- il y a 2 heures
Juan Branco est l’invité d’Alerte Générale pour un entretien sans détour sur la présidentielle de 2027 et l’état du pouvoir en France. Pourquoi veut-il se présenter ? Peut-il obtenir les 500 signatures ? Peut-on encore changer le système par les urnes ? La Ve République est-elle arrivée au bout ? Qui détient réellement le pouvoir : les élus, les médias, les milliardaires, Bruxelles ?
On parle aussi de la colère populaire, de l’échec des oppositions, de la gauche, de la justice, de sa stratégie pour "hacker" le système médiatique et des procédures judiciaires qui le concernent.
On parle aussi de la colère populaire, de l’échec des oppositions, de la gauche, de la justice, de sa stratégie pour "hacker" le système médiatique et des procédures judiciaires qui le concernent.
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00:07Musique
00:19Ouais, ouais, merci, bonsoir, merci, bonsoir,
00:27bonsoir, chers publics, bonsoir, vous qui êtes derrière votre écran,
00:30ce soir, cette alerte générale, l'émission des gens qui en ont gros,
00:33et je sais que vous en avez de plus en plus gros,
00:35il faut dire que l'essence est bientôt à 3 euros,
00:37d'ailleurs, je crois que ce sera le thème de ton édito, Nicolas ?
00:39Bien sûr, mon soeur.
00:40Bienvenue, Nicolas, tu es remis sur pied, ce que vous avez dit.
00:42Je suis en pleine forme, une rhino juvénile qui m'a mis à terre.
00:46Là, tu sais qu'il va faire son immunité, tu vas en prendre cher.
00:48Je sais, je sais.
00:50Alors, ce soir, on ne va pas parler, bien sûr, d'immunité, ni d'injection,
00:52ni du pétrole à 3 euros, on va parler de 2027 avec Maître Roy de Branco.
00:57Bonjour.
00:58Bonjour.
00:59Merci d'être avec vous.
01:01Candida à la présidentielle avec un mouvement, les ruches.
01:05À côté de vous, une abeille.
01:07Fabienne Robert, qui n'est pas qu'une abeille, elle est aussi patriote,
01:10souverainiste en général.
01:12De quoi poser des questions aux citoyens qui sont derrière vous.
01:15On va commencer tout de suite avec l'élito de Nicolas.
01:24Chers amis, bonjour.
01:26Merci d'être sur Alerte Générale.
01:27Alors, 2,40 euros le litre de gazole, voire plus du jamais vu dans notre histoire.
01:31Et le pouvoir vous répond qu'il n'y peut rien,
01:34que tout vient du cours mondial et d'un contexte politique, géopolitique défavorable.
01:39C'est faux, bien entendu, ou pas partiellement vrai.
01:42Depuis des années, ces gens mesurent une seule chose,
01:44car c'est leur seule boussole jusqu'où un peuple se laisse tondre sans relever la tête.
01:49Regardez ce que vous payez vraiment, sur chaque litre.
01:52Il y a d'abord la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques.
01:55Vient ensuite par-dessus la taxe de la taxe, la taxe sur la valeur ajoutée.
01:59Et celle-ci s'applique au montant de la première.
02:01Ils vous taxent en fait la taxe.
02:03Ce n'est plus de la fiscalité en réalité, les amis.
02:05C'est de l'extorsion fiscale.
02:07C'est une politique de déclassement social et de pauvreté endémique assumée.
02:11Alors, que propose ce gouvernement de Malheur ?
02:13Un guichet, des formulaires, un plafond, deux ressources, un délai d'instruction.
02:17On avait la volonté d'en faire en fait une usine à gaz
02:20pour décourager les plus téméraires et les plus audacieux.
02:23Et ils appellent ça des aides ciblées.
02:26On vous prend d'abord et on vous rendra peut-être un copec.
02:29Ensuite, si vous montez le dossier, baisser les taxes en revanche, reste impossible.
02:34Ils invoquent le déficit, celui-là même qu'ils ont creusé.
02:37En nez après en nez.
02:39En fait, ils ont incarcéré le pays dans la dette.
02:41Souvenez-vous de 2018, les Gilets jaunes.
02:43Macron avait promis d'entendre la France des ronds-points.
02:46Huit ans plus tard, le litre n'a jamais coûté aussi cher
02:49et les ronds-points ont été dégagés à coups de LBD et de lacrymo.
02:52Depuis, il y a eu les Bravem et les Centaures.
02:55Voilà ce qu'ils en ont retenu.
02:56La répression préméditée d'un peuple qui réclame qu'on lui rende sa dignité.
03:01Voilà pourquoi moi je me moque de savoir qui a lancé l'appel du 17 octobre.
03:05Cette question pour moi ne pèse rien.
03:06La seule qui compte tient en une phrase, une majorité de Français est-elle encore prête à se laisser humilier
03:11et se faire tondre sans un mot ?
03:13Chaque os est devenu un sondage grandeur nature sur notre résignation nationale.
03:18Cette apathie en réalité n'est pas un détail, elle est le carburant du saccage.
03:22Sans elle, jamais ces gens n'auraient gouverné aussi longtemps contre nos intérêts et contre ceux de la nation.
03:28Alors moi je ne suis pas là pour rappeler quoi que ce soit concrètement.
03:31Mon métier consiste à décrire ce que je vois.
03:33Et ce que je vois c'est un peuple qui a inventé la révolte et qui en garde le mode
03:38d'emploi.
03:38Il n'attend ni de hashtag ni d'autorisation.
03:41Et le jour où il se souviendra enfin de ce qu'il est, ils l'entendront de très loin.
03:45Et gouverner contre son peuple est une promesse avérée de chaos
03:49et en enlevant aux Français la possibilité d'une issue démocratique.
03:53Et franchement, ça semble tragique.
04:01Et c'est l'alerte rouge.
04:03Alors on va parler évidemment de ces mouvements citoyens,
04:06puisque les Gilets jaunes, vous êtes avocat des Gilets jaunes, Juan Branco.
04:10Et vous vous présentez en 2027, la première question, c'est 500 signatures.
04:15C'est possible ?
04:16C'est possible si les maires commencent à avoir un peu de courage
04:18et qu'ils ne se réfugient pas derrière la peur de perdre des subventions,
04:25que la préfecture les engueule, que les intercommunalités, blablabla.
04:29À un moment donné, il faut prendre ses responsabilités historiques.
04:33L'enjeu, ce n'est pas de soutenir un tel ou un tel,
04:35c'est de nous offrir la possibilité de participer au débat démocratique.
04:38C'est quand même la moindre des choses.
04:39Et il y a beaucoup de maires qui ont été élus justement sur des listes sans étiquette,
04:42citoyennes comme nous.
04:43Et je pense qu'ils ont un intérêt objectif à ce qu'on puisse porter cette voix,
04:47surtout qu'en fait, on s'intéresse avant tout à ces petites communes oubliées,
04:51à ces personnes qui ne sont pas représentées aujourd'hui par les forces politiques en place.
04:55Après, s'ils ne veulent pas le faire, ils auront assumé les responsabilités.
04:58Moi, je ne suis pas de ceux qui se défautent sur le pouvoir
05:01dès qu'il y a un échec ou quoi que ce soit.
05:02On va tout faire pour les avoir.
05:03On en a 20 aujourd'hui.
05:04C'est assez transparent et clair.
05:06On les a arrachés un après les autres.
05:08Et on a six mois pour en avoir 500.
05:10Donc, ça va dépendre à la fois de nous, mais aussi de ceux qu'on a en face,
05:13qui à un moment se disent,
05:14quand bien même, ça me coûterait quelques engueulades au conseil municipal,
05:17avec quelques administrés.
05:18Je considère que c'est mon devoir républicain d'ouvrir cette voix-là.
05:21– Il y a aussi les banques, qui ne sont pas très faciles à avoir
05:25en termes de signature pour ouvrir les comptes.
05:27– Vu que je suis avec des agents russes,
05:30si vous avez des contacts, on est prêt à les prendre.
05:32– TVL a des bons plans.
05:35– TVL a des bons plans.
05:36– Non, mais plus sérieusement, la question bancaire,
05:39de tout, aussi de l'invisibilisation médiatique,
05:41tout ça, ça viendra dans un deuxième temps.
05:43De toute façon, ils ont des obligations, une fois qu'on peut vraiment être candidat.
05:46On a la chance d'avoir des espaces comme ici, ceux qu'on s'est créés,
05:50qui nous permettent d'exister auprès de la population.
05:52Il y a quand même des centaines de milliers de personnes
05:53qui nous suivent à chacune des interventions qu'on peut avoir.
