00:00Musique
00:51Bonsoir, bienvenue au Théâtre Édouard VII.
00:53Pour fêter les 25 ans de spectacle en direction Paris 1ère,
00:57il nous fallait un événement hors du commun.
01:01Une soirée historique qui nous laisserait de grands et beaux souvenirs.
01:05Avoir un peu l'impression qu'on souffre des bougies scintillantes,
01:08qu'on va assister à un feu d'artifice.
01:11En vous accueillant ce soir pour la dernière représentation du Paradis sur Terre de Tennessee Williams,
01:16qui aurait eu 100 ans cette année, encore un anniversaire, nous frappons fort.
01:22D'abord parce que nous pénétrons dans le plus beau théâtre de Paris.
01:25Il n'y a pas que moi qui le dis, lieu légendaire ou silistraire,
01:29Sacha Guitry, Sarah Bernard, et qui a la chance d'être dirigée aujourd'hui par Zana et Bernard Murat.
01:35Leur enthousiasme et leur goût de l'harmonie ont su redonner de l'éclat à cette salle mythique.
01:41La programmation est à son image.
01:44Bernard Murat est un éclectique inspiré qui ne veut se sentir prisonnier ni des modes, ni des chapelles.
01:49Un grand homme de théâtre, amoureux des acteurs, qui ne demande qu'à surprendre.
01:56La preuve, en demandant à Johnny Hally de faire ses débuts au théâtre dans une pièce de Tennessee Williams,
02:03il bouscule tous les a priori et les doutes.
02:05Les risques deviennent des audaces réussies.
02:09On savait combien Johnny aimait l'univers de Tennessee Williams,
02:12combien il avait été marqué par les interprétations de Marlon Brando, de Paul Newman, de Richard Burton,
02:20dans ses œuvres adaptées au cinéma dans les années 60.
02:23La preuve, on a tous quelque chose en nous de Tennessee.
02:29Mais pouvait-on imaginer qu'il puisse être aussi présent, convaincant, puissant, touchant même ?
02:36Une fois de plus, il nous épate.
02:38Face à cette présence, Audrey Dana est une femme enfant tenace et fracassée,
02:43bouleversante Barbie qui n'aspire qu'à la tranquillité.
02:47Elle est carrément stupéfiante.
02:49L'hôte, le demi-frère interprété par Julien Cotreau, est attendrissant.
02:53Il émeut sans pathos.
02:55Retrouvons-les maintenant dans le reportage de Corinne Tongchai.
03:10En mai dernier, au moment de cette séance photo pour l'affiche de la pièce,
03:14plus aucun doute n'est possible.
03:16Johnny Hallyday sera bel et bien sur les planches du théâtre Edward VII
03:19pour jouer Chicken dans la pièce de Tennessee Williams, Le Paradis sur Terre.
03:29Bernard Mourin y pense depuis plus de 20 ans.
03:33Honnêtement, est-ce que vous pensez qu'après tout ce que Johnny Hallyday a réalisé dans sa vie
03:39de cohésion avec le peuple de France, avec ce qu'il représente dans l'histoire de France,
03:46parce que c'est un personnage qui est rentré dans l'histoire de notre pays,
03:48dans la conscience collective, c'est pour ça qu'on ne le traite pas comme les autres.
03:53Est-ce que vraiment on pouvait le mettre dans un texte qui ne soit pas « wouf », comme vous
03:58dites ?
03:58Il est évident que chaque fois que Johnny fait quelque chose d'inattendu, tout le monde l'attend.
04:04Donc je suis convaincu qu'il le savait, mais ça fait partie du défi, ça fait partie du challenge.
04:09C'est un homme de défi.
04:10Elle est bien celle-là.
04:11J'aime bien celle-là.
04:12J'aime bien son visage.
04:14C'est vachement bien.
04:15C'était dramatique.
04:16Il a l'air vraiment méchant.
04:17On voit que vous êtes dans les rôles, les enfants.
