera différent de moi
00:41:43mon ADN
00:41:44c'est de défendre
00:41:46mes valeurs
00:41:47avant une élection
00:41:47et une fois élu
00:41:48accepter le suffrage
00:41:50et travailler
00:41:50avec des gens différents
00:41:51après j'ai une limite
00:41:52je ne souhaite pas
00:41:54travailler avec des gens
00:41:54qui défendent des positions
00:41:56populistes
00:41:56comme peuvent le faire
00:41:57l'extrême droite
00:41:58ou l'extrême gauche
00:41:59même si je ne mets pas
00:42:00ces deux acteurs
00:42:01sur le même plan
00:42:02ils n'ont pas la même histoire
00:42:03ils n'ont pas le même objectif
00:42:04pour autant
00:42:04oui je préfère soutenir
00:42:06un candidat du bloc central
00:42:07que soutenir un candidat
00:42:08d'une ou l'autre extrême
00:42:10mais alors justement
00:42:11face à l'inquiétude
00:42:12que vous évoquiez
00:42:13à l'instant
00:42:13c'est-à-dire celle
00:42:14d'un deuxième tour
00:42:15pourquoi pas
00:42:16entre Marine Le Pen
00:42:17et Jean-Luc Mélenchon
00:42:18pour conjurer ce risque
00:42:19est-ce que vous êtes
00:42:20de ceux qui pensent
00:42:21c'est qu'il faudrait
00:42:24que le candidat unique
00:42:26du bloc central
00:42:26il inclut même
00:42:28la gauche sociale-démocrate
00:42:30le parti socialiste
00:42:31autrement dit
00:42:31est-ce que ce serait possible
00:42:33d'envisager
00:42:34l'hypothèse
00:42:35d'un seul candidat
00:42:36pour le bloc central
00:42:37les centristes
00:42:38les macronistes
00:42:39et les socialistes
00:42:41écoutez
00:42:42mon intime conviction
00:42:44je vais essayer
00:42:44de vous répondre
00:42:45sans me mettre en difficulté
00:42:46essayez
00:42:46mais mon intime conviction
00:42:48c'est que
00:42:49à ce stade
00:42:50aucun candidat
00:42:51parce qu'aucun projet
00:42:53n'est sur les tables
00:42:53pour permettre d'éviter
00:42:54l'affrontement
00:42:55entre Jean-Luc Mélenchon
00:42:57et Marine Le Pen
00:42:58c'est terrible
00:42:58ce que vous dites
00:42:59c'est un constat d'échec
00:43:00mais j'ai aussi
00:43:01l'intime conviction
00:43:02qu'il nous reste
00:43:03quelques mois
00:43:04et que c'est plutôt
00:43:05un projet de société
00:43:06qui va permettre
00:43:07de renverser la table
00:43:08mais peut y avoir
00:43:08un projet de société
00:43:09commun
00:43:09à tous ces partis politiques
00:43:11oui je le crois
00:43:13et c'est le projet
00:43:14de société
00:43:14qui va être en rupture
00:43:15nous sommes dans une fin de cycle
00:43:17c'est une réalité
00:43:17en rupture avec ce qui s'est passé
00:43:19ça veut pas dire renier
00:43:20ça veut pas dire rejeter
00:43:21mais ça veut dire différent
00:43:22qui s'adapte à notre société
00:43:24on a un modèle social
00:43:25on a un modèle économique
00:43:26qui a été construit
00:43:27après la seconde guerre mondiale
00:43:29est-ce qu'il faut adapter
00:43:30certaines choses
00:43:31de manière très profonde
00:43:32oui
00:43:32est-ce qu'il faut protéger
00:43:33nos français
00:43:34avec un nouveau pacte social
00:43:36je le crois
00:43:36mais là je suis en train
00:43:37de rentrer dans une discussion
00:43:38républicaine
00:43:39je ne crois absolument pas
00:43:42au candidat idéal
00:43:43qui va rassembler
00:43:44des gens très différents
00:43:45je crois à un projet
00:43:46de rupture
00:43:47démocrate
00:43:48républicain
00:43:49qui pourra être incarné
00:43:50par quelqu'un
00:43:51est-ce qu'il viendra
00:43:52du bloc central
00:43:52ou d'ailleurs
00:43:53oui je crois
00:43:53qu'il va falloir rassembler
00:43:54bien plus largement
00:43:55comme l'a dit
00:43:56par exemple
00:43:56Bernard Cazeneuve
00:43:57mais aujourd'hui
00:43:58vraiment sincèrement
00:43:59tout ceci ne sert à rien
00:44:01si jamais nous ne sommes pas capables
00:44:02de donner un budget
00:44:03à la France
00:44:04parce que je veux rappeler
00:44:05quelque chose quand même
00:44:05sur le budget
00:44:06et sur la présidentielle
00:44:07parce que je parle du coup
00:44:08un peu la présidentielle
00:44:09celui ou celle