05:56Donc, nous, on avance dans cette direction-là,
05:58on verra dans un deuxième temps ce qui…
06:00Mais par ailleurs, évidemment, que c'est dans ce qu'on a démocratique.
06:02Mais je veux dire, tout le monde le sait.
06:03Il y a un moment donné où on accepte de jouer le jeu.
06:06On sait très bien que les règles sont chiquées
06:07pour s'assurer que le système se perpétue.
06:10Mais ça va nous donner d'autant plus d'arguments derrière
06:12pour continuer à traper et à dire non, ce qui se passe n'est pas possible.
06:16Mais c'est un pourrissement, finalement, ce problème à l'accès bancaire,
06:19ce problème des signatures aussi, des soutiens, des parrainages.
06:22On l'a vu, c'est depuis Hollande, les problèmes de parrainage.
06:24Ou même, pourquoi est-ce que Mathieu Pigas est invité partout dans les médias ?
06:29Avec des médias qui ne font que lui dire,
06:30mais quand est-ce que vous serez candidat, à quel titre ?
06:32Il n'a pas de mouvement politique, il n'a jamais été élu,
06:34il ne s'est jamais présenté à une élection.
06:36Il y a quelque chose de l'ordre, en effet, de la fabrication.
06:39Ils essaient de prendre le contrôle sur la présidentielle.
06:41Et moi, honnêtement, toute cette hystérie qu'ils ont essayé de créer
06:44il y a quelques jours sur la Russie, justement,
06:46c'était parce qu'ils ont très peur que le gouvernement tombe avec le budget.
06:49En deux mots, en gros, là, il va y avoir un budget extraordinairement violent,
06:52où tout le monde va prendre cher pour la faire courte.
06:56Et les forces politiques ont le choix entre soutenir le gouvernement,
07:01et donc devenir co-responsable de ce budget, ou le faire tomber.
07:05Si elles le font tomber, il y aura des législatives.
07:07Et s'il y a des législatives avant la présidentielle,
07:10ça peut partir dans tous les sens.
07:11Et donc, toutes les forces politiques en place ont très peur de ça.
07:16Eux, ils veulent leur petite présidentielle telle qu'elle est prête à être organisée maintenant,
07:19pour que chacun ait sa part de marché, ses subventions, son député, etc.
07:23Donc, ils sont prêts à se compromettre au détriment des intérêts des Français,
07:27et donc ils ont besoin d'un petit coup de main de l'Elysée,
07:29qui, du coup, les convoque, dit qu'il va y avoir une guerre, etc.
07:32Et du coup, ils disent qu'on était obligés, parce que sinon, les Russes allaient arriver à Paris.
07:37En gros, c'est un peu… Je ne vais pas rentrer dans les détails,
07:39mais c'est un peu l'objectif.
07:41Et l'idée, c'est… Ils voient bien qu'Alcatale et Philippe, ça ne prend pas.
07:44Donc, c'est d'essayer de sauver le soldat Lecornu comme une éventuelle alternative,
07:48éventuellement nous proposer la garde, vous voyez,
07:49enfin trouver une troisième loi qui permette d'avoir un candidat qui…
07:53– Le temps de trouver leur candidat.
08:02de Florian Philippot, mais aussi, vous suivez Dupont-Aignan,
08:05vous êtes aussi dans les ruches.
08:06Comment vous voyez cette multiplication des candidats souverainistes ?
08:10– C'est très dommage qu'il y ait une telle diversion,
08:13parce que si tout le monde se mettait ensemble,
08:15ce serait beaucoup plus facile pour nous, en tant qu'électeurs,
08:20de pouvoir aller vers la personne qui va pouvoir remonter la France.
08:24Je pense que, Juan, plus Dupont-Aignan, plus Florian Philippot,
08:29ce serait une merveille, une jolie petite ruche en tous les cas.
08:31– Et tous les trois, vous étiez à Arras, justement,
08:34aux assises de la souveraineté.
08:35Est-ce qu'il y a des discussions dans ce sens-là ?
08:37– En tout cas, il n'y aura pas de discussion qui soit cachée des gens.
08:40Moi, l'enjeu, c'est que…
08:41Moi, je viens de la gauche, d'une gauche que j'essaye de porter vers le souverainisme,
08:44de se rendre compte que la gauche de la subvention, c'est plus possible,
08:47qu'à un moment donné, il y a une pression fiscale
08:48qui écrase la création de richesses chez les petits artisans,
08:51chez les commerçants, chez les professions libérales,
08:53et que surtout, on ne peut pas continuer à distribuer de l'argent public
08:56sans produire en nous-mêmes.
08:57Il faut qu'on bascule sur ces questions.
08:59Et aussi, par ailleurs, que l'Union européenne est antidémocratique
09:02et qu'il faut faire un référendum sur ce sujet
09:04pour décider si on y reste ou pas.
09:06Donc, je m'adresse à des gens qui ne pourraient pas écouter
09:10et qui, par définition, par réflexe,
09:11n'écouteront jamais des gens comme Philippot, comme Dupont-Aignan,
09:14parce que d'office, ils appartiennent à une autre famille politique.
09:17Et donc, je pense qu'en réalité, c'est assez précieux
09:19qu'il y ait beaucoup de gens différents aujourd'hui
09:21qui, depuis des familles politiques différentes,
09:24portent sur un certain nombre de sujets des idées communes.
09:27En l'occurrence, la question du Frexit,
09:29parce que Dupont-Aignan, jusqu'à l'année dernière,
09:30il disait que jamais il ne serait pour le Frexit.
09:33Donc, il y a tout un travail encore de labourage et de conviction.
09:37Et à un moment donné, les choses vont se rétablir dans un sens ou dans l'autre.
09:40On verra bien qui est-ce qui a le plus de dynamique,
09:42qui est-ce qui a les parrainages…
09:43– Il n'y a pas un risque d'immiettage, Juan de Branco, par exemple ?
09:45– Pas du tout.
09:46– Entre tous les candidats qu'on connaît, d'ailleurs, notamment.
09:48– On est tous trop fragiles.
09:49Au contraire, je trouve qu'on a tous trop de fragiles…
09:53Je vous donne un exemple.
09:54Dupont-Aignan, il a quasiment ses 500 parrainages
09:55parce qu'il est un élu local
09:57et qui vient de la droite du RPR classique, etc.
10:02Nous, on part de zéro.
10:03Donc, moi, j'ai cette fragilité.
10:05Mais moi, par contre, mon public de départ,
10:08c'est la gauche qui pouvait être mélanchoniste,
10:11enfin, en tout cas, une gauche qui se cherchait dans la Révolution.
10:14Ces gens-là n'iraient jamais auprès Dupont-Aignan, etc.
10:18À un moment donné, il y aura des alliances objectives
10:21pour forcer une reprise en main de la souveraineté nationale.
10:25Mais c'est à ce moment-là, vous voyez,
10:27si tout d'un coup, il y a des sortes d'alliances confuses
10:31avec des gens qui viennent d'horizons idéologiques très différents,
10:34on va perdre beaucoup de gens.
10:35On va perdre beaucoup de gens, en fait.
10:36Et la politique, ce n'est pas de l'arithmétique,
10:39ce n'est pas des pourcentages qui s'ajoutent.
10:41– Ça ne s'allise pas, oui.
10:41– C'est aussi des sensibilités.
10:43– Il y a aussi le fait de parler aux abstentionnistes.
10:45– C'est le grand peuple, aujourd'hui, auquel personne ne s'adresse.
10:49Et quand vous venez d'un parti politique, déjà,
10:50que vous avez été dans le jeu politique traditionnel,
10:53c'est déjà plus difficile de vous faire entendre.
10:55Quand vous avez… ne serait-ce que parce que je suis plus jeune,
10:57enfin, vous arrivez plus vierge à ce niveau-là,
10:59avec une… ce n'est pas une pureté,
11:00mais vous voyez, une forme de distance par rapport au système,
11:03qu'on a été aux côtés des Gilets jaunes,
11:04qu'on a vraiment…
11:05Le débat que j'avais à Arras avec Dupont-Aignan,
11:08c'était aussi là-dessus.
11:08Lui, il disait, il faut faire attention sur le discours,
11:10il ne faut pas effrayer les masses des lecteurs.
11:13Il pensait, j'imagine, plus aux retraités,
11:15éventuellement aux salariés.
11:16Et moi, je lui disais à l'inverse.
11:18Je pense qu'il y a une colère dans ce pays tellement importante
11:20qu'il faut y répondre, il faut…
11:22Ça, c'est une divergence aussi qui n'est pas forcément sur le fond,
11:25mais sur la manière d'aborder les gens
11:27qui vont faire qu'on va tous se faire entendre par…
11:30Et il va y avoir un moment.