04:19Vous savez qu'en coulisses, ce serait formidable.
04:22Et j'avais besoin, pour quelqu'un qui arrivait comme ça, avec l'expérience, oui, du cinéma,
04:30l'expérience, bien sûr, de la scène par le musical.
04:34Et je me disais, mais qu'est-ce que ça va me donner, bon, au théâtre ?
04:37Et très vite, j'ai compris.
04:39Très vite, j'ai compris.
04:40Et la précaution que j'avais de dire, bon, il y aura Audrey qui sera là et elle sera comme
04:47un tuteur.
04:48Elle l'a été, c'est vrai.
04:50Elle l'a merveilleusement aidée.
04:51Mais très vite, elle comme moi, on a été formidablement surpris parce que, jour après jour, il n'avait plus
04:58besoin d'aide.
04:59Je n'avais pas de pression à l'idée de jouer avec Johnny.
05:03Au contraire, j'étais tellement heureuse de participer à ce moment d'histoire parce que Johnny qui fait ses premiers
05:11pas au théâtre, c'est historique.
05:15Et j'avais tellement envie d'être là pour lui et qu'il sache qu'il pouvait compter sur moi
05:20et que j'étais une partenaire fiable et qu'il ne pourrait rien lui arriver sur scène avec moi tant
05:27qu'on se faisait confiance.
05:28Donc, au contraire, ça m'a donné de la force, beaucoup de force.
05:33Il ne faut jamais compter sur personne.
05:34Après plusieurs semaines de lecture en mars, les comédiens et le metteur en scène se retrouvent au théâtre en août
05:41pour les premières répétitions, les premières sensations aussi.
05:44Johnny a chicken dans la peau.
05:46Je ne suis pas du tout chicken, moi, dans la vie, heureusement d'ailleurs.
05:51Ce sont des personnages qui sont comme ça en équilibre, un petit peu sur un fil.
05:56Mais ça, c'est quand on connaît un petit peu le travail de Tennessee Williams, c'est un petit peu
06:01tous les personnages de tous ces romans qui sont comme ça.
06:04C'est toujours des personnages un petit peu comme ça, en équilibre, prêts à tomber.
06:10Et moi, c'est ce qui m'a plu dans cette histoire.
06:14Oui, c'est vrai qu'il y a des côtés un peu introvertis.
06:19En revanche, Johnny, il n'a pas cette violence, c'est-à-dire que c'est un vrai gentil.
06:25C'est quelqu'un de généreux.
06:27Évidemment, la silhouette est assez celle de Johnny, mais ne nous trompons pas.
06:32Ce n'est pas ça, Johnny.
06:34Johnny, ce n'est pas un abruti.
06:36Donc, il est acteur.
06:38Et je trouve, encore une fois, un acteur, c'est quelqu'un qui donne un contenu à une forme.
06:45Mais le contenu ne correspond pas forcément à la réalité.
06:47Et la forme ne correspond pas à la réalité.
06:49Alors là, en l'occurrence, la forme correspond à la réalité du personnage.
06:52Mais le contenu, c'est Johnny qui l'a mis avec sa sensibilité particulière.
06:56Et c'est réussi.
07:01Et embrassez-moi sur la bouche.
07:03À le bon élément.
07:07L'étape d'après, ça a été la première répétition plateau.
07:10Alors ça, ça a été juste incroyable parce que, d'un seul coup,
07:13ce n'était pas juste Johnny un peu timide en train de lire un texte.
07:15C'est Johnny, debout, qui projette sa voix.
07:18Et quand il a projeté sa voix pour la première fois, j'ai eu des frissons partout sur le corps.
07:22Parce que je me suis dit, mon Dieu, quelle voix !
07:26Et tout de suite, la bête de scène a pris le pas, quoi.
07:30Sur l'homme un peu timide, voilà.
07:34Et alors là, je me suis dit, oulala, si les gens prennent ce que moi je prends,
07:38là, on répète, ça va être très, très, très, très fort.
