00:00Je me suis autorisée à dire non, parce qu'au départ, en fait, quand j'arrive à la Starag,
00:04j'avais pas vraiment de style défini, je me noyais dans des vêtements parce que je mets pas trop mon
00:09corps.
00:10Je l'aime toujours pas aujourd'hui, mais c'est pas grave, je l'assume davantage.
00:12Mais en tout cas, à une certaine époque, j'avais vraiment du mal avec... j'étais bourrée de complexes.
00:16Donc je faisais confiance à la personne qui se trouvait en face de moi, qui me disait « mais ça
00:20te va bien, mais ça... » et tout.
00:22Donc j'étais pas très compliquée, je savais pas dire non à quelqu'un de peur de l'offenser ou
00:27de la blesser.
00:28Mais clairement, il y a des choses qui m'allaient pas du tout.
00:31Et ça, j'ai grandi et j'ai appris à être diplomate dans le non et à dire non, ça
00:40ne va pas, je me sens pas bien dans cette fringue.
00:42Et du coup, je me sens mieux dans mon corps.
00:44Quand on se sent bien dans une fringue, on passe pas la même journée, je pense.
00:49Ça a pris du temps et après, moi j'ai une espèce de dédoublement de personnalité aussi.
00:54Quand je monte sur scène et tout, je peux m'accorder beaucoup plus de choses que dans mon quotidien.
00:58Mais je garde mes complexes, je les ai encore.
01:00On les accepte, on avance, on se concentre sur l'autre et tout va bien.
01:05C'est pas ça l'essentiel.
01:06Je pense beaucoup à ma maman aussi.
01:07Quand j'allais me servir dans son dressing et tout, je me suis vachement inspirée d'elle aussi.
01:10Ma mère, aujourd'hui, elle peut mettre des paillettes, du léopard.
01:13Peu importe l'âge qu'elle a, elle assume, elle s'en fiche, elle a un scooter rouge Julio.
01:18Et c'est ça que j'aime aussi chez elle, c'est cette liberté d'expression, peu importe, des candidatons.