11:31Il y a des gens chez Mélenchon qui sont bien.
11:33Il y a des gens chez Mélenchon qui sont allés chez Mélenchon en 2017
11:35parce qu'il avait un discours républicain,
11:37parce qu'il avait un discours de sortie de l'Union européenne,
11:39parce qu'il avait un discours de…
11:41Bon, bref.
11:42Et à un moment donné, ces gens-là,
11:44combien de temps ils vont tenir dans le dispositif
11:45que lui propose la France insoumise ?
11:46Il va y avoir des désolidarisations,
11:48il va y avoir des rupturiers.
11:49Donc, il va y avoir des gens avec lesquels reconstruire
11:51quelque chose aussi à ce niveau-là.
11:52– Une autre question, parce qu'au-delà des présidentielles,
11:55se pose la question des législatives,
11:56d'avoir une force politique ancrée au-delà des ruches,
11:58qui est un mouvement politique, mais qui n'a pas d'élus.
12:01– Bien sûr.
12:01– Ce qui n'est pas le cas des patriotes,
12:03puisqu'il y a des maires qui ont été élus.
12:05Est-ce qu'il y aura une liste aux législatives ?
12:07– Je vais faire débattre le mouvement sur ce sujet,
12:10parce que, quels sont les avantages ?
12:12Je vous la fais courte.
12:13Un euro, une voix, de subvention par an,
12:15si vous vous présentez aux législatives.
12:16Donc, si vous avez 1 000 candidats,
12:17enfin, pardon, 1 500 candidats sur tout le territoire,
12:21il suffit que vous ayez 1 000 voix par circonscription,
12:24et ça vous fait 500 000 euros par an de subvention.
12:26Donc, la possibilité d'avoir un siège à Paris,
12:28avec des permanents,
12:29des gens qui aident au niveau local pour s'organiser, etc.
12:32L'autre avantage, c'est que ça vous donne un temps garanti médiatique.
12:36C'est-à-dire qu'en fait, l'ARCOM calcule le temps de visibilité
12:39dans les chaînes mainstream à partir de votre résultat aux législatives.
12:43– Même s'il n'y a pas d'élus ?
12:44– Même s'il n'y a pas d'élus, par rapport au nombre de voix.
12:46Donc, par contre, le désavantage, il est très clair.
12:48C'est-à-dire qu'on rentre dans une forme de complicité avec le système,
12:51avec tout ce que ça peut…
12:52– On devient subventionné, quand même.
12:53– Et derrière, évidemment, vous ne pouvez pas contrôler
12:56toutes les personnes qui sont dans votre mouvement.
12:58Et donc, il y a des personnes qui vont peut-être, à un moment donné,
13:00vouloir se compromettre, se distancer, etc.
13:03Donc, c'est un vrai choix stratégique.
13:05Est-ce qu'on décide de prendre ce risque-là ?
13:08Ou est-ce qu'on la joue hors système ?
13:09Mais dans ce cas-là, on n'aura pas vraiment le droit de se plaindre,
13:12de ne pas avoir des privilèges ou en tout cas des avantages de la part de ce système.
13:15Ça, ce n'est pas une décision que j'ai envie de prendre personnellement, par exemple.
13:18Parce que ça, il faut qu'il y ait une réflexion collective
13:20qui, à un moment donné, dise…
13:22Ne serait-ce que parce qu'il faut que derrière, tout le monde soit d'accord.
13:25Enfin, en tout cas, combien même existent en désaccord qui se disent
13:27« Bon, on suit quand même parce que ça a été… »
13:30Voilà.
13:30Donc, ça fait partie des grandes discussions qu'il faut qu'on ait.
13:33Il faut quand même se souvenir que les ruches françaises qu'on a créées,
13:37il y a l'aspect présidentiel.
13:38OK ? Pourquoi ?
13:39Parce que le président de la République, à travers l'article 11,
13:42il peut provoquer des référendums sur tout ce qui a trait
13:45à l'organisation du pouvoir public.
13:46Donc, on se fait élire, même si on n'a pas de majorité,
13:48on impose tout de suite un référendum sur le RIC,
13:51on fait adopter le RIC, et sur la sortie de l'Union européenne.
13:54Et on n'a pas besoin, en fait, d'une force parlementaire, vous voyez,
13:57et sur l'OTAN.
13:58C'est les trois sujets sur lesquels on cherche à se faire prononcer
14:02le peuple français.
14:02Ça nous permet d'office, en fait, de libérer la parole politique française,
14:07et on n'a pas besoin de rentrer dans les petits jeux institutionnels
14:10d'alliances, d'accords, d'avoir des majorités, etc.,
14:12ce qui pourrit le système français.
14:13Et l'autre grosse branche des ruches françaises,
14:16c'est quand même l'aspect révolutionnaire.
14:18C'est-à-dire se préparer à un nouveau mouvement des Gilets jaunes,
14:21et à ce moment-là, être en mesure d'accompagner, de protéger,
14:24et éventuellement de provoquer une baisse.
14:25– C'est-à-dire structurer intellectuellement, Juan Branco ?
14:27Un mouvement comme celui-ci, le structurer intellectuellement,
14:30culturellement, à un moment donné, ou en organisation, je ne sais pas ?
14:32– C'est ça, c'est en fait, c'est se dire,
14:34un, on ne se connaissait pas assez au moment des Gilets jaunes, tous.
14:36Il y avait des anarchistes, des royalistes,
14:37on était de toutes les familles politiques, mais on ne s'était jamais rencontrés.
14:40Donc évidemment, au moment de basculer les choses, il y avait une petite appréhension.
14:43Et le deuxième point, c'était, en effet, la formation,
14:46c'est-à-dire l'expérience politique, etc.
14:48Donc moi, j'ai passé entre…
14:50J'ai accompagné le mouvement des Gilets jaunes comme avocat,
14:52j'étais présent dans les rues, mais aussi en tant qu'intellectuel avec des livres.
14:55Le dernier, Comment fabriquer une guillotine,
14:57Côte d'État, Manuela Serregt-Cheneuve,
14:58qui était de se dire, ok, j'incite vraiment ceux qui nous écoutent à les lire,
15:03à la bibliothèque, les télécharger en PDF, qu'importe,
15:06parce qu'ils donnent des instruments pratiques,
15:08en cas de mouvement social, pour se protéger des forces de l'ordre
15:11et de pouvoir résister à la tentative d'écrasement qu'il va y avoir,
15:15médiatique, etc.
15:16Ça, c'est fondamental.
15:17Et donc nous, on cherche, dans ce mouvement,
15:20à préparer les gens à cette alternative.
15:24– Est-ce qu'il a changé le mouvement ?
15:25– Attends, on va en parler.
15:26– Une micro-question, une micro-réponse,
15:29est-ce que ce mouvement, il peut changer par rapport à 2018,
15:31avec des gens qui sont beaucoup plus armés intellectuellement ?
15:33– Il faut en tout cas qu'il y ait des avant-gardes qui s'y soient préparées.
15:36Ça, c'est fondamental.
15:36Sinon, on va se faire à nouveau massacrer, comme on l'a été en 2018.
15:39– Eh bien, on va parler en détail de cette affaire dans le grand déballage.
15:42– Si les jaunes qui reviennent,
15:52effectivement, la première question au préalable,
15:55est-ce que la France est encore ou n'a jamais été une démocratie ?
15:58– Ah non, elle n'est pas du tout une démocratie.
16:00Il ne faut pas se tromper sur…
16:02Moi, j'ai fait un texte il y a quelques jours
16:05qui racontait par exemple tous les micro-obstacles qu'on vous fixe
16:07quand vous essayez de créer un mouvement politique.
16:10Rien que le fait qu'il faille trois comptes en banque,
16:13deux commissaires aux comptes…
16:14– C'est incroyable.
16:15– Tout ça est invisible.
16:17Évidemment, vous n'allez pas faire un vinteur sur ce sujet.
16:19Mais en réalité, vous en avez une dizaine, quinzaine, vingtaine comme ça,
16:23ce qui fait que tout le monde s'épuise avant même d'avoir commencé.
16:26Et à la moindre erreur que vous faites, vous risquez une peine de prison.
16:29Évidemment, vous allez plus la risquer quand vous êtes dans un discours anti-système.
16:32– Évidemment.
16:32– Donc, dans ces circonstances-là, il faut être un peu fou pour se dire
16:37« Ok, je me lance quand même, j'y vais et j'essaie de protéger
16:40ceux qui vont se lancer derrière moi pour avancer ».