07:41Il sait quoi dire au bon moment, comment le dire.
07:46Et il a ça avant même d'apprendre le texte.
07:49Quand on faisait les lectures, il y avait déjà ça, il y avait cette chose-là.
07:52Et il sait où s'inscrire aussi.
07:54Il sait qu'il ne se la raconte pas en étant acteur de théâtre ou quoi que ce soit.
07:58Il sait Johnny Hallyday qui va être dans la peau de Chicken pour raconter cette histoire-là.
08:05Et il connaît toute l'atmosphère, la nébuleuse qu'il y a autour de son nom.
08:10Tout ça, c'est pro, ça.
08:12C'était surtout une question de vie et d'enchaînement des répliques.
08:17Moi, je vous ai trouvé super, Jéjou.
08:19Entre Audrey Dana et Johnny, un climat d'ultra-confiance s'est installé.
08:22Je ne prends pas assez le temps de...
08:25Je ne vais jamais lui dire ça.
08:27De réagir, tu vois, de réagir...
08:29Elle m'a sauvée deux, trois fois.
08:32Surtout au début.
08:33Au début, quand je cherchais le premier mot d'une tirade que j'avais à faire,
08:39ça ne venait pas.
08:40Je me disais, qu'est-ce que je dis maintenant ?
08:43Elle me dit, oui, mais alors c'est une petite blonde.
08:45Et c'est là que je dis, oui, mais cette petite blonde, alors elle s'appelait Miss Lottie.
08:48C'est vrai qu'elle m'a sauvée deux, trois fois.
08:50Il m'a sauvée la Miss plusieurs fois.
08:52Je lui ai sauvé la Miss plusieurs fois.
08:53Il y a eu un...
08:54Donc très vite, au bout de deux, trois semaines de représentation,
08:57Johnny, il était complètement à l'aise à l'idée de monter sur scène.
09:01Il était complètement à l'aise et il a...
09:03D'ailleurs, il a explosé, quoi.
09:05Il s'est métamorphosé.
09:06Moi, j'ai assisté à la métamorphose de Johnny sur scène.
09:09J'adore être sur un fil, sur un spectacle,
09:12pas savoir à quoi m'attendre.
09:14Et j'ai vraiment le partenaire qu'il faut en face,
09:16parce que dès lors qu'il a compris qu'il avait toute la liberté du monde
09:19pour s'exprimer avec un grand E,
09:22il a commencé à improviser, à faire des choses nouvelles, surprenantes,
09:25à casser les mises en scène, même improviser dans le texte,
09:28à se mettre à répéter mes mots alors que ce n'était pas écrit dans le texte.
09:31Et alors là, on est rentré dans une autre sphère,
09:33c'est-à-dire vraiment, OK, ça joue, quoi.
09:36Ça joue, ça swingue et on danse ensemble.
09:41Quand on chante, il y a la musique.
09:42Alors quand on joue, il n'y a que la parole.
09:45Moi, ce n'est pas les trous de mémoire qui m'a fait le plus peur,
09:50c'est de bafouiller sur le début d'un mot, par exemple.
09:56Et je crois que c'est ça qui fout la trouille un petit peu, d'ailleurs.
10:00Oui, mais ça va venir, mes enfants, à force de...
10:02Ça s'appelle répété, c'est pour ça.
10:04Le 6 septembre date de la première approche à grands pas.
10:08Pourquoi on a le traque toujours quand on fait quelque chose ?
10:10C'est parce qu'on a peur de se planter.
10:12On peut se planter.
10:14Vous savez, moi, j'ai fait des disques qui n'ont pas marché,
10:17j'ai fait des spectacles qui ont moins bien marché que d'autres.
10:20Et puis, bon, après, il faut réfléchir à pourquoi.
10:26Et pourquoi ça, ça a moins bien marché ?
10:29Et c'est parce qu'on n'a pas toujours le même goût que le public.
10:34Et quand on se trompe, il faut travailler.