00:44:10qui va gagner l'élection présidentielle
00:44:12si jamais nous n'avons pas réussi
00:44:13à faire un budget
00:44:14nous parce que ce sera
00:44:15un nous collectif
00:44:15à faire un budget
00:44:16avant la fin de l'année
00:44:17ça veut dire que la France
00:44:18n'aura pas de budget
00:44:19avant au mieux
00:44:20le mois d'octobre 2027
00:44:22donc si vous voulez
00:44:23savoir qui va être
00:44:24le bon candidat
00:44:25moi qui suis ministre aujourd'hui
00:44:27c'est pas accessoire
00:44:28en tout cas
00:44:28c'est pas mon job
00:44:29mon job c'est de faire en sorte
00:44:31qu'il y ait un budget
00:44:32avant les fêtes
00:44:33pour la France
00:44:34un budget de la sécurité sociale
00:44:35un budget d'Etat
00:44:36et un budget des collectivités
00:44:37et si même
00:44:38tout le monde explique
00:44:40que ce budget
00:44:41est très mauvais
00:44:41et très imparfait
00:44:42et qu'il a été porté
00:44:43par un très mauvais gouvernement
00:44:44c'est pas grave
00:44:45je serai satisfait
00:44:46parce que le pays aura un budget
00:44:47et ensuite
00:44:48libre au candidat
00:44:49de le modifier
00:44:50une fois arrivé à l'Élise
00:44:51vous dites que vous êtes
00:44:52un peu réticent
00:44:53à parler de la présidentielle
00:44:54parce que je rappelle
00:44:54que c'est le premier ministre
00:44:55Sébastien Lecornu
00:44:56qui vous a demandé
00:44:57à tous les ministres
00:44:58d'y aller mollo
00:45:00sur cette question
00:45:01est-ce que lui
00:45:02vous le voyez tous les jours
00:45:03son objectif
00:45:04c'est aussi d'avoir un budget
00:45:05il dit qu'il ne pense pas
00:45:06à la suite
00:45:06mais il s'y verrait peut-être
00:45:07à l'Élysée
00:45:08Sébastien Lecornu
00:45:09je crois qu'il a été très clair
00:45:10je sais qu'on lui pose
00:45:11beaucoup la question
00:45:12mais beaucoup
00:45:13et c'est légitime
00:45:14c'est quelqu'un
00:45:15qui a été capable
00:45:15de dépasser
00:45:16beaucoup de clivages
00:45:17de discuter
00:45:18lui homme de droite
00:45:21qui est très clair
00:45:21et je crois qu'il a parfaitement raison
00:45:23ça arrive
00:45:24des hommes politiques
00:45:25qui disent jamais
00:45:26et puis finalement
00:45:26le moment venu
00:45:27disent qu'après tout
00:45:28après avoir passé ce budget
00:45:29tellement difficile
00:45:31que ça avait prévu été
00:45:32comment voulez-vous
00:45:33que je vous le dise
00:45:33il n'est pas candidat
00:45:35à l'élection présidentielle
00:45:36et s'il était candidat
00:45:37à l'élection présidentielle
00:45:38j'ai une certitude
00:45:39on ne sort pas le budget
00:45:41une question Elsa ?
00:45:42Non ?
00:45:43Non moi c'était
00:45:44je trouvais que vous étiez assez clair
00:45:45après on verra
00:45:46s'il le sera finalement
00:45:47si vous vous trompe
00:45:48Hugo
00:45:48Oui monsieur le ministre
00:45:50alors c'est pas tellement
00:45:50une question
00:45:51c'est plus une remarque
00:45:52dans le chat
00:45:52il y a Siscom
00:45:53qui vous paraphrase
00:45:54et qui dit
00:45:54je suis social-démocrate
00:45:56mais je gouverne
00:45:56avec la droite
00:45:57et l'extrême droite
00:45:57mais évidemment
00:45:58je veux un candidat du centre
00:46:00Qu'est-ce que vous répondez
00:46:02à ceux qui disent
00:46:02Je gouverne avec l'extrême droite ?
00:46:03C'est ce qu'il considère
00:46:05parce que je pense
00:46:06qu'il considère
00:46:06qu'il y a des mains tendues
00:46:08au RN sur certains textes
00:46:10je présuppose
00:46:10que c'est ce qu'il veut dire
00:46:13sur la loi immigration
00:46:14il y a eu la loi immigration
00:46:15il y a eu
00:46:15Non non non
00:46:16je m'inscris totalement
00:46:17vous le gouverne
00:46:17absolument pas
00:46:18avec l'extrême droite
00:46:18s'il y avait le moindre doute
00:46:20là-dessus
00:46:20je ne serais pas devant vous
00:46:21à cet instant
00:46:21Est-ce que vous pensez
00:46:22que vos électeurs
00:46:23en Ariège
00:46:23pourraient vous sanctionner
00:46:24d'avoir été
00:46:25dans un gouvernement
00:46:27macroniste ?
