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  • il y a 2 minutes
Dans l'émission "Pascal Praud et vous", l'ancien présentateur du journal télévisé de France 2, Paul Amar, a vivement réagi aux propos tenus ce mercredi par Patrick Cohen sur France Inter. Invité sur Europe 1, il a estimé que l'éditorial du journaliste était "d'une violence inouïe".

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Transcription
00:00C'est une attaque très violente face aux médias Bolloré,
00:03qui l'accusent d'être le bras armé de l'extrême droite,
00:06attaque également contre votre serviteur.
00:08On a répondu ce matin, vous allez répondre,
00:11et puis évidemment des auditeurs vont pouvoir donner leur avis sur cette question.
00:18Mais Paul Amard, que pensez-vous de cet éditorial ce matin ?
00:23Un éditorial d'une violence inouïe, à votre égard, à l'égard du groupe,
00:30et là de ce point de vue, je note que Patrick Cohen a manqué au devoir élémentaire
00:34de l'audiovisuel public, qui est le devoir de neutralité.
00:39Le service public vit grâce à notre argent et à nos impôts.
00:44Donc en l'écoutant ce matin, il s'est posé davantage en militant qu'en journaliste.
00:49Ça c'est la première raison qui me fait dire que c'est une attaque d'une violence inouïe.
00:52Il y a une deuxième raison, c'est la direction de France Inter et de Radio France.
00:56J'attends demain de savoir si Patrick Cohen va reprendre son éditorial demain matin.
01:01Après une telle attaque personnelle contre vous, il devrait être désavoué.
01:07Je pense qu'il ne le sera pas.
01:08Et donc dans une certaine mesure, la direction de Radio France est complice de Patrick Cohen
01:13parce qu'elle l'autorise à mener ce genre d'attaque sur le service public
01:17et à utiliser le service public à titre personnel, à titre politique, à titre militant.
01:24Il y a une troisième raison qui est à mon avis encore plus inquiétante que les deux premières.
01:28Elle est liée à la méthode de Patrick Cohen.
01:31Vous savez, il y a eu un pogrom le 7 octobre 2023 en Israël.
01:34Et aussitôt, inversion accusatoire, la formule n'est pas de moi, elle est de Gilles Kepel.
01:39Inversion accusatoire.
01:40La victime est devenue coupable.
01:43Et le coupable s'est présenté en victime.
01:45Je vais vous poser une question Pascal.
01:47Est-ce que vous avez dîné secrètement ou pas avec Marine Le Pen pour lui proposer votre service, vos services
01:53et votre soutien ?
01:54Non.
01:55Voilà.
01:55Patrick Cohen a été pris en flagrant délit de compromission avec un parti de gauche.
02:01Il aurait pu être de droite.
02:02Je vous assure que j'aurais dit exactement la même chose.
02:04Voilà donc un homme qui a été pris en flagrant délit de compromission avec un parti, avec Thomas Legrand,
02:10qui n'a pas été désavoué par la direction de sa radio, en l'occurrence France Inter et Radio France,
02:17et qui, en coupable, se transforme en procureur contre un coupable imaginaire, en l'occurrence vous.
02:24Il y a une quatrième raison, et j'en finirai avec ce monologue que vous me permettez d'avoir,
02:28quatrième raison liée au contexte.
02:31Vous en êtes témoin, je l'ai dit déjà à votre antenne.
02:35C'est un enfant de Gérabie publique qui vous parle.
02:37Un auditeur et un téléspectateur attentif de l'audit de Gérabie publique qui vous parle.
02:41Depuis deux ans, je dis qu'une partie, qu'une grande partie de la rédaction est sur la ligne Mélenchon.
02:46Mélenchon, il y a quelques exceptions remarquables.
02:48Benjamin Duhamel, libre.
02:50Léa Salamé, libre.
02:52Il y a des exceptions.
02:53Mais on l'a vu à l'occasion de l'affaire Charles Sapin.
02:57Exclu.
02:58D'abord excommunié, condamné médiatiquement, et ensuite exclu.
03:02On le voit aujourd'hui, ils sont sur la ligne Mélenchon,
03:05et ils sont, si j'ose ce terme, ces journalistes-là, pas tous,
03:09avec l'appui de certains syndicats, en position de combat.
03:13Dans la campagne présidentielle qui s'ouvre,
03:16ils ont décidé d'être au service, eux, publiquement,
03:20je ne dévoile rien, publiquement, d'une ligne politique extrême.
03:23Je ne dirai même pas de gauche sociale-démocrate.
03:26Je dirai d'extrême-gauche.
03:28Voilà où on en est aujourd'hui dans l'audiovisuel public.
03:30On va marquer une pause, Paul Amard.
03:32D'abord, je vous remercie, Paul, de dire des choses aimables
03:37sur, effectivement, le travail que je peux faire.
03:41Il ne s'agit pas, évidemment, de faire de listes de,
03:44comme le dit M. Cohen, tout ça n'a pas de sens.
03:46On souligne simplement la réalité.
03:49On témoigne de la réalité.
03:50Lorsque beaucoup d'artistes, ou la totalité des artistes,
03:54viennent sur les plateaux de télévision
03:56pour exprimer un avis qui est toujours le même,
03:58nous l'avons dit, ni plus, ni moins.
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