16:44Ça, c'est le premier point.
16:45Le deuxième point, l'institution judiciaire, on a vu à quel point
16:47elle était sous la tutelle du pouvoir politique,
16:50notamment ses procureurs, c'est de plus en plus indécent.
16:52Et enfin, de façon générale, ce que les gilets jaunes ont très vite compris
16:56et dénoncé, on n'a aucun contrôle sur nos dirigeants une fois qu'ils sont élus.
17:01Donc déjà, il y a un contrôle sur qui peut se présenter aux élections.
17:03En amont, on filtre.
17:05Donc, il n'y a pas de diversité dans la représentation démocratique.
17:08Et ensuite, quand ils arrivent au pouvoir, on est obligé d'attendre la fin du mandat.
17:11Et il n'y a aucune sanction sur ces dirigeants, s'ils ont fait n'importe quoi
17:15ou s'ils n'ont pas respecté notre parole, tout simplement.
17:16Parce qu'on peut faire n'importe quoi, mais parce que les électeurs nous l'ont demandé.
17:20Premier point.
17:21Et deuxième point, on ne peut pas éviter qu'ils fassent n'importe quoi.
17:23On n'a pas les mandats impératifs et révocatoires.
17:25On n'a pas le référendum d'initiative citoyenne qui fait qu'à un moment donné…
17:29Prenons un exemple.
17:30Quand ils ont voulu privatiser l'aéroport de Paris, on dit non.
17:33Ok, tu peux continuer sur tout le reste, mais sur ce point, ce n'est pas possible.
17:36Je ne te laisse pas faire.
17:37Et pourquoi ils font ça ?
17:38Parce qu'ils veulent faire plaisir à leur banquier d'affaires amie dans la petite place parisienne
17:41pour se faire recruter derrière, etc.
17:43Moi, je veux dire, on a dénoncé récemment le scandale Mistral,
17:4790 millions d'euros dans les poches d'un ancien ministre.
17:49Mais même, je suis désolé, même dans les pires républiques bananières,
17:52ils n'osent pas aller à ce niveau d'impunité.
17:54Ou Alexis Colleur qui n'est pas venu en commission d'enquête parlementaire.
17:57Ça aussi, ça pose des vraies questions.
17:58Et j'aimerais bien…
17:59Et le parquet de Paris, par exemple, sur une affaire comme ça,
18:0190 millions d'euros avec 170 euros de mise initiale
18:04pour l'ancien ministre du Digital, pardon, secrétaire d'État même.
18:10Vous faites une… au moins pour la forme, vous ouvrez une enquête.
18:13Vous voyez, vous classez sans suite en disant, bon, on n'a pas trouvé d'infraction.
18:16Le parquet est occupé à d'autres affaires, notamment les vôtres.
18:18Bah oui, bien sûr.
18:19À peine candidat, déjà, je ne sais pas combien de dollars.
18:21Au bon moment.
18:22Le 1er septembre à 16h.
18:23C'était… comment vous faire votre rentrée ?
18:25– C'est ça ? – Non, il faut…
18:26– C'est tellement grossier qu'on peut se demander si la justice…
18:30– Moi, j'ai passé 5 ans à vivre avec ces accusations,
18:34avant l'affaire Griveaux, dans l'angoisse la plus terrible,
18:36parce qu'en fait, je croyais encore dans le fait
18:39que quelque part, on vivait dans un État de droit,
18:41dans une démocratie libérale, et je ne comprenais pas.
18:44Et il faut imaginer la violence, pour moi, et ma naïveté,
18:47qu'à un moment donné, de me dire, mais en fait, ils y croient peut-être.
18:50Ils croient vraiment en ce qu'ils font, et donc, il y a une forme de…
18:54Ça vous terrasse psychiquement, et vous êtes en train de vous battre
18:57et d'essayer de démontrer votre innocence, etc.
18:59Et quand il y a eu cette dernière manœuvre finale,
19:01alors qu'ils avaient… le procureur chargé de cette affaire
19:04avait demandé le non-lieu il y a deux ans et demi.
19:06Ils ont bloqué pendant deux ans et demi ce réquisitoire,
19:08pour l'inverser, pour que sa hiérarchie…
19:10Et comme ils n'ont trouvé aucun procureur pour le faire,
19:11ça a dû être son chef, qui a signé à sa place le 7 août,
19:14au milieu de l'été.
19:14– C'est ça.
19:15– Et là, il y a une forme, en fait, paradoxalement, d'apaisement.
19:18Alors qu'on vous menace de 15 ans de prison,
19:20il y a cette idée de se dire, non, mais en fait, eux-mêmes n'y croient plus.
19:23Enfin, c'est devenu tellement grossier que…
19:25– Oui, ils le font pour la forme.
19:26– Et ça devient… non, mais ça devient fondamentalement politique.
19:28– Oui, c'est ça.
19:28– C'est-à-dire qu'il y a vraiment quelque chose
19:29où il n'y a plus de faux semblants,
19:33ils n'essaient plus vraiment de faire comme s'ils y croyaient,
19:35et donc, ils disent, d'accord, vous voulez jouer, on va jouer.
19:37Parce que moi aussi, je vous menace après toute prison.
19:38Moi aussi, je vous menace de vous envoyer aux îles Kerguelen
19:41si on arrive au pouvoir en 2017.
19:42Donc, il y a un moment donné, ok, d'accord, j'accepte.
19:45J'accepte qu'on rentre dans cette dialectique
19:46parce qu'elle n'est plus hypocrite.
19:48C'est plus, on essaie de vous faire passer pour ce que vous n'êtes plus,
19:50c'est, bon, allez, maintenant, on va te fracasser parce que c'est toi.
19:52Bon, ben d'accord, dans ce cas-là, je préfère ça,
19:55un peu comme en parlant de nos chers amis russes.
19:57Vous voyez, les régimes autoritaires,
20:00quand ils envoient en prison leurs opposants,
20:03parce qu'ils sont opposants, c'est moins sale, paradoxalement,
20:06que quand on essaye de vous inventer des choses…
20:07C'est plus assumé, quoi.
20:08Au moins, il y a un truc, et c'est un titre de gloire.
20:11C'est-à-dire, ok, en tant qu'opposant politique, vous me persécusez,
20:14ben écoutez, moi, j'assume…
20:16Sauf que, là, c'est un peu plus pervers,
20:17puisque l'idée, c'est de donner la chance aux médias de milliardaires
20:21de faire un titre branco-viol.
20:23Et soudain, je retrouve un intérêt dans l'espace médiatique.
20:27Ah ben là, vous avez des pleines pages dans les médias
20:29qui ne parlent jamais de vous.
20:29C'est partout, en une, il n'y a aucune difficulté.
20:31Tout d'un coup, je deviens quelqu'un.
20:33Je deviens, mais il va falloir, à un moment donné, articuler tout ça.
20:37Et ça, ça fait basculer votre vision, aussi, de la justice, concrètement,
20:39même si vous êtes avocat.
20:40Mais à un moment donné, quand vous êtes personnellement touché,
20:42vous vous dites, là, manifestement, il y a quelque chose à faire.
20:44En fait, c'est encore plus violent que quand vous êtes avocat,
20:46parce que, du coup, vous voyez dans tous les dossiers.
20:48Vous voyez, il y a une sorte de bascule de l'autre côté,
20:50et vous êtes au contact permanent de ces gens-là.
20:52Il faut voir, c'est des gens que je croise en audience,
20:54contre lesquels je plaide, etc.
20:56Il y a une intimité qui se crée dans la violence,
21:00qui est vraiment de…
21:01Mais honnêtement, j'ai autant souffert des violences
21:04qu'on a infligées à certains de mes clients,
21:06des injustices profondes pendant cette période,
21:08notamment lorsqu'ils étaient ciblés par le pouvoir politique,
21:11et pas forcément…
21:12Vous savez, par exemple, quand ils ont ciblé des figures,
21:14des gilets jaunes comme Maxime Nicole,
21:17ils n'osaient pas trop.
21:18C'est-à-dire qu'ils le faisaient, ils convoquaient,
21:20mais ils finissaient pas la chambre.
21:21Par contre, quand c'est les opérations de commandé,
21:23je vous donne un exemple, l'affaire Mila,
21:26qui était, en fait, contrairement à ce qu'on a pensé,
21:28une affaire qui était montée par les extrêmes centres,
21:31Richard Malka, le procureur, etc.
21:34Là, c'est des pauvres citoyens qui n'ont rien à voir avec la politique,
21:37qui se retrouvent pris dans la broyeuse pour monter une affaire médiatique,
21:40pour faire plaisir à Marlène Schiappa,
21:41pour faire plaisir à Richard Malka, etc.