00:46:28Je ne sais pas
00:46:29je crois que
00:46:30les Ariégeois précisément
00:46:32celles et ceux
00:46:33qui vivent dans ma circonscription
00:46:34me connaissent
00:46:35ils savent comment
00:46:35je suis venu
00:46:36à l'Assemblée nationale
00:46:36en refusant
00:46:37la logique d'accord
00:46:38avec la France insoumise
00:46:39en rentrant dans un groupe
00:46:41d'indépendants
00:46:42l'Elliott
00:46:42où il y a des gens
00:46:43de sensibilité de droite
00:46:43beaucoup d'élus locaux
00:46:45d'ailleurs
00:46:45comme par hasard
00:46:46du centre
00:46:47de gauche
00:46:47comme moi
00:46:48je suis devenu président
00:46:49de ce groupe
00:46:49ce groupe d'indépendants
00:46:50de sensibilité différente
00:46:51et je suis rentré
00:46:52dans un gouvernement
00:46:53qui avait un objectif
00:46:54qui est un gouvernement
00:46:55un petit peu différent
00:46:55aller chercher
00:46:56un socle de stabilité
00:46:58pour sortir le pays
00:46:59du chaos institutionnel
00:47:01qui n'est pas la situation
00:47:01d'aujourd'hui
00:47:02aujourd'hui
00:47:02c'est une difficulté
00:47:04internationale
00:47:04que nous affrontons
00:47:05mais je crains
00:47:07qu'on y rajoute
00:47:08une difficulté institutionnelle
00:47:09mais je suis arrivé
00:47:10dans ce gouvernement
00:47:11j'ai pu refuser
00:47:11préalablement
00:47:12à rentrer dans le gouvernement
00:47:13mais celui-ci
00:47:14celui-ci est différent
00:47:15et j'assume totalement
00:47:17et ça les arrijois
00:47:18le savent
00:47:19mon chemin
00:47:20mes choix
00:47:20je l'ai dit en transparence
00:47:22je travaille pour mon pays
00:47:24je ne travaille pas
00:47:24pour un parti politique
00:47:25on va revenir sur le parlement
00:47:26vous savez
00:47:27il y a des idées
00:47:27qui circulent
00:47:28chez certains candidats
00:47:29à la présidentielle
00:47:30par exemple
00:47:30prenons Gabriel Attal
00:47:31qui estime lui
00:47:32qu'il faudrait réduire
00:47:33le nombre de parlementaires
00:47:35qu'est-ce que vous en pensez
00:47:35de ça ?
00:47:36ben écoute
00:47:37je ne sais pas
00:47:38je n'ai pas forcément
00:47:39la idée
00:47:39je ne suis pas sûr
00:47:40mais est-ce qu'il y a trop
00:47:41de parlementaires
00:47:41pour faire des économies
00:47:42je ne crois pas
00:47:43que ce soit ça
00:47:44qu'il faille changer
00:47:45je crois que s'il faut changer
00:47:45c'est la manière
00:47:46de faire de la politique
00:47:47vous enlevez quoi ?
00:47:4810, 50, 100
00:47:49ça va changer quoi ?
00:47:50ce n'est pas ça
00:47:51qui va sauver le budget
00:47:51de la France
00:47:52j'entends déjà
00:47:53les gens qui vont dire
00:47:53qu'il y a trop de députés
00:47:54trop de sénateurs
00:47:55qui sont trop payés
00:47:55etc
00:47:56ce n'est pas ça
00:47:56qui va changer la France
00:47:57si on veut faire
00:47:58de la politique
00:47:59de manière plus efficace
00:48:00il faut changer la manière
00:48:01dont les responsables politiques
00:48:03qui arrivent ici
00:48:03aujourd'hui
00:48:04à l'Assemblée nationale
00:48:05sont capables
00:48:06de faire des compromis
00:48:07sans majorité
00:48:08vous n'avez pas d'autre choix
00:48:10d'accepter le compromis
00:48:11en gros
00:48:11d'avoir cette culture
00:48:12que nous avons
00:48:13dans les territoires
00:48:14les élus locaux
00:48:15qui une fois élus
00:48:16vous allez à l'élection
00:48:17avec votre sensibilité
00:48:18socialiste, social-démocrate
00:48:20de droite
00:48:20tout ce que vous voulez
00:48:21et vous mettez des limites
00:48:22des lignes rouges
00:48:23moi c'est le populisme
00:48:24mais une fois élus
00:48:25si les Français
00:48:26ne vous donnent pas
00:48:27de majorité à vous tout seul
00:48:28vous avez l'obligation
00:48:30de respecter le choix
00:48:31des Français
00:48:31et de travailler
00:48:32avec des gens différents
00:48:33sauf qu'aujourd'hui
00:48:33ça ne marche pas comme ça
00:48:34et ce n'est pas en changeant
00:48:35le nombre de parlementaires
00:48:37que vous allez changer
00:48:38l'état d'esprit
00:48:38et régler le problème
00:48:39de l'Assemblée nationale
00:48:40croyait moi je la connais
00:48:41Edouard Philippe
00:48:42dépassé dans les sondages
00:48:43pour la première fois
00:48:43par Jean-Luc Mélenchon
00:48:44c'est le signe
00:48:45que ce n'est plus
00:48:46le candidat naturel
00:48:47de votre espace politique
00:48:48écoutez
00:48:49déjà moi je suis un social-démocrate
00:48:50donc ce n'est pas
00:48:51mon espace politique
00:48:52au sens large
