00:02Avec vous donc Alain Duhamel, 40 minutes d'interview hier soir pour Emmanuel Macron
00:07qui rattrapé par la crise des carburants a fait une autocritique disons limitée.
00:12Oui, d'une part ce n'est pas son tempérament comme chacun sait et puis d'autre part ce qui
00:19est vrai
00:19c'est que ce qui s'est passé sur le front pétrolier n'est pas originaire de la France bien
00:24sûr.
00:24On en subit les effets, chacun les constate chaque jour et regarde le prix de l'essence, la question d
00:31'approvisionnement.
00:33Bon, on n'avait pas affaire à un mea culpa sur cette question mais en revanche que ça implique une
00:40organisation,
00:41que ça implique une surveillance, que ça implique évidemment des négociations pour être sûr qu'il ne risque pas
00:47d'y avoir de problèmes d'approvisionnement à venir, oui ça fait vraiment partie des responsabilités directes d'un chef
00:56de l'État.
00:57Qui a assumé complètement le quoi qu'il en coûte qu'il avait mis en place lors des crises précédentes.
01:02Oui, alors on sait très bien, on connaît bien Emmanuel Macron maintenant quand même,
01:06et on sait très bien que le mea culpa n'est pas son refrain favori.
01:13Donc le fait qu'il considère qu'il avait fait ce qu'il avait à faire, je n'ai pas
01:18du tout été étonné d'entendre ça.
01:20Et il a tenu à rappeler à tout le monde, à tous les prétendants qui cherchent aujourd'hui à lui
01:24succéder,
01:25que pour l'instant c'est encore lui le président, c'est encore lui qui est à la manœuvre.
01:28Oui, on sentait ça très bien. Alors évidemment la question du pétrole s'y prête,
01:34puisque tout le monde attend des décisions et un contrôle de ce qui est en train de se passer.
01:39Mais au-delà de ça, oui, il voulait démontrer que jusqu'au bout, c'est lui qui présiderait.
01:46Ce qu'il voulait dire, et ça c'est important de le souligner,
01:49que pour être celui qui préside jusqu'au bout, il ne faut surtout pas être celui qui se mêle de
01:56sa succession.
01:57Et d'ailleurs il a été très clair là-dessus, hors de question pour l'instant,
02:00de soutenir l'un des candidats, même dans son propre camp.
02:04Absolument, s'il prenait position, même indirectement, même de façon subtile,
02:10pour celui-ci ou pour celle-là, il est évident que son côté qui peut continuer à tenir la barre
02:17serait plus que bousculé.
02:20Il ne peut pas se permettre à la fois de soutenir quelqu'un
02:24et de rester le chef de l'État au-dessus des divisions.
02:29Donc il faut imaginer une prise de position, si tant est qu'il y en ait une un jour,
02:33au tout dernier moment de la campagne ?
02:35Alors d'abord, il n'est pas sûr qu'il y aura de prise de position.
02:41Non seulement ça n'est pas nécessaire, mais ça n'est même pas toujours habituel.
02:46Je pense que ça dépendra beaucoup des circonstances, évidemment.
02:49La semaine d'Alain Duhamel.
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