21:43Et être à côté de ces gens-là,
21:45et voir un peu comme les agriculteurs pendant la DNC,
21:47vous voyez, tout d'un coup, des gens normaux, simples,
21:49qui n'ont jamais demandé rien à personne,
21:51qui sont battus sur un sujet,
21:52et qui se font, mais, l'aminer,
21:54et que vous sortez de là, comme avocat,
21:56parce que les magistrats deviennent d'autant plus violents
21:59dans ces situations-là,
22:00parce qu'ils savent qu'ils sont en train de faire n'importe quoi,
22:01qu'ils le font parce qu'on leur a demandé de le faire,
22:04et ils n'assument pas, quelque part,
22:05et du coup, en fait, ils font payer.
22:06– Et là, on cherche à faire des exemples, par exemple ?
22:08– Mais bien sûr.
22:10– Mais ce que je n'arrête pas de répéter,
22:12la DNC, c'est 60 agriculteurs dans la zone de la procureure
22:16qui ont été placés en garde à vue,
22:18c'est ça qui provoque l'affaire Liana.
22:20– C'est-à-dire qu'en fait, les enquêteurs,
22:21on leur demande de fracasser un mouvement social,
22:24d'agriculteurs qui ont raison de faire ce qu'ils font,
22:26et ils n'ont pas le temps d'enquêter sur l'affaire Liana,
22:28et du coup, il y a une gamine qui se fait violer,
22:29qui se fait tuer.
22:30Et vous voyez ça, c'est dans tout le pays,
22:32parce que chacune de ces procédures
22:34prend du temps, des moyens.
22:35Moi, on a convoqué ma mère, ma sœur, mon père,
22:38on a géolocalisé mes ex-petites copines
22:40pour les interroger sur ma sexualité
22:42pendant des mois, des années,
22:43pendant cinq ans, vous vous rendez compte ?
22:44Tous ces moyens-là, c'est des services de police.
22:47Quand la brigade criminelle me convoque
22:48pour un tweet sur Emmanuel Macron,
22:50la brigade criminelle, c'est les 100 OPJ
22:53les plus capés de France,
22:54qui sont censés travailler sur les affaires
22:56les plus sensibles, la DZ mafia, je ne sais pas quoi,
22:59et ils perdent une journée
23:02pour enquêter sur un tweet de Juan Branco.
23:04Vous voyez ?
23:05Sur demande de la préfecture,
23:07et qui, évidemment, derrière,
23:08relaisse la de l'Elysée.
23:09Et je leur dis, mais ils se sentent nuls,
23:11ils se sentent nuls de devoir faire ça.
23:13Et ça, je vous parle de moi,
23:15il faut multiplier par 10, par 100,
23:17par 1000, et vous comprenez, en fait,
23:18ça finit par créer des effets structurels.
23:20– Il y a l'État, donc République bananière,
23:22l'État qui est oppressif,
23:24contrôle des populations,
23:25censure de la parole publique,
23:26contrôle des oppositions,
23:27mais qui a réellement le pouvoir, finalement ?
23:29Est-ce que ce n'est pas plutôt
23:30ces milliardaires, oligarques,
23:32propriétaires de médias,
23:33plutôt qu'Emmanuel Macron,
23:34qui profite d'un État pour…
23:37– Oui, ou qui leur sert d'instrument.
23:38– Oui.
23:39– En réalité, on voit bien qu'Emmanuel Macron,
23:42ça reste un acteur secondaire dans ce grand jeu
23:45à la fois géopolitique, d'une part,
23:47enfin, il n'est même plus pris en considération,
23:48que ce soit par Trump, par Poutine, par qui que ce soit.
23:50– Personne ne lui répond.
23:51– Il y a un effacement qui va au-delà
23:54de l'effacement de la France.
23:55– C'est terrible de voir qu'en France,
23:57les oppositions font quand même les béni-oui-oui
23:59quand Emmanuel Macron les convoque à l'Élysée
24:01pour leur raconter n'importe quoi sur la Russie.
24:04– Pardon, mais elles ont accompagné
24:05le coup d'État légal de 2024.
24:07Elles ont permis à Emmanuel Macron,
24:09au moment où le peuple demandait à lui retirer le pouvoir,
24:11elles lui ont permis de nommer successivement
24:13des premiers ministres jusqu'à M. Lecornu,
24:15dont j'interroge quand même la légitimité démocratique
24:17aujourd'hui, nulle, pour lui permettre
24:19de garder le contrôle sur l'appareil d'État.
24:21Donc, faire quoi ? Continuer à nommer des magistrats,
24:24continuer à nommer des préfets.
24:25Ce pouvoir est resté à l'Élysée
24:26alors qu'il devait revenir au peuple,
24:28à travers, qu'importe la configuration politique
24:31qu'on aurait pu trouver.
24:31Et donc, ça lui a permis d'organiser sa sortie,
24:35d'organiser l'impunité à la fois de lui
24:37et de ceux qui l'ont servi pendant ces années
24:39et, quelque part, de faire survivre
24:41une forme de force nocive
24:44qui, en réalité, pourra continuer en 2027
24:46et peut-être en 2032 à peser sur le cours des choses.
24:48– Donc, c'est une complicité de la classe politique,
24:50de l'opposition politique, enfin, gouvernement…
24:52– Oui, des forces politiques…
24:53– Le Parlement, je parle.
24:53– Qui, à un moment donné,
24:55ils ont vu une forme d'intérêt, vous voyez ?
24:56On a accepté une forme de forfaiture
24:59et de trahison qui s'est faite…
25:00Et pourquoi ? Parce qu'eux ne jouent pas leur peau.
25:03Vous voyez ?
25:04Il y a des gens qui, dans ce pays,
25:05ont vraiment pris des risques
25:06pour s'opposer, pour exposer, pour révéler
25:08et qui se retrouvent, voilà,
25:10dans des affaires judiciaires,
25:11dans des affaires politiques.
25:12Il y a des millions de Français
25:13qui jouent leur peau au quotidien en ce moment,
25:14qui sont en train de payer
25:15les conséquences des politiques
25:17qui sont adoptées.
25:18Eux, dans leur petite Assemblée nationale,
25:19dans leur petit Sénat,
25:20dans leurs différents Sénacles,
25:22en réalité,
25:23trouvent un intérêt à la prolongation
25:25de cet existant,
25:25trouvent un intérêt à pouvoir continuer
25:27à aller sur les plateaux
25:27après tant qu'ils dénoncent, etc.
25:29Ils sont très bien payés.
25:30Il y en a certains qui vont à Monaco
25:31à Saint-Tropez.
25:32Vous voyez ?
25:32Enfin, le recours des princesses…
25:33– J'ai cette question,
25:34rendement de cause,
25:34il m'intéresse.
25:35On a voté,
25:36ils ont voté il y a quelques mois,
25:37la résolution sur le traité du Mercosur
25:39car ils ont vu que ça partait en bruit.
25:41Chaque parlementaire, député,
25:42savait très bien que ça ne servait à rien.
25:43– Bien sûr.
25:43– Et ils sont tous allés en guinguette,
25:46en fanfare, voter,
25:47en se précipitant en salle des quatre colonnes
25:49pour dire,
25:49nous avons voté contre
25:50avec certains qui ont mis le culot
25:52de mettre des bouteilles de champagne.
25:53– Donc là, manifestement, c'est quoi ?
25:54C'est de l'incompétence ?
25:55C'est de l'inconscience ?
25:56– C'est exactement ce qui va se passer
25:57avec le budget-là.
25:58C'est comment on fait
25:59pour éviter de faire tomber ce gouvernement
26:01tout en prétendant nous y opposer ?
26:02– Oui.
26:03– Vous voyez ?
26:03Comment est-ce qu'on fait
26:04pour nous assurer
26:05que notre petite boutique
26:06survivra à ces échéances-là
26:07et pourra incarner
26:10une forme d'opposition fantasmatique ?
26:12Ces forces-là n'ont pas été là
26:13pendant les Gilets jaunes.
26:14On les a attendues.
26:16Or, si elles avaient été là,
26:17ce n'est pas seulement un discours critique,
26:19elles auraient protégé le peuple français.
26:21Il y aurait évidemment eu
26:22beaucoup moins de violence à l'égard.
26:23Il y aurait eu beaucoup moins de LBD.
26:26Elles nous ont manqué,
26:27pas au sens où on voulait être récupérés,
26:29mais au sens où s'il n'y avait pas
26:30que ce soit des syndicats
26:32qui fassent bouclier,
26:34voilà ce qui s'est passé.
