00:00À un moment où notre pays affronte une série de crises majeures
00:05et en réalité parce que depuis trop d'années, les Français vivent au rythme des crises
00:10et ont le sentiment de les subir.
00:11Des crises qui s'accélèrent, des crises qui nous viennent de l'extérieur
00:16et dont nous ne contrôlons pas l'origine.
00:18Aujourd'hui encore, on le voit, les tensions au Moyen-Orient
00:21entraînent une flambée des prix du pétrole et des carburants.
00:24C'est un choc exogène dont les Français subissent aujourd'hui
00:28les conséquences très concrètes, évidemment notamment sur les prix à la pompe.
00:32Parfois, on donne l'impression de courir derrière les crises,
00:35de gérer leurs conséquences les unes après les autres
00:38sans jamais être suffisamment prêts et suffisamment forts
00:41avant que ces crises ne surviennent pour les éviter et pour les affronter.
00:45Or, je suis convaincu que le rôle de la politique
00:47ne peut pas être seulement de gérer la crise du moment
00:50puis d'attendre la suivante.
00:52Il doit être de comprendre pourquoi notre pays est aussi vulnérable
00:55lorsqu'un choc survient et de traiter ces vulnérabilités à la racine
00:59pour préparer les prochaines crises.
01:02Reprendre le contrôle, c'est le sens même de ma candidature
01:05à l'élection présidentielle.
01:07Ce matin, j'ai souhaité m'entretenir avec un groupe d'économistes
01:09pour entendre leurs diagnostics, leur faire part de mes propositions,
01:13entendre leurs analyses.
01:14C'est aussi ça ma méthode à l'occasion de cette campagne,
01:17écouter et consulter pour recueillir les meilleures analyses
01:21et les meilleures solutions.
01:22En y regardant de plus près, la plupart de ces crises,
01:26aux conséquences qui sont si concrètes dans la vie des Français,
01:29ont deux origines, l'énergie et les finances publiques.
01:33Ces deux sujets peuvent sembler très différents,
01:36mais en réalité, ils posent exactement la même question,
01:39celle de notre liberté d'agir et de notre capacité à agir.
01:42Quand on dépend presque entièrement de l'étranger
01:45pour le pétrole et le gaz que nous consommons,
01:47on dépend de décisions que nous ne prenons pas.
01:50Et quand on est trop endetté,
01:51on perd progressivement la capacité financière
01:54à répondre aux conséquences de ces décisions.
01:57L'enjeu de cette élection présidentielle, pour moi,
01:59c'est donc aussi de cesser de courir après les crises
02:02pour reprendre en main notre avenir,
02:04pour rendre la confiance,
02:05pour assurer la sérénité aux Français.
02:08Ça impose un constat lucide, sans faux semblants.
02:11Ça impose aussi des solutions fortes,
02:13des changements profonds pour l'avenir.
02:14J'y suis prêt et j'y reviendrai dans cette conférence de presse.
02:17Le cœur de mon projet, c'est donc de renouer
02:20avec ce qui a fait les grandes heures de la France,
02:22la planification.
02:24Il faut anticiper, il faut planifier,
02:27et j'ai la conviction qu'on a toutes les cartes en main
02:29pour réussir ce chantier.
02:32Commençons par la situation immédiate.
02:34La hausse des carburants que nous connaissons aujourd'hui,
02:36c'est d'abord la conséquence
02:38d'une crise internationale que nous subissons.
02:41Depuis le début de la guerre en Iran,
02:43la circulation maritime dans le détroit d'Hormuz
02:46est pratiquement à l'arrêt.
02:48Le détroit d'Hormuz, je le rappelle,
02:50c'est un point de passage essentiel pour l'économie mondiale.
02:53Environ 20% du pétrole et du gaz naturel
02:56liquéfié consommé dans le monde
02:57transitent par le détroit d'Hormuz.
03:00Aucune des décisions qui ont conduit à cette situation
03:03n'a été prise par la France ou par les Européens.