00:48:54mon espace politique
00:48:54au sens large
00:48:55c'est le socle de stabilité
00:48:56qui a été constitué
00:48:57avec Sébastien Lecornu
00:48:59pour entre guillemets
00:49:00sauver les institutions
00:49:02c'est celui-là
00:49:02mon espace politique
00:49:04soyons précis
00:49:05je ne suis pas légitime
00:49:06à dire qui est le bon
00:49:07ou le mauvais candidat
00:49:08les sondages d'aujourd'hui
00:49:09c'est un signal
00:49:10et moi ça me fait penser
00:49:12qu'il y a vraiment
00:49:13un vrai projet politique
00:49:15de rupture
00:49:16qui s'adapte à notre société
00:49:17qui la regarde dans les yeux
00:49:18avec bienveillance
00:49:20mais capable de lui dire
00:49:20une vérité
00:49:21notre société
00:49:22n'est pas celle de 1945
00:49:23il faudra changer
00:49:25beaucoup de choses
00:49:25si on veut continuer
00:49:26à protéger
00:49:27les plus fragiles dans le pays
00:49:28alors il faut retrouver
00:49:29la souveraineté
00:49:29je vous parle
00:49:31peut-être pas tout de suite
00:49:32de la question de l'énergie
00:49:33qui est un sujet majeur
00:49:34on va y venir
00:49:35parce qu'on va maintenant
00:49:36accueillir Diane Strauss
00:49:37qui va nous rejoindre tout à l'heure
00:49:38spécialiste de la voiture
00:49:39de sa place dans la société
00:49:40ce livre que vous avez
00:49:41à côté de vous
00:49:42dont vous avez pris connaissance
00:49:43elle est co-auteur
00:49:44d'une étude
00:49:45sur le poids de la voiture
00:49:45dans la vie économique
00:49:46et dans le quotidien
00:49:47son portrait
00:49:48par Katia Gilder
00:49:51Face à vous
00:49:52Laurent Pannifousse
00:49:53une spécialiste
00:49:54qui veut réveiller le débat
00:49:55sur l'automobile
00:49:57experte de la transition énergétique
00:49:59membre du Haut Conseil
00:50:01pour le Climat
00:50:02elle est à la tête
00:50:03d'une ONG
00:50:04Transport et Environnement
00:50:05qui milite
00:50:06pour des transports décarbonés
00:50:08à l'horizon 2050
00:50:10on n'y est pas encore
00:50:11mais le temps presse
00:50:12alors que le prix
00:50:13des carburants
00:50:13n'en finit plus de monter
00:50:15notre invité
00:50:16tire la sonnette d'alarme
00:50:17on était déjà
00:50:18dans l'urgence avant
00:50:19mais on est d'autant plus
00:50:20dans l'urgence
00:50:20on reparle
00:50:21d'un retour des gilets jaunes
00:50:22donc là il faut agir
00:50:23dans un essai co-écrit
00:50:25qui vient de sortir
00:50:26elle interpelle le gouvernement
00:50:27quelle solution de long terme
00:50:29face à une crise énergétique
00:50:31partie pour durer
00:50:32pour elle
00:50:33le leasing social
00:50:34mis en place en juillet
00:50:35est une bonne idée
00:50:36il permet aux plus modestes
00:50:38qui roulent beaucoup
00:50:39de louer un véhicule électrique
00:50:40à moindre frais
00:50:41très bien
00:50:42mais trop cher
00:50:43elle imagine alors
00:50:45un parc social automobile
00:50:46accessible au plus grand nombre
00:50:48une piste crédible
00:50:50consisterait à créer
00:50:51sur le modèle
00:50:52du logement social
00:50:53un parc de voitures électriques
00:50:55à loyer modéré
00:50:56destiné aux ménages modestes
00:50:58et à une partie
00:50:59des classes moyennes
00:51:00notre invité
00:51:02s'interroge aussi
00:51:03sur les moyens
00:51:03de réussir
00:51:04la transition énergétique
00:51:05sans creuser
00:51:06les inégalités territoriales
00:51:08elle imagine par exemple
00:51:09un service d'autocar
00:51:11circulant
00:51:11toutes les 15 minutes
00:51:12sur les axes denses
00:51:13en heure de pointe
00:51:14mais dans une France
00:51:15marquée par le déclin industriel
00:51:17qui fabriquera
00:51:19les voitures de demain
00:51:19et qui pourra se les offrir
00:51:21face à vous ce soir
00:51:23Diane Strauss
00:51:25et tout ça
00:51:26dans une dizaine
00:51:26en une dizaine de minutes
00:51:28d'échange
00:51:28Diane Strauss arrive
00:51:29sur ce plateau
00:51:30je vous laisse saluer
00:51:31le ministre
00:51:32Laurent Panifousse
00:51:33bonsoir
00:51:33merci d'être avec nous
00:51:34et installez-vous
00:51:35je vous en prie
00:51:36alors il y a plein de sujets
00:51:37que vous avez mis sur la table
00:51:38dans ce livre
00:51:38qui ont été très bien résumés
00:51:40par Katia Guider
00:51:40on ne va pas pouvoir parler de tout
00:51:41je le disais en 10 minutes
00:51:42c'est pour ça que je disais ça
00:51:43mais on va commencer
00:51:44par ce qui est aujourd'hui
00:51:46notamment ce leasing social
00:51:48pour faire face