26:35– Philippe Brun, quand même,
26:36qui devait participer à la primaire du PS,
26:38qui a dit qu'il était sur les ronds-points.
26:40Vous avez vu comment il a été traité
26:41par le Parti socialiste ?
26:42– Oui, ça c'était très intéressant.
26:43– Mais est-ce que la façon
26:45dont les partis politiques
26:46n'ont pas pris encore les Gilets jaunes,
26:48ça ne masquait pas aussi,
26:49ou du moins ça ne faisait pas éclater
26:51leur inutilité avant de Branco ?
26:52C'est-à-dire qu'à un moment donné,
26:53quand vous avez un mouvement populaire qui monte,
26:54ça veut dire que les partis politiques
26:55et les corps intermières
26:56ne jouent plus leur rôle,
26:57donc les gens vont dans la rue.
26:58– C'est pire que leur inutilité à mon sens,
27:01parce qu'en réalité,
27:01ce que les Gilets jaunes ont compris,
27:03c'est qu'ils participaient
27:04à la perpétuation de ce système.
27:05Et il y avait un rejet très fort
27:07à leur égard de toute forme d'intermédiation.
27:09En fait, les Gilets jaunes,
27:10c'est le moment où une partie
27:11du peuple français
27:12prend conscience qu'on a besoin
27:13d'instruments de démocratie directe.
27:14On ne peut plus se contenter
27:15de donner à certaines personnes le pouvoir
27:17en espérant qu'elles vont faire au mieux
27:19à notre place.
27:19Il va falloir qu'à un moment donné,
27:21on ne les contrôle plus directement.
27:22Et il se trouve qu'il y a
27:23une révolution technologique en cours
27:24qui permet quand même théoriquement
27:26d'avoir une bien plus grande fluidité
27:28dans les liens avec les dirigeants politiques.
27:31C'est-à-dire que c'est beaucoup plus facile
27:32d'organiser des consultations et autres.
27:34Et donc, il y a quelque chose d'antinaturel
27:36au fait qu'il y ait des gars
27:38qui sont bien installés
27:39sur leur siège en velours
27:41au palais du Luxembourg
27:42ou à l'Assemblée nationale
27:44qui, pendant cinq ans,
27:46vivent comme des rois
27:47en votant de temps en temps
27:48sans comprendre la moitié des textes
27:49qu'ils votent, etc.
27:50Donc, il y a un moment donné
27:51où cette mise en scène s'est rompue
27:53et on a réclamé une forme de souveraineté
27:55beaucoup plus directe
27:55et ça leur a fait vraiment peur.
27:57C'est pour ça qu'ils se sont éloignés.
27:58Parce que tout d'un coup,
27:59ça remettait en question leur privilège.
28:01– Il y a une vraie question aussi
28:01sur les temps révolutionnaires
28:04et les Gilets jaunes d'ailleurs le disent.
28:06En exemple, 2018, c'était le début,
28:08première vague.
28:09Il faut 10 ans, 15 ans, 20 ans
28:11pour une révolution.
28:13Fabienne, est-ce que vous pensez
28:14qu'il y aura un nouveau mouvement
28:15des Gilets jaunes ?
28:15Et pas celui qui est appelé le 17 octobre,
28:17mais quelque chose qui va arriver
28:19tellement les élites sont déconnectées,
28:20tellement la colère aussi
28:21est énorme dans la population.
28:23– Je pense que ça gronde,
28:24ça gronde sérieusement.
28:25Il va se passer quelque chose,
28:26oui, c'est sûr, c'est sûr.
28:29Il va en venir en force.
28:30– Moins de Bronco ?
28:31Vous le voyez ça dans les ruches ?
28:33– Oui, il y a deux choses.
28:36Il y a l'effet d'endormissement
28:38lié à la présidentielle.
28:39C'est le meilleur narcotique possible.
28:42Ça recrée de la croyance.
28:43– Et puis, il y a l'ennemi russe aussi.
28:44– Et puis, après, il y a le spectre de la guerre.
28:47Il y a l'absence d'involution de la répression.
28:51Parce qu'on parle des Gilets jaunes,
28:52il y a eu derrière le convoi des libertés,
28:53il y a eu derrière les manifestations
28:54sur le Covid, etc.
28:56Il y a eu une forme d'approfondissement
28:57de la guerre intérieure
28:59qui était menée par l'État, en réalité,
29:01à l'égard de sa population.
29:03Et donc, il y a quand même des blessures
29:05accumulées.
29:06Et la certitude que l'idée de sortir…
29:10Enfin, en gros, il y avait une illusion démocratique
29:12qui existait, qui consiste à dire
29:13qu'on peut sortir dans la rue
29:14et réclamer des droits et du respect
29:17sans se faire massacrer.
29:18Aujourd'hui, elle est perdue,
29:19cette illusion en France.
29:20Et donc, ça appelle à une forme de sérieux
29:23sur l'engagement et sur les prochaines étapes.
29:24Il va falloir être beaucoup plus organisé
29:26et préparé, parce que maintenant,
29:28on sait à peu près quel niveau de charge.
29:30Le préfet Lallemand, au moment des convois des libertés,
29:32il a fait une biographie quelques mois plus tard,
29:33une autobiographie, en échange.
29:35Et il raconte comment, en fait,
29:37l'objectif de la répression violente…
29:39Vous vous souvenez, le policier
29:39qui sort son arme sur l'arc du Triomphe…
29:42Moi, j'ai vu des gens avec des crânes fracassés
29:44en garde à vue, en cellule,
29:46et les OPJ chargés des procédures
29:48ne savaient pas pourquoi ils étaient là.
29:49Ils avaient juste été raflés au hasard.
29:51Et l'Allemand, un an ou un an et demi plus tard,
29:54a su m'a dit qu'on ne pouvait pas,
29:55à quelques semaines de l'élection présidentielle,
29:57parce qu'on était en février 2022,
29:59se permettre qu'il y ait un événement politique
30:01qui vienne troubler…
30:02Donc, en fait, il y a une utilisation
30:04de la répression d'État qui est assumée.
30:06Et on prend les forces de l'ordre,
30:08la partie la moins formée,
30:10c'est-à-dire qu'on n'a pas envoyé là-bas
30:11des gendarmes mobiles, etc.
30:12On envoie des personnes de la BAC
30:14qui sont habituées à avoir
30:16des modes d'intervention un peu musclés, etc.
30:18Et on leur dit, allez-y, lâchez-vous.
30:20Ils se sont lâchés, ça a créé des drames.
30:22Et derrière, évidemment,
30:23il y a un espèce de traumatisme
30:25où tout le monde a vu ces images.
30:27On peut parler de garde prétorienne,
30:29finalement, une partie, bien entendu.
30:31Malheureusement, c'est pire que ça
30:32parce que la garde prétorienne,
30:33c'est ce qu'il avait essayé de créer avec Benalla.
30:35En fait, le vrai sujet de l'affaire Benalla,
30:37c'était qu'il avait mis des gens
30:39de la réserve citoyenne,
30:40que ce soit des gendarmes et des policiers,
30:42pour recruter en dehors de la hiérarchie
30:44du mystère d'intérieur
30:46des personnes qui seraient à sa main.
30:48Là, on est sur une compromission plus large.
30:50Et c'est ça aussi qui me gêne
30:51sur l'attitude, notamment,
30:54des syndicats policiers aujourd'hui,
30:55c'est qu'il y a eu une acceptation
30:57de deal contre deal,
30:58notamment en échange d'augmentation.
31:01C'est comme si une partie de la population
31:02avait décidé de se désolidariser du reste
31:04en échange d'avantages catégoriels.
31:07Il se souviendra qu'à la fin de l'acte 3,
31:09il y a une prime de 300 euros
31:10qui est débloquée pour les forces de l'ordre.
31:12Et on a accepté ça,
31:14un peu comme les syndicats routiers
31:15ont accepté d'annuler leur appel à la grève,
31:18alors qu'il y avait tous les camions de la CGT
31:20qui étaient allés le faire,
31:20en échange d'un arrangement.
31:21– Et c'est aussi, les syndicats sont très patients
31:24avec Emmanuel Macron,
31:26il n'y a pas d'appel à la grève générale,
31:27chacun y va, chacun son tour,
31:29les pêcheurs, les agriculteurs,
31:30les médecins, les flics,
31:31et jamais il n'y a une coordination volontaire
31:34voulue pour dire on arrête de jouer.