03:07Et pourtant, quelques semaines plus tard,
03:08ce sont les Français qui en ont subi les conséquences
03:11lorsqu'ils arrivent à la pompe à essence.
03:14Cette crise, elle coûte à toute notre économie.
03:18Une augmentation durable du pétrole,
03:21ça signifie davantage d'argent envoyé à l'étranger
03:24au lieu d'être consacré en France
03:26au salaire, à l'investissement ou à l'innovation.
03:30Elle met en pression et sous pression
03:31les secteurs les plus consommateurs d'énergie,
03:33la chimie, la plasturgie, l'agroalimentaire,
03:37les engrais, les transports.
03:39Une hausse de 10 dollars du prix du baril,
03:41c'est un coût de 3 milliards d'euros
03:43pour l'économie française.
03:45Et puis cette crise, elle coûte à nos services publics
03:48parce que chaque euro d'intérêt de la dette payée
03:50est un euro qui ne va ni à l'hôpital,
03:53ni à l'école, ni à la sécurité.
03:55Et ce qui rend la hausse des prix
03:57que nous traversons particulièrement critique
03:59et singulière, c'est qu'elle intervient
04:01au moment où notre pays n'a aucune marge
04:04de manœuvre financière.
04:05Et c'est là que le sujet énergétique
04:08rejoint le sujet des finances publiques.
04:11Car nous avons deux dépendances,
04:13la dette et les énergies fossiles.
04:15C'est ça qui nous rend vulnérables aujourd'hui.
04:18Le déficit public atteignait encore
04:20152,5 milliards d'euros en 2025,
04:23soit 5,1% du PIB.
04:25Il devrait s'élever à 5,4% du PIB en 2026.
04:29Au lieu de diminuer, il augmente.
04:32Quant à notre dette,
04:33elle dépasse désormais largement
04:35les 3 000 milliards d'euros
04:36et représente plus de 115%
04:38de notre richesse nationale.
04:40Et surtout, les conditions auxquelles
04:42nous finançons cette dette ont changé.
04:44Pendant très longtemps,
04:45l'État français a pu s'endetter
04:47à des taux exceptionnellement faibles.
04:49Cette période est révolue, vous le savez.
04:51La France emprunte désormais
04:52à 4,5% plus cher que l'Italie.
04:56Regardons les autres grandes économies.
04:58Certaines ont peu de croissance,
05:00mais aussi peu de déficit.
05:02D'autres ont beaucoup de croissance,
05:05mais aussi des déficits importants.
05:07La France cumule, depuis la dissolution,
05:11le pire des deux mondes,
05:12beaucoup de déficits et peu de croissance.
05:15C'est ce qui nous rend particulièrement fragiles.
05:18En 2020, lorsque le Covid a frappé,
05:20l'État a pu mobiliser des moyens considérables
05:23pour éviter l'effondrement de notre économie.
05:25On a pu financer le chômage partiel,
05:28soutenir les entreprises,
05:29protéger massivement les ménages
05:30parce que nous disposions encore
05:32d'une capacité d'endettement
05:33à des taux extrêmement faibles.
05:34Si une crise d'ampleur comparable
05:37survenait demain,
05:39nous l'aborderions dans une situation
05:40désormais très différente,
05:42avec une dette beaucoup plus élevée
05:43et des taux d'intérêt sensiblement supérieurs.
05:46Voilà le vrai danger.
05:48La dette, elle devient problématique
05:50lorsqu'elle nous empêche de répondre
05:51à la prochaine crise.
05:53Elle devient problématique
05:54lorsqu'elle finit par tout obstruer.
05:56Et c'est le deuxième problème majeur
05:58de la situation actuelle.
05:59La charge de la dette augmente très fortement.
06:03Elle était, je le rappelle,
06:03de 52 milliards d'euros en 2025.
