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Trois mois et demi après l'attaque israélo-américaine en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz, les députés de la commission des finances auditionnent Patrick Pouyanné, président-directeur général de TotalEnergies. Face à la crise, le groupe avait annoncé un plafonnement des prix du carburant dans ses 3 300 stations-service en France, maintenu « tant que la crise au Moyen-Orient durera ». Fin avril, Sébastien Lecornu avait appelé TotalEnergies à « redistribuer d'une manière ou d'une autre » ses éventuels profits « exceptionnels » liés à la hausse des prix de l'énergie. Retrouvez les échanges entre les députés et le PDG du groupe TotalEnergies.

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Transcription
00:00:03Générique
00:00:08Bonjour et bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:11Mercredi 17 juin, le PDG de Total Energy, Patrick Pouyanné, a rendez-vous avec les députés de la Commission des
00:00:16Finances.
00:00:17Cette audition intervient alors que le prix du gazole vient juste de repasser sous la barre symbolique des 2 euros
00:00:22le litre
00:00:23et alors qu'un accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran est en passe d'être signé.
00:00:27Regardez.
00:00:28Bien, on en vient au deuxième point de notre ordre du jour.
00:00:31L'audition de M. Patrick Pouyanné, président directeur général de Total Energy.
00:00:36J'avais souhaité qu'il soit auditionné devant notre Commission avant même que nous décidions de créer une mission flash
00:00:42sur la taxation des carburants et le rendement fiscal de la hausse des prix.
00:00:47Et donc on va, à travers cette audition, cumuler un peu les deux choses,
00:00:50c'est-à-dire à la fois notre audition de Commission et celle qui va être intégrée dans la mission
00:00:55flash dont le rapporteur est Philippe Brun.
00:00:58Je note qu'il est un peu paradoxal parce que ce n'était pas au départ prévu dans le calendrier
00:01:02que l'audition de M. Pouyanné finalement se déroule, j'espère, après la guerre, en tout cas il faut le
00:01:10souhaiter,
00:01:10mais aussi en pleine période de canicule puisque lundi prochain on prévoit le jour le plus chaud qu'il y
00:01:16aura eu sur la planète
00:01:17et on sait que, évidemment, les énergies carbonées n'y sont pas pour rien.
00:01:23Il me semblait qu'au regard de l'ensemble des problématiques fiscales auxquelles sont confrontées les grandes sociétés françaises multinationales,
00:01:29l'audition du président directeur général de Total Energy pouvait être à la fois très instructive et particulièrement utile.
00:01:35Nous sommes en effet intéressés par l'ensemble de la fiscalité s'appliquant à Total Energy
00:01:39et plus encore les dispositions fiscales les plus récentes, qu'il s'agisse de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices
00:01:44des grandes entreprises,
00:01:45de la taxe sur les rachats d'actions ou bien encore des dispositions destinées à la mise en ordre du
00:01:50pilier 2 de l'OCDE
00:01:52relatifs à l'imposition minimale des multinationales.
00:01:55Dans un contexte de crise pétrolière, je l'ai dit, cette audition a un relief encore plus particulier.
00:02:00Nous serons également intéressés, M. Pouyanné, par vos analyses relatives aux effets de cette crise sur vos profits et vos
00:02:05marges
00:02:06et par répercussions sur la fiscalité à laquelle vous pourriez être soumis.
00:02:10Je tiens à dire que je vous remercie de votre présence et d'avoir accepté rapidement cette audition.
00:02:16Sans plus tarder, je vous cède la parole pour un propos introductif.
00:02:20M. le Président, M. les rapporteurs, Mesdames et Messieurs les députés, merci d'abord de me recevoir pour cette audition
00:02:27qui va donc être consacrée à la taxation de ce que on nomme parfois les profits ou les super-profits
00:02:33de la fiscalité des multinationales.
00:02:35Je vais essayer en introduction de vous donner quelques éléments factuels sur la réalité de TotalEnergie.
00:02:41Je suis accompagné de ma directrice fiscale, Nathalie Monietti, puisqu'il s'agit de matières parfois très techniques.
00:02:49J'ai noté également que l'audition porterait sur la mission conduite par le député Philippe Brun, consacrée à la
00:02:56taxation des carburants.
00:02:56Je n'ai pas prévu d'aborder ce thème dans les propos liminaires, mais je suis sûr qu'il y
00:03:02aura beaucoup de questions.
00:03:03Je vais me consacrer aujourd'hui pour les propos liminaires, d'une part au résultat et d'autre part à
00:03:07la fiscalité.
00:03:09D'abord, les résultats de TotalEnergie.
00:03:11Pour rappeler le cadre, en 2025, la compagnie a réalisé un résultat net ajusté après impôt de 15,6 milliards
00:03:19de dollars, donc à peu près 4 milliards par trimestre.
00:03:22Le cours du baril était à 69 dollars du baril.
00:03:25Ça, c'est 2025.
00:03:27Cette même année-là, en 2025, nous avons supporté 19 milliards d'impôts sur les bénéfices de taxes à la
00:03:34production, des royalties qu'on paye dans plusieurs pays.
00:03:36Donc, un résultat de 15,6, 16 milliards et des impôts et taxes à la production de 19 milliards, ce
00:03:42qui fait un taux effectif d'imposition sur les bénéfices de plus de 40%.
00:03:46Donc, pour ceux qui pensent qu'on fait de l'optimisation fiscale, je préférais payer 25 ou 35% d
00:03:51'impôts en France que 40% mondialement.
00:03:53C'est un commentaire.
00:03:54En 2022, pour le deuxième élément de cadrage, où le prix du baril était bien plus élevé, il était à
00:03:59101 dollars du baril, le taux d'imposition sur les bénéfices était de 50%, de plus de 50%.
00:04:04Il était passé de 40 à 50%.
00:04:07Alors, et la compagnie avait payé en 2022 35 milliards d'impôts et taxes à la production à comparer aux
00:04:1219 milliards de l'an dernier.
00:04:14C'est donc une deuxième remarque.
00:04:16Le taux d'imposition de nos bénéfices augmente avec le cours du baril, car les pays producteurs ont bien prévu
00:04:23des mécanismes qui leur permettent de capturer une plus grande partie de proportion de la rente pétrolière quand le baril
00:04:30est élevé.
00:04:31Par exemple, le Congo, on passe de 46% d'imposition quand le bruit est bas à 59%.
00:04:36Le Danemark, en Europe, passe de 40% à 54-64% selon les cas.
00:04:41Ce sont deux exemples.
00:04:44Et, autre commentaire, pourquoi je parle de pays producteurs ?
00:04:47Quand on parle du résultat de Total Energy, 70% du résultat vient, en fait, de notre activité de production
00:04:55de pétrole et de gaz.
00:04:57On goût 45% pour le pétrole, 25% pour le gaz et le gaz naturel liquéfié.
00:05:02Il y a 10% dans l'électricité, 10-12% qui croient.
00:05:06Et puis, il y a 20% dans les activités dites avales, c'est-à-dire raffinage, trading et marketing.
00:05:14Donc, quand on parle de fiscalité de Total Energy, c'est essentiellement, bien sûr, la partie production, donc les pays
00:05:19producteurs, qui prélèvent l'essentiel des impôts et taxes.
00:05:25Au cours de ce premier trimestre, 2026, donc, on a affiché un résultat de 5,4 milliards pour un compte
00:05:30moyen de 81 dollars du baril.
00:05:33À le comparer à 4 milliards en moyenne, je vous le disais, pour 69 dollars du baril, il n'y
00:05:37a rien dans cette affaire d'extraordinaire.
00:05:39Rien n'est tombé du ciel, c'est une continuité de résultats.
00:05:42En fait, c'est le résultat de ce résultat, le résultat d'un travail qui a été fait depuis plusieurs
00:05:48années
00:05:49et qui permet d'ailleurs de souligner les points forts de l'entreprise.
00:05:53Total Energy, en 2015, avait un point mort.
00:05:56Le point mort, c'est le prix du baril qui nous permet, en gros, d'avoir un résultat positif.
00:06:01Il était à plus de 80 dollars du baril.
00:06:03Depuis 10 ans, nous avons travaillé avec l'ensemble des équipes dans le monde,
00:06:07en choisissant un certain nombre d'actifs, à le baisser à 25 dollars du baril.
00:06:11Ce qui veut dire que quand le baril est à 25 dollars, au-dessus de 25 dollars, l'entreprise commence
00:06:16à avoir un cash flow positif.
00:06:19Pour atteindre, pour couvrir son dividende, elle a besoin de 25 dollars de plus.
00:06:22Donc, à peu près 50 dollars.
00:06:24Et donc, quand le baril va aller de 69 dollars à 81 dollars, à la fiscalité près, effectivement, c'est
00:06:31revenu.
00:06:31Parce qu'encore une fois, nous avons baissé le point mort de l'entreprise de 80 à 25 dollars du
00:06:35baril.
00:06:36Ce sont des recettes supplémentaires pour l'entreprise.
00:06:39La crise en question nous a quand même coûté, et nous coûte encore aujourd'hui, à peu près 15%
00:06:44de nos productions.
00:06:45Puisqu'on ne peut pas produire au Moyen-Orient, ou plus exactement, on ne peut pas exporter du Moyen-Orient
00:06:49en centre de production.
00:06:50Donc, nous avons dû arrêter des activités de production.
00:06:53Donc, 15% de notre production a été arrêtée.
00:06:56Ce qui correspond, en gros, lorsque l'on fait les calculs, à à peu près 8 dollars du baril pour
00:07:01compenser cette perte de production.
00:07:02Ce qui nous a permis de résister, de présenter les résultats qui ont donné lieu à des commentaires favorables,
00:07:08c'est le fait qu'on a, en fait, un portefeuille extrêmement diversifié.
00:07:12On est une entreprise mondiale, on ne produit pas d'hydrocarbures en France, donc depuis 100 ans.
00:07:19On a, et compte tenu des risques géopolitiques, pas seulement aujourd'hui, mais passé notre politique, ça consiste à diversifier
00:07:25nos productions.
00:07:26Et, par exemple, le plus gros pays producteur aujourd'hui et qui est fournisseur de plus de cash flow de
00:07:31l'entreprise, c'est le Brésil, en fait.
00:07:33Ce qui est peu connu, mais c'est au Brésil qu'on a une activité qu'on a développée depuis
00:07:3710 ans, d'ailleurs,
00:07:37ce qui explique une partie, d'ailleurs, du mouvement que je viens de faire, où, à peu près, on a
00:07:42une diversification de notre portefeuille.
00:07:45De la même façon, sur le gaz naturel liquéfié, on est la seule entreprise, malgré l'arrêt du Qatar,
00:07:50le Qatar, c'est à peu près 20% des exportations de gaz naturel liquéfié dans le monde.
00:07:54Nous sommes la seule entreprise à avoir maintenu, à n'avoir jamais déclaré la force majeure vis-à-vis de
00:07:58nos clients,
00:07:59qui l'ont bien apprécié, notamment en Asie, parce que nous sommes capables,
00:08:02comme nous produisons du gaz naturel liquéfié dans 11 autres pays, d'approvisionner nos clients,
00:08:08d'assurer la sécurité d'approvisionnement de nos clients partout dans le monde.
00:08:12Enfin, quatrième point, on a développé, au fil des années, l'intégration entre raffinage, trading, distribution,
00:08:19l'aval, qui nous permet à la fois de faire face à la volatilité des marchés,
00:08:23de garantir la sécurité d'approvisionnement de nos clients, notamment en France,
00:08:27et où nous avons proposé, comme vous le savez, une politique commerciale unique au monde
00:08:31pour protéger leur pouvoir d'achat.
00:08:32Je suis sûr qu'il y aura des questions sur ce point.
00:08:35Enfin, dernier point de la résilience, c'est de l'énergie et de l'électricité,
00:08:38puisque depuis cinq ans, depuis 2020, nous avons décidé d'investir dans cette nouvelle énergie,
00:08:42qui correspond à peu près à 10% de nos ventes, et donc 10% de nos résultats et de
00:08:47notre cash flow aujourd'hui.
00:08:49Donc, c'est sur cette intégration qu'on parie, sur cette diversité,
00:08:53qui nous a permis d'amortir le choc de la fermeture d'Ormus,
00:08:56et puis, quelque part, de pouvoir mettre en œuvre des politiques plus, je dirais, supportrices de nos clients.
00:09:05Un point, ça ne marche pas toujours comme ça, les cycles pétroliers, il y a des hauts, il y a
00:09:09des bas.
00:09:10Je reviens sur l'année 2020, où le prix du baril, en moyenne, était plutôt à 40 dollars.
00:09:15Cette année-là, la situation était beaucoup plus difficile,
00:09:19et je vous rappelle que cette année-là, d'ailleurs,
00:09:22Total Energy n'a fait appel à aucune demande d'aide publique d'aucune sorte.
00:09:25C'était à nous d'assumer, et c'est toute l'idée, d'ailleurs, de baisser le point mort de
00:09:29l'entreprise,
00:09:30de être capable d'être résilient quand les cycles sont bas,
00:09:33et effectivement, quand les cycles sont plus hauts, de tirer parti du travail qui est réalisé.
00:09:40En France, puisque j'en viens à la France, nous avons des activités industrielles de raffinage, pétrochimie,
00:09:46qui, malheureusement, sont structurellement peu rentables, pour diverses raisons,
00:09:51notamment le coût de l'énergie, mais aussi le coût du CO2, mais aussi divers facteurs,
00:09:58qui font que, et je n'en suis pas le plus heureux du monde, au contraire,
00:10:03nous y avons une activité qui, en fait, est relativement peu rentable,
00:10:08puisqu'au cours des dix dernières années, nous avons eu six exercices déficitaires,
00:10:12en 2018, 2019, 2020, 2021, 2024 et 2025.
00:10:17Nous avons eu des exercices positifs en 2022-2023, et je l'espère, en 2026.
00:10:23En fait, l'activité de raffinage, à elle seule, a accumulé plus de 5 milliards d'euros de pertes fiscales
00:10:29au cours des... depuis une quinzaine d'années.
00:10:33C'est donc bien le signe d'une activité structurellement déficitaire,
00:10:36qui, quand elle fait des bénéfices, va effectivement nous permettre de payer l'impôt sur les sociétés.
00:10:41Un commentaire, d'ailleurs, sur...
00:10:43Je vois des commentaires sur le mécanisme de report déficitaire,
00:10:46que la France a plafonné à seulement 50% du profit nuel.
00:10:49En fait, c'est, comme le dit l'OCDE, un mécanisme essentiel au bon fonctionnement de l'impôt sur les
00:10:54sociétés,
00:10:55car il garantit que l'entreprise est imposée sur sa rentabilité moyenne au fil des cycles économiques.
00:11:00Malgré cela, nous continuons à investir en France.
00:11:03Nous avons le souci de maintenir la sécurité et approvisionnement du pays,
00:11:06en investissant dans nos raffineries.
00:11:07Nous avons encore trois raffineries qui produisent de l'essence et du diesel.
00:11:11Gonfreville, Anseine-Maritime, Donge-en-Loire-Atlantique et Faisin,
00:11:14plus d'Aubes de raffineries.
00:11:16Et nous y consacrons, en moyenne, plus de 500 millions d'euros.
00:11:21Les raffineries de Donge, par exemple, ont fait un investissement dans les unités nouvelles récemment,
00:11:25au cours des dernières années, pour 500 millions d'euros, qui vont démarrer cette année.
00:11:28Donc, on a fait ce choix-là, qui est un choix d'entreprise responsable,
00:11:32qui fait en sorte d'assurer, je dirais, l'approvisionnement et la sécurité et l'approvisionnement du pays.
00:11:37Alors, en termes de fiscalité, deuxième partie, après avoir parlé des résultats,
00:11:42je le fais dans un esprit de transparence.
00:11:44D'ailleurs, la directrice fiscale, Nathalie Monietti, nous a proposé, depuis 2019,
00:11:49de publier un rapport annuel de transparence fiscale.
00:11:52Nous sommes très en avance sur les obligations européennes,
00:11:54qui ne s'appliquent à nous qu'à compter de la fin de l'année 26.
00:11:57Donc, ça fait plusieurs années que nous publions un rapport de transparence fiscale,
00:12:01que je vous invite à lire.
00:12:03Il y a beaucoup d'informations, et je vais revenir sur l'essentiel de ce qu'il contient.
00:12:08D'abord, vous lirez dans ce rapport que Total Energy, la France,
00:12:14fait partie des cinq pays sur 130 dans lesquels la compagnie paie le plus d'impôts et de taxes de
00:12:20toute nature.
00:12:20Alors, peu d'impôts sur les sociétés,
00:12:23mais il se trouve qu'on contribue aux finances publiques françaises pour à peu près 2 milliards d'euros,
00:12:28par exemple en 2025, et c'est un chiffre que l'on retrouve à peu près chaque année
00:12:33entre 1,8 milliard et 2,2 milliards selon les années.
00:12:36Il comprend divers impôts de taxes de nature, vous en avez cité certaines,
00:12:40la taxe sur les rachats d'actions récemment, 173 millions d'euros en 2025.
00:12:45Il comprend aussi des cotisations patronales, sociales,
00:12:49puisque nous avons 35 000 salariés en France,
00:12:51qui sont bien, les cotisations sociales sont bien des prélèvements obligatoires
00:12:54qui contribuent aux finances publiques.
00:12:56Alors, il y a peu d'impôts sur les sociétés,
00:12:59parce que, pour les raisons que j'ai évoquées sur, je dirais,
00:13:03les résultats faibles de nos activités industrielles françaises,
00:13:08et en fait, parce que surtout, on respecte deux grands principes essentiels
00:13:12qui font de la fiscalité à l'échelle internationale.
00:13:14Il y a deux principes.
00:13:16Le premier principe, c'est la territorialité de l'impôt.
00:13:18Le deuxième principe, c'est le principe de non-double imposition du même bénéfice.
00:13:23Et la France a signé de nombreuses conventions fiscales
00:13:27et a fait le choix de la territorialité.
00:13:29Je vais y revenir.
00:13:30Donc, ce sont les activités qui sont opérées en France,
00:13:34qui sont soumises à l'impôt sur les sociétés.
00:13:36Et la France s'inscrit, à travers de nombreuses conventions fiscales,
00:13:40il y en a plus de 120, je crois,
00:13:42dans le principe également de non-double imposition.
00:13:45Nous sommes l'entreprise française qui paie le plus d'impôts sur les bénéfices au monde.
00:13:50J'ai parlé des chiffres, j'ai dit 32 milliards en 2022, 19 milliards en 2025.
00:13:56C'est en gros 100 milliards au cours des cinq dernières années,
00:13:59avec un taux moyen de 43%.
00:14:01Et, encore une fois, je le répète,
00:14:03contre un taux d'IS en France de 25,8%,
00:14:06il est assez facile d'en déduire que,
00:14:09ou bien, à ma dérisse fiscale, n'est pas qu'on fait temps,
00:14:11mais qu'on n'est pas très bon dans la délocalisation de nos profits
00:14:14dans des pays à faible fiscalité.
00:14:16Parce que, si nous l'étions,
00:14:17nous choisirions plutôt d'être fiscalisés en France
00:14:19que d'être fiscalisés dans les pays producteurs.