00:51:49à la crise des carburants
00:51:50pour permettre aux français
00:51:51les plus modestes
00:51:52de s'équiper de voitures électriques
00:51:53vous dites bon
00:51:54c'est bien
00:51:54mais c'est pas assez
00:51:56oui tout à fait
00:51:57le leasing social
00:51:58il permet aux ménages modestes
00:51:59de s'équiper de voitures
00:52:00pendant trois ans
00:52:02avec une aide publique
00:52:03de louer cette voiture
00:52:05mais ce ne sont que
00:52:0650 000 véhicules
00:52:07et ce n'est que trois ans
00:52:08donc on peut dire
00:52:09que c'est assez modeste
00:52:10finalement comme politique
00:52:12ne serait-il pas
00:52:13temps de passer
00:52:13à la vitesse supérieure
00:52:15en créant un grand
00:52:15parc social
00:52:16de la voiture électrique
00:52:18ou aussi un HLM
00:52:18de la voiture électrique
00:52:19l'idée c'est
00:52:20que l'état
00:52:21plutôt que de louer
00:52:22constitue un patrimoine
00:52:24de véhicules électriques
00:52:24achète des voitures
00:52:25il achète des voitures
00:52:26qui les mettent
00:52:27à la disposition
00:52:28des français
00:52:28sur 10 ans
00:52:30et qui puissent
00:52:31constituer un patrimoine
00:52:31de 200 millions
00:52:33de véhicules
00:52:33plutôt que 50 000
00:52:35ça coûterait le même prix
00:52:36puisque l'état
00:52:37peut récupérer
00:52:38les loyers
00:52:39et ça permettrait
00:52:40à beaucoup plus
00:52:41de personnes
00:52:41d'avoir accès
00:52:42à la mobilité
00:52:43c'est surprenant
00:52:43comme proposition
00:52:44moi je n'avais jamais
00:52:45entendu avant
00:52:45Laurent Panifousse
00:52:46c'est surprenant
00:52:47c'est intéressant
00:52:49je vais déjà vous dire
00:52:50que le constat
00:52:53que vous faites
00:52:54dans votre livre
00:52:54et je vais revenir
00:52:55précisément à votre question
00:52:56mais je le partage
00:52:57totalement
00:52:58et notamment
00:52:59ce que vous dites
00:53:00sur la culture
00:53:01que nous avons
00:53:02en France
00:53:02mais pas seulement en France
00:53:03mais c'est la France
00:53:04qui nous intéresse aujourd'hui
00:53:05sur la relation
00:53:06qu'on peut avoir
00:53:06la voiture
00:53:06alors le rural
00:53:08que je suis
00:53:09peut vous dire
00:53:09le monde qu'il y a aussi
00:53:10entre le monde rural
00:53:11et le monde urbain
00:53:12sur la relation
00:53:12à la voiture
00:53:14cette demande
00:53:15que vous faites
00:53:15de développer massivement
00:53:16les transports
00:53:18en commun
00:53:18mais vous dites aussi
00:53:19à juste titre
00:53:20que c'est fait
00:53:20et c'est souvent
00:53:21très bien fait
00:53:22dans les grandes villes
00:53:23où on voit les réseaux
00:53:24se développer
00:53:24de manière massive
00:53:25et petit à petit
00:53:26les habitants
00:53:26des grands centres urbains
00:53:27qui peuvent se délaisser
00:53:29et pour qui même
00:53:30la voiture
00:53:30devient un objet abstrait
00:53:32presque de vacances
00:53:33j'allais dire
00:53:33en revanche
00:53:34ce que je me permets
00:53:35de dire
00:53:36si je partage
00:53:37totalement votre constat
00:53:38et vos ambitions
00:53:39l'enjeu que vous posez
00:53:41sur l'ambition
00:53:41de l'électrification
00:53:42des déplacements
00:53:43en général
00:53:44de la voiture
00:53:44en particulier
00:53:45et les moyens
00:53:46massifs
00:53:46qu'il faudrait mettre
00:53:47en oeuvre
00:53:47je vais quand même
00:53:48mettre le doigt
00:53:48sur une chose
00:53:49si vous me permettez
00:53:49il n'y a pas d'argent
00:53:50non c'est pas ça
00:53:51c'est la différence
00:53:52que je viens d'évoquer
00:53:53entre le rural et l'urbain
00:53:55mais qui n'est pas
00:53:56une contradiction
00:53:56avec ce que vous avez dit
00:53:57c'est que
00:53:58quand vous vivez
00:53:59en milieu rural
00:54:00ou que ce soit
00:54:01en arriège
00:54:01mais n'importe où
00:54:02ailleurs
00:54:02en rural profond
00:54:04la voiture
00:54:05est un objet vital
00:54:06vous la prenez
00:54:07pour tous
00:54:08vos déplacements
00:54:08absolument tous
00:54:09pour aller chercher du pain
00:54:10pour aller à l'école
00:54:11pour aller travailler
00:54:12pour travailler
00:54:13pour aller voir
00:54:14votre famille
00:54:14votre père
00:54:15votre mère
00:54:15vous la prenez
00:54:16pour tout
00:54:16la voiture
00:54:18est un objet
00:54:18du quotidien
00:54:19elle fait partie
00:54:20de la famille
00:54:21dans le monde urbain
00:54:21c'est plus totalement vrai
00:54:23mais ça n'est pas
00:54:24totalement contradictoire
00:54:26pourquoi ?