06:06Elle devrait atteindre
06:0791 milliards d'euros l'année prochaine
06:10et dépasser probablement
06:11les 100 milliards d'euros
06:12pour le budget 2028.
06:14C'est donc un doublement
06:16du montant des intérêts de la dette
06:17en seulement trois ans.
06:19Ce sont 100 milliards
06:21que nous ne pouvons pas consacrer
06:24à l'école, à la recherche,
06:25à l'intelligence artificielle,
06:27à la défense, à la santé
06:28ou à notre industrie.
06:29L'an prochain, la France consacrera
06:323% de sa richesse nationale
06:33à rémunérer ses créanciers
06:35contre 2,2% pour investir
06:37dans la recherche et le développement.
06:39On marche sur la tête.
06:41À cette fragilité financière
06:43s'ajoute notre dépendance énergétique.
06:45Les énergies fossiles représentent encore
06:47près de 60% de notre consommation finale d'énergie.
06:51c'est une consommation qui est importée
06:53alors même que notre électricité
06:55est décarbonée à environ 95%.
06:58C'est un paradoxe français.
07:00On a construit l'un des systèmes électriques
07:02les moins carbonés au monde
07:03mais on continue à utiliser massivement
07:06des hydrocarbures importés
07:07pour nous déplacer, pour nous chauffer,
07:10pour faire fonctionner notre économie.
07:12On est preneur de prix,
07:14jamais faiseur de prix
07:15alors même que nous avons
07:17toutes les ressources entre nos mains.
07:19Alors aujourd'hui, deux factures
07:21pèsent très lourdement sur le pays.
07:23Celle des intérêts de la dette
07:25et celle des énergies
07:26que nous achetons à l'étranger.
07:27Mais je voudrais aller un peu plus loin
07:29car la crise actuelle révèle
07:30seulement la partie la plus visible
07:32de nos dépendances.
07:34Derrière notre dépendance aux hydrocarbures,
07:36il y a tout un continent caché
07:37de dépendances matérielles
07:38dont on parle beaucoup moins
07:40dans le débat public.
07:41On importe une partie très importante
07:45des engrais qui sont nécessaires
07:46à notre agriculture
07:47pour électrifier notre économie.
07:49On a besoin de l'huitium,
07:51de cuivre, de graphite,
07:53de nickel, de cobalt,
07:54de terres rares.
07:56Or, le raffinage de beaucoup
07:57de ces matériaux est aujourd'hui
07:58concentré dans quelques pays
07:59et notamment la Chine.
08:01C'est un point extrêmement important.
08:03Notre objectif ne peut pas être
08:05sortir de la dépendance au pétrole
08:07du Moyen-Orient
08:08pour entrer demain
08:09dans une dépendance intégrale
08:11aux métaux et aux batteries
08:12raffinées en Chine.
08:13On doit donc raisonner
08:15beaucoup plus largement
08:16l'indépendance énergétique
08:17du XXIe siècle.
08:18C'est évidemment produire
08:20notre propre électricité,
08:21c'est maîtriser nos infrastructures
08:23et nos matières premières,
08:24c'est transformer et recycler,
08:26c'est développer la géothermie,
08:29les réseaux de chaleur,
08:30la biomasse,
08:31les gaz renouvelables
08:32et la récupération de chaleur.
08:33C'est aussi évidemment
08:34davantage de sobriété,
08:36pas de décroissance,
08:38loin de là,
08:39mais la recherche des usages
08:40les moins consommateurs
08:41et la chasse à tout gaspillage.
08:42En réalité,
08:43c'est toute une stratégie
08:45que nous devons repenser,
08:46toute une planification
08:47qu'il nous faut mettre en place
08:48et il y a urgence à planifier.
08:51Face à ce constat,
08:53certains pourraient considérer,
08:54en tout cas certains semblent considérer,
08:56que la situation est désespérée.
08:58Le message que je veux passer aujourd'hui,
09:01c'est que je crois exactement l'inverse.