00:14:21Il se trouve, encore une fois, que nous payons l'impôt
00:14:24là où nous faisons des bénéfices,
00:14:25ce qui est bien normal vu de ces pays-là.
00:14:30Alors, effectivement, il y a un débat.
00:14:32Pourquoi est-ce qu'on devrait taxer les profits de TotalEnergie
00:14:36réalisés à l'étranger ?
00:14:37Certains ont imaginé des mécanismes pour dire
00:14:39qu'il faudrait répartir au chiffre d'affaires.
00:14:43Il se trouve que je pense que les pays producteurs
00:14:45ne seraient pas d'accord.
00:14:46Je vous rappelle, encore une fois,
00:14:47c'est le deuxième principe qui s'y oppose,
00:14:48c'est le principe de non-double imposition,
00:14:51puisque lorsque nous sommes taxés dans les pays producteurs,
00:14:53et je vais revenir sur des taux de taxation,
00:14:56du coup, on ne peut pas être taxé deux fois sur le même profit.
00:14:58Les taux de taxation, j'en ai parlé,
00:15:00mais en Norvège, c'est 78%,
00:15:02Royaume-Uni, 78%,
00:15:04les Émirats arabes unis, c'est beaucoup plus que ça,
00:15:06plus de 90%,
00:15:0750% en Angola,
00:15:0964% ou 54% au Danemark.
00:15:13D'où le taux d'imposition moyen de l'entreprise,
00:15:16puisque, encore une fois,
00:15:17l'essentiel de bénéfice vient de ces activités
00:15:19de production d'hydrocarbures.
00:15:23Donc, les taxés en France seraient une double imposition,
00:15:26ce qui est contraire, encore une fois,
00:15:27aux droits fiscals internationaux
00:15:29et à toutes les conventions fiscales signées par la France.
00:15:32De la même façon, répartir selon le chiffre d'affaires
00:15:34reviendrait quelque part à transférer
00:15:36de la taxation des taxes
00:15:38des États producteurs,
00:15:39qui sont souvent, pour ce qui nous concerne,
00:15:40des pays émergents,
00:15:42Angola, Nigeria,
00:15:44enfin, les pays que je viens de citer,
00:15:46seules habilités à taxer les issus
00:15:48qui sont issus de leurs ressources naturelles
00:15:50en faveur des États de consommation
00:15:52qui sont plus développés.
00:15:53Donc, il y aurait là un paradoxe
00:15:55à faire de tels transferts,
00:15:56qui, encore une fois,
00:15:58cette discussion a eu lieu
00:15:59dans le cas des échanges
00:16:00relatifs à la fiscalité internationale
00:16:04qu'a menée l'OCDE,
00:16:05et ça a bien évidemment été repoussé
00:16:07par les États producteurs.
00:16:12On pourrait, deuxième idée,
00:16:14revenir sur le principe de territorialité.
00:16:16Alors ça, c'est une deuxième idée
00:16:17que j'ai vue également dans l'IA presse.
00:16:19En fait, je vous rappelle que ça existait.
00:16:21Ça s'appelait le bénéfice mondial consolidé.
00:16:25Total Energy, jusqu'en 2010,
00:16:27était soumise à un régime
00:16:28qui s'appelait le bénéfice mondial consolidé,
00:16:31qui faisait que l'on considérait
00:16:32l'ensemble des profits et des pertes
00:16:35que nous réalisions dans l'ensemble
00:16:37des pays du monde, dont on déduisait,
00:16:39bien sûr, l'impôt que nous payions localement,
00:16:42puisqu'on ne peut pas être payé deux fois.
00:16:43Ce régime mobilité mondial consolidé,
00:16:45c'est votre Parlement, en 2011,
00:16:47qui a décidé de l'abolir.
00:16:49Et il l'abolit parce qu'il considérait
00:16:51que c'était une niche fiscale
00:16:53qui pouvait nous permettre
00:16:54d'imputer des pertes réalisées à l'étranger,
00:16:57notamment dans des pays
00:16:57où on ne fait que de l'exploration.
00:16:59Et l'exploration, ce n'est pas toujours
00:17:00une activité positive.
00:17:02Et donc, il ne fallait pas
00:17:04nous en laisser le bénéfice.
00:17:05A l'époque, la direction fiscale
00:17:07avait démontré que sur les 11 dernières
00:17:08années d'application du régime,
00:17:10de 2000 à 2010,
00:17:12nous aurions payé exactement
00:17:13la même chose en France,
00:17:14avec ou sans le régime
00:17:15du bénéfice mondial consolidé.
00:17:17Donc, il n'y avait pas
00:17:18d'optimisation cachée.
00:17:19D'où le fait que, d'ailleurs,
00:17:20mon prédécesseur, Christophe Demarjorie,
00:17:22ne s'était pas opposé
00:17:23à l'abandon de ce régime mondial consolidé.
00:17:25Donc, pour ceux qui pensent
00:17:27qu'il faut revenir
00:17:28sur le principe de territorialité,
00:17:29je n'ai aucune difficulté.
00:17:31Vous pouvez réinstaurer
00:17:32le régime du bénéfice mondial consolidé.
00:17:35Nous l'appliquerons.
00:17:36Mais encore une fois,
00:17:36vous ne pouvez pas seulement
00:17:37taxer les profits
00:17:38et ne pouvez pas les taxer deux fois.
00:17:39Donc, on prendra les profits mondiaux.
00:17:41On déduira les impôts payés.
00:17:43On ajoutera les pertes
00:17:44des pays d'exploration.
00:17:46On dépense un milliard par an
00:17:47dans l'exploration.
00:17:47Il y a des pays.
00:17:48Aujourd'hui, on fait de l'exploration
00:17:50et on fait des pertes.
00:17:52Et on fera le calcul.
00:17:53Et en fait, ça ne conduira pas
00:17:55à payer plus d'argent en France.
00:17:57De la même façon, d'ailleurs,
00:17:58que le mécanisme instauré par l'OCDE,
00:18:01je pense que vous l'avez cité,
00:18:03on y reviendra, qui s'appelle Globe 2,
00:18:05ne nous a pas conduits
00:18:07et ne nous conduit pas
00:18:08à payer plus d'impôts en France.
00:18:09Je vous rappelle l'idée
00:18:10qui a été développée par l'OCDE,
00:18:14c'est qu'il fallait une espèce d'impôt
00:18:15sur les bénéfices mondiales minimales
00:18:17qui a été fixée à 15%.
00:18:19Et l'idée, c'était que
00:18:20si dans certains pays,
00:18:21on payait moins de 15%,
00:18:23le pays de siège,
00:18:25donc la France pour nous,
00:18:27aurait bénéficié de la différence
00:18:28entre le 15% et l'impôt local.
00:18:31Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:18:32Bien évidemment,
00:18:33d'ailleurs, ça nous arrange,
00:18:34tous les pays ont remonté
00:18:35leurs impôts sur les sociétés
00:18:37au moins à 15%.
00:18:38Donc il y a aujourd'hui,
00:18:39et s'ils ne l'ont pas fait,
00:18:41ce qui est le cas de trois pays en Europe,
00:18:42la Bulgarie, l'Irlande,
00:18:44eh bien,
00:18:45où on a une activité extrêmement faible,
00:18:47en fait, on leur paye à eux,
00:18:48puisqu'ils ont le pouvoir,
00:18:50selon l'affaire de l'OCDE,
00:18:51même s'ils n'ont pas remonté leur IS
00:18:54à 15%,
00:18:54on doit leur payer le complément à 15%,
00:18:57donc ils exigent,
00:18:58ça porte un nom babard,
00:18:59le complément.
00:18:59Donc en fait,
00:19:00cette affaire de l'OCDE,
00:19:02de Globe 2,
00:19:03génère une activité très intense
00:19:05de la part des équipes fiscales,
00:19:06puisqu'il nous faut consolider
00:19:08les bénéfices et les impôts
00:19:10dans 2800 filiales à travers le monde,
00:19:12le travail de titan,
00:19:13pour un résultat pour la France
00:19:15qui est en fait nul,
00:19:16puisque,
00:19:17et j'en viens d'ailleurs
00:19:18à un pays dont,
00:19:19de temps en temps,
00:19:20je découvre qu'il est un paradis fiscal,
00:19:22qui ne l'est pas,
00:19:22qui s'appelle la Suisse,
00:19:23la Suisse,
00:19:25où nous avons effectivement
00:19:26des activités de trading,
00:19:28sont localisées en Suisse,
00:19:29elles ne sont pas localisées en Suisse
00:19:31pour des raisons d'optimisation,
00:19:32elles sont localisées en Suisse
00:19:33parce que toutes les équipes
00:19:35de trading,
00:19:36de matières premières
00:19:37et de pétrole mondiales
00:19:38sont à Genève,
00:19:39c'est là-bas que se retrouvent,
00:19:41d'ailleurs,
00:19:41la plupart des concurrents,
00:19:43et la taux de fiscalité en Suisse,
00:19:45il est à 15%,
00:19:46parce que la Suisse
00:19:49s'est alignée
00:19:50sur l'impôt minimum
00:19:51qu'on vendia,
00:19:52et donc tout le monde
00:19:52est à Genève,
00:19:53et donc voilà,
00:19:54on y a une activité,
00:19:55on y a plus de 1000 personnes,
00:19:56l'activité est réelle,
00:19:57ce n'est pas de l'optimisation fiscale,
00:19:59il se trouve que les entreprises
00:20:01de négoces internationales
00:20:03de pétrole
00:20:04sont localisées à Genève
00:20:06pour la plupart d'entre elles,
00:20:07et c'est donc là
00:20:08qu'on trouve les équipes
00:20:10à recruter
00:20:10et à développer.
00:20:12Voilà,
00:20:13donc la Suisse,
00:20:14taux de fiscalité à 15%,
00:20:16comme Singapour,
00:20:17qui est un autre pôle
00:20:17d'activité de négoce
00:20:18pour nous,
00:20:19sur l'Asie,
00:20:20qui est également
00:20:21à un taux de fiscalité
00:20:22de 15%.
00:20:23De ce point de vue-là,
00:20:24je le redis,
00:20:25la réforme de l'OCDE
00:20:27a quelque part
00:20:29une bonne chose.
00:20:29Alors, d'ailleurs,
00:20:30j'en reviens
00:20:30sur les paradis fiscaux.
00:20:32Dans ce rapport
00:20:34de transparence fiscale
00:20:35que nous publions,
00:20:37vous verrez qu'à la fin
00:20:38de l'année 2025
00:20:39ou 2024,
00:20:40puisque 2025 sera publié
00:20:41début de fin d'année 26,
00:20:44il faut à peu près
00:20:4518 mois
00:20:45pour arriver
00:20:45à tout consolider.
00:20:47Il ne nous reste
00:20:47que 7 filiales
00:20:48dans les 10 paradis fiscaux
00:20:50sur plus de 1500,
00:20:51sur près de 1500.
00:20:53Donc,
00:20:537 sur 1500.
00:20:55Il y en avait
00:20:55une trentaine en 2015.
00:20:56On a pris la décision
00:20:59de sortir
00:21:00de l'ensemble
00:21:00de ces
00:21:02paradis.
00:21:02dix ans paradis.
00:21:03Alors,
00:21:03les sept,
00:21:03je vais être très transparent.
00:21:04Il y en a une
00:21:05au Bahamas,
00:21:06parce qu'il se trouve
00:21:06qu'on a acheté
00:21:07des actifs
00:21:07à une autre entreprise
00:21:08en 2024,
00:21:10des actifs pétroliers
00:21:11en Malaisie,
00:21:12dont la filiale
00:21:12était localisée
00:21:13en Bahamas.
00:21:14Nous avons pris
00:21:14également la décision
00:21:15concomitamment
00:21:16de sortir
00:21:16cette filiale
00:21:17des Bahamas,
00:21:18notamment qui n'apporte
00:21:19absolument rien
00:21:20fiscalement.
00:21:20C'est souvent
00:21:21pour des raisons juridiques.
00:21:22Il y a deux raisons
00:21:23qui ont conduit
00:21:23historiquement
00:21:24les entreprises
00:21:25à considérer
00:21:26ce genre
00:21:27de localisation juridique.
00:21:29c'est le droit juridique
00:21:30applicable,
00:21:31et puis c'est tenir
00:21:32des comptes
00:21:33en dollars.
00:21:34Parce que,
00:21:34malheureusement,
00:21:35en France,
00:21:36je n'ai pas le droit
00:21:37de tenir les comptes
00:21:38de mes sociétés
00:21:38en dollars.
00:21:40Et c'est bien dommage,
00:21:41parce que,
00:21:42au lieu de...
00:21:42Je préférerais avoir
00:21:43des filiales en France
00:21:43que d'avoir des filiales
00:21:44aux Pays-Bas.
00:21:45Aux Pays-Bas,
00:21:46j'ai le droit
00:21:46de tenir des comptes
00:21:47en dollars.
00:21:47Alors,
00:21:47vous pouvez me dire
00:21:48pourquoi vous voulez
00:21:48tenir des comptes
00:21:49en dollars
00:21:49et pas en euros.
00:21:50Il se trouve que
00:21:51dans le monde
00:21:51dans lequel je suis,
00:21:53tous les cours internationaux,
00:21:54tout se passe en dollars.
00:21:55Il ne se passe pas
00:21:57en euros.
00:21:58Donc,
00:21:58si le Parlement
00:22:00pouvait voter une réforme
00:22:01permettant aux sociétés
00:22:02françaises
00:22:02de tenir des comptes
00:22:03en dollars,
00:22:04je ramènerais
00:22:04encore plus de filiales
00:22:06en France.
00:22:06C'est beaucoup plus simple
00:22:07pour moi de gérer
00:22:07des sociétés,
00:22:08pour nous,
00:22:08pas pour moi,
00:22:09pardon,
00:22:10pour mes équipes,
00:22:10de gérer des sociétés,
00:22:11ce n'est pas moi
00:22:12qui les gère,
00:22:13des filiales en dollars
00:22:14en France
00:22:14que de devoir gérer
00:22:15les mêmes filiales
00:22:16en dollars
00:22:17aux Pays-Bas.
00:22:18Donc,
00:22:19il y en a une au Bahamas,
00:22:20il y en a une au Bermude
00:22:21qui porte des activités
00:22:24nous aimerions bien les bouger
00:22:25mais le Yémen est en guerre
00:22:26depuis dix ans
00:22:27et nos partenaires
00:22:29qui sont avec nous
00:22:29ont d'autres chats
00:22:30à fouetter.
00:22:31Et les dernières participations
00:22:32sont cinq filiales
00:22:33dans lesquelles
00:22:33nous sommes minoritaires
00:22:34qui correspondent
00:22:35à des projets
00:22:36au Nigeria,
00:22:37Angola,
00:22:37au Man,
00:22:38dans lesquels,
00:22:39là aussi,
00:22:40on dépend pour les relocaliser
00:22:41du bon vouloir,
00:22:42de la bonne volonté
00:22:43de nos partenaires,
00:22:44sachant qu'en fait,
00:22:45il n'y a aucun avantage fiscal
00:22:46sur ces petites filiales
00:22:48puisqu'en fait,
00:22:49les profits sont axés
00:22:50dans les pays producteurs
00:22:51concernés.
00:22:51Donc,
00:22:52là encore,
00:22:52c'était localisé là
00:22:53pour des raisons
00:22:54d'ordre comptable
00:22:55et juridique.
00:22:56Enfin,
00:22:57un dernier commentaire
00:22:58que je veux faire,
00:22:58c'est sur les prix de transfert
00:22:59puisque dès qu'on parle
00:23:00de société de fiscalité
00:23:01et de municipalité
00:23:01il y a un serpent de mer
00:23:03des prix de transfert.
00:23:04Je me rappelle
00:23:05avoir été auditionné
00:23:06par le président Coquerel
00:23:07et lui avoir expliqué.
00:23:08Le prix de transfert,
00:23:09c'est quoi ?
00:23:09C'est comment,
00:23:10en interne,
00:23:11entre nos activités
00:23:13de production de pétrole
00:23:14et nos activités
00:23:15de trading,
00:23:15nos activités de raffinage,
00:23:17à quel prix
00:23:18nous vendons nos produits ?
00:23:19La règle est très simple
00:23:20chez Total Energy.
00:23:21Tout se passe
00:23:22au prix de marché international.
00:23:24Donc,
00:23:24le prix de transfert,
00:23:25c'est le prix
00:23:26du marché international.
00:23:28Donc,
00:23:29quand j'ai lu
00:23:29qu'il y avait
00:23:30des activités de trading
00:23:31qui achetaient du pétrole
00:23:32à 50 dollars
00:23:33du baril
00:23:33à nos filiales de production
00:23:34pour le revendre
00:23:35à 100 dollars
00:23:35à nos raffineries,
00:23:36je suis désolé,
00:23:36c'est totalement impossible.
00:23:38C'est absolument pas la pratique.
00:23:40Et c'est pas impossible
00:23:41pour deux raisons.
00:23:42D'abord,
00:23:42c'est pas notre pratique.
00:23:43C'est contrôlé
00:23:43par beaucoup
00:23:44d'administrations fiscales
00:23:45et surtout,
00:23:46le pays producteur,
00:23:47bien évidemment,
00:23:48n'acceptera jamais,
00:23:49lui,
00:23:50que l'on sous-cote
00:23:51le prix de transfert
00:23:52puisque la fiscalité
00:23:54qui s'applique en Angola,
00:23:55c'est bien sur le prix
00:23:56qui est de vente
00:23:57de nos hydrocarbures,
00:23:58de notre pétrole angolais
00:23:59que l'on vend
00:23:59à notre activité,
00:24:01à notre filiale de trading.
00:24:02Donc,
00:24:02on le fait
00:24:02au prix international
00:24:03et de la même façon,
00:24:05entre notre activité de trading
00:24:06et l'activité de raffinage,
00:24:07lorsqu'on lui vend
00:24:08du brut,
00:24:09ça se passe
00:24:10au prix international.
00:24:11Tout ça,
00:24:11c'est très contrôlé.
00:24:13Chez Total Energy,
00:24:14il y a à peu près
00:24:14en permanence
00:24:1550 inspecteurs
00:24:16agents du fisc
00:24:18de Bercy
00:24:18en permanence
00:24:19qui auditent nos comptes,
00:24:21qui les contrôlent,
00:24:22qui les recontrôlent
00:24:23et que je sache,
00:24:25ils n'ont jamais trouvé
00:24:26qu'il y ait matière
00:24:27à nous redresser
00:24:29sur cette affaire
00:24:29de prix de transfert.
00:24:30Donc,
00:24:31il y a des règles internationales,
00:24:32nous les observons
00:24:32et ce n'est pas cela
00:24:33qui fait que nous faisons
00:24:35de l'optimisation fiscale.
00:24:36Encore une fois,
00:24:36je vous répète,
00:24:37si je voulais faire
00:24:37de l'optimisation fiscale,
00:24:39je chercherais plutôt
00:24:40à rapatrier des résultats
00:24:41sur la France
00:24:41à un taux de fiscalité
00:24:42à 25-35%
00:24:43qu'à mon taux moyen
00:24:44à plus de 40%
00:24:46ou 50%.