31:36– Parce qu'il y a une compromission,
31:37encore une fois,
31:38c'est-à-dire qu'on a un des syndicalismes
31:40les plus faibles au monde, en France,
31:42et donc ils s'accrochent en fait
31:44à leur petit bastion qui leur reste
31:47dans une sorte de grande négociation permanente
31:49avec l'État,
31:51et on ne peut pas compter sur…
31:52ce qu'on a découvert,
31:53c'est qu'il n'y a plus de syndicalisme révolutionnaire
31:54au sens noble du terme en France.
31:56– Subventionné par l'agent public,
31:57européen, européen, français.
31:58– C'est-à-dire qu'en fait,
31:59il n'y a plus du tout de participation,
32:00plus du tout de représentativité,
32:01mais par contre, il y a encore les fonds.
32:02Donc évidemment que ça devient
32:03un agent de l'ordre existant,
32:06ils peuvent nous raconter ce qu'ils veulent,
32:07on voit bien que factuellement,
32:08c'est devenu cela,
32:09et de toute façon,
32:10une position comme la leur,
32:12ce n'est plus une question de personne,
32:13en fait, ça ne peut que devenir cela.
32:14– Ça va même encore plus loin,
32:16on va parler de Gabriel Attal,
32:17que vous connaissez bien,
32:17depuis l'Alsacienne,
32:19qui lui en appelle aux États-Unis d'Europe,
32:21c'est-à-dire que là,
32:21il n'y a même plus de filtre,
32:22il essaye de dépasser
32:23Edouard Philippe sur son européisme,
32:25en disant,
32:25moi je veux aller encore plus loin,
32:26en finir avec ce pays emmerdant
32:27qu'est la France,
32:28avec des gaulois réfractaires,
32:29il faut qu'il y ait un président
32:30élu au suffrage universel,
32:31enfin, on va éloigner encore davantage
32:33le pouvoir décisionnaire
32:34du peuple français.
32:35C'est inacceptable ça ?
32:36– C'est…
32:38enfin, je veux dire,
32:39il est au groupe Bilderberg,
32:41Gabriel Attal,
32:41comme Edouard Philippe d'ailleurs.
32:43Donc en fait,
32:44on voit bien qu'il est soutenu
32:46par des forces sociales,
32:48économiques,
32:49qui ont pour objectif d'intégrer,
32:51de créer un grand marché intérieur européen,
32:53qui serait soumis aux États-Unis,
32:55politiquement,
32:55et qui en deviendrait une forme de succursale.
32:58Donc c'est aussi…
32:59enfin, ça s'arrête là,
33:00je veux dire,
33:00il n'y a rien de plus…
33:01c'est sa mission,
33:02et cette mission-là
33:04va servir les élites comprador françaises,
33:06donc ce reste de la bourgeoisie
33:07qui continue à bénéficier
33:08de la mondialisation,
33:09toujours plus riquiqui,
33:10mais avec des bénéfices
33:11toujours plus importants,
33:12et ensemble,
33:13ils constituent le 13 à 15%
33:15du bloc central,
33:16et toute leur difficulté aujourd'hui,
33:18c'est comment articuler
33:19des réussites électorales,
33:21alors qu'ils sont hyper minoritaires
33:22au sein de la population.
33:23Ces 13 à 15%,
33:24c'est les 13 à 15%
33:25qui étaient contre les gilets jaunes
33:26en 2018.
33:27Vous vous souvenez,
33:27il y avait 85% de…
33:30C'est cette base sociale-là,
33:31et eux,
33:32tout leur objectif,
33:33c'est d'être le pivot,
33:34un peu comme l'a été
33:35la démocratie chrétienne
33:36en Italie,
33:37en 1970-70,
33:38avec le pivot électoral
33:39autour desquels
33:40vont s'agréger
33:41des forces politiques,
33:42la social-démocratie, etc.
33:43– Est-ce qu'il n'y a pas
33:43un problème démographique ?
33:44C'est-à-dire que ce pivot-là
33:45vieillissant va disparaître
33:47de facto ?
33:48– Oui, sauf que…
33:48– Les jeunes sont plus
33:49quand même sur d'autres parties.
33:51– Ces mêmes personnes
33:52qui sont toujours reposées
33:54à la fois sur les retraités
33:55et sur les salariés
33:57commencent à s'attaquer
33:58aux retraités et aux salariés.
33:59– Donc c'est vraiment
33:59qu'on arrive à la fin.
34:00– Voilà, ils commencent
34:01à gangréner leur propre
34:02base électorale.
34:03Vous voyez,
34:03donc à un moment donné,
34:05l'expérimentation va tourner vinaigre.
34:07Après, c'est sûr
34:07que c'est moins le public
34:09des retraités
34:09qui va faire la révolution
34:10que les jeunes,
34:11comme dans tout pays,
34:12mais on commence à sentir
34:13une exaspération très violente
34:14de la part de ces personnes
34:16qui ont si connu une France
34:17qui fonctionnait.
34:19Donc il y a votre intérêt personnel
34:20jusqu'à une certaine limite.
34:22Jusqu'au moment où vous voyez
34:23que vos enfants,
34:23vos petits-enfants,
34:24quand vous en avez
34:24parce que vous en avez plus,
34:25ce qui est aussi un vrai sujet,
34:26la crise démographique,
34:28vous commencez à voir
34:28que tout s'effondre
34:29et vous commencez à penser
34:31au-delà de vous-même.
34:33– Est-ce que ces gens
34:34ont conscience,
34:35à un moment donné,
34:35qu'on va vers l'affrontement ?
34:36Alors, ce n'est pas le projet
34:37puisque vous êtes vous-même
34:38dans une candidature à présidentielle
34:40donc il y a une issue démocratique
34:41selon vous qui est possible.
34:42– C'est presque un cadeau
34:42qu'on leur fait,
34:43c'est-à-dire la dernière chance.
34:46Si vous voulez encore négocier,
34:48c'est maintenant ou jamais,
34:48vous n'aurez que les carguelaines
34:50et pas des choses
34:50un peu plus sanglantes
34:51qui viendraient derrière.
34:52Donc c'est vrai
34:52que l'offre de l'église…
34:54– La guillade, la guillade !
34:55– La guillade, la guillade !
34:56– Optez pour les carguelaines maintenant.
34:58– L'offre de départ
34:59ne leur apparaît peut-être
34:59pas encore très séduisante
35:00mais je pense qu'ils vont
35:01comprendre rapidement
35:02que ce serait peut-être
35:02le moins pire des compromis
35:05qu'ils puissent avoir.
35:06Mais c'est très compliqué
35:08parce qu'il faut voir
35:09les émissions de type
35:10C-Politique et tout ça
35:12pour comprendre
35:12à quel point ils vivent
35:13dans une forme de chloroforme
35:15qui est une réalité parallèle.
35:16– C'est une endogamie.
35:17– Voilà.
35:18– Alors là aussi,
35:19c'est un casting oligarchique.
35:20C'est Xavier Agniel
35:21qui produit via Medo-Yahwan
35:22une émission
35:23qui est là pour faire de la propagande.
35:24– Oui, mais ça ne s'adresse pas
35:26qu'au reste de la population.
35:27Ça s'adresse aussi à eux-mêmes.
35:29C'est-à-dire qu'eux,
35:30ils se branchent,
35:30ils ne viennent pas voir.
35:31S'ils venaient voir cette émission
35:33qui est quand même
35:34remarquablement modérée, je trouve.
35:34– C'est vrai, vous pourriez venir
35:35vous abonner à l'Ottawa.
35:35– Là, c'est Dolifran
35:36de Matamini et Soir.
35:38– Ils sont effrayés.
35:38Ils sont effrayés.
35:39Ils se sont effrayés.
35:39Mais qui sont ces dingo ?
35:43– Vous avez parlé de Copec tout à l'heure.
35:45Il peut y en avoir.
35:45Il n'y a pas d'autre possibilité
35:47de comprendre.
35:48Alors qu'encore une fois,
35:49on fait partie des gens
35:50les plus raisonnables
35:51et qu'en France,
35:53je pense qu'il y a
35:53un durcissement du discours
35:56qu'ils ne perçoivent pas.
35:58Ils sont enfermés
35:58dans leur précaré.
36:00Voilà, ils essayent.
36:01ils pensent encore
36:01qu'en faisant des vidéos
36:02à l'Édouard Philippe,
36:03en creusant des trucs,
36:04en faisant des frites,
36:05ça va passer.
36:06Bon, je pense que le retour
36:08du réel va être dur.
36:09Mais c'est vrai qu'il y a
36:09quand même une forme
36:10de complicité encore,
36:11de forces politiques
36:11comme le Rassemblement National,
36:12la France nationalisée, etc.
36:16qui sont présentées
36:17par toutes ces émissions
36:17et tous ces gens
36:18comme des exemples
36:20de radicalisation.