09:03Je crois que la France
09:04a des atouts considérables.
09:05Nous avons sur notre territoire
09:07des groupes comme EDF,
09:10Schneider Electric,
09:11Air Liquide,
09:12Le Grand,
09:12Total Energy ou Rexel.
09:14Très peu de pays européens
09:15disposent d'une telle continuité industrielle
09:18depuis la production de l'énergie
09:19jusqu'aux réseaux et aux matériaux.
09:22On dispose surtout
09:23d'un parc nucléaire unique en Europe.
09:25En 2025,
09:27le nucléaire a produit
09:28plus des deux tiers de notre électricité
09:30et les travaux préparatoires
09:31aux nouveaux EPR ont commencé.
09:33On a parallèlement développé
09:35les renouvelables.
09:36Plus de 7 gigawatts
09:37de capacités renouvelables supplémentaires
09:39ont été installées en 2025.
09:41Notre parc hydraulique
09:43est un atout majeur
09:45et la France produit aujourd'hui
09:47suffisamment d'électricité
09:48pour être très largement exportatrice.
09:51En 2025,
09:52notre solde exportateur net
09:54a atteint un niveau historique.
09:56C'est une force économique
09:58et c'est aussi une force géopolitique.
10:00Cette électricité,
10:01elle doit nous permettre
10:02d'électrifier notre industrie,
10:04nos transports,
10:06nos bâtiments.
10:07Elle doit nous permettre
10:08d'accueillir
10:08de nouvelles activités industrielles
10:09et technologiques.
10:11Elle doit aussi servir
10:12notre ambition
10:12dans l'intelligence artificielle.
10:14On aura besoin
10:15de quantités considérables
10:17d'électricité
10:18pour entraîner,
10:19pour faire fonctionner
10:20les modèles de demain.
10:21Et je ne veux pas
10:22que notre avantage électrique
10:23serve uniquement
10:25à installer en France
10:26des infrastructures
10:27permettant de faire fonctionner
10:28des technologies
10:29qui sont conçues ailleurs.
10:30Je veux qu'ils servent aussi
10:31à développer nos modèles,
10:33nos entreprises
10:34et notre souveraineté technologique.
10:36On a donc les moyens d'agir.
10:38Ça, c'est le constat important.
10:40Et surtout,
10:41la France a déjà montré
10:42dans son histoire
10:43qu'elle était capable
10:44de transformation
10:45d'une telle ampleur.
10:47Après le choc pétrolier
10:48de 1973,
10:50nos prédécesseurs
10:51ont décidé de changer
10:52profondément
10:52le modèle énergétique français.
10:55Le plan Mesmer
10:56a été lancé en 1974.
10:59Trois ans plus tard,
11:00le premier réacteur concerné
11:01était raccordé au réseau
11:03et entre la fin des années 70
11:05et la fin des années 80,
11:07près d'une cinquantaine
11:08de réacteurs
11:09ont été mis en service.
11:10En une quinzaine d'années,
11:12le réseau
11:13et le système électrique français
11:14ont été profondément transformés.
11:16Cette décision
11:18qui avait été prise
11:18il y a un demi-siècle,
11:20elle continue
11:21à nous protéger aujourd'hui.
11:22Sans elle,
11:23la crise qu'on vit aujourd'hui
11:24serait beaucoup plus grave.
11:26On aurait une production électrique
11:28beaucoup plus dépendante
11:29du gaz et du charbon importés
11:30et donc une facture énergétique
11:33plus élevée
11:34et une exposition encore plus forte
11:35aux événements internationaux.
11:37Sans le plan Mesmer,
11:39compte tenu de ce que serait
11:40notre exposition aux fossiles,
11:42on serait aujourd'hui en récession.
11:44C'est une leçon importante
11:45parce que ça montre
11:46que les grandes décisions
11:48de souveraineté
11:48ne produisent pas seulement
11:49leurs effets
11:50pendant la durée
11:51d'un quinquennat
11:52ou d'un septennat
11:52à l'époque,
11:54elles peuvent protéger
11:54un pays pendant 50 ans
11:55face aux crises
11:56pour l'ensemble
11:57de nos usages.