00:24:47C'est juste une question
00:24:48de bon sens.
00:24:49Voilà,
00:24:50ce que je voulais vous dire
00:24:50en introduction,
00:24:51je ne vais pas aller plus loin
00:24:53sur à la fois
00:24:55les origines
00:24:56des profits
00:24:56de Total Energy
00:24:57et les principes
00:24:58qui animent
00:25:00la...
00:25:00enfin,
00:25:00qui animent.
00:25:01Ce n'est pas nous
00:25:02qui les fictions,
00:25:03ce sont les autorités
00:25:04des divers pays
00:25:05qui gèrent
00:25:06la fiscalité
00:25:07d'une entreprise
00:25:07comme Total Energy.
00:25:08Merci de votre attention.
00:25:10Merci.
00:25:11Alors voilà comment
00:25:11on va procéder.
00:25:12Je vais poser
00:25:12un certain nombre
00:25:13de questions.
00:25:14Après,
00:25:14ce sera le rapporteur général.
00:25:16Après,
00:25:16ce sera le rapporteur
00:25:18Philippe Brun
00:25:19de la mission Flash.
00:25:20Et ensuite,
00:25:21ce sera les orateurs
00:25:22de groupe.
00:25:23Et je crois que
00:25:24je vous en ai informé
00:25:26par une des personnes
00:25:28qui travaillent avec vous.
00:25:28Mais on a deux formes
00:25:29de questions.
00:25:30On a soit des questions
00:25:31au choix de ceux
00:25:32qui les posent
00:25:33où on fait question,
00:25:34votre réponse,
00:25:35question,
00:25:35votre réponse
00:25:36dans une sorte de ping-pong,
00:25:38soit le choix
00:25:39de poser toutes les questions
00:25:40en même temps
00:25:40et vous répondez
00:25:41par la suite.
00:25:42Moi,
00:25:43je choisirais
00:25:43la première version
00:25:45et avec des questions,
00:25:46vous allez le voir,
00:25:46qui concernent à la fois
00:25:47la question de la fiscalité
00:25:48mais aussi la question
00:25:50de la mission Flash
00:25:51sur le prix des carburants.
00:25:53Vous avez mis,
00:25:54enfin Total en tout cas,
00:25:55mis un plafonnement
00:25:56des prix
00:25:56à 1,99 euros
00:25:58sur l'essence
00:25:59et 2,25 euros
00:26:01sur le gazole.
00:26:02On comprend
00:26:03du discours
00:26:04que vous avez
00:26:04notamment développé
00:26:05que c'est selon vous
00:26:06une contribution
00:26:07suffisante
00:26:08à l'effort collectif
00:26:09et qu'une certaine manière
00:26:10vous auriez ainsi
00:26:11fait votre part
00:26:12ce qui permettrait
00:26:13de ne pas vous imposer
00:26:15de manière exceptionnelle
00:26:16ou d'aller plus loin
00:26:16dans le blocage des prix.
00:26:17Donc,
00:26:17j'ai donc une première question
00:26:18sur vos bénéfices.
00:26:20Au premier trimestre
00:26:21dans les bénéfices
00:26:22La Monde,
00:26:22on était à presque
00:26:235 milliards d'euros
00:26:25plus 51%
00:26:26par rapport
00:26:26au trimestre 1
00:26:27à 2025.
00:26:29J'aimerais,
00:26:29mais cette fois-ci
00:26:30pour la France,
00:26:31vous poser les mêmes questions
00:26:32sur vos bénéfices
00:26:33du 1er mars 2026
00:26:34au 1er juin 2026
00:26:36sur la France,
00:26:37si possible
00:26:38en distinguant
00:26:38le raffinage
00:26:39et la distribution
00:26:40et en le comparant
00:26:41avec 2025
00:26:42exactement sur la même période.
00:26:43En commission
00:26:44des affaires économiques,
00:26:45votre représentant,
00:26:46ce n'était pas vous,
00:26:47a déclaré que la marge
00:26:47pour le mois de mars
00:26:48sur le raffinage,
00:26:49par exemple,
00:26:49a été exceptionnellement bonne
00:26:50au mois de mars.
00:26:51La distribution
00:26:52a été significativement
00:26:53inférieure en mars
00:26:54par rapport à janvier frier.
00:26:55Je suppose donc
00:26:55que vous avez des chiffres.
00:26:59Pas le résultat fiscal
00:27:01de la France,
00:27:01je ne le connais pas.
00:27:02On n'écrit pas
00:27:03à me le dire.
00:27:04Ce que je peux vous dire,
00:27:04c'est que la marge
00:27:05effectivement a été élevée,
00:27:06on ne s'en est pas caché,
00:27:07d'ailleurs,
00:27:07elle est encore élevée.
00:27:08La marge de raffinage
00:27:09aujourd'hui,
00:27:09elle est de 13 dollars
00:27:10du Paris.
00:27:10Ce n'est pas les chiffres
00:27:11fiscales que je vous demande,
00:27:12c'est les bénéfices.
00:27:13Encore une fois,
00:27:14je connais les résultats mondiaux,
00:27:15je ne connais pas
00:27:16les résultats de la France.
00:27:18Le résultat de la France
00:27:19au premier,
00:27:20au niveau fiscal
00:27:21est estimé à peu près
00:27:23à 500 millions
00:27:24d'euros
00:27:25sur le premier trimestre.
00:27:28Et au mois de mars ?
00:27:29Je ne suis pas
00:27:29au mois de mars.
00:27:30Désolé,
00:27:31je ne connais pas ça.
00:27:32Ce que je sais,
00:27:33c'est que la marge
00:27:33de raffinage
00:27:34était faible
00:27:34en janvier-février,
00:27:35donc l'essentiel
00:27:36doit venir du mois de mars,
00:27:37pour répondre par inférence.
00:27:40Mais voilà,
00:27:41donc 500 millions d'euros.
00:27:42La marge,
00:27:43effectivement,
00:27:43est montée
00:27:44avec la crise,
00:27:45ce qui est d'ailleurs
00:27:46une surprise,
00:27:47puisqu'en général,
00:27:48dans nos métiers,
00:27:49quand le prix du pétrole monte,
00:27:50les marges de raffinage
00:27:51ont tendance à baisser.
00:27:52C'est pour ça
00:27:52qu'on parle d'intégration.
00:27:54Donc le prix du bas de pétrole
00:27:55est beaucoup monté.
00:27:56La marge de raffinage
00:27:57est aussi montée.
00:27:58Elle est encore élevée.
00:27:59Je l'ai regardé ce matin,
00:28:00elle est à près
00:28:00de 13-14 dollars du baril.
00:28:02La moyenne
00:28:03sur les dernières années,
00:28:04c'est un 5 à 6.
00:28:04Donc vous voyez,
00:28:05on la multiplie par 3.
00:28:07Pourquoi ?
00:28:07Parce que la crise
00:28:08des étroits d'Orbouze,
00:28:09elle a eu deux impacts.
00:28:10Elle a eu un impact
00:28:11sur le brut,
00:28:12sur le pétrole,
00:28:13où effectivement,
00:28:14vous aviez à peu près
00:28:1710 millions de barils
00:28:18par jour de pétrole
00:28:18qui ne pouvaient plus
00:28:19alimenter le marché mondial,
00:28:20qui a été largement compensé.
00:28:22D'ailleurs, quand on regarde
00:28:22ce qui s'est passé
00:28:23depuis trois mois
00:28:25par la Chine, notamment.
00:28:26La Chine a beaucoup réduit
00:28:27ses importations de pétrole,
00:28:294 millions de barils par jour.
00:28:30Elle a quelque part
00:28:31aidé le monde.
00:28:32Sans doute d'ailleurs
00:28:33parce qu'elle ne voulait pas
00:28:34avoir un impact trop fort
00:28:35sur l'économie,
00:28:36la marge mondiale.
00:28:36C'est un pays
00:28:37qui fonctionne à l'export
00:28:38essentiellement, la Chine.
00:28:39Les États-Unis
00:28:40ont été aidés également
00:28:41puisqu'ils ont beaucoup
00:28:42prélevé sur leur stock.
00:28:43Ils ont exporté
00:28:442 millions de barils
00:28:45de par jour
00:28:46de plus de pétrole
00:28:47que ce qu'ils font.
00:28:47Ils sont passés de 4 à 6
00:28:48en prélevant sur leur stock.
00:28:49Ces deux pays
00:28:50ont à peu près absorbé
00:28:5260% du choc sur le pétrole.
00:28:54C'est pour ça, d'ailleurs,
00:28:54que le prix est monté haut,
00:28:56mais il est monté moins haut
00:28:57que ce qu'on pouvait craindre
00:28:58à un moment.
00:29:00Et puis,
00:29:01mais malheureusement,
00:29:01il y a eu une deuxième crise.
00:29:02C'est la crise
00:29:03des produits pétroliers.
00:29:04Et la crise des produits pétroliers,
00:29:05c'est pourquoi
00:29:06c'est que les raffineries
00:29:06du Moyen-Orient,
00:29:07par exemple,
00:29:08pour nous en France,
00:29:10ce sont des raffineries
00:29:11beaucoup plus modernes
00:29:12qui produisent énormément
00:29:13de diesel,
00:29:15diesel et kérosène.
00:29:16Et nous dépendons,
00:29:18par exemple,
00:29:18nous,
00:29:19mais surtout l'Asie,
00:29:20mais également nous,
00:29:20nous importions à peu près
00:29:2125% du diesel
00:29:24consommé en France
00:29:25était importé
00:29:26du Moyen-Orient.
00:29:26Donc,
00:29:27il y a eu,
00:29:27sur un certain nombre
00:29:27de catégories de produits,
00:29:29un impact plus fort
00:29:32proportionnellement
00:29:32sur les marchés mondiaux,
00:29:33diesel et kérosène.
00:29:35Le kérosène est monté
00:29:36à plus de 200 dollars
00:29:37du baril,
00:29:39qui reste encore présent.
00:29:40Qui reste encore présent.
00:29:41Parce que ce n'est pas
00:29:42parce qu'on réouvre
00:29:43les Trois d'Ormousse
00:29:43et qu'on va chercher
00:29:44du pétrole
00:29:44qu'on a réouvert encore.
00:29:45Et il va rester
00:29:46un peu plus présent
00:29:47parce que malheureusement,
00:29:48dans le conflit,
00:29:49les Iraniens
00:29:50n'ont pas détruit
00:29:51l'installation
00:29:52de production de pétrole,
00:29:53mais ils ont attaqué,
00:29:54ils ont touché
00:29:55des raffineries.
00:29:56Et notre raffinerie,
00:29:57par exemple,
00:29:58en Arabie,
00:29:58a subi trois attaques
00:30:00de drones.
00:30:00Et aujourd'hui,
00:30:01elle ne fonctionne
00:30:02qu'à 70% de sa capacité.
00:30:03Et on aura des travaux
00:30:05de remise en état
00:30:05qui vont nous prendre,
00:30:07sans doute,
00:30:08au-delà de la fin
00:30:09de l'année 2026.
00:30:09Donc,
00:30:10il y a eu,
00:30:10sur les produits pétroliers,
00:30:11plus d'impact,
00:30:12d'où les marges,
00:30:15pétrole a réagi aux annonces
00:30:17de l'accord USA-Iran,
00:30:20tant mieux,
00:30:22vers 80 dollars,
00:30:23mais les marges
00:30:23de raffinage restent élevées.
00:30:25C'est-à-dire,
00:30:25objectivement,
00:30:26nous n'avions jamais vu
00:30:27un phénomène,
00:30:27un mécanisme
00:30:28dans l'histoire de l'entreprise.
00:30:29On voyait les deux.
00:30:30En 2022,
00:30:31on avait vu un peu
00:30:31ce phénomène transitoire.
00:30:33On avait les deux paramètres
00:30:34qui étaient orientés
00:30:35vers le haut.
00:30:36Voilà,
00:30:36donc,
00:30:36pour répondre à votre question,
00:30:38500 millions d'euros
00:30:39sur le premier trimestre,
00:30:40qui est pour ça
00:30:40que j'ai dit
00:30:40dans une interview
00:30:41que je pensais
00:30:42que nous serions amenés
00:30:43à payer de l'impôt
00:30:44sur les bénéfices
00:30:46en 2026
00:30:47si l'année se poursuit
00:30:48et si le raffinerie
00:30:49continue à tourner.
00:30:50Merci.
00:30:50Donc,
00:30:50vous n'avez pas
00:30:51les chiffres sur Mars.
00:30:52Votre représentant
00:30:53de la Commission Affaires Éco,
00:30:54manifestement,
00:30:56avait des chiffres.
00:30:56Vous aviez donné,
00:30:57d'ailleurs,
00:30:57une autre indication
00:30:58sur l'explication
00:30:59de la hausse des marges.
00:31:00Monsieur le Président,
00:31:01j'en doute.
00:31:01Non, non.
00:31:02Je vais finir en phrase,
00:31:03si vous voulez bien.
00:31:04Vous aviez donné
00:31:05une autre explication.
00:31:05Vous aviez dit
00:31:06que c'était
00:31:06votre capacité
00:31:07à capturer
00:31:07la hausse des prix.
00:31:08c'était le 29 avril
00:31:10qui expliquait aussi
00:31:11les marges exceptionnelles
00:31:12de total
00:31:12au premier trimestre.
00:31:14Vous le répéteriez ?
00:31:15Bien sûr.
00:31:16Je viens de vous l'expliquer.
00:31:17C'est exactement
00:31:18ce que je viens de dire.
00:31:18Notre point mort
00:31:19étant à 25 dollars
00:31:20du baril.
00:31:21Encore une fois,
00:31:22nous avons construit
00:31:23une entreprise
00:31:24qui est extrêmement résiliente
00:31:25quand les prix sont bas
00:31:26et quand les prix
00:31:27sont plus élevés,
00:31:28oui,
00:31:29comme je vous l'ai démontré,
00:31:30nos profits sont plus élevés,
00:31:32nos impôts sont plus élevés
00:31:33également
00:31:34et ce sont les pays producteurs
00:31:36qui tirent le premier parti.
00:31:37Ce qui est bien normal,
00:31:38c'est dans ces pays-là
00:31:38que l'on fait nos bénéfices.
00:31:40Donc la mécanique
00:31:41est celle-là
00:31:42et je l'assume complètement
00:31:43y compris la phrase
00:31:44que j'ai pu prononcer.
00:31:45D'accord.
00:31:47Est-ce que vous pouvez nous indiquer
00:31:48ce que vous a coûté
00:31:49le plafonnement des prix
00:31:50que vous avez décidé
00:31:52et quels sont vos profits
00:31:53sur la période nette
00:31:54de cette perte de recettes ?
00:31:55Est-ce que vous avez
00:31:56une idée de ça ?
00:31:57Profit sur les pertes de recettes ?
00:31:58Oui, c'est-à-dire...
00:31:58Alors, il n'y a pas de profit,
00:31:59c'est des pertes.
00:32:00D'accord.
00:32:00C'est des pertes.
00:32:01Ce sont des pertes.
00:32:01Non, mais je répète ma question.
00:32:08Donc, est-ce que vous pouvez
00:32:08nous indiquer
00:32:09ce que vous a coûté
00:32:10le plafonnement des prix
00:32:11puisque vous avez dit
00:32:11que ça vous a coûté quelque chose ?
00:32:15Le plafonnement
00:32:15que vous avez décidé
00:32:17en France à la distribution ?
00:32:18Pour l'instant,
00:32:19d'abord, il continue.
00:32:20Il n'est pas fini.
00:32:21Donc je ne sais pas...
00:32:21Je sais où on en est
00:32:22à peu près aujourd'hui
00:32:23et il y a plusieurs façons
00:32:24de le calculer
00:32:25puisqu'on peut le faire
00:32:25par référence au prix moyen
00:32:26pratiqué par nos concurrents,
00:32:28on peut le faire par rapport
00:32:29à ce que nous ayons pratiqué
00:32:30comme prix indépendamment de la crise.
00:32:32On en est à peu près
00:32:33à 200 millions d'euros aujourd'hui.
00:32:35D'accord.
00:32:36Merci.
00:32:38Parce qu'encore une fois,
00:32:38il n'y a pas de comptabilité précise
00:32:40tous les jours sur cette affaire.
00:32:41Comme vous le savez,
00:32:41nous, on a proposé,
00:32:42quand je dis nous,
00:32:43c'est le groupe auquel j'appartiens,
00:32:44plutôt à un blocage des prix
00:32:45en jouant sur la marche des raffineurs.
00:32:47Ce qu'avait fait le gouvernement
00:32:49en 1990,
00:32:50à l'époque,
00:32:50vous aviez réalisé
00:32:51un excellent exercice
00:32:52malgré un mois
00:32:53de blocage des prix.
00:32:54Est-ce que vous avez
00:32:55éventuellement compté
00:32:56en comparaison
00:32:56ce que vous aurait coûté
00:32:58un tel mécanisme
00:32:59sur la période passée ?
00:33:01C'est-à-dire
00:33:02en bloquant les prix
00:33:03à 1,70 euros le litre,
00:33:05ce qui correspondait
00:33:07au prix du carburant
00:33:08avant le déclenchement
00:33:09de la guerre.
00:33:10Est-ce que vous avez
00:33:10une idée de ça ?
00:33:11Non, je n'ai pas d'idée.
00:33:12Pourtant,
00:33:13vous avez dit
00:33:13que c'était quelque chose
00:33:14qui aurait pu même
00:33:16susciter votre départ de France.
00:33:17Je ne pense pas
00:33:18avoir jamais prononcé
00:33:19ces mots-là.
00:33:20J'ai simplement dit
00:33:20que si le gouvernement
00:33:22décidait un mécanisme
00:33:23de taxation,
00:33:24à ce moment-là,
00:33:24on s'en remettrait
00:33:25au mécanisme de taxation
00:33:25et qu'on n'allait pas
00:33:27rajouter un plafonnement
00:33:28des prix par-dessus.
00:33:29Est-ce qu'à partir
00:33:31de maintenant,
00:33:32les prix commencent
00:33:33à baisser à la pompe ?
00:33:36Est-ce qu'on ne pourrait
00:33:37pas envisager,
00:33:37d'après vous,
00:33:38comme modalité de contribution ?
00:33:39Je continue à penser
00:33:40que, vu les bénéfices,
00:33:42il devrait y avoir
00:33:42une contribution totale
00:33:44par rapport
00:33:45à l'effort national.
00:33:46Un encadrement
00:33:48administratif des prix
00:33:49et marges,
00:33:49à partir de maintenant,
00:33:51qui permettrait
00:33:51d'accélérer la baisse
00:33:52des prix vers 1,70 euros,
00:33:54puisque là,
00:33:54on a par contre
00:33:55une butée dans le temps.
00:33:57Est-ce que vous ne pensez
00:33:58pas que c'est quelque chose
00:33:58qui serait à la fois
00:34:00possible pour vous
00:34:01et bon pour l'économie ?
00:34:02Je ne suis pas favorable
00:34:03à l'encadrement
00:34:03par l'administration
00:34:04des prix et des marges.
00:34:05Je ne serais pas étonné
00:34:06par ma réponse.
00:34:06Je ne pense pas
00:34:07que ce soit la meilleure solution
00:34:08pour le pays
00:34:08pour faire face
00:34:10à la situation.