10:37C'est un métier où il faut énormément travailler.
10:39Il faut travailler, il faut faire plaisir aux gens.
10:41Le plaisir d'un acteur ou d'un chanteur, c'est de faire plaisir aux gens et c'est que
10:45les gens passent une bonne soirée.
10:46On a fait à peu près dix jours avec deux filages par jour, cette pièce-là.
10:51C'est comme si on avait fait deux samedis, parce que les samedis, on joue deux fois.
10:55Deux samedis pendant dix jours.
10:57Donc, on s'était vu super fatigués.
11:01On s'était vu sortir des choses qui nous surprenaient nous-mêmes, justement par la fatigue, par le lâcher.
11:07Donc, on savait que même s'il y avait énormément de pression, le trac, la fatigue de la première allaient
11:13servir aussi le propos.
11:15Ça m'a bluffé parce que, je vous jure, soit il faut être complètement con pour faire ce métier, parce
11:21que c'est tellement dur.
11:27Soit il faut avoir un courage absolu.
11:29Je crois qu'il avait ce courage-là.
11:32Ce n'est vraiment pas de la connerie, parce qu'il connaît, il sait ce que c'est d'aller
11:35sur une scène.
11:36Seulement, aller sur une scène et jouer avec des comédiens, un texte dont il n'a pas l'habitude,
11:42parce qu'au cinéma, quand on peut reprendre, là, c'est une heure et demie non-stop, il faut y
11:47aller.
11:47Vous n'allez pas me faire ce que vous ferez dans quatre jours aujourd'hui ?
11:50Bien sûr.
11:50Et le soir de la première, c'est le moment d'affronter le public, un public d'amis, de fans,
11:56mais de journalistes aussi.
11:57Les grands pursents, je l'ai trouvé bon.
12:00Je trouvais que, bizarrement, et ça a été très intelligent de sa part, puis de la part de Bernard Murat,
12:07toutes ses faiblesses, tout ce qu'on pourrait appeler sa maladresse, sa lourdeur, son âge aussi,
12:15parce qu'il est quand même beaucoup plus vieux que le héros de la pièce.
12:17Tout ça, il en a fait une force.
12:18J'ai trouvé ça très, très bien.
12:20Même son, vous savez, cette immobilité, cette espèce de brutalité, enfin, c'est vrai,
12:26c'est pas un acteur de séduction.
12:28Eh bien, ça, il l'a très, très bien utilisé, et je trouve qu'il est vraiment très étroitement
12:34dans l'esprit de Tennessee Williams et de cette pièce-là.
12:37Vous savez, moi, Johnny, je le connais depuis 40 ans, il me bluffe toujours,
12:41donc je ne peux pas vous dire qu'il ne m'a pas bluffé.
12:44Ce qui m'a plu et ce qui m'a séduit et même ému, c'est que tout ça vient
12:48après une épreuve douloureuse,
12:50une épreuve de santé il y a maintenant un ou deux ans, avec toutes sortes d'interrogations qu'on se
12:55posait,
12:56même ses amis les plus intimes, sur sa capacité de rebondir.
13:00Et c'est assez étonnant, oui, c'est assez stupéfiant.
13:03C'est un survivant, cet homme.
13:05À la fin de la représentation, je pleurais de joie, parce que je me suis dit, putain, on l'a
13:10fait.
13:11Mais je pleurais de joie pour Johnny, en fait.
13:13Je me suis dit, tous ces gens qu'on dit, il ne tiendra pas, il ne le fera pas, il
13:16n'ira pas, il annulera, etc.
13:18Eh bien, voilà, il l'a fait.
13:20Et puis, j'ai pris conscience du moment historique que je venais de vivre.
13:23Et là, je pleurais, je pleurais, mais je pleurais de joie, quoi.
13:25Je me suis dit, putain, on l'a fait, quoi, ça y est, il y a eu, voilà, ça y
13:28est, ça y est, on l'a fait, on a joué cette pièce.
