00:00Europe 1
00:00Elliot de Valais-Vous
00:02Il est 11h48 sur Europe 1
00:04Elliot de Valais-Vous, 11h, 13h
00:06vendredi, samedi et dimanche avec une émission
00:08aujourd'hui entièrement consacrée à ce
00:09deuxième jour de visite de Léon XIV
00:12en France avec le point d'orgue cet après-midi
00:14sa messe place de la Concorde
00:15à 15h. Et aux alentours de 11h
00:17Léon XIV a quitté l'Institut
00:20catholique de Paris, a rejoint
00:21l'Annonciature, l'Annonciature
00:23c'est l'ambassade du Saint-Siège
00:26à Paris, avant
00:27la messe place de
00:30la Concorde. Mais c'est une erreur
00:32de dire la messe place de la Concorde
00:33Pourquoi ? Parce qu'il y a tellement de monde
00:35que ça va de la place de la Concorde jusqu'à la place
00:37de l'Étoile et même peut-être
00:39jusqu'à Porte Maillot. Donc pour les auditeurs
00:42qui ne sont pas forcément parisiens
00:44imaginez par contre qu'ils connaissent la place
00:46de la Concorde et la plus belle avenue du monde
00:47qui est l'avenue des Champs-Élysées. Imaginez
00:49que vous allez de la place de la
00:51Concorde jusqu'à l'Arc de Triomphe
00:54mais c'est pas tout. Vous allez
00:55ensuite de l'Arc de Triomphe et vous
00:58descendez quasiment
00:59jusqu'au périphérique, c'est-à-dire
01:02la Porte
01:03Maillot. Non mais c'est incroyable
01:06Frédéric Michel. On nous dit que
01:08la déambulation qui devait
01:09débuter vers 14h15
01:11va débuter vers 13h45 parce que
01:14pour le Pape il sera important de saluer
01:16tout le monde, pas question de faire une
01:17partie seulement et visiblement il va
01:19remonter vraiment de la Porte Maillot
01:21à la Concorde. Oui, il y a eu en plus
01:23une petite déception hier, puisqu'on
01:26dit les choses, la déambulation a été
01:28vécue trop rapide. C'est-à-dire que
01:31quand il est sorti de Notre-Dame des Champs, en fait
01:33la voiture du Pape, visiblement il y avait
01:35un retard d'un programme. Qui était déçu ?
01:37Ceux qui étaient présents,
01:40la voiture a roulé un peu
01:41trop vite, ils n'ont pas eu le temps de
01:43goûter la présence du Pape, peut-être qu'ils
01:45veulent compenser ça. J'ai connu une déambulation
01:47trop rapide, c'était en 2018, ça
01:49n'avait rien à voir, c'était le bus à Impérial
01:52avec les joueurs de l'équipe de France qui ont
01:53descendu les Champs-Elysées à une vitesse
01:55grand V. Là, la Pape immobile est allée un tout
01:58petit peu plus vite, mais honnêtement, hier
01:59aller trouver une fausse note dans cette
02:02journée... Non, il n'y avait pas de fausse note, mais
02:04c'est vrai que c'est aller vite, parce que
02:06normalement c'est 4 km heure, ce qui permet
02:08en fait aux gardes suisses d'être
02:10vraiment sur les côtés à pied, marcher
02:12de manière intensive. Et là, on était plus
02:14à certains moments à 20, 30 km heure,
02:16et donc il n'y a pas pu avoir.
02:18C'est un moment d'échange, il y a eu quelques bébés
02:20bénis, mais très très peu, et tout à l'heure...
02:22Qui a appuyé sur Champignon ? Et tout à l'heure, ce sera
02:244 km heure, vous allez voir.
02:26Frédéric Michel, Véronique Jacquier.
02:28Oui, je voudrais dire deux mots, tout d'abord
02:30sur la symbolique de la place de la Concorde.
02:32Elle s'appelle place de la Concorde, parce que
02:35ça fait appel
02:36à l'union nationale qu'on a essayé
02:38de trouver ou de mettre en place,
02:40mais qui a été difficile à trouver
02:41après la Révolution française, puisque je vous rappelle
02:44que c'est quand même sur cette place qu'ont été
02:46guillotinées Louis XVI, Marie-Antoinette,
02:48et bien des religieux, religieuses et prêtres réfractaires.
02:52Donc pour l'Église catholique, ce n'est pas rien
02:54aujourd'hui qu'une messe papale
02:56soit célébrée sur le lieu même
02:58du martyr de bon nombre de chrétiens.
03:00Il y a une forme de catharsis,
03:02il y a une forme de messe de réparation
03:04par rapport à tout ce sang
03:05qui a été versé. Et petit signe,
03:08parce que ce n'est pas si souligné, mais ce matin,
03:10en quittant la faculté catholique de Paris,
03:12le pape Léon XIV s'est arrêté
03:14sur le lieu du martyr des prêtres, des carmes.
03:18Environ 200 prêtres ont été massacrés,
03:20il n'y a pas d'autre mot,
03:21par les révolutionnaires à cet endroit,
03:23rue de Vaud-Girard, et le prêtre s'est arrêté
03:26pour prier, notamment sur leur dépouille.
03:28Je rappelle qu'il y a également le prêtre,
03:30là on va sur quelque chose d'heureux,
03:33c'est que devant les catéchumènes,
03:35Néon XIV a salué le regain de conversion
03:38dans une France fortement sécularisée,
03:40et puis c'est là aussi ému, émerveillé,
03:44c'est dit émerveillé par le nombre de personnes
03:45qui se présentent aujourd'hui au nom de la foi.