00:34:10Pour le pays
00:34:10au niveau du pouvoir d'achat
00:34:11des gens aussi.
00:34:12Le pouvoir d'achat
00:34:13est important.
00:34:14D'ailleurs, c'est pour ça,
00:34:14je reviens sur ce que nous avons fait.
00:34:16Nous sommes la seule
00:34:17compagnie pétrolière au monde
00:34:20à avoir appliqué
00:34:21cette mécanique de plafonnement.
00:34:23Donc, recevoir des critiques,
00:34:24alors que nous sommes
00:34:25les seuls à avoir fait cela.
00:34:26J'en ai d'ailleurs des critiques
00:34:27de mes pères pétroliers
00:34:28qui me demandent
00:34:29pourquoi j'ai fait cela
00:34:30et que j'ai introduit
00:34:31une drôle d'idée
00:34:32dans l'esprit
00:34:32d'un centre de gouvernement.
00:34:34On l'a fait volontairement
00:34:35de façon à protéger
00:34:36les Français
00:34:37et on ne le fait qu'en France
00:34:38parce qu'effectivement
00:34:39c'est là que nous avons
00:34:40notre siège
00:34:41et qu'on y a
00:34:41un certain attachement
00:34:42à notre pays.
00:34:43Donc, critiquer
00:34:44par rapport à cette mesure,
00:34:46j'avoue avoir du mal
00:34:47à la comprendre.
00:34:48Alors maintenant,
00:34:48pourquoi je vous réponds
00:34:49que pas nécessairement
00:34:50je regardais l'évolution
00:34:52entre les cotations
00:34:53qui baissent
00:34:53depuis le début de la semaine
00:34:54et la façon dont les prix
00:34:56sont pratiqués à la pompe
00:34:57depuis le début de la semaine,
00:34:58eh bien je vois
00:34:59que nous sommes en train
00:35:00de répliquer
00:35:01jour après jour
00:35:04le prix d'approvisionnement
00:35:05est passé
00:35:06au cours des...
00:35:07Depuis le début juin
00:35:09de 1,80...
00:35:11Attendez, je regarde
00:35:11sur le diesel,
00:35:12j'avais pris le diesel
00:35:12comme exemple
00:35:13de 1,94 à 1,85.
00:35:16Eh bien, lorsque vous regardez
00:35:17à la pompe,
00:35:18on est passé
00:35:19de 1,82...
00:35:22Enfin, je ne vois plus
00:35:22les chiffres...
00:35:222,09 à 1,94...
00:35:25Donc on réplique à la baisse,
00:35:26vous pourrez vous en assurer.
00:35:27Le gouvernement a un outil
00:35:30qui le suit précisément,
00:35:31je peux vous dire
00:35:31que les ministres
00:35:33convoquent régulièrement
00:35:34les patrons
00:35:34de toutes les distributions
00:35:35dans le pays
00:35:37et suivent
00:35:38et ont mis les outils
00:35:38en place de suivi,
00:35:39donc nous répliquerons
00:35:40à la baisse
00:35:42la façon dont les prix
00:35:44baisseront.
00:35:45Mais par rapport
00:35:45au début de la crise,
00:35:46au début de la crise,
00:35:47le coût d'approvisionnement,
00:35:48il était à 1,65.
00:35:50Aujourd'hui, il est à 1,85,
00:35:51il y a 20 centimes.
00:35:52Donc on ne peut pas dire
00:35:53qu'on va être à 1,70 tout de suite,
00:35:55on sera à 1,70 au fur et à mesure
00:35:57que la crise va se résorber.
00:35:59C'est d'ailleurs pour ça
00:36:00que nous maintenons
00:36:01notre engagement,
00:36:02parce que les prix
00:36:03dont je vous parle
00:36:04sont des prix moyens.
00:36:05Il y a un centre de stations rurales
00:36:06en France,
00:36:07et on en a 1,200,
00:36:08dans lesquels
00:36:08les coûts de logistique,
00:36:10les coûts d'amener
00:36:11des carburants
00:36:12sont plus élevés
00:36:12que dans les grands centres urbains.
00:36:14Et donc aujourd'hui,
00:36:16alors où je vous parle,
00:36:17il y a 2,000 stations en France
00:36:18qui continuent à bénéficier
00:36:20du plafond de 1,99 sur l'essence.
00:36:22Donc le plafond sur l'essence,
00:36:24il est encore effectif
00:36:25pour 2,000 stations.
00:36:26Il apporte quelque chose,
00:36:27il protège le pouvoir d'achat
00:36:28des Français.
00:36:29Et sur le diesel,
00:36:31le prochain week-end,
00:36:32la fête des paires,
00:36:33on a dit qu'on appliquerait 2,09.
00:36:34Il y a 1,000 stations en France
00:36:36qui vont bénéficier.
00:36:38La bonne nouvelle,
00:36:38c'est que s'il n'y a que 1,000,
00:36:39c'est qu'il y a 2,300 stations
00:36:41qui vont afficher un prix plus bas.
00:36:42Donc on ne va pas faire le prix unique,
00:36:43on va faire un plafond.
00:36:44On ne va quand même pas remonter le prix
00:36:46alors que les prix baissent.
00:36:47On va faire le plafond.
00:36:48Mais il y a encore 1,000 stations
00:36:50et ce sont souvent,
00:36:50encore une fois,
00:36:52des stations rurales
00:36:52qui profitent en premier lieu
00:36:54de ces politiques de plafonnement
00:36:56puisqu'elles ont des coûts
00:36:57d'approvisionnement les plus élevés.
00:36:58Sur les critiques qui vous ont été faites
00:37:00sur la question du plafonnement,
00:37:02certaines sont venues
00:37:02des autres distributeurs
00:37:04qui ont expliqué notamment
00:37:05que la marche faisait très peu
00:37:07au niveau de la distribution,
00:37:082 à 3 centimes si je ne me trompe pas,
00:37:10mais qu'en plus, en réalité,
00:37:12cette baisse vous a permis
00:37:13de prendre des parts de marché
00:37:14au niveau de la distribution.
00:37:15Est-ce que vous avez des éléments là-dessus ?
00:37:17La prise de parts de marché
00:37:17se traduit par des pertes plus importantes.
00:37:19Donc la prise de parts de marché,
00:37:21oui, j'ai des éléments.
00:37:21Sur la distribution,
00:37:22ça se traduit par des pertes ?
00:37:23Ça se traduit pour Total Energy.
00:37:24Ben oui, le plafonnement,
00:37:25je peux l'imputer dans l'entreprise.
00:37:27C'est-à-dire plus vous vendez
00:37:28d'essence à la pompe,
00:37:29plus vous faites des...
00:37:30En ce moment, oui,
00:37:31puisque le plafond est inférieur
00:37:33au prix de revient.
00:37:34Je rappelle que c'est pas...
00:37:35Puisque c'est ma chaîne intégrée
00:37:37qui me permet de financer.
00:37:38Alors maintenant,
00:37:39les volumes, je les ai.
00:37:40Ils ont augmenté
00:37:41d'à peu près 15%
00:37:44dans nos stations.
00:37:45Parce que les Français sont nus.
00:37:46Il y a même des week-ends
00:37:46où ils ont augmenté de 30%,
00:37:48ce qui a provoqué d'ailleurs
00:37:49pas mal de queues
00:37:51aux diverses pompes
00:37:52de Total Energy.
00:37:52Pour tous ceux qui...
00:37:53Et je sais qu'il y a pas mal de gens
00:37:54qui le font.
00:37:55Et moi-même, d'ailleurs,
00:37:56on arrive parfois
00:37:57à attendre longtemps.
00:37:57Et puis des fois,
00:37:58il n'y a pas le produit résiduel.
00:37:59On s'en a mobilisé tout le monde.
00:38:01Donc il y a une augmentation.
00:38:02Sachant que le marché français
00:38:04a globalement baissé.
00:38:06Puisque les prix restent élevés.
00:38:07Les Français ont moins consommé.
00:38:09Il s'est contracté
00:38:10entre 10 et 15%.
00:38:11Donc oui, les Français.
00:38:13Ce qui prouve d'ailleurs
00:38:14que cette politique
00:38:14de protection du pouvoir d'achat,
00:38:16les Français y ont été sensibles.
00:38:18Puisqu'ils sont venus
00:38:19beaucoup plus en masse,
00:38:21je dirais,
00:38:21vers les stations de Total Energy.
00:38:23C'est plutôt une bonne nouvelle
00:38:23pour notre entreprise
00:38:24qui n'a pas la réputation
00:38:25d'être une entreprise
00:38:26avec des stations Total Energy
00:38:28pas chères.
00:38:29Mais pour le coup,
00:38:30le repositionnement
00:38:31en termes vis-à-vis des Français
00:38:32de notre réseau,
00:38:34moi, me satisfait
00:38:35en tant que PDG de l'entreprise.
00:38:36Donc volume plus 15%.
00:38:37J'ai une dernière question
00:38:38sur cette question du prix.
00:38:40Je vais passer sur la fiscalité après.
00:38:42Fin février et début mars,
00:38:43il a fallu deux semaines
00:38:44pour que le prix du sans-plomb
00:38:46et du gazole
00:38:47prennent entre 20 et 40 centimes
00:38:49du litre
00:38:49et s'installe autour de 2 euros.
00:38:51Étant donné la situation
00:38:52au Méniorient,
00:38:53tous les acteurs ont l'air
00:38:54de s'attendre à une détente claire.
00:38:56Est-ce qu'on peut donc s'attendre
00:38:57à ce que les prix de la pompe
00:38:58baissent tout aussi rapidement
00:38:59qu'ils ont augmenté ?
00:39:00Oui, ça dépendra
00:39:01des cours internationaux.
00:39:02Encore une fois,
00:39:02le brut est à 80 dollars,
00:39:04mais les marges de raffinage
00:39:04n'ont pas baissé pour l'instant,
00:39:06ce que je vois.
00:39:07Donc pour l'instant,
00:39:07je suis à 95.
00:39:08On était à 115.
00:39:10Oui, la réponse à votre question,
00:39:12et ça dépend des cours internationaux.
00:39:14Et encore une fois,
00:39:15nous serons tout à fait transparents
00:39:17et nous répliquerons
00:39:18et nous démontrerons
00:39:19comment nous appliquons
00:39:20à la baisse
00:39:21comme à la hausse.
00:39:22C'est l'engagement
00:39:22que nous avons pris.
00:39:23Vous voyez,
00:39:23je reçois tous les jours
00:39:24ce tableau assez compliqué.
00:39:26Donc je m'en occupe,
00:39:27on préoccupe moi-même
00:39:28pour être certain
00:39:29que les équipes répliquent bien.
00:39:30Donc j'ai un tableau,
00:39:31on montre les coûts d'approvisionnement,
00:39:32les coûts pratiqués
00:39:32selon les divers réseaux
00:39:33et je suis moi-même
00:39:35chaque soir
00:39:35pour voir si on est bien
00:39:36sur la trajectoire
00:39:37que nous nous ont engagés.
00:39:38Donc l'engagement a été pris
00:39:40et j'ai des courbes.
00:39:42Je peux vous en montrer une,
00:39:43mais monsieur le président,
00:39:44vous voyez qu'il montre.
00:39:45Oui, je ne peux pas la montrer.
00:39:46Vous pouvez les passer,
00:39:47je les transférerai au commissaire.
00:39:49Je pense que
00:39:51votre rapporteur
00:39:51de la mission Flash Carburant
00:39:53nous a posé un certain
00:39:53de questions écrites
00:39:54et nous y répondrons.
00:39:55Très bien.
00:39:56Toujours à propos
00:39:57de la question des marches
00:39:59et du risque de spéculation,
00:40:00le Financial Time
00:40:01a calculé que Total Energy
00:40:02aurait réalisé un bénéfice
00:40:04exceptionnel
00:40:04d'un milliard de dollars
00:40:05en un mois
00:40:06rien qu'en achetant en mars
00:40:07des cargaisons de pétrole
00:40:08qui devaient être livrées en mai.
00:40:09Le 28 avril,
00:40:10Total a déclaré
00:40:11à l'Assemblée nationale,
00:40:12ce n'était pas vous
00:40:12mais un de vos représentants,
00:40:13à deux reprises
00:40:13de ne pas savoir
00:40:14d'où la presse
00:40:14tenait ce chiffre.
00:40:16Le problème,
00:40:16c'est que Total
00:40:16n'a pas fourni
00:40:17d'autres chiffres en réponse.
00:40:18Donc ma question est simple.
00:40:19Quel bénéfice Total
00:40:20a-t-il réalisé
00:40:21avec cette opération
00:40:21qu'on peut caractériser
00:40:23de trading exactement
00:40:24et qui avait peu à voir
00:40:26avec, j'allais dire,
00:40:28une conséquence
00:40:29uniquement
00:40:29des problématiques
00:40:31d'approvisionnement
00:40:31ou de la guerre
00:40:32mais bien
00:40:34une conséquence
00:40:34de spéculation ?
00:40:36Non, mais d'abord,
00:40:36j'ai répondu
00:40:37à la question
00:40:38dans une interview
00:40:38que je vous invite
00:40:39à lire dans le Figaro.
00:40:40J'ai expliqué
00:40:41ce qui s'était passé.
00:40:42Nos activités,
00:40:43nos acteurs,
00:40:45nos activités de trading
00:40:46avaient observé
00:40:48qu'il y avait
00:40:49au mois de février
00:40:50la marine américaine
00:40:52se masser
00:40:52à l'entrée
00:40:53du détroit d'Hormuz.
00:40:54Ils en avaient déduit
00:40:55qu'il allait peut-être
00:40:56se passer quelque chose.
00:40:58Ils ont pris un choix
00:40:59donc ils se sont mis
00:41:00à l'achat sur le pétrole
00:41:01ce que d'autres compagnies
00:41:02n'ont pas fait.
00:41:03Ils ont pris un risque
00:41:04important,
00:41:05on s'en est réexpliqué
00:41:05entre nous
00:41:06parce que
00:41:06ce qu'ils n'avaient pas vu
00:41:07c'est que le détroit
00:41:08pouvait se fermer
00:41:09en 2-3 jours
00:41:10et quand vous achetez
00:41:12à terme
00:41:13et bien si vous n'avez
00:41:14pas la livraison physique
00:41:16vous ne recevez pas
00:41:17le pétrole physique
00:41:18vous pouvez être
00:41:19non seulement
00:41:20pas faire des gains
00:41:20vous pouvez faire des pertes.
00:41:21Il se trouve que
00:41:22comme nous sommes
00:41:24pétroliers
00:41:24et nous produisons
00:41:25du pétrole à Abu Dhabi
00:41:26nous avons accès
00:41:27au terminal de Fougera
00:41:28donc on a pu récupérer
00:41:29ce baril
00:41:30et effectivement
00:41:31sur cette opération-là
00:41:33qui était une opération
00:41:34je ne s'appelle pas
00:41:35de spécalisation
00:41:35d'observation du marché
00:41:37et d'achat de pétrole
00:41:38ce n'est pas de la spéculation
00:41:39parce qu'ils auraient pu
00:41:40se tromper
00:41:41ils auraient pu aussi
00:41:42surtout se heurter
00:41:43à la non-livraison du pétrole
00:41:44ils ont gagné
00:41:46de l'argent.
00:41:47Il y a eu d'autres opérations
00:41:48parce que les traders
00:41:48ne font pas ça
00:41:49que dans un sens
00:41:50parce que justement
00:41:51leur activité est encadrée
00:41:52par nous
00:41:53ils ont des limites de risque
00:41:54et lorsqu'ils prennent
00:41:56une position dans un sens
00:41:57ils doivent prendre
00:41:57des positions dans d'autres sens
00:41:58de façon à équilibrer
00:42:00leur portefeuille
00:42:01et tout ça est contrôlé
00:42:02tous les jours
00:42:03et donc il y a eu
00:42:04d'autres opérations
00:42:04qui au même moment
00:42:05elles se sont révélées
00:42:06perdantes.
00:42:07Voilà
00:42:08donc c'est une activité
00:42:09de négoce
00:42:11que beaucoup
00:42:12d'entreprises pétrolières
00:42:13pratiquent
00:42:14nous l'avons qualifié
00:42:16lorsqu'on a publié
00:42:16lorsqu'on a publié
00:42:20les résultats
00:42:21du premier trimestre
00:42:22nous avons dit
00:42:22nous avons été transparents
00:42:23en disant
00:42:24que les résultats
00:42:24du trading pétrolier
00:42:25avaient été
00:42:27excellents
00:42:27ce trimestre
00:42:29et effectivement
00:42:30ils sont à peu près
00:42:31assez transparents
00:42:31vous trouvez les résultats
00:42:32de notre activité
00:42:33de trading pétrolier
00:42:34dans notre document
00:42:34d'enregistrement
00:42:35c'est à peu près
00:42:352 milliards par an
00:42:37de résultats
00:42:38donc 10% à peu près
00:42:39des résultats
00:42:39à l'entreprise
00:42:42et ce trimestre là
00:42:43au lieu de faire
00:42:44500 millions
00:42:44ils ont plutôt fait
00:42:46500 millions de plus
00:42:46ça ne va pas se répliquer
00:42:47tous les trimestres
00:42:48mais ça c'est à eux
00:42:49de le gérer.