00:54:27parce qu'il s'agit
00:54:27de l'électrification
00:54:28des usages
00:54:29il ne s'agit pas
00:54:30de dire
00:54:30il y a des endroits
00:54:30où il n'y aura plus
00:54:31du tout de voitures
00:54:32c'est juste que
00:54:32ces voitures vont devoir changer
00:54:33le problème qu'on a
00:54:34c'est qu'aujourd'hui
00:54:35les voitures électriques
00:54:35coûtent quand même
00:54:37excessivement cher
00:54:37donc il faut un accompagnement
00:54:39pour que ce soit possible
00:54:40celui que vous évoquez
00:54:40avec les outils
00:54:41que vous voulez évoquer
00:54:42le gouvernement a sorti
00:54:43le plan électrification
00:54:44qui était tout à fait important
00:54:45a électrifié les flottes
00:54:46et des choses ont été faites
00:54:47mais l'électrification
00:54:48c'est quelque chose
00:54:49qui doit être massifié
00:54:50en milieu rural
00:54:51on aura besoin
00:54:51de voitures électriques
00:54:52en zone périurbaine
00:54:54aussi probablement
00:54:55pendant longtemps
00:54:55et puis en zone urbaine
00:54:56on a déjà un certain
00:54:57nombre d'alternatives
00:54:58on comprend que
00:54:59les personnes rurales
00:54:59se sentent relativement
00:55:01prises à la gorge
00:55:02pendant cette crise
00:55:02elles n'ont pas d'autre choix
00:55:04finalement que de prendre
00:55:04leur voiture thermique
00:55:05et sans sous-diesel
00:55:06et l'électrification
00:55:07ne va apporter ses fruits
00:55:08que dans quelques mois
00:55:09ou quelques années
00:55:10voire une dizaine d'années
00:55:12pour les gens
00:55:12qui achètent leur voiture
00:55:13de troisième main
00:55:14d'où cette idée
00:55:15qu'il faut vraiment
00:55:16accélérer sur le transport
00:55:17en commun
00:55:18notamment sur les zones
00:55:19périurbaines
00:55:20il existe beaucoup de solutions
00:55:21qui sont développées ailleurs
00:55:23on parle des super loops
00:55:24à Londres
00:55:25qui sont ces bus express
00:55:26qui amènent sur les accédances
00:55:28des gens dans des bus
00:55:30très confortables
00:55:31climatisés
00:55:32avec wifi
00:55:32avec tablette
00:55:34qui les amènent
00:55:35toutes les 15 minutes
00:55:36au travail
00:55:36c'est vrai qu'on a l'impression
00:55:38que le gouvernement
00:55:38n'a pas du tout
00:55:39exploré cette voie
00:55:40des solutions de mobilité
00:55:41pour les personnes
00:55:43alors que ce problème
00:55:44des carburants
00:55:45est fait pour durer
00:55:46est-ce qu'on peut passer
00:55:48d'une politique de l'aide
00:55:50à une politique
00:55:52de structuration
00:55:53réelle
00:55:53de l'aménagement
00:55:54des territoires
00:55:55et des solutions
00:55:56adaptée
00:55:57c'est ça que vous voulez dire
00:55:57j'entends la grande différence
00:55:59mais je crois qu'il y a deux sujets
00:56:00il y a le sujet
00:56:01du transport en commun
00:56:03de l'accessibilité
00:56:04à ces transports
00:56:05et il y a le sujet
00:56:06de l'électrification
00:56:07qui sont deux sujets différents
00:56:08est-ce que le gouvernement
00:56:10doit aller beaucoup plus loin
00:56:11alors sur le périurbain
00:56:12je suis d'accord avec vous
00:56:13je pense que la densité
00:56:15de ces zones périurbaines
00:56:16fait qu'on peut faire
00:56:16une offre beaucoup plus poussée
00:56:18avec du transport en commun
00:56:19mais du transport en commun
00:56:21décarboné
00:56:21routier décarboné
00:56:22mais pourquoi ne pas le faire
00:56:23maintenant pendant la crise
00:56:24c'est peut-être
00:56:25ce que les Français attendent
00:56:26c'est ce que je commençais à dire
00:56:28avant que vous arriviez
00:56:29madame
00:56:30on a le sujet aussi
00:56:31de notre capacité à agir
00:56:32d'où la nécessité
00:56:34de retrouver des marges
00:56:35de manœuvre budgétaires
00:56:36parce que ce que vous proposez
00:56:37c'est un outil intéressant
00:56:39bien sûr
00:56:39qui a les loyers en retour
00:56:40mais la question de l'investissement
00:56:42c'est toujours
00:56:43à moyen ou long terme
00:56:44le retour sur investissement
00:56:46est toujours long