03:47Je suis émerveillé par le nombre de personnes
03:50qui se présentent aujourd'hui
03:53sur les cieux de la foi,
03:55et par le nombre d'adultes
03:57qui demandent les sacrements
03:59de l'initiation chrétienne.
04:01Il peut sembler paradoxal
04:03que ce phénomène
04:04de tant de personnes
04:07redécouvrant l'évangile
04:08et embrassant la foi.
04:11C'est situé dans le contexte
04:14d'une société
04:15comme la société française,
04:17marquée par une culture
04:19fortement sécularisée.
04:23Votre expérience,
04:25votre témoignage,
04:27chers catéchumènes néophytes,
04:30sont le signe tangible
04:32de l'œuvre de la grâce de Dieu.
04:36L'abbé Mathieu Raffray est avec nous,
04:39prêtre, professeur de philosophie.
04:41Vous pouvez également suivre
04:42l'abbé Raffray sur les réseaux sociaux,
04:45Instagram, Twitter, TikTok, YouTube.
04:48Il parle justement de ce regain
04:52de foi, du moins de la volonté
04:54de personnes qui n'étaient pas connectées
04:56à la religion, à la foi,
04:59et qui vont peut-être trouver
05:01une source de bonheur,
05:02d'apaisement, de protection également
05:05dans la religion.
05:06Et c'est vrai que les chiffres ont explosé
05:08en l'espace de dix ans,
05:09notamment dans les baptêmes
05:10des adultes, monsieur l'abbé.
05:13Oui, je pense qu'il y a toute une génération
05:14qui ne se satisfait plus
05:16d'un matérialisme,
05:18d'un individualisme,
05:20et d'une forme de vie,
05:22finalement,
05:23où le plus important,
05:24ce serait de profiter,
05:26de jouir, de consommer,
05:27et qui ne répond plus,
05:29qui ne répond pas
05:30à l'aspiration profonde de l'homme
05:31vers les choses spirituelles,
05:32vers le divin, vers l'éternel,
05:34vers ce qui est beau,
05:34ce qui est grand,
05:36et qui a nourri
05:38les générations de nos parents,
05:39nos grands-parents,
05:40et puis pendant des siècles et des siècles,
05:41dont nous sommes les héritiers,
05:42et beaucoup réalisent
05:45qu'en fait,
05:45on a abandonné quelque chose
05:46et que c'est un dommage,
05:48non seulement pour chacun,
05:49individuellement,
05:50mais aussi pour la société.
05:51Et donc,
05:52je crois qu'il y a aujourd'hui,
05:53et hier,
05:54l'événement au Stade de France,
05:56j'ai trouvé,
05:57a vraiment répondu
05:58à ce désir,
05:59et pour avoir parlé
06:00avec plein de jeunes
06:01qui m'ont reconnu,
06:02qui voulaient faire des photos,
06:03me serrer la main,
06:04etc.,
06:04c'était assez sympathique.
06:07Et non,
06:07et tout le monde disait,
06:08mais en fait,
06:08c'est génial,
06:09il se passe quelque chose,
06:10et tout le monde a apprécié
06:11justement cette continuité
06:12qui a été manifestée
06:13entre toute l'histoire de France,
06:15l'histoire des saints
06:16qui ont fait la France
06:17pendant des siècles et des siècles,
06:18cette espèce de fresque magnifique
06:20qui s'est terminée
06:21énorme feu d'artifice,
06:22grandiose,
06:22avec une musique symphonique,
06:24c'était grandiose.
06:25C'est exceptionnel.
06:25Et cette parole du pape
06:26qui dit aux jeunes,
06:27c'est vous les saints d'aujourd'hui.
06:29C'est-à-dire qu'en fait,
06:30la vie chrétienne d'aujourd'hui,
06:31ce n'est pas quelque chose
06:32d'individualiste
06:32qui serait libéré,
06:34qui serait séparé
06:35de ses racines,
06:36de son histoire,
06:36mais c'est au contraire
06:37une continuité,
06:38et c'est récupérer,
06:41puiser dans l'héritage
06:42de ceux qui ont fait
06:43la grandeur de la foi chrétienne
06:44en France
06:45pour la renouveler aujourd'hui,
06:46l'accomplir,
06:47et la poursuivre
06:48et la transmettre
06:48aux prochaines générations.
06:49Il est 11h55.
06:51Monsieur Labbé,
06:52un grand merci
06:52d'être venu nous voir
06:53Labbé Raffray.
06:54Merci également
06:55à Frédéric Michel,
06:57parce que Frédéric Michel,
06:58à 14h,
06:59vous serez en direct
07:00sur Europe 1
07:01pour l'édition spéciale.
07:03Donc je vous laisse
07:03un peu de répit,
07:04un peu de repos, Frédéric.
07:06Si vous voulez rester avec nous,
07:07moi c'est un bonheur
07:09de vous avoir,
07:10parce que soit vous êtes
07:11dans le sud-est de la France,
07:12soit vous êtes
07:13du côté de l'Italie,
07:14mais qui va piano va sano ?
07:16Vous savez parler mieux
07:17italien que moi,
07:19piano va sano
07:19et qui va sano va l'antan.
07:22Merci beaucoup
07:23à tous les deux.
07:24Merci.
07:24On revient dans quelques instants
07:25et vous avez parlé,
07:26on n'a pas suffisamment entendu
07:28ce qui s'est passé
07:29au Stade de France,
07:30notamment l'Ave Maria
07:31qui a été chanté
07:32par Monroe.
07:33Monroe qui a représenté
07:35la France à l'Eurovision
07:36et on va se quitter
07:37sur ces quelques musiques
07:39et on revient
07:39dans un instant
07:40après le journal de midi.
07:42A tout de suite sur Europe.