00:42:51Une petite question globale
00:42:52sur cette question
00:42:52vous avez dit vous-même
00:42:53que vous avez eu
00:42:55des marges
00:42:56très importantes
00:42:57au niveau mondial
00:42:58de 5 milliards d'euros
00:42:59plus 51%
00:43:00au troisième trimestre
00:43:02500 millions en France
00:43:03si j'ai bien compris
00:43:05manifestement
00:43:05ça va au moins
00:43:06continuer
00:43:07pendant quelques mois
00:43:08on est dans une situation
00:43:10où le coût de la guerre
00:43:11pèse sur tout le monde
00:43:12pèse sur les français
00:43:13par le pouvoir d'achat
00:43:14pèse sur la collectivité nationale
00:43:17et on va être amené
00:43:18notamment
00:43:19à des annulations de crédit
00:43:21pour essayer
00:43:21de compenser
00:43:22cette question
00:43:22est-ce que vous
00:43:23vous comprenez
00:43:24qu'à partir du moment
00:43:26où une entité
00:43:27en l'occurrence
00:43:27totale en France
00:43:28elle fait des surprofits
00:43:30pendant cette période
00:43:31on est certain
00:43:32estime normal
00:43:32j'en fais partie
00:43:33que d'une manière
00:43:34ou d'une autre
00:43:34vous contribuyez
00:43:35à cette compensation
00:43:37de ce qu'a coûté
00:43:38la guerre
00:43:39mais encore une fois
00:43:40c'est pas nous
00:43:40qui avons déclaré la guerre
00:43:41je ne pense pas que ce soit
00:43:42la France non plus
00:43:43c'est pas les français non plus
00:43:44d'accord
00:43:45mais la fiscalité
00:43:47de Total Energy
00:43:47je l'ai dit
00:43:48il y a un cadre
00:43:50international
00:43:50je fais confiance
00:43:51au fait que la France
00:43:51est un état de droit
00:43:53et donc
00:43:54attendez là je ne vous parle pas
00:43:55excusez-moi
00:43:55non non je vous réponds
00:43:56non non mais vous allez me répondre
00:43:58sur la fiscalité
00:43:58après je vais y venir
00:43:59là je vous parle
00:44:00de chacun va être amené
00:44:01à faire des efforts
00:44:02on est d'accord
00:44:02l'état va être amené
00:44:03à faire des efforts
00:44:04les français font déjà
00:44:05beaucoup d'efforts
00:44:06donc ma question
00:44:07c'est est-ce que
00:44:07vous ne pensez pas
00:44:08que dans les différents acteurs
00:44:11qui sont impactés par la guerre
00:44:12et en l'occurrence
00:44:13vous vous êtes impacté
00:44:14de manière positive
00:44:15c'est les chiffres
00:44:15est-ce que vous croyez
00:44:16vous ne trouvez pas normal
00:44:17quelque part
00:44:18que pourrait vous être demandé
00:44:19une contribution exceptionnelle
00:44:21si vous trouvez la base
00:44:22de la contribution exceptionnelle
00:44:23dans le respect des règles de droit
00:44:25nous y contribuerons
00:44:26c'est votre décision
00:44:27nous avons fait nous
00:44:28une contribution volontaire
00:44:30rien ne nous obligeait
00:44:31à plafonner le prix à la pompe
00:44:33absolument rien
00:44:34si nous l'avons fait
00:44:35c'est parce que
00:44:36j'ai tiré les leçons
00:44:37de ce qui s'était passé
00:44:37en 2022-2023
00:44:39et que j'ai pensé
00:44:40qu'il était responsable
00:44:41de notre part
00:44:42de faire un acte volontaire
00:44:43on peut toujours me dire
00:44:45qu'il n'est pas suffisant
00:44:45je vois que les français
00:44:47l'ont apprécié
00:44:49donc puisqu'ils l'ont apprécié
00:44:50on a pris nous-mêmes
00:44:51la décision
00:44:52collectivement
00:44:53de dire qu'on le poursuivrait
00:44:54tant que la guerre durera
00:44:55après
00:44:56chacun est libre
00:44:57considéré
00:44:57si ce que nous avons fait
00:44:58est suffisant ou insuffisant
00:45:00je pense qu'il est
00:45:02en tout cas
00:45:02sur le fond
00:45:03je répète
00:45:04que je pense qu'il vaut mieux
00:45:06et la répartition des rôles
00:45:07de ce point de vue
00:45:08à mon avis était intéressante
00:45:10c'était pas à nous
00:45:11TotalEnergie
00:45:12puisque j'ai été sollicité
00:45:13par plusieurs groupes
00:45:14je dirais
00:45:15de consommateurs
00:45:16les pêcheurs
00:45:17les agriculteurs
00:45:19pour décider
00:45:20si on faisait des rabais
00:45:21aux uns et aux autres
00:45:22c'est pas à TotalEnergie
00:45:23de décider
00:45:24quels sont les groupes
00:45:24les plus fragiles
00:45:25dans le pays
00:45:25nous avons décidé une mesure
00:45:27pour l'ensemble des français
00:45:28qui à mon avis
00:45:29a permis
00:45:31utilement
00:45:31de compléter
00:45:31ce que par ailleurs
00:45:32le gouvernement pouvait décider
00:45:33donc à la réponse
00:45:35à votre question
00:45:35ma réponse
00:45:36c'est
00:45:36nous ferons
00:45:37ce que décidera
00:45:39les représentations nationales
00:45:41dans le respect
00:45:42des règles de droit
00:45:43et encore une fois
00:45:43TotalEnergie
00:45:44va payer
00:45:44en 2026
00:45:47beaucoup plus d'impôts
00:45:48que ce qu'on a payé
00:45:49en 2025
00:45:49mais on va les payer
00:45:50aux pays producteurs
00:45:51et donc c'est là
00:45:52que nous faisons
00:45:53l'essentiel
00:45:54de nos profits
00:45:54en France
00:45:56si les résultats
00:45:58se maintiennent
00:45:59au cours du deuxième
00:46:00troisième
00:46:00et quatrième trimestre
00:46:01et bien nous serons amenés
00:46:03à payer l'impôt
00:46:03sur les sociétés
00:46:05sur les activités
00:46:06bénéficiaires
00:46:07conformément
00:46:08y compris
00:46:08la surtaxe
00:46:09d'IS
00:46:10qui est prévue
00:46:11conformément
00:46:12à la loi française
00:46:14ok
00:46:14je suis au moins d'accord
00:46:15avec une chose
00:46:16avec une chose
00:46:17avec vous
00:46:17c'est pas à vous
00:46:18effectivement
00:46:18de le décider
00:46:19ça aurait été à l'état
00:46:19de décider
00:46:21un blocage des prix
00:46:22ou un mécanisme
00:46:24vous contraignant
00:46:25à certains
00:46:26contributions
00:46:27j'ai une dernière question
00:46:28à vous poser
00:46:28bon là on a
00:46:30je vais là commencer
00:46:32par un désaccord
00:46:34c'est pas la première fois
00:46:35où vous répondez
00:46:35sur la fiscalité payée
00:46:36en France
00:46:37en mélangeant
00:46:38les cotisations
00:46:38et les impôts
00:46:39alors si je ne veux pas
00:46:39vous faire l'injure
00:46:40j'allais dire presque
00:46:41que c'est bien joué
00:46:42si ça passe
00:46:43mais je ne veux pas
00:46:43vous faire l'injure
00:46:44de penser que la question
00:46:45des cotisations
00:46:46qui est un salaire différé
00:46:47qui est une manière
00:46:47de solidifier
00:46:49notre modèle social
00:46:50c'est pas la même chose
00:46:51que l'imposition
00:46:52donc au niveau imposition
00:46:53force est de constater
00:46:54que depuis des années
00:46:55par rapport au volume
00:46:57de votre chiffre d'affaires
00:46:58vous payez un impôt
00:46:59sur les sociétés
00:47:00nuls ou ridicules
00:47:01bien
00:47:01moi je considère
00:47:03cela anormal
00:47:03ça aurait pu peut-être
00:47:04être rétrifié
00:47:05par le pilien
00:47:06mais qui ne verra pas le jour
00:47:07je pense qu'il faut
00:47:08qu'il y ait des mécanismes
00:47:09de rectification
00:47:10qui j'allais dire
00:47:12rectifient en fonction
00:47:13du chiffre d'affaires
00:47:14il y a eu des taxes
00:47:14de proposer
00:47:15les bénéfices déclarés
00:47:16mais j'ai une question
00:47:17à vous poser
00:47:18par rapport à ça
00:47:19donc ça c'est pas une question
00:47:20je sais que vous n'êtes pas
00:47:21d'accord avec ça
00:47:21c'est la position
00:47:23qui est la mienne
00:47:24vous avez dit
00:47:25enfin madame Patrier
00:47:26qui est à côté de vous
00:47:27a dit nous n'avons pas
00:47:27de résultats
00:47:28dans les paradis fiscaux
00:47:29et vous venez de donner
00:47:29une énumération
00:47:30de certains paradis fiscaux
00:47:32comme vous le savez
00:47:32le problème
00:47:33c'est que la liste
00:47:34des paradis fiscaux officiels
00:47:35ne recoupe pas
00:47:36la liste des pays
00:47:37à fiscalité
00:47:38tellement privilégiés
00:47:39notamment en Europe
00:47:40que l'on peut considérer
00:47:41que d'une manière
00:47:42ou d'une autre
00:47:43ce sont des pays
00:47:44à fiscalité privilégiés
00:47:45donc je voudrais savoir
00:47:45si vous avez des filiales
00:47:47dans des pays
00:47:47comme l'Irlande
00:47:48le Luxembourg
00:47:49le Pays-Bas
00:47:49c'est-à-dire tous les pays
00:47:50à fiscalité très privilégiés
00:47:52et j'aimerais savoir
00:47:53pourquoi la Suisse
00:47:54est totalement absente
00:47:55des 54 pages
00:47:56de votre rapport
00:47:57que vous appelez
00:47:57de transparence fiscale
00:47:59parce qu'il y a
00:48:00le taux d'imposition
00:48:01affiché
00:48:02mais on sait très bien
00:48:02qu'ensuite
00:48:03il y a des taux d'imposition
00:48:05implicites
00:48:05et en Suisse
00:48:06de ce point de vue-là
00:48:06il est considérablement réduit
00:48:08le taux d'imposition
00:48:09en Suisse
00:48:10est encore une fois
00:48:11de 15%
00:48:12on a fait un exercice
00:48:14qui consiste à aller plus loin
00:48:16que les obligations européennes
00:48:17puisqu'on publie dans ce rapport
00:48:18tous les pays
00:48:19soumis aux obligations européennes
00:48:21qui d'ailleurs ne couvrent pas
00:48:21tous les paradis fiscaux
00:48:25on en a rajouté
00:48:26un certain nombre
00:48:27de nous-mêmes
00:48:27considérant que certains pays
00:48:28je ne pense pas
00:48:29que la Suisse
00:48:30soit un paradis fiscal
00:48:31encore une fois
00:48:33on n'a pas de problème
00:48:34pour être transparent
00:48:34sur la Suisse
00:48:35pour satisfaire
00:48:36à votre demande
00:48:38encore une fois
00:48:39la Suisse s'est alignée
00:48:40sur l'impôt minimum mondial
00:48:42de 15%
00:48:42et juste pour dire
00:48:45ce qu'il y a dans ce rapport
00:48:46dans ce rapport
00:48:46vous trouvez 70 pays
00:48:50dont tous les pays de l'Union
00:48:52y compris Luxembourg
00:48:53y compris Irlande
00:48:53où on n'a quasiment rien
00:48:54vous trouverez
00:48:57des choses très réduites
00:48:59ces pays représentent
00:49:0090% des impôts
00:49:02que nous payons
00:49:0290%
00:49:04et 75% des profits
00:49:06donc on est transparent
00:49:07sur 90% des impôts
00:49:08pour pouvoir être transparent
00:49:09pour 100%
00:49:10et les fameux restes du monde
00:49:13représentent 25% des profits
00:49:14ils ont un taux de fiscalité
00:49:16moyen de 18%
00:49:18entre 15 et 25
00:49:20et il y a deux pays
00:49:22contributeurs essentiels
00:49:23puisque maintenant
00:49:23qu'on m'a attiré mon attention
00:49:25là-dessus
00:49:25c'est Suisse et Singapour
00:49:26donc nous regarderons
00:49:28dans quelle mesure
00:49:28on publiera
00:49:29ces deux pays
00:49:30dans les prochaines années
00:49:31mais encore une fois
00:49:34je renvoie aussi
00:49:35puisque vous me demandez
00:49:36de respecter les décisions
00:49:37que prendra l'Etat
00:49:38à l'Etat
00:49:40l'Etat nous donne
00:49:40des obligations
00:49:41de publication
00:49:42nous les avons préemptées
00:49:437 ans avant
00:49:445 ans avant
00:49:45je n'ai vu dans aucun des textes
00:49:47publiés
00:49:47ni par l'Union Européenne
00:49:48ni par l'Etat français
00:49:49les obligations
00:49:50de publier
00:49:51un centre de
00:49:52des impôts
00:49:53sur un centre de pays
00:49:55comme la Suisse
00:49:55et Singapour
00:49:56donc je sais bien
00:49:57qu'il faut qu'on fasse
00:49:58de même notre propre police
00:50:00je suis transparent
00:50:01avec vous aujourd'hui
00:50:01mais sur ces exercices
00:50:03que je vous rappelle
00:50:04aujourd'hui
00:50:05la plupart de mes collègues
00:50:06du CAC 40
00:50:07ne sont pas très contents
00:50:07qu'on ait publié ce rapport
00:50:08puisqu'ils considèrent
00:50:10que l'obligation
00:50:10qui va leur être faite
00:50:12fin 2026
00:50:13conduit pour eux
00:50:14à révéler
00:50:15pas mal de
00:50:17je dirais
00:50:17de secrets commerciaux
00:50:18et qu'il y a une contestation
00:50:19du bien fondé
00:50:21de la
00:50:21de la
00:50:22de la
00:50:22de la
00:50:22de la directive
00:50:22sur le
00:50:24le reporting
00:50:24fiscal des Etats
00:50:25auxquelles sont soumis
00:50:27les entreprises européennes
00:50:28mais par exemple
00:50:29absolument pas
00:50:30les entreprises américaines
00:50:31ou les entreprises chinoises
00:50:32les entreprises de bien
00:50:33d'autres pays
00:50:34bon nous nous avons
00:50:35précédé le sujet
00:50:36puisqu'on est souvent
00:50:37on nous pose
00:50:38beaucoup de questions
00:50:39donc vous avez un rapport
00:50:40qui déjà est très complet
00:50:42et j'y ai ajouté
00:50:42des éléments aujourd'hui
00:50:43merci monsieur Pouyanné
00:50:45les questions
00:50:46du rapporteur général
00:50:57merci monsieur le président
00:50:58monsieur le président
00:50:59directeur général
00:50:59écoutez d'abord
00:51:00je veux
00:51:01avant de poser des questions
00:51:02moi je veux
00:51:04soulever
00:51:05relever
00:51:05que nous avons la chance
00:51:06en France
00:51:07d'avoir une entreprise
00:51:08de taille mondiale
00:51:09qui joue un rôle stratégique
00:51:11qui est rentable
00:51:11qui est résiliente
00:51:13et s'il y a pu avoir
00:51:14des effets directs
00:51:15sur la pompe
00:51:15en France
00:51:17posons nous la question
00:51:18est-ce que
00:51:18si nous n'avions pas
00:51:19une entreprise nationale
00:51:20de type total
00:51:21est-ce que
00:51:21si nous avions
00:51:22ExxonMobil en France
00:51:23est-ce que vous croyez
00:51:24qu'il y aurait eu
00:51:25volontairement une limitation
00:51:26du prix à la pompe
00:51:27probablement pas
00:51:28donc
00:51:30nous n'avons pas suffisamment
00:51:32de capacité
00:51:33de nous
00:51:35réjouir
00:51:35tous les jours
00:51:35de notre possibilité
00:51:36à peser sur les affaires
00:51:37du monde
00:51:38pour nous dire
00:51:39en plus on va affaiblir
00:51:40les quelques outils
00:51:40dont nous disposons
00:51:42maintenant j'ai deux ou trois
00:51:43questions à vous poser
00:51:44d'abord une question
00:51:45qui n'a rien à voir
00:51:45avec la fiscalité
00:51:46qui est une question technique
00:51:48monsieur le président
00:51:49je vous ai écrit
00:51:49à ce sujet
00:51:51le Suriname
00:51:52je crois que vous d'ailleurs
00:51:52vous êtes impliqué
00:51:53au Suriname
00:51:54la Guyana
00:51:54sont des pays
00:51:55qui ont une activité
00:51:58d'extraction
00:51:59on y trouve du pétrole
00:52:01vous avez fait
00:52:02quelques tests
00:52:03je crois en Guyane française
00:52:05qui semble-t-il
00:52:06n'ont pas été concluants
00:52:08est-ce que vous considérez
00:52:09que définitivement
00:52:10sur le territoire national
00:52:12il n'y a pas de ressources
00:52:14pétrolières
00:52:15est-ce que vous considérez
00:52:16que
00:52:18les techniques futures
00:52:19d'extraction
00:52:20leur rentabilité
00:52:22sont-elles
00:52:23que nous n'y arriverons
00:52:24jamais
00:52:24est-ce qu'il faut
00:52:24oublier
00:52:25une capacité
00:52:26à trouver du pétrole
00:52:28dans un département
00:52:29français
00:52:30ou une région française
00:52:31allez-y
00:52:34pardon
00:52:35l'audition portée
00:52:36sur la fiscalité
00:52:37et les résultats
00:52:38là on s'éloigne assez
00:52:39donc je ne voudrais pas
00:52:40qu'on ouvre
00:52:40je vais vous répondre
00:52:41monsieur le rapporteur
00:52:42puisque vous êtes rapporteur
00:52:43vous m'avez écrit
00:52:43je vais vous répondre
00:52:44par écrit
00:52:44mais je ne voudrais pas
00:52:45que ce soit l'occasion
00:52:46d'élargir trop loin
00:52:48le champ de l'audition
00:52:49aujourd'hui
00:52:50bon je le redis
00:52:51parce que je l'ai déclaré
00:52:52déjà devant la représentation
00:52:53nationale
00:52:54je vous rappelle l'histoire
00:52:55nous avons trouvé
00:52:56en Guyane
00:52:58des hydrocarbures
00:52:59sur un puits
00:53:00qui s'appelait
00:53:00Zaïdus
00:53:02qui date
00:53:03d'une découverte
00:53:05qu'il gâte
00:53:05des années
00:53:072013-2014
00:53:10où nous avons trouvé
00:53:11des quantités réduites
00:53:12près 50 millions
00:53:13de barils
00:53:13ce qui est beaucoup
00:53:14trop faible
00:53:15pour pouvoir exploter
00:53:16un développement
00:53:17puisque c'est du grand
00:53:18offshore
00:53:18en gros pour pouvoir
00:53:20développer
00:53:21un gilet
00:53:22en grand offshore
00:53:22il faut trouver
00:53:23de l'ordre
00:53:24de 500-700 millions
00:53:25de barils
00:53:25on a eu un puits
00:53:26positif
00:53:27l'entreprise
00:53:28s'est alors engagée
00:53:29dans une campagne
00:53:30dite d'appréciation
00:53:31on a foré
00:53:325 puits supplémentaires
00:53:33qui ont tous été
00:53:34négatifs
00:53:35ce qu'on n'aurait jamais fait
00:53:36dans aucun autre pays
00:53:37lorsqu'on fait
00:53:38une découverte
00:53:39limitée
00:53:40on va en général
00:53:41faire un puits
00:53:41deux puits
00:53:42pour voir si on trouve
00:53:43l'extension
00:53:43on n'a pas trouvé
00:53:44l'extension
00:53:45et encore une fois
00:53:46je pense qu'à l'époque
00:53:48on a voulu faire
00:53:49un peu
00:53:49être certain
00:53:51qu'on ne laissait
00:53:52rien derrière nous
00:53:52donc il y a eu
00:53:53des hydrocarbures
00:53:54en quantité
00:53:55beaucoup trop faible
00:53:56pour qu'ils soient
00:53:56commerciaux
00:53:58donc on a fait
00:53:59le dernier puits
00:54:00alors toutes ces hydrocarbures
00:54:01ils n'étaient pas très loin
00:54:02quand j'ai une carte
00:54:03de la frontière
00:54:04avec le Brésil
00:54:05donc ils étaient
00:54:05complètement
00:54:07à l'est
00:54:08du bassin
00:54:09guyanais
00:54:09on est allé faire
00:54:10les découvertes
00:54:11du Suriname
00:54:12ou du Guyana
00:54:12sont totalement
00:54:13sont à l'ouest
00:54:14et en fait
00:54:15alors j'ai une carte
00:54:16je pourrais la
00:54:17je l'ai montrée
00:54:18je la montre
00:54:18à beaucoup de personnes
00:54:19je me suis déplacé
00:54:20à voir le président
00:54:21du conseil régional
00:54:22de Guyane
00:54:22pour la lui montrer
00:54:23même si personne
00:54:24ne nous croit
00:54:25moi je ne peux pas
00:54:26comme on ne croit pas
00:54:28il se trouve que le bassin
00:54:29du Guyana Suriname
00:54:30est totalement déconnecté
00:54:32géologiquement
00:54:32ce n'est pas le même
00:54:33bassin sédimentaire
00:54:34que le bassin
00:54:35de la Guyane
00:54:36entre les deux
00:54:37il y a un haut structural
00:54:38j'ai des cartes
00:54:39en couleur
00:54:39qui l'image
00:54:40et donc mes géologues
00:54:42me disent
00:54:43enfin j'en suis certain
00:54:44c'est déconnecté
00:54:45donc on ne parle pas
00:54:46du même sujet
00:54:46ce n'est pas parce qu'on a trouvé
00:54:47à l'ouest du Suriname
00:54:49qu'on va trouver
00:54:49en Guyane
00:54:50ce n'est pas le même bassin
00:54:52je vous rappelle
00:54:52le dernier puits
00:54:53qu'on a foré en France
00:54:54en 2019
00:54:55le dernier puits foré
00:54:56avant que les lois
00:54:56interdisent de forer
00:54:58on était reparti justement
00:54:59vers l'ouest du bassin Guyane
00:55:01en disant
00:55:01on ne sait jamais
00:55:02on n'a rien trouvé
00:55:04donc si vous me posez
00:55:05la question aujourd'hui
00:55:06d'abord vous êtes un scientifique
00:55:07donc je ne vais pas dire
00:55:09il n'y a pas d'hydrocarbure
00:55:10en Guyane
00:55:10puisqu'on en a trouvé