00:56:47alors on parle
00:56:48on parle de la planète
00:56:50c'est quelque chose d'important
00:56:51mais sur l'idée
00:56:51parce que ce que Diane Strauss disait
00:56:54elle évoquait
00:56:55vous évoquiez
00:56:56cet exemple
00:56:57en Angleterre
00:56:57même si droit à la gauche
00:56:58ou la droite
00:56:59de mettre des bus
00:57:01qui seraient un peu
00:57:01des TER sur roue
00:57:03c'est ça
00:57:04ça par exemple
00:57:05mais c'est très intéressant
00:57:07ça pourrait être fait
00:57:08maintenant avec les régions
00:57:09c'est vrai qu'on voit
00:57:09que le gouvernement
00:57:10n'a pas spécialement exploré
00:57:11cette voie d'aménagement
00:57:13du territoire
00:57:13alors que les prix
00:57:14sont là pour gérer
00:57:15c'est juste
00:57:15après quand même
00:57:16l'élu local que je suis
00:57:17peut dire
00:57:18que l'action directe
00:57:20sur le transport
00:57:21est plutôt une action
00:57:23sur les transports en commun
00:57:24j'entends
00:57:25une action qui est portée
00:57:26par les collectivités
00:57:27notamment par les régions
00:57:28et il est assez légitime
00:57:30que ce soit les régions
00:57:32qui soient en première ligne
00:57:33sur ça
00:57:33mais c'est pas une critique
00:57:34que je leur fais
00:57:35ce que je crois
00:57:35c'est que les choses
00:57:36vont très très vite
00:57:38il y a 10 ans
00:57:39la voiture électrique
00:57:39c'était un sujet
00:57:41de discussion
00:57:42si on avait pu imaginer
00:57:44il y a 10 ans
00:57:44que 40%
00:57:4640% des voitures neuves
00:57:47vendues sur l'électrique
00:57:48on vous aurait considéré
00:57:51comme rêveur
00:57:52rêveuse pardon
00:57:53mais c'est le cas aujourd'hui
00:57:54je vous rappelle
00:57:55il y a quelques années
00:57:56à peine
00:57:56on commençait déjà
00:57:57à remettre en question
00:57:58l'électrification
00:57:58des usages
00:57:59mais vous êtes visionnaire
00:58:00non mais non
00:58:01sauf que Diane Strauss
00:58:02disait quelque chose
00:58:02vous disiez tout de suite
00:58:03ça faisait partie
00:58:04des objectifs européens
00:58:05on est en train
00:58:06lentement de les dépasser
00:58:07mais c'est vraiment
00:58:07à cause de la crise
00:58:08et c'est bien
00:58:09et c'est grâce à l'électrification
00:58:11des grandes entreprises
00:58:12et c'est très bien aussi
00:58:13il faut continuer
00:58:14dans ce mouvement
00:58:14ce qui me permet
00:58:15de vous poser une autre question
00:58:16qui est donc
00:58:17cet objectif d'électrification
00:58:18on le partage
00:58:19pourtant la filière
00:58:20souhaite encore
00:58:21affaiblir les trajectoires
00:58:23d'électrification
00:58:24par le passé
00:58:26on a vu que la filière
00:58:27souhaite affaiblir
00:58:27ses trajectoires
00:58:28elle souhaite délocaliser
00:58:30elle a grandement délocalisé
00:58:31la filière automobile
00:58:32au Maroc
00:58:33en Turquie
00:58:34en Chine
00:58:35elle a augmenté
00:58:37la taille de ses voitures
00:58:38rendu les voitures
00:58:39très chères
00:58:39du coup maintenant
00:58:40la filière est en difficulté
00:58:41dans quelle mesure
00:58:43est-ce que l'État
00:58:43peut redevenir
00:58:44un État stratège
00:58:45et être relativement
00:58:47plus ferme
00:58:47avec les constructeurs
00:58:48et leur dire
00:58:49voilà maintenant
00:58:49en fait vous avez
00:58:50des trajectoires
00:58:51d'électrification
00:58:51vous devez produire
00:58:53des petites voitures
00:58:54abordables
00:58:55électriques
00:58:56en France et en Europe
00:58:57avec des batteries françaises
00:58:59et des composants français
00:58:59pour le moment
00:59:01on n'entend pas réellement
00:59:02le gouvernement
00:59:03être aussi ferme
00:59:04avec les constructeurs
00:59:04je partage
00:59:06votre ambition
00:59:07d'un État stratège
00:59:08qui organiserait
00:59:09toute la filière automobile
00:59:10et qui ferait en sorte
00:59:11que demain en France
00:59:12il y ait une petite voiture
00:59:13pas chère fabriquée
00:59:15intégralement en France
00:59:16avec des matières
00:59:17premières françaises