11:59Avant d'y venir,
12:00je veux parler de l'urgence
12:01parce que l'urgence
12:02est essentielle.
12:03Il ne faut pas donner
12:04l'impression
12:05que qui que ce soit
12:06reste sourd
12:06à la situation des Français
12:08et aux difficultés
12:09qu'ils rencontrent.
12:10C'est difficile aujourd'hui
12:11et c'est dur
12:11pour beaucoup de Français.
12:13Alors il faut évidemment
12:14agir pour passer cette crise.
12:16La première priorité,
12:17je le redis pour moi,
12:18ça doit être de protéger
12:19les Français
12:20qui travaillent,
12:21qui n'ont pas d'autre choix
12:22que d'utiliser leur voiture
12:23pour aller travailler
12:24et dont les revenus
12:25ne leur permettent pas
12:26d'encaisser
12:26cette hausse
12:28des prix
12:28à la pompe.
12:29Le gouvernement
12:30a reconduit
12:31et élargi
12:32l'aide
12:33aux gros rouleurs
12:34qui travaillent.
12:34Je crois que c'était
12:36nécessaire.
12:36Des millions
12:37de nos compatriotes,
12:38des classes moyennes
12:38et des classes populaires
12:39n'en peuvent plus
12:40de travailler dur
12:41et de tirer la langue.
12:42C'est vers eux
12:42que nos efforts
12:43doivent se porter en priorité.
12:44Il a également été annoncé
12:46le relèvement
12:46de la prime
12:48pour l'accompagnement
12:49face à l'augmentation
12:49des prix du carburant
12:50par les employeurs
12:51sans charge
12:52ni impôts
12:53à 1 000 euros.
12:54Et j'invite évidemment
12:55les partenaires sociaux
12:55et les entreprises
12:56à s'en saisir
12:57pour en faire un objet
12:58de négociation sociale.
12:59C'est aussi, je crois,
13:00l'intérêt économique
13:01des entreprises
13:02que de permettre
13:03à leurs salariés
13:04de continuer
13:04à venir travailler.
13:06Hier,
13:07le gouvernement
13:08a fait des annonces.
13:10Mon but,
13:11c'est évidemment
13:11toujours d'être responsable.
13:13Il faut éviter
13:14l'emballement des crises.
13:15S'agissant de la dette,
13:16je le redis ici,
13:17le meilleur moyen
13:18d'éviter une crise
13:19de la dette,
13:20c'est d'avoir
13:20un budget solide
13:21à la fin de l'année.
13:22Et donc,
13:22je vous le redis ici,
13:23avec mon groupe parlementaire,
13:25nous n'entraverons
13:26en rien
13:27le gouvernement
13:28dans sa tâche
13:28de doter le pays
13:29d'un budget,
13:29car l'incertitude,
13:31elle se paye cher.
13:32Et pour éviter
13:32la crise sociale,
13:33il faut répondre
13:34à la détresse des Français
13:36sans leur mentir.
13:37C'est aussi ça,
13:38agir en responsabilité
13:39et ne pas prendre le risque
13:41d'ajouter une crise
13:42à la crise.
13:43Gérer l'urgence,
13:44c'est la mission
13:45du gouvernement
13:45et il le fait.
13:47Comme candidat
13:47à la présidentielle,
13:49ma responsabilité,
13:50c'est d'être prêt
13:51et de préparer l'avenir.
13:53Pour cela,
13:53il faut dire la vérité
13:54et la vérité,
13:55c'est aussi
13:56que les deux extrêmes
13:57pavent le chemin
13:58de la dépendance
13:59de la France.
13:59de la France.
13:59de la France.
13:59de la France.
14:00de la France.
14:00de la France.
Commentaires