00:55:13commerciale
00:55:13maintenant si on me demande
00:55:14si TotalEnergie est prêt
00:55:15à revenir forer en Guyane
00:55:16la réponse est non
00:55:18je ne mettrai pas
00:55:19d'argent de TotalEnergie
00:55:21pour aller forer
00:55:21de nouveaux puits
00:55:22d'exploration en Guyane
00:55:23nous considérons
00:55:24que nous avons déjà
00:55:25beaucoup dépensé
00:55:26plus près de 400 millions d'euros
00:55:28pour un résultat négatif
00:55:29voilà la situation
00:55:31après je laisse
00:55:32à la représentation nationale
00:55:33le soin de savoir
00:55:34si des lois de prohibition
00:55:36sont une bonne chose ou non
00:55:37j'ai tendance à penser
00:55:38que s'il n'y avait pas
00:55:38la loi de prohibition
00:55:39le débat serait peut-être
00:55:40moins présent
00:55:40la prohibition
00:55:42ça donne toujours le sentiment
00:55:43qu'on veut cacher des choses
00:55:44donc je suis contre
00:55:44les lois de prohibition
00:55:45c'est comme la prohibition
00:55:46de l'alcool
00:55:47à Chicago
00:55:48on provait la prohibition
00:55:49de l'alcool
00:55:49les gens buvaient plus
00:55:50ou la prohibition au Moyen-Orient
00:55:51je pense que c'est pas une bonne idée
00:55:52de vouloir interdire les choses
00:55:53parce que du coup
00:55:54ça génère
00:55:55des mauvaises idées
00:55:56maintenant je ne suis pas
00:55:57encore une fois
00:55:58la position de TotalEnergie
00:55:59est claire
00:56:00nous avons fait le travail
00:56:03on peut s'être trompé
00:56:04mais on a fait beaucoup de travail
00:56:05on a beaucoup foré
00:56:06donc nous n'aurons pas
00:56:07foré
00:56:07sur le bassin de Guyane
00:56:09si la représentation nationale
00:56:10l'autorisait à nouveau
00:56:11monsieur le rapporteur
00:56:13voilà
00:56:13mais c'est loin du dossier d'aujourd'hui
00:56:16oui
00:56:16donc je vous en prie
00:56:18c'est loin du dossier d'aujourd'hui
00:56:19mais comme je vous avais écrit
00:56:21je me suis permis
00:56:22de poser cette question
00:56:23et d'ailleurs vous savez
00:56:24Pierre Dac disait
00:56:25tout est dans tout
00:56:25et réciproquement
00:56:26donc sur
00:56:28tout à l'heure
00:56:29vous avez dit
00:56:30j'ai noté cela
00:56:32si la loi était modifiée
00:56:34permettait aux sociétés françaises
00:56:35de tenir des comptes en dollars
00:56:36peut-être que nous
00:56:38nous interrogerions
00:56:39sur le rapatriement
00:56:40d'activités économiques
00:56:40en France
00:56:42c'est une piste intéressante
00:56:43est-ce que
00:56:44donc je l'ai bien noté
00:56:45est-ce que
00:56:46vous avez
00:56:47d'autres
00:56:49pistes de ce type
00:56:50qui vous permettraient
00:56:51de dire
00:56:52au fond
00:56:52oui
00:56:53si la loi évoluait
00:56:55dans ce sens
00:56:55nous TotalEnergie
00:56:57nous aurions
00:56:58nous probablement
00:57:00nous rapatrierions
00:57:01d'autres activités économiques
00:57:03sur le territoire national
00:57:04non c'est la
00:57:05enfin merci
00:57:06de la question
00:57:06et merci de l'avoir noté
00:57:07je m'engage
00:57:08aujourd'hui
00:57:08je suis prêt à le dire
00:57:09c'est plus simple
00:57:10pour nous
00:57:10de gérer les filiales
00:57:12en France
00:57:12où nous avons
00:57:12une société mère
00:57:13où nous consolidons
00:57:14que de gérer
00:57:15des sociétés
00:57:15aux Pays-Bas
00:57:17c'est-à-dire
00:57:17il n'y a pas d'intérêt
00:57:18et aux Pays-Bas
00:57:19il n'y a pas
00:57:19d'optimisation fiscale
00:57:21non plus
00:57:21puisque les Pays-Bas
00:57:23exigent que
00:57:24les sociétés
00:57:25aient une activité réelle
00:57:26aux Pays-Bas
00:57:26etc
00:57:26donc la réponse
00:57:28est oui
00:57:31qui nous permettrait
00:57:32de mettre
00:57:33j'en connais pas d'autres
00:57:34aujourd'hui
00:57:35de ce point de vue-là
00:57:35alors bien sûr
00:57:38en termes
00:57:39d'investissement
00:57:39en France
00:57:40la situation
00:57:40est évidente
00:57:41là on parle
00:57:41de localisation
00:57:42d'activité juridique
00:57:43l'investissement
00:57:44en France
00:57:45il est aussi lié
00:57:45au cadre fiscal
00:57:46français
00:57:47qui est relativement
00:57:48mouvant
00:57:49et pour revenir
00:57:50sur les chances
00:57:51que nous avons eues
00:57:52de savoir
00:57:52si les cotisations
00:57:53c'était
00:57:53des prévélements
00:57:54obligatoires ou pas
00:57:55j'avais le sentiment
00:57:55que ça l'était
00:57:56vu les budgets
00:57:57de l'Etat
00:57:57il est clair
00:57:58qu'aujourd'hui
00:57:59il y a deux obstacles
00:58:00qui sont à la fois
00:58:02le coût du travail
00:58:03dans d'autres pays
00:58:03qui est élevé
00:58:04et d'autre part
00:58:05il y a le fait
00:58:06que la fiscalité
00:58:07étant fluctuante
00:58:08quand les grandes entreprises
00:58:09sont soumises
00:58:10à des fiscalités
00:58:10plus élevées
00:58:11ça ne nous incite pas
00:58:12à plus investir
00:58:13en France
00:58:14ça c'est un autre sujet
00:58:20vous êtes désormais
00:58:21également coté
00:58:21à New York
00:58:23vous avez plusieurs fois
00:58:24à titre personnel
00:58:25exprimé votre volonté
00:58:26de continuer
00:58:27à tenir la cotation
00:58:28sur la place financière
00:58:29de Paris
00:58:31et c'est précieux
00:58:32dans le débat
00:58:35toutefois
00:58:37quelles évolutions
00:58:38du cadre
00:58:39réglementaire
00:58:39et fiscal français
00:58:41pourraient
00:58:42non pas vous
00:58:43mais enfin
00:58:43conduire
00:58:44Total Energy
00:58:45à abandonner
00:58:46la cotation
00:58:47sur la place financière
00:58:47de Paris
00:58:48pour ne conserver
00:58:48qu'une cotation
00:58:49américaine
00:58:49autrement dit
00:58:51est-ce qu'il y a
00:58:51des lignes rouges
00:58:54qui conduiraient
00:58:55à la disparition
00:58:56de la place
00:58:57de Paris
00:58:57nous ne quitterons pas
00:58:59la place de Paris
00:59:00ça serait totalement
00:59:01déraisonnable
00:59:0190% de nos actionnaires
00:59:03y sont encore
00:59:04aujourd'hui
00:59:06localisés
00:59:06pourquoi nous avons
00:59:08ouvert la cotation
00:59:08à New York
00:59:09parce que malheureusement
00:59:10depuis 5 ans
00:59:11je vais revenir au
00:59:12pourquoi depuis 5 ans
00:59:13qu'est-ce qui s'est passé
00:59:13depuis 5 ans
00:59:14notre actionnariat
00:59:16a profondément évolué
00:59:17nous avions environ
00:59:1927%
00:59:20je parle d'investisseurs
00:59:21institutionnels
00:59:22je ne pense pas
00:59:22des particuliers
00:59:2327% d'investisseurs
00:59:24institutionnels français
00:59:25ils sont aujourd'hui
00:59:26à moins de
00:59:27ils sont autour
00:59:28de 12%
00:59:29nous avons perdu 15%
00:59:31d'actionnaires
00:59:31institutionnels français
00:59:33alors que c'était
00:59:34une marque de fabrique
00:59:34de l'entreprise
00:59:35il se trouve que
00:59:35le capital de l'entreprise
00:59:37côté institutionnel
00:59:38était largement détenu
00:59:4027% c'est notable
00:59:41de la même façon
00:59:42que les Nice
00:59:43c'est des Italiens
00:59:44BP c'est des Anglais
00:59:45il y avait une espèce
00:59:45de concomitance
00:59:47et ces 15%
00:59:49sont passés
00:59:49côté investisseurs
00:59:50institutionnels américains
00:59:51puisque maintenant
00:59:52ils représentent 52%
00:59:54depuis ce trimestre
00:59:55donc on a accompagné
00:59:56le fait que
00:59:57le marché
00:59:58je dirais
01:00:00des actions énergétiques
01:00:01et pétrolières
01:00:02s'est déplacé vers les Etats-Unis
01:00:02alors pourquoi
01:00:03c'est un certain nombre
01:00:04de règles
01:00:05que vous votez
01:00:06messieurs les parlementaires
01:00:07régulièrement
01:00:08qui conduisent
01:00:09à fixer un cadre
01:00:11d'investissement
01:00:12dit responsable
01:00:13c'est les directives SFDR
01:00:15qui sont en débat
01:00:16au parlement européen
01:00:17c'est les décisions
01:00:18du gouvernement français
01:00:19d'exclure TotalEnergie
01:00:20des listes
01:00:20des investissements
01:00:21dit responsable
01:00:22à cause des énergies fossiles
01:00:24c'est tout un tas
01:00:25de décisions
01:00:25qui ont poussé
01:00:26les investisseurs français
01:00:27à considérer
01:00:28qu'ils n'étaient pas
01:00:30responsables
01:00:30entre guillemets
01:00:31de garder des actions
01:00:32de TotalEnergie
01:00:32j'en suis le premier
01:00:33navré
01:00:33nous passons notre temps
01:00:34à leur expliquer le contraire
01:00:35c'est pas vraiment
01:00:36notre intérêt
01:00:38donc là il y a
01:00:38une action à mener
01:00:39sur le plan réglementaire
01:00:41il y a un débat en cours
01:00:42au parlement européen
01:00:44pour savoir
01:00:44si une entreprise
01:00:45qui produit du pétrole
01:00:46et du gaz
01:00:47peut être considérée
01:00:47comme une entreprise
01:00:48en transition
01:00:49comme TotalEnergie
01:00:50puisque même si nous
01:00:51continuons à produire
01:00:52ce pétrole et ce gaz
01:00:53dont tout le monde a besoin
01:00:54en ce moment
01:00:54on n'arrête pas de
01:00:55me parler de carburant
01:00:56depuis trois mois
01:00:57donc heureusement
01:00:58que nous continuons
01:00:58à le produire
01:01:00et bien on a investi
01:01:01on investit chaque année
01:01:024 milliards par an
01:01:05pour construire
01:01:06un électricien
01:01:06on était à 0%
01:01:08en 2020
01:01:08on était à 10%
01:01:09de notre activité
01:01:11vente
01:01:11production
01:01:12en 2025
01:01:14on sera à 20%
01:01:16en 2030
01:01:17donc on investit
01:01:18dans la transition
01:01:18notamment dans les énergies
01:01:20renouvelables
01:01:21de façon à être
01:01:22d'y qualifier
01:01:23en transition
01:01:23on verra si le débat
01:01:25au parlement européen
01:01:25nous permet
01:01:26d'être éligible
01:01:27ou non
01:01:27à ces fonds d'actionnaires
01:01:29c'est un débat
01:01:29pour moi très important
01:01:30parce qu'il renvoie
01:01:31quelque part
01:01:31à ces notions
01:01:32de nationalité
01:01:33et de souveraineté
01:01:36Merci
01:01:38Dernière question
01:01:39quand on regarde
01:01:40sur les 20 dernières années
01:01:42et on compare
01:01:44le CAC 40
01:01:45et le Joe Jones
01:01:47on a une observation
01:01:48qui est assez frappante
01:01:51à Paris
01:01:52un quart des sociétés
01:01:53un quart des sociétés
01:01:54ont été renouvelées
01:01:55un quart
01:01:57aux Etats-Unis
01:01:58la moitié
01:01:59est-ce que vous avez
01:02:00une analyse
01:02:01une explication
01:02:01un commentaire
01:02:02sur le fait
01:02:03qu'il y a un faible taux
01:02:04de renouvellement
01:02:05des entreprises
01:02:05les plus importantes
01:02:06en France
01:02:07est-ce que c'est lié
01:02:08au cadre réglementaire
01:02:10à la difficulté
01:02:11d'innovation
01:02:12quelle est votre analyse
01:02:14moi je pense d'abord
01:02:15que la France
01:02:16a la chance
01:02:17d'avoir de très grandes
01:02:17entreprises
01:02:18qui fonctionnent bien
01:02:20il se trouve
01:02:20qu'elles sont pérennes
01:02:22ce qui est plutôt pas mal
01:02:24dans plusieurs secteurs
01:02:25alors nous n'avons pas
01:02:26effectivement
01:02:27en France
01:02:28comme en Europe
01:02:29d'ailleurs
01:02:30un secteur
01:02:31je dirais
01:02:32technologique
01:02:33notamment dans tout
01:02:34ce qui est digital
01:02:35qui soit très vivant
01:02:36c'est un vrai sujet
01:02:38à l'échelle européenne
01:02:39pas qu'à l'échelle française
01:02:40il y a derrière
01:02:41sans doute
01:02:41des raisons
01:02:43vous le dites
01:02:44liées au mécanisme
01:02:45d'innovation
01:02:45au goût du risque
01:02:46à l'envie
01:02:47de mettre du capital
01:02:48dans des activités
01:02:48plus risquées
01:02:49c'est pas vraiment
01:02:51le sujet
01:02:51qui me concerne moi
01:02:52mais je dirais
01:02:53je vois dans votre question
01:02:55il y a deux façons
01:02:55de répondre
01:02:55une façon positive
01:02:56qui est
01:02:57on a des entreprises
01:02:58françaises
01:02:58qui fonctionnent bien
01:02:59et qui sont pérennes
01:03:00il y en a plusieurs
01:03:01on doit s'en réjouir
01:03:02et c'est pour ça
01:03:03que je pense
01:03:03qu'il faut
01:03:04attention
01:03:05à ne pas surcharger
01:03:06la fiscalité
01:03:07de ces grandes entreprises
01:03:08parce qu'elles sont
01:03:09très utiles au pays
01:03:10y compris dans
01:03:11plusieurs domaines
01:03:11et pas que dans le domaine
01:03:12de l'énergie
01:03:13comme le mien
01:03:14et puis effectivement
01:03:15il y a un manque
01:03:15aujourd'hui
01:03:16je dirais
01:03:17de capital
01:03:17en fait
01:03:18la vraie question
01:03:19c'est pourquoi
01:03:19l'épargne
01:03:22ne va pas
01:03:23vers les capitales
01:03:24des entreprises
01:03:24technologiques privées
01:03:25il y a tout un champ
01:03:26évidemment
01:03:27à réformer
01:03:29je me suis déjà prononcé
01:03:30je pense
01:03:31c'est lié aussi
01:03:32au fait que l'épargne
01:03:34est très attirée
01:03:34par le financement
01:03:35de la dette publique française
01:03:36par les états
01:03:37qui absorbent
01:03:38il y a aussi
01:03:38moins de goût du risque
01:03:39et ça renvoie plutôt
01:03:40alors je ne suis pas un expert
01:03:41pour le coup
01:03:41à d'autres réglementations
01:03:43vous parlerez
01:03:43pour interroger
01:03:44nos collègues banquiers
01:03:45assureurs
01:03:4510 balles 3
01:03:46et autres affaires
01:03:47qui aujourd'hui
01:03:48après la crise de 2008
01:03:49il y a eu en fait
01:03:50une divergence
01:03:51entre les deux côtés
01:03:51de l'Atlantique
01:03:53au début en 2008
01:03:54les américains
01:03:55étaient liés avec nous
01:03:55pour dire
01:03:56on va mieux réglementer
01:03:57le monde financier
01:03:58donc on va vers Bâle
01:03:59la vérité
01:04:00c'est qu'ils l'ont fait
01:04:01mais ils sont revenus
01:04:02en arrière largement
01:04:02ils ont à nouveau
01:04:03dérèglementé
01:04:04pendant que nous
01:04:04européens
01:04:05on a largement
01:04:06réglementé le secteur financier
01:04:07et ce secteur financier
01:04:08est bridé
01:04:09c'est pour ça que
01:04:09lorsqu'il y a une réforme
01:04:10majeure je pense
01:04:11en Europe
01:04:12qui est l'union
01:04:14du marché de capitaux
01:04:15et de l'épargne
01:04:16il ne faut juste pas simplement
01:04:17croire que parce qu'on va
01:04:19déverrouiller quelques points
01:04:20si on ne déverrouille pas
01:04:21la réglementation
01:04:22qui contraint
01:04:23l'investissement
01:04:24dans les entreprises
01:04:25et notamment
01:04:26les règles de Bâle
01:04:26j'ai peur qu'on ait fait
01:04:27qu'une partie du chemin
01:04:28donc voilà
01:04:29mais ça ça renvoie
01:04:30il faut plutôt interroger
01:04:31mes collègues du monde financier
01:04:32sur ce point
01:04:33M. le rapporteur général
01:04:34merci
01:04:37rapporteur de la mission
01:04:38Flash
01:04:38Philippe Brun
01:04:39merci M. le Président
01:04:40M. le Président
01:04:42directeur général
01:04:43merci d'être devant nous
01:04:44aujourd'hui
01:04:44nous sommes les représentants
01:04:46d'une France
01:04:47qui vit
01:04:47un véritable drame social
01:04:49depuis le 28 février
01:04:51dernier
01:04:51nous sommes les représentants
01:04:53d'une France
01:04:54qui ne peut pas vivre
01:04:55durablement
01:04:56avec une essence
01:04:57ou un gasoil
01:04:57à plus de 2 euros
01:04:59le litre
01:04:59et nous vivons
01:05:00dans nos circonscriptions
01:05:01notamment rurales
01:05:02où les trajets domicile-travail
01:05:03sont supérieurs
01:05:04à 60 kilomètres
01:05:05de très grandes difficultés
01:05:08et des grandes difficultés
01:05:09qui ne sont
01:05:10que très partiellement
01:05:12résolues
01:05:12par les offres commerciales
01:05:14de Total
01:05:15compte tenu de la circonstance
01:05:17qu'aujourd'hui
01:05:17près de 2 tiers des français
01:05:19s'approvisionnent
01:05:19dans les supermarchés
01:05:20et qu'il y a
01:05:23en réalité
01:05:23peu de stations Totales
01:05:24dans notre ruralité
01:05:26alors l'objectif
01:05:27de cette mission Flash
01:05:28est de trouver des solutions
01:05:30pour que
01:05:31le prix demeure raisonnable
01:05:33et mes premières questions
01:05:34porteront sur la manière
01:05:35dont Total appréhende le marché
01:05:37en tant qu'acteur
01:05:38en situation
01:05:39de position dominante
01:05:40j'ai devant moi
01:05:41le communiqué
01:05:42que vous avez sorti
01:05:43au 1er trimestre 2026
01:05:44et qui n'a pas
01:05:45d'ailleurs manqué
01:05:46de faire parler
01:05:47dans la presse
01:05:48celui dans lequel
01:05:48vous faites état
01:05:51de votre résultat
01:05:53et dans ce communiqué
01:05:54vous vous félicitez
01:05:55de votre capacité
01:05:57à capturer
01:05:58la hausse des prix
01:06:00grâce à un portefeuille
01:06:01intégré
01:06:01de business
01:06:02performant
01:06:02et diversifié
01:06:03dans le pétrole
01:06:04je m'interroge
01:06:05sur le sens
01:06:06de cette phrase
01:06:07vous félicitez
01:06:08de capacité
01:06:08à capturer
01:06:09la hausse des prix
01:06:10qu'entendez-vous
01:06:11par là
01:06:12comment vos activités
01:06:14dans le secteur
01:06:14de l'énergie
01:06:15influent-elles
01:06:15sur vos stratégies
01:06:16en matière de carburant
01:06:18monsieur Pouyenne
01:06:19je vais revenir
01:06:21monsieur Pouyenne
01:06:22d'abord sur
01:06:23nous ne sommes pas
01:06:24en position dominante
01:06:27nous représentons
01:06:2725% de parts de marché
01:06:29de la distribution
01:06:29en France
01:06:30ce n'est pas une position
01:06:31dominante
01:06:32nous avons une raffinerie
01:06:33sur deux en France
01:06:35heureusement qu'on les a
01:06:35encore nous
01:06:36et qu'on les a gardées
01:06:38donc je ne considère pas
01:06:39qu'on ait une position
01:06:40dominante
01:06:41je comprends très bien
01:06:42ce que vous dites
01:06:44on a un engagement
01:06:45vis-à-vis d'ailleurs
01:06:46des stations rurales
01:06:48c'est qu'on veille
01:06:49à ce que 90%
01:06:50des français
01:06:51soient à moins
01:06:51de 15 minutes
01:06:53d'une station
01:06:53totale énergie
01:06:55j'ai d'ailleurs demandé
01:06:56dans votre département
01:06:57pour voir si c'était le cas
01:06:57je vous confirme
01:06:5894% de la population
01:07:00de l'heure
01:07:01se situe à moins
01:07:02de 15 minutes
01:07:03d'une station
01:07:04totale énergie
01:07:04et 65%
01:07:05à moins de 10 minutes
01:07:06voilà
01:07:07je voulais vérifier
01:07:08que l'engagement
01:07:09que nous avions pris
01:07:09était vrai
01:07:10alors ce n'est pas parfait
01:07:11mais les français
01:07:12ont su trouver
01:07:13l'adresse
01:07:14des stations
01:07:14totale énergie
01:07:15pendant cette période
01:07:16pour revenir
01:07:17sur votre question
01:07:19oui
01:07:20il se trouve
01:07:20qu'on peut avoir
01:07:22des situations
01:07:22où les prix montent
01:07:24et où nos installations
01:07:24ne fonctionnent pas
01:07:26c'est malheureusement
01:07:27ce qui s'est passé
01:07:27en partie en 2022
01:07:29en 2022
01:07:29si nous n'avons payé
01:07:31qu'une très faible contribution
01:07:32il y avait une taxe exceptionnelle
01:07:34sur le raffinage
01:07:35qui avait été décidée
01:07:35au niveau européen
01:07:38nous n'avons payé
01:07:38qu'une très faible contribution
01:07:39pourquoi ?