00:59:18c'est un idéal
00:59:18parce que les constructeurs
00:59:18traînent des pieds
00:59:19semble-t-il
00:59:20oui alors
00:59:21regardons
00:59:22je ne suis pas si certain
00:59:23que ça
00:59:23je suis ça dans les échos
00:59:24récemment
00:59:25une réalité
00:59:25ah alors pardon
00:59:26je pense que c'est
00:59:26un constructeur partagé
00:59:27non mais une réalité
00:59:29vous voyez les voitures
00:59:30que sont en train
00:59:31de produire les chinois
00:59:33à des prix
00:59:34totalement saisissants
00:59:36nous sommes face
00:59:37à une concurrence
00:59:38redoutable
00:59:39et je ne sais pas
00:59:41si nos constructeurs
00:59:42traînent des pieds
00:59:43ou nos constructeurs
00:59:44français que l'on doit
00:59:45protéger
00:59:46que l'on doit accompagner
00:59:47vers l'électrification
00:59:47je partage
00:59:48ne se retrouvent pas
00:59:49face à une concurrence
00:59:51extrêmement difficile
00:59:52et j'ai envie de dire
00:59:54sans pitié
00:59:55de la part des chinois
00:59:56mais
00:59:57oui mais les difficultés
00:59:57de la filière
00:59:58ne viennent pas de la Chine
00:59:59certes la Chine
01:00:00a méticuleusement
01:00:01construit un écosystème
01:00:02de la batterie
01:00:03et de l'électrification
01:00:04mais la filière
01:00:05a fait des choix stratégiques
01:00:06qui les ont emmenés
01:00:07dans le mur
01:00:07alors que
01:00:08l'état français
01:00:10a dépensé
01:00:1027 milliards d'euros
01:00:12pour aider cette filière
01:00:13sans contrepartie
01:00:14il est donc vraiment
01:00:15temps que l'état
01:00:16reprenne la main
01:00:16et devienne un état
01:00:17stratège
01:00:18et aussi
01:00:20qu'on prenne le soutien
01:00:21à la filière
01:00:21plutôt comme une orientation
01:00:22stratégique
01:00:23me semble-t-il
01:00:24qui est produire en France
01:00:26produire européen
01:00:27et produire avec
01:00:28des composants européens
01:00:29parce que ce qui se passe
01:00:30actuellement
01:00:31c'est que les constructeurs
01:00:32continuent à chercher
01:00:33à mettre en concurrence
01:00:34la filière française
01:00:35avec
01:00:37la filière chinoise
01:00:38bien évidemment moins chère
01:00:39et ça
01:00:40c'est vraiment un problème
01:00:40j'ai tendance à penser
01:00:42que c'est le consommateur
01:00:43qui va imposer
01:00:43l'orientation
01:00:44du marché
01:00:46la voiture thermique
01:00:47qui peut être
01:00:49encore aimée
01:00:50espérée
01:00:50un objet de loisir
01:00:52ne sera plus que ça
01:00:54dans quelques années
01:00:54quelques dizaines d'années
01:00:55l'électrification
01:00:57des déplacements
01:00:57et notamment la voiture
01:00:58même si les constructeurs
01:01:00aujourd'hui freinent
01:01:01parce qu'ils ont plus
01:01:02d'aisance
01:01:02sur des voitures thermiques
01:01:03parce que plus d'expérience
01:01:05de toute façon
01:01:06le consommateur français
01:01:07avec la crise énergétique
01:01:08qu'on est en train de vivre
01:01:08est en train d'orienter ses choix
01:01:10regardez les commandes
01:01:11sur les petits véhicules
01:01:12et la comparaison
01:01:13avec les commandes
01:01:14sur des voitures thermiques
01:01:15c'est le consommateur
01:01:17qui obligera
01:01:17les constructeurs
01:01:19plus que le gouvernement
01:01:20lui-même je crois
01:01:20ça n'empêche pas
01:01:21de devoir être
01:01:23un état stratège
01:01:24faire une commande publique
01:01:26de petites voitures
01:01:27abordables
01:01:27électriques
01:01:28et faites en France
01:01:29ce serait formidable
01:01:30mais pour ça
01:01:30il va falloir que nous ayons
01:01:31certaines manœuvres
01:01:33et un budget
01:01:34on y revient
01:01:34un budget
01:01:35merci Diane Strauss
01:01:36d'être venu sur le plateau
01:01:37merci Laurent Panifousse
01:01:38d'avoir accepté l'invitation
01:01:39de l'Indice et Politique
01:01:40qui revient l'année prochaine
01:01:41demain vous retrouvez
01:01:42ça vous regarde
01:01:43bonne semaine
01:01:44merci
01:01:45chaque fois qu'on parle

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