13:31Je n'oublierai jamais ce moment, jamais.
13:33Il m'a impressionné parce que j'ai réussi à l'oublier.
13:36C'est-à-dire que j'ai réussi à dire, tiens, c'était vraiment Chicken, ce n'est pas Johnny.
13:41Ce qui n'est pas évident, sincèrement, parce que c'est une telle vedette populaire, il a un tel charisme.
13:49Mais surtout, j'ai trouvé impressionnant, il fait peur des moments.
13:53C'est-à-dire qu'il fait peur, puis il a quand même une telle tendresse.
13:58Il a des déchirures qui pourraient être celles de Johnny, voilà.
14:01J'ai oublié le chanteur complètement.
14:03Moi, j'ai regardé l'acteur.
14:06Mais moi, j'avais la chance de tourner avec lui, donc je n'avais pas...
14:10Mais par contre, comme c'était ses premiers pas au théâtre, je voulais voir comment il amenait les choses, etc.
14:16Encore une fois, en 15 jours, ça a bougé de façon absolument incroyable.
14:21Il était tendu, le jour la première était très très tendu.
14:23Après, 15 jours après, c'était...
14:25Voilà, il...
14:37Moi, je ne suis jamais content de ce que j'ai pu faire, même au meilleur de ce que j
14:42'ai pu faire.
14:43Je crois qu'on peut toujours faire mieux.
14:45On fait un métier où on peut toujours faire tellement mieux, d'ailleurs.
14:50Ah là là, mon Dieu.
14:53Oui, je vous le disais, une première réussie, ça n'est jamais qu'une suite de catastrophes évitées de justesse.
14:59Je me dis ça tout le temps.
15:02C'est vraiment ça.
15:03Ça ne se définit pas, l'amitié.
15:06Donc, lorsque arrive un événement pareil, il est évident, moi, j'y vais avec le préjugé de l'amour.
15:11Parce que l'amour et l'amitié, c'est pareil.
15:13Mais j'ai essayé, face à cette pièce, face à cet événement, d'avoir aussi le recul du journaliste, du
15:20observateur, du Parisien.
15:21Je me suis dit, mais si tu n'aimais pas Johnny comme tu l'aimes, que penserais-tu ?
15:26Eh bien, je penserais que c'est quand même assez formidable ce qu'il a fait.
15:29Il aurait perdu son pari s'il avait été mauvais.
15:32Mais encore une fois, il est bon.
15:33Alors s'il a pris un risque, il a eu raison.
15:35Il fallait quelque chose comme ça qui soit normalement réaliste.
15:38C'est le mot de Picasso qui dit, l'art, ce n'est pas fait pour copier.
15:42C'est fait pour faire penser à.
15:44Johnny, ça fait partie de ces gens qui ratent rien et à qui on pardonne tout.
15:48Parce qu'il ne serait pas là s'il n'avait pas ce talent, mais aussi cette générosité.
15:54Et puis ce respect du public, parce que c'est un tout.
15:58En fait, Johnny, c'est TTC, travail, talent, chance.
16:02Ça va vous reprendre ?
16:03Non, non, on continue, c'est bien.
16:06Ça, ça va mûrir, ça va se faire.
16:07Ça va, vous pouvez la jouer de m'asseoir.
16:10Celle-là, elle est bonne.
16:15Comment tu y vas, toi ?
16:16On va, ouais.
16:18On va mettre du tout dedans, quoi.
16:20Je crois que celle-là, si vous voulez, pour l'instant.
16:22Qu'est-ce que vous allez retenir de cette aventure ?
16:25J'ai envie de recommencer.
16:27C'est une de mes questions.
16:28C'est ça, mon paradis, sortez à moi.
16:42Maintenant, vous allez être transporté dans les années 60, dans l'état du Mississippi.
16:48Un cyclone menace.
16:50Accrochez-vous.
16:52Bonne soirée sur Paris 1ère.
16:54On va faire selections de frauedes.
16:54On va mettre du