01:07:40parce que l'usine de dons
01:07:41était arrêtée
01:07:42et parce que
01:07:43les usines
01:07:44de Normandie
01:07:46et Feuzin
01:07:47Feuzin
01:07:47avait des problèmes
01:07:48et Normandie
01:07:48s'était mis en grève
01:07:49donc le résultat
01:07:50c'est que là
01:07:50on aurait dû avoir
01:07:51des résultats conséquents
01:07:52et donc payer
01:07:53une contribution
01:07:53plus forte
01:07:55sans doute
01:07:56plutôt 100 à 150 millions
01:07:57on a payé 30 millions
01:07:58voilà
01:07:59donc cette année
01:08:00il se trouve
01:08:00que je me félicite
01:08:01et c'était aussi
01:08:03un commentaire
01:08:04que je faisais
01:08:05d'ailleurs
01:08:05qui est dans ce communiqué
01:08:06vis-à-vis des équipes
01:08:07de Total Energy
01:08:07pour dire que
01:08:08les usines fonctionnent
01:08:10tant mieux
01:08:10et c'est comme ça
01:08:11c'est ce que j'appelle
01:08:12capturer la hausse
01:08:14c'est pas toujours le cas
01:08:14c'est pas aussi évident
01:08:16que tout fonctionne
01:08:17quand en même temps
01:08:18les prix sont plutôt favorables
01:08:19moi j'ai pas de honte
01:08:21à le dire
01:08:21et je trouve
01:08:23qu'il faut se féliciter
01:08:24d'une entreprise
01:08:24qui est capable
01:08:25d'augmenter ses profits
01:08:27quand l'environnement
01:08:28le fait
01:08:28mais de la même façon
01:08:29encore une fois
01:08:30je n'ai vu personne
01:08:30se plaindre
01:08:32quand nos résultats
01:08:33étaient très fortement
01:08:34négatifs en 2020
01:08:35j'aurais aimé entendre
01:08:36le même concert
01:08:37que ce que j'ai entendu
01:08:38en 2026
01:08:41et d'ailleurs
01:08:41on n'a pas demandé
01:08:42qu'on se plaigne
01:08:43de la même façon
01:08:43qu'on ne demande pas
01:08:44de nous critiquer
01:08:46aujourd'hui
01:08:47donc oui
01:08:48on a un système
01:08:48on est une entreprise
01:08:50qui encore une fois
01:08:51je vous l'ai dit
01:08:52est l'essentiel
01:08:53des bénéfices
01:08:54c'est là qu'il y a
01:08:54dans l'analyse
01:08:55je lis
01:08:56c'est pas le raffinage
01:08:58le trading
01:08:59et le marketing
01:08:59certes
01:09:00c'est l'activité de Laval
01:09:01mais l'essentiel
01:09:02du résultat
01:09:03de Total Energy
01:09:04au premier trimestre
01:09:05de 2026
01:09:05est venu
01:09:06de nos activités
01:09:07de production
01:09:08c'est eux
01:09:09qui contribuent
01:09:09alors certes
01:09:10les autres
01:09:11ont eu un meilleur résultat
01:09:13au premier trimestre
01:09:132026
01:09:14qu'au premier trimestre
01:09:152025
01:09:15et je me suis expliqué
01:09:16pourquoi
01:09:18mais
01:09:18c'est pas de là
01:09:20que vient l'essentiel
01:09:21des ressources
01:09:21de Total Energy
01:09:22donc
01:09:22on a pris
01:09:25une décision
01:09:25encore une fois
01:09:27volontaire
01:09:28de répartir
01:09:29une partie
01:09:30de ces
01:09:30je dirais
01:09:31de ces résultats
01:09:33exceptionnels
01:09:34vers les clients
01:09:35français
01:09:40je vous emmènerai
01:09:42dans ma circonscription
01:09:42vous verrez
01:09:43qu'on est à bien
01:09:43plus de 15 minutes
01:09:44d'une station
01:09:45totale
01:09:47pourriez-vous
01:09:48alors
01:09:48le président
01:09:49vous a posé
01:09:50la question
01:09:51sur l'opération
01:09:52prix unique
01:09:54et son coût
01:09:54pour Total
01:09:56cette opération
01:09:57vous nous avez dit
01:09:58à l'instant
01:09:59qu'elle pense
01:10:00vous pensez
01:10:00qu'elle a coûté
01:10:01environ 200 millions
01:10:02d'euros
01:10:02alors est-ce que c'est
01:10:02un chiffre mensuel
01:10:03est-ce que c'est
01:10:04un chiffre sur l'ensemble
01:10:05de la période
01:10:06et
01:10:07quand on compare
01:10:08ces 200 millions
01:10:09d'euros
01:10:09avec votre résultat
01:10:10opérationnel
01:10:11et y compris
01:10:12le chiffre que vous
01:10:12venez de nous donner
01:10:13c'est-à-dire
01:10:13sur le coût
01:10:14de l'exploration
01:10:15en Guyane
01:10:16pure perte
01:10:17à 400 millions
01:10:18d'euros
01:10:18comment vous évaluez
01:10:20l'importance
01:10:21de cet effort
01:10:22dans les finances
01:10:24globales du groupe
01:10:25ben
01:10:26une fois
01:10:29pardon
01:10:29excusez-moi
01:10:32c'est un chiffre
01:10:33à date
01:10:34c'est une évaluation
01:10:35à date
01:10:35c'est un ordre
01:10:35de grandeur
01:10:36à date
01:10:36donc depuis le début
01:10:38je considère
01:10:39que par rapport
01:10:39à ce qu'on a dépensé
01:10:40à l'époque
01:10:41je crois qu'en 2023
01:10:43on avait dû dépenser
01:10:44400 à 500 millions d'euros
01:10:45c'est tout à fait
01:10:46sur une période
01:10:47qui avait duré
01:10:47plus longtemps
01:10:48on est dans la ligne droite
01:10:48de ce qu'on a pu dépenser
01:10:49donc je ne compare pas
01:10:52cet effort-là
01:10:53à d'autres efforts
01:10:53je le regarde
01:10:54à l'aune
01:10:54de ce marché
01:10:56où encore une fois
01:10:57on a cherché
01:10:59à protéger
01:11:01les consommateurs français
01:11:06merci
01:11:07la mission
01:11:08flash
01:11:08a auditionné
01:11:09des producteurs
01:11:11des distributeurs
01:11:12indépendants
01:11:13qui ont vu
01:11:14leur part
01:11:15de marché
01:11:16diminuer
01:11:17et leur
01:11:17chiffre d'affaires
01:11:19être divisé
01:11:20par deux
01:11:20notamment
01:11:21en raison
01:11:21de la concurrence
01:11:22créée
01:11:23par votre
01:11:24offre
01:11:25nous constatons
01:11:27également
01:11:28que
01:11:28cette offre
01:11:29vous a permis
01:11:30par exemple
01:11:30de valoriser
01:11:31votre portefeuille
01:11:32de clients
01:11:32par exemple
01:11:33sur la vente
01:11:33d'électricité
01:11:34les clients
01:11:35électricité
01:11:36bénéficiant
01:11:36d'une garantie
01:11:38de prix
01:11:39quel a été
01:11:40le gain
01:11:41pour votre groupe
01:11:42de cette opération
01:11:43marketing
01:11:44notamment
01:11:44sur le gain
01:11:45de clients
01:11:46dans le secteur
01:11:47de la vente
01:11:47d'électricité
01:11:49relativement limité
01:11:4950 000 clients
01:11:50aujourd'hui
01:11:51donc ce n'est pas
01:11:51extraordinaire
01:11:52pour l'instant
01:11:52les français
01:11:53ont du mal
01:11:53à faire le lien
01:11:54entre TotalEnergie
01:11:56fournisseur de carburant
01:11:57et TotalEnergie
01:11:58fournisseur d'électricité
01:11:59même si nous avons
01:12:01plus de 4 millions
01:12:02de clients
01:12:03en France
01:12:03mais on est encore
01:12:04en devenir
01:12:05sur ce sujet là
01:12:06on a aussi
01:12:06d'ailleurs
01:12:07indépendamment
01:12:07on a voulu
01:12:09faire le lien
01:12:10puisque TotalEnergie
01:12:11est non seulement
01:12:11un pétrolier
01:12:12un gazier
01:12:12mais aussi
01:12:13un électricien
01:12:13essayer de dire
01:12:15à nos clients
01:12:15on peut
01:12:17contribuer
01:12:17à toutes vos énergies
01:12:18on a d'ailleurs
01:12:18lancé une offre
01:12:19sur l'électricité
01:12:20qui je pense
01:12:22que pendant 3 ans
01:12:22les français
01:12:23peuvent avoir
01:12:23une garantie
01:12:25d'un prix d'électricité
01:12:2610% plus bas
01:12:27que le prix
01:12:29public moyen
01:12:30qui est pratiqué
01:12:31en France
01:12:31donc voilà
01:12:32donc c'est la volonté
01:12:33de faire les deux
01:12:34mais c'est pas encore
01:12:35complètement probant
01:12:36par contre
01:12:36on a près de 800 000
01:12:39abonnés à l'électricité
01:12:40déjà
01:12:40qui bénéficient
01:12:41d'ores et déjà
01:12:42de la garantie de prix
01:12:43donc on a un flux
01:12:44de 50 000 nouveaux
01:12:45mais on a 800 000
01:12:46abonnés à l'électricité
01:12:47qui ont compris
01:12:48que moyennant
01:12:49la récupération
01:12:51d'une carte
01:12:51ils sont capables
01:12:52de garantir
01:12:54le prix
01:12:54pendant toute l'année
01:12:55à moins de 1,99
01:12:56sur l'essence
01:12:56et sur le diesel
01:12:59donc on peut penser
01:13:00qu'on fidélise
01:13:01aussi ces 800 000
01:13:02clients-là
01:13:03à travers
01:13:03l'offre conjointe
01:13:06Il est délibéré
01:13:07de notre part
01:13:07Il y a une interrogation
01:13:09Monsieur le Président
01:13:10et le Président
01:13:10sur le taux de rupture
01:13:11de stock
01:13:12dans vos stations
01:13:14d'après les calculs
01:13:15que nous avons fait
01:13:16avec la mission Flash
01:13:1780% des stations
01:13:19en rupture
01:13:20en France
01:13:20sur le gasoil
01:13:21étaient des stations
01:13:22Total Energy
01:13:23alors que vous représentez
01:13:2520% des totales
01:13:26des stations
01:13:26en France
01:13:27vos concurrents
01:13:28notamment
01:13:29vous accusent
01:13:30d'avoir
01:13:31peu approvisionné
01:13:33vos stations
01:13:34et d'avoir
01:13:34en vérité
01:13:35fait essentiellement
01:13:36un coup marketing
01:13:37pour empêcher
01:13:38le Parlement
01:13:39de prendre
01:13:40les mesures
01:13:41qui s'imposaient
01:13:42notamment vis-à-vis
01:13:43des surprofits
01:13:44réalisés par votre groupe
01:13:45sur le premier trimestre
01:13:47Nos concurrents
01:13:48il faudrait qu'ils sachent
01:13:48soit je prends
01:13:49des parts de marché
01:13:50soit je n'approvisionne pas
01:13:51mes stations volontairement
01:13:52il faudrait choisir
01:13:53nous avons bien évidemment
01:13:55grâce d'ailleurs
01:13:56au soutien de l'Etat
01:13:57puisque je vous rappelle
01:13:57qu'en France
01:13:58normalement
01:13:59on ne peut pas
01:13:59réapprovisionner
01:14:00les week-ends
01:14:02les camions citaires
01:14:03ne peuvent pas
01:14:04fonctionner en France
01:14:04on a eu l'autorisation
01:14:06spéciale
01:14:06de la part
01:14:07des pouvoirs publics
01:14:08de pouvoir le faire
01:14:08pour réapprovisionner
01:14:09effectivement
01:14:10il y avait
01:14:10un tel appel
01:14:12sur nos stations
01:14:13que certaines
01:14:14se retrouvaient en rupture
01:14:15j'ai moi-même
01:14:16fait face un jour
01:14:16à la possibilité
01:14:17de m'approvisionner
01:14:18en essence
01:14:19dans une station
01:14:19ça m'est arrivé
01:14:20mais je peux vous dire
01:14:21que là-dessus
01:14:21les équipes de Total Energy
01:14:23alors au contraire
01:14:24elles ont travaillé
01:14:25d'arrache-pied
01:14:26partout en France
01:14:27et je tiens
01:14:27à les féliciter
01:14:28devant vous tous
01:14:29pour d'arrache-pied
01:14:30faire face
01:14:31à cet afflux
01:14:32de consommateurs
01:14:33dans des conditions
01:14:34qui n'étaient pas
01:14:35toujours très simples
01:14:35parce qu'il y avait
01:14:36des queues importantes
01:14:37qui débordaient
01:14:37sur les routes nationales
01:14:39sur les autoroutes
01:14:39c'était même
01:14:40parfois un peu dangereux
01:14:41donc non
01:14:42nous avons fait
01:14:43tout ce que nous pouvions
01:14:44pour réapprovisionner
01:14:45donc les concurrents
01:14:46ne peuvent pas nous accuser
01:14:47à la fois de prendre
01:14:48des parts de marché
01:14:48de faire semblant
01:14:49de faire du marketing
01:14:51non
01:14:51on a réellement fait
01:14:52tout ce qu'on pouvait
01:14:53pour réapprovisionner
01:14:54nos stations
01:14:55au fur et à mesure
01:14:56des week-ends
01:14:57dans lesquels
01:14:57on faisait
01:14:58ces promotions
01:15:00spéciales
01:15:03alors les profits
01:15:05les profits
01:15:05du groupe
01:15:06Total Energy
01:15:06ont augmenté
01:15:07de 51%
01:15:08au premier trimestre
01:15:08de 2026
01:15:09par rapport à la même
01:15:10période en 2025
01:15:10les bénéfices nets
01:15:12dont on a été public
01:15:12s'élevé
01:15:13à près de 5 milliards
01:15:14d'euros
01:15:14au cours de ce trimestre
01:15:16et le dividende
01:15:17versé aux actionnaires
01:15:18a été augmenté
01:15:19de 6%
01:15:20quelles sont
01:15:21vos prévisions
01:15:22pour le second trimestre
01:15:27Il est probable
01:15:27que le deuxième trimestre
01:15:28sera plus élevé
01:15:29que le premier
01:15:29puisque la crise
01:15:30a continué
01:15:31en avril
01:15:31mai et juin
01:15:33alors qu'au premier trimestre
01:15:34c'était mars
01:15:34mais encore une fois
01:15:35je n'ai pas encore
01:15:36tous les résultats
01:15:37du trimestre
01:15:38à la date où on se parle
01:15:39mais je m'attends
01:15:39à ce que les résultats
01:15:40soient plus élevés
01:15:41qu'au premier trimestre
01:15:42ou alors c'est qu'il y a
01:15:43quelque chose
01:15:43qui ne se passe pas bien
01:15:44et on ne capture pas
01:15:45la hausse des prix
01:15:45ce qui n'est peut-être
01:15:46pas impossible
01:15:47on verra ce qui s'est passé
01:15:48dans les divers métiers
01:15:51voilà ce que je peux vous dire
01:15:52pour le dividende
01:15:53non il est fixé
01:15:53une fois par an
01:15:55le conseil d'administration
01:15:56a fixé
01:15:56je vous rappelle
01:15:57qu'on fonctionne
01:15:58chez l'énergie
01:15:59comme la loi française
01:16:00on fixe un dividende annuel
01:16:01mais en fait
01:16:02on le paye par
01:16:02accompte trimestriel
01:16:03l'acompte trimestriel
01:16:04est fixé une fois par an
01:16:06pour tous les trimestres
01:16:07il est à 91 centimes d'euros
01:16:09et il est fixé
01:16:09pour les futurs
01:16:11les futurs trimestres
01:16:13au fur et à mesure
01:16:13de l'année
01:16:15donc il n'augmentera pas
01:16:16ça je peux le dire
01:16:20le groupe total énergie
01:16:21distribue
01:16:22le carburant
01:16:23dans de nombreux pays
01:16:24notamment dans des pays
01:16:25qui ont adopté
01:16:26une fiscalité allégée
01:16:28sur le carburant
01:16:29pendant la crise
01:16:30quel est
01:16:31votre regard
01:16:32ou votre avis
01:16:33sur les mesures
01:16:35mises en place
01:16:35en Espagne
01:16:36en Pologne
01:16:37en Autriche
01:16:38en Italie
01:16:39dans tous ces pays
01:16:40qui ont adopté
01:16:41une fiscalité allégée
01:16:43sur le carburant
01:16:44à la pompe
01:16:44il se trouve
01:16:45que nous ne distribuons
01:16:46pas d'essence
01:16:47dans ces pays là
01:16:48le seul pays en Europe
01:16:49où nous distribuons
01:16:50directement des carburants
01:16:51c'est la Belgique
01:16:52puisque nous avons
01:16:53cédé
01:16:54tous nos réseaux
01:16:56qui s'étaient en Allemagne
01:16:57aux Pays-Bas
01:16:57en Italie
01:16:58parce qu'on écoute
01:17:00ce que le Parlement
01:17:01européen vote
01:17:02il vote
01:17:03une transformation profonde
01:17:04du transport routier
01:17:05vers le véhicule électrique
01:17:06en 2035
01:17:08et donc
01:17:08comme on anticipe
01:17:09qu'il va y avoir
01:17:10une décroissance
01:17:10des marchés pétroliers
01:17:11en Europe
01:17:12ce qui serait logique
01:17:13on a décidé
01:17:16de ne pas conserver
01:17:17ces activités là
01:17:18on fait plutôt
01:17:19d'ailleurs
01:17:19des activités
01:17:20de recharge électrique
01:17:21dans ces pays là
01:17:22donc je n'ai pas
01:17:23de commentaire à faire
01:17:23sur les politiques
01:17:24des pays en question
01:17:25puisque nous n'y sommes
01:17:26pas présents
01:17:27en fait moi
01:17:28sur le fond
01:17:28je me réjouis
01:17:29que l'État français
01:17:30cette fois-ci
01:17:30ait fait preuve
01:17:32de parcimonie
01:17:33pour gérer cette crise
01:17:34et y avoir contribué
01:17:36parce qu'on ne peut pas
01:17:36à la fois se plaindre
01:17:37du déficit
01:17:38des défenses publiques
01:17:39mais ça c'est le citoyen
01:17:39qui parle
01:17:40et par ailleurs
01:17:41se demander que l'État
01:17:42se substitue en permanence
01:17:44aux diverses crises
01:17:45donc je pense
01:17:46qu'ils ont cherché
01:17:46à gérer l'État
01:17:47à chercher à gérer
01:17:48par des publics ciblés
01:17:49et ça me paraît
01:17:50une politique
01:17:52adéquate en France
01:17:52mais encore une fois
01:17:53ce n'est pas à moi
01:17:54qui revient
01:17:54de la commenter
01:17:55donc voilà
01:17:56c'est bon
01:17:58dernière question
01:17:59comment comptez-vous
01:18:00vous positionner
01:18:00dans les prochains mois
01:18:01afin d'alléger
01:18:02la charge
01:18:03pour nos concitoyens
01:18:04qui subissent
01:18:04cette hausse des prix
01:18:05du carburant
01:18:05et de ne pas donner
01:18:06le sentiment
01:18:07que cette crise
01:18:08qui affecte fortement
01:18:09le pouvoir d'achat
01:18:10des Français
01:18:11profite à votre groupe
01:18:13On se positionnera
01:18:14de la même façon
01:18:15qu'on le fait aujourd'hui
01:18:15en maintenant
01:18:17les plafonnements
01:18:17alors encore une fois
01:18:18j'ai le sentiment
01:18:19que les marchés pétroliers
01:18:20vont se détendre
01:18:21donc à ce moment-là
01:18:21avec ce qu'on fait
01:18:22depuis 5 jours
01:18:23on répliquera à la baisse
01:18:25de façon fidèle
01:18:26vis-à-vis des Français
01:18:27la réplication
01:18:28des marchés pétroliers
01:18:28L'autre questionnement
01:18:30que nous n'avons pas traité
01:18:31au niveau du comité exécutif
01:18:32c'est dans la mesure
01:18:32où on a repositionné
01:18:33la marque
01:18:34comme une marque
01:18:35qui défend le pouvoir d'achat
01:18:36est-ce que dans une situation normale
01:18:38on continue ce positionnement
01:18:39de façon plus agressive
01:18:41ou est-ce qu'on revient
01:18:42à nos pratiques anciennes
01:18:43ça c'est un débat
01:18:43qu'on aura au niveau
01:18:45de la compagnie
01:18:46mais on ne l'a pas encore eu
01:18:48Mon point de vue
01:18:49c'est qu'on a plutôt intérêt
01:18:50à capitaliser
01:18:51sur ce qu'on fait
01:18:52dans l'attachement
01:18:53pour fortifier le lien
01:18:54entre les Français
01:18:55et notre compagnie
01:18:59Rassemblement National
01:19:00je ne sais pas
01:19:00qui prend la parole
01:19:04Monsieur le Président
01:19:05Directeur Général
01:19:06vous êtes à la tête
01:19:07d'un groupe
01:19:07qui était français
01:19:09je dis était
01:19:10parce qu'on peut aujourd'hui
01:19:11se poser la question
01:19:12bien sûr Total
01:19:13a son siège en France
01:19:14le groupe est soumis
01:19:15aux lois françaises
01:19:16il est coté
01:19:17à la Bourse de Paris
01:19:18il emploie 35 000 personnes
01:19:20en France
01:19:20il donne à la France
01:19:21trois raffineries
01:19:22on y reviendra
01:19:23son PDG
01:19:24vous-même
01:19:24êtes français
01:19:25et vous avez été formé
01:19:26dans nos plus grandes écoles
01:19:27d'ingénieurs
01:19:28polytechnique et les mines
01:19:29et quand on regarde
01:19:30votre conseil d'administration
01:19:31il y a huit administrateurs français
01:19:34mais mais mais
01:19:35il y a aussi
01:19:36six administrateurs
01:19:38de diverses nationalités
01:19:39l'actionnariat
01:19:41est de plus en plus international
01:19:42la part française
01:19:43a fondu en 15 ans
01:19:44et un actionnariat
01:19:45qui devient de plus en plus
01:19:47américain
01:19:4740%
01:19:48une cotation
01:19:50ouverte à New York
01:19:50depuis le 8 décembre 2025
01:19:52oui Total
01:19:53principalement coté
01:19:54à New York
01:19:55quel symbole
01:19:56et il y a aussi
01:19:57ces bénéfices
01:19:57qui ne sont plus faits en France
01:19:58mais à l'étranger
01:19:59pas de bénéfices en France
01:20:01pas d'impôts sur les sociétés
01:20:02en France
01:20:02et je ne parle même pas
01:20:04de la fermeture historique
01:20:05des raffineries en France
01:20:06la France en avait 24
01:20:08elle en a désormais 6
01:20:09dont 3
01:20:09exploitées par Total
01:20:10alors j'aimerais vous poser
01:20:12ces questions
01:20:13d'abord
01:20:14considérez-vous
01:20:15que vous êtes
01:20:16à la tête
01:20:16d'un champion national
01:20:18est-ce que
01:20:19quand Total
01:20:19investit
01:20:20produit partout
01:20:21dans le monde
01:20:21c'est avec
01:20:22un drapeau français
01:20:23êtes-vous
01:20:25intéressé
01:20:26plus particulièrement
01:20:26par un actionnariat
01:20:27qui serait davantage français
01:20:29et quelles pistes
01:20:30vous pouvez suggérer
01:20:31en ce sens
01:20:32est-ce qu'un fonds
01:20:33souverain français
01:20:34permettrait de rendre
01:20:34l'actionnariat
01:20:35à nouveau plus français
01:20:36peut-on faire
01:20:37encore mieux
01:20:38sur l'actionnariat
01:20:39salarié français
01:20:40et enfin
01:20:41que pensez-vous
01:20:42d'une golden share
01:20:43de l'Etat
01:20:44au sein du groupe Total
01:20:45je vous remercie
01:20:46merci monsieur Renaud
01:20:47et monsieur Pouyani
01:20:50nous ne sommes pas
01:20:51principalement
01:20:52cotés à New York
01:20:53nous sommes principalement
01:20:54cotés à Paris
01:20:5490% des actions
01:20:56sont à Paris
01:20:5610% aux Etats-Unis
01:20:58donc c'est pas principalement
01:21:00nous avons 3 raffineries
01:21:01nous avons aussi
01:21:012 bioraffineries
01:21:02puisqu'on a transformé
01:21:03les raffineries
01:21:04en bioraffineries
01:21:05mais elles comptent
01:21:06puisque le marché en Europe
01:21:07évolue vers
01:21:08encore une fois
01:21:09les biocarburants
01:21:12compte tenu de l'évaluation
01:21:13du contenu carbone
01:21:15donc elles comptent aussi
01:21:15donc
01:21:16mais c'est vrai
01:21:17qu'il y a eu
01:21:17une réduction très forte
01:21:18en Europe
01:21:19depuis 2009
01:21:2030 raffineries
01:21:21ont été fermées
01:21:2230 en Europe
01:21:23vraiment ça pose la question
01:21:24d'ailleurs le conflit
01:21:25au Moyen-Orient
01:21:26pose la question
01:21:27comment on va faire
01:21:28pour combiner
01:21:29la souveraineté de l'Europe
01:21:30et la souveraineté
01:21:31de l'Europe
01:21:32et la volonté
01:21:33de décarboner
01:21:33l'Europe
01:21:35parce que garder
01:21:36les raffineries
01:21:36dans un marché
01:21:37fondamentalement déclinant
01:21:39la réponse
01:21:39est qu'alors
01:21:40qu'on nous dit
01:21:40qu'en 2040
01:21:41on sera à 90%
01:21:42de réduction du carbone
01:21:43ça ne saute pas aux yeux
01:21:44pour les dirigeants
01:21:44d'entreprises pétrolières
01:21:46que nous sommes
01:21:46donc il va falloir se poser
01:21:47la question collectivement
01:21:48de savoir comment on fait
01:21:50pour éviter de se retrouver
01:21:51dans la situation
01:21:51de l'Australie
01:21:52ou de la Californie
01:21:53qui n'ayant plus
01:21:54de raffinerie
01:21:55sont obligés
01:21:56d'importer
01:21:56tout leur carburant
01:21:57et ça leur coûte
01:21:59beaucoup plus cher
01:22:00donc il y aura une question
01:22:00de comment combiner
01:22:02décarbonation
01:22:03de l'énergie européenne
01:22:04et maintien
01:22:05de la sécurité
01:22:05d'approvisionnement
01:22:06puisque même si
01:22:07le marché diminuera
01:22:09il y aura encore
01:22:09beaucoup de véhicules
01:22:11à combustion
01:22:12en 2050
01:22:13qui circuleront
01:22:14en Europe
01:22:14même si le flux
01:22:16sera tari largement
01:22:17le champion national
01:22:18oui nous sommes
01:22:19une champion nationale
01:22:20oui
01:22:21d'ailleurs
01:22:22le monde entier
01:22:23vous n'avez pas besoin
01:22:23de prendre une golden share
01:22:24la plupart des gens
01:22:25pensent que l'Etat
01:22:25est actionnaire
01:22:26de Total Energy
01:22:27donc ça ne sert à rien
01:22:29la golden share
01:22:29d'ailleurs elle est illégale
01:22:30la golden share
01:22:31puisque la commission européenne
01:22:32lorsqu'on a fusionné
01:22:33Total Health
01:22:35elle est intervenue
01:22:36au niveau de l'anti-concentration
01:22:37pour dire
01:22:37il y a une condition
01:22:38c'est que l'Etat français
01:22:39doit lâcher la golden share
01:22:40donc une golden share
01:22:42ne réglera rien
01:22:43elle a des pouvoirs limités
01:22:45et elle sera illégale
01:22:46donc l'entreprise
01:22:47sera amenée
01:22:47à la contester
01:22:49nous avons été très clairs
01:22:50sur ce sujet
01:22:52alors après
01:22:53vous posez une bonne question
01:22:54l'actionnariat
01:22:54mais nous ne sommes pas heureux
01:22:58d'avoir vu l'actionnariat français
01:22:59fondre
01:23:00j'ai essayé d'expliquer
01:23:01ce qui s'est passé
01:23:01le phénomène profond
01:23:03dit ESG
01:23:04dit politique
01:23:06qui ont été adoptés
01:23:07au niveau européen
01:23:08et au niveau français
01:23:09ont fait que
01:23:11les institutionnels français
01:23:12ont accéléré
01:23:13le mouvement
01:23:13de désengagement
01:23:14de Total Energy
01:23:15j'en suis pas content
01:23:15parce que
01:23:16perdre sa base
01:23:17perdre sa base
01:23:19normale et classique
01:23:20d'actionnaire
01:23:21ça a pesé
01:23:22très largement
01:23:23sur la valeur
01:23:24de l'entreprise
01:23:25et je pense que
01:23:25la souveraineté de l'entreprise
01:23:27passe aussi par sa valeur
01:23:28boursière
01:23:28aujourd'hui il se trouve
01:23:29qu'on a dépassé
01:23:31cela
01:23:31puisque l'entreprise
01:23:33s'est réappréciée
01:23:35fortement
01:23:35il se trouve que
01:23:36la crise du détroit
01:23:37d'Hormuz
01:23:37a aussi
01:23:38remis en lumière
01:23:39la valeur
01:23:40que la valeur
01:23:42l'importance
01:23:43je dirais
01:23:43de l'énergie du pétrole
01:23:45dans l'économie mondiale
01:23:46et dans l'économie
01:23:47de toutes nos sociétés
01:23:48et de pays consommateurs
01:23:49donc je pense
01:23:50qu'il y a un lien
01:23:51on voit à nouveau
01:23:52un appétit
01:23:52vers les entreprises énergétiques
01:23:54et je m'en réjouis
01:23:55après
01:23:56l'actionnariat salarié
01:23:58un mot
01:23:58c'est une action
01:23:59que nous développons
01:24:00énormément
01:24:01il y avait
01:24:02l'entreprise
01:24:03il y avait
01:24:03les salariés
01:24:04représentés 5%
01:24:05du capital
01:24:06maintenant c'est 8
01:24:06une entreprise
01:24:07qui vaut plus cher
01:24:08c'est de 150
01:24:09à 200 milliards
01:24:10chaque année
01:24:11chaque année
01:24:12je suis plédégé
01:24:12c'est ce que c'est
01:24:13tous les 2-3 ans
01:24:14c'est chaque année
01:24:15nous offrons aux salariés
01:24:16la possibilité
01:24:17d'acheter des actions
01:24:18ils épargnent énormément
01:24:20puisqu'ils y consacrent
01:24:21à peu près
01:24:21500 millions d'euros
01:24:22par an
01:24:23mondialement
01:24:24nous avons 70 000 salariés
01:24:26qui sont actionnaires
01:24:27il se trouve que
01:24:28l'année des 100 ans
01:24:29nous avons pris
01:24:29une mesure exceptionnelle
01:24:30on a distribué
01:24:31100 actions
01:24:32à tous les salariés
01:24:33dans le monde
01:24:33donc on a favorisé
01:24:35l'actionnariat salarié
01:24:35je suis extrêmement favorable
01:24:36à tous les mécanismes
01:24:38qui peuvent favoriser
01:24:39l'actionnariat salarié
01:24:40parce que c'est à mon avis
01:24:41la meilleure réponse
01:24:42que l'on apporte
01:24:42à la question
01:24:43du alignement
01:24:45entre le salaire
01:24:46et le capital
01:24:46et aujourd'hui
01:24:48nos salariés
01:24:49reçoivent
01:24:49à peu près
01:24:50350 millions d'euros
01:24:52par an
01:24:52de dividendes
01:24:53en tant qu'actionnaire
01:24:54donc tout ça
01:24:55ça conforte
01:24:55je dirais
01:24:56le lien
01:24:56entre nos salariés
01:24:58et l'entreprise
01:24:58donc toute mesure
01:25:00qui favorise
01:25:01l'actionnariat salarié
01:25:02sera bienvenue
01:25:04pour le reste
01:25:06c'est à vous
01:25:06de décider
01:25:07ce qui sera bien
01:25:08de faire
01:25:09un fonds souverain
01:25:10tout dépend
01:25:10de l'importance
01:25:11de l'actionnariat
01:25:12qu'il aura
01:25:13et de l'argent
01:25:14je ne suis pas sûr
01:25:14que l'argent public
01:25:15soit le mieux placé
01:25:16chez Total Energy
01:25:17même si ça rapporte
01:25:18pas mal d'argent
01:25:18en l'occurrence
01:25:19mais ça c'est un choix
01:25:20qui appartient
01:25:21à la représentation nationale
01:25:22c'est pas à moi
01:25:23d'en décider
01:25:25l'entreprise
01:25:26a une valeur
01:25:26d'à peu près
01:25:27200 milliards d'euros
01:25:27c'est la fin de cet épisode
01:25:29à bientôt
01:25:30sur LCP
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