36:21J'ai envie de leur dire,
36:22mais si vous pensez
36:22que c'est ça la radicalité politique
36:23en France aujourd'hui,
36:24je ne sais pas
36:25sur quelle planète vous vivez.
36:26Je ne sais pas
36:26ce qui va vous arriver
36:27quand vous allez vous rendre compte
36:31Ils se sont mainstreamisés,
36:32selon vous, le RN
36:32et la LFI d'ailleurs,
36:34sur la sortie de l'Union Européenne
36:35notamment ?
36:35Au même moment,
36:36les deux ont renoncé
36:37sur la question
36:38de l'Europe, de l'euro
36:40et donc en fait,
36:41ils ont tué
36:42la possibilité d'une alternative.
36:43On ne peut pas,
36:44sans au moins proposer aux Français
36:46la possibilité de ce changement,
36:47quitte à ce qu'ils décident ensuite
36:48en conscience,
36:49on ne peut pas promettre
36:50quoi que ce soit
36:51de fondamentalement différent.
36:52C'est une question structurelle
36:53liée aux accords
36:54de libre-échange,
36:55toute une série.
36:56On ne va pas rentrer
36:57dans la technicité aujourd'hui
36:57mais c'est impossible.
36:58Donc à partir de là,
37:00dès le moment qu'ils acceptent
37:02pour, dans l'espoir
37:03d'arriver au pouvoir,
37:04ce renoncement
37:05à ce qu'ils proposaient,
37:06c'est fini.
37:06Mais pourquoi cette mainstreamisation
37:08de ces partis,
37:08selon vous,
37:09Rande Branco ?
37:09Qu'est-ce qui a fait
37:10que la LFI et le RN
37:11en même temps ?
37:12Ils ont fait un calcul électoral.
37:14Ils savent très bien
37:14que s'il y a une sortie
37:15de l'euro
37:16et de l'Union Européenne,
37:17il va falloir une dévaluation,
37:18c'est-à-dire potentiellement
37:19une perte de pouvoir d'achat.
37:21Or, entre 2013-14,
37:23qui était la dernière fois,
37:24on a envisagé
37:24de sortir de l'euro
37:25et aujourd'hui,
37:26la base manufacturière française
37:27est passée de 17%
37:28à 11% du PIB.
37:30La base manufacturière,
37:31c'est en gros ce qu'on produit.
37:33Donc, moins vous produisez,
37:34donc plus vous dépendez
37:35de ce qui est produit
37:35à l'extérieur,
37:36plus une dévaluation
37:38fait du mal au portefeuille.
37:39Vous voyez,
37:40pour la première année,
37:42la France importe plus
37:43qu'elle n'exporte
37:44de produits alimentaires.
37:45C'est-à-dire,
37:45même sur notre nourriture,
37:47ça nous ferait plus de mal
37:48que de bien.
37:48Et donc,
37:49quand vous êtes
37:50aux portes du pouvoir,
37:51vous dites,
37:52je ne vais pas me sacrifier,
37:53je ne vais pas me prendre
37:53une offensive oligarchique
37:54sur les dernières semaines
37:55de la campagne
37:56qui va dire
37:57vous allez perdre
37:58du pouvoir d'achat
37:58si vous votez pour eux,
37:59etc.
37:59Ils voient bien le truc,
38:00donc ils se disent
38:01moi je préfère arriver au pouvoir
38:03plutôt que d'essayer
38:04de défendre les intérêts
38:04de la France
38:05et de faire remonter la France
38:07tout simplement.
38:08Parce que ça va être
38:10un peu dur à court terme.
38:11C'est pour ça que moi
38:11je veux un référendum.
38:12Je suis fini là-dessus,
38:13mais je veux un référendum
38:14parce que je veux
38:14que les Français
38:15décident en conscience.
38:17Vous voyez,
38:17je ne veux pas vous promettre
38:19des lendemains qui chantent
38:20sans...
38:20Allô ?
38:27Eh oui !
38:30Good evening !
38:31Good evening,
38:32ça...
38:32For sure, for sure.
38:33New York !
38:34Oh, c'est New York !
38:35Non, c'est Emmanuel Macron,
38:37c'est le conseiller
38:38d'Emmanuel Macron
38:38qui est à New York en ce moment.
38:39Oui !
38:40Oui, bien sûr !
38:41Les Russes,
38:42je poserai la question, oui.
38:44Il y a quand même...
38:45Ah, je ne sais pas.
38:47Alors la show,
38:48c'est possible.
38:49Eh bien voilà,
38:50très bien.
38:51Alors,
38:52alors qu'un jour,
38:53monsieur le conseiller,
38:54merci beaucoup.
38:55Et mes amitiés à madame.
38:58Bon, alors,
38:58les Russes,
38:59est-ce qu'ils vont nous attaquer ?
39:00Oui ou merde ?
39:00Est-ce qu'ils vont rentrer à Paris ?
39:02Ben oui,
39:02quand, déjà quand ?
39:03L'occuper Brest.
39:03Oui, quand plutôt,
39:04c'est ça ?
39:05Brest,
39:05ils vont passer par Brest.
39:06Oui, ils vont passer par Brest.
39:07Oui, c'est fou.
39:09Écoutez,
39:09ce n'est pas sérieux.
39:11Ce n'est pas sérieux
39:12et en même temps,
39:12ça devient très sérieux.
39:13C'est ça le paradoxe,
39:14c'est qu'on n'a plus
39:15de forces politiques en France
39:16qui résistent à ce narratif
39:18institutionnel.
39:18Ça, déjà,
39:19c'est une source
39:19d'inquiétude importante.
39:21C'est un peu,
39:22moi, j'étais en Chine
39:22il y a quelques mois,
39:23je parlais avec des universitaires
39:25chinois à Pékin
39:25qui m'avaient invité
39:26et je leur disais,
39:27mais qu'est-ce que vous savez
39:28de vos dirigeants politiques ?
39:30Ils n'étaient pas capables
39:31de me citer
39:31les membres du comité permanent
39:32qui, en gros,
39:33les cinq ou sept personnes
39:35qui décident de tout en Chine.
39:37Et je leur disais,
39:37mais vous connaissez qui ?
39:38À part Xi Jinping,
39:39ils connaissaient le maire de Shanghai,
39:40le maire de Pékin
39:41et c'était à peu près tout.
39:42Là, je parle des gens
39:42les plus formés
39:43et les plus intéressés
39:44à choses politiques.
39:46Et je me suis dit,
39:47ben oui,
39:48c'est un des meilleurs moyens
39:48de garder le contrôle politique
39:50sur un pays,
39:50c'est de créer l'ignorance.
39:51Je suis revenu en France
39:52et dans une émission,
39:53me demandait,
39:53mais qu'est-ce que vous pensez
39:54du ministre de l'Éducation nationale ?
39:55Je ne savais pas.
39:57Et je me suis rendu compte
39:58qu'ils étaient en train
40:00de générer…
40:01On est tellement dégoûté,
40:03tellement las de tout ça
40:04qu'on est en train
40:05de leur donner
40:05et de leur laisser
40:06les clés du camion
40:07sur tous les sujets.
40:07Ils font n'importe quoi,
40:08ils détruisent le bac
40:09dans l'éducation nationale,
40:10bon bref,
40:10sur tous les sujets.
40:11La justice,
40:12l'intérêt.
40:13Et donc,
40:14y compris sur les questions
40:15de relations internationales
40:16qui touchent au pouvoir d'achat.
40:18L'hydrocarbure,
40:19le gaz,
40:20c'est ça qui fait
40:21qu'aujourd'hui,
40:21on est en train de…
40:23On s'est privé
40:23d'une source d'énergie
40:26pas chère
40:26qui est naturelle pour nous.
40:27Quoi qu'on pense
40:28du gouvernement de Poutine,
40:29quoi qu'on pense
40:30de la guerre en Ukraine,
40:31on peut la condamner
40:32dans les termes
40:33les plus fermes,
40:34structurellement,
40:34c'est soit on a du gaz
40:36qui vient directement
40:36de notre continent,
40:37soit on est obligé
40:38de surpayer le gaz américain
40:40qui vient liquéfier
40:42avec une prime massive
40:45pour Trump
40:45et c'est nous tous
40:47qui payons.
40:48Cette question-là,
40:49moi je veux bien
40:49qu'on se sacrifie
40:51au nom de l'éthique
40:51et de la morale,
40:52mais qu'on nous laisse décider.
40:54Je veux dire
40:54que ce soit ceux
40:55qui vont payer l'addition
40:56qui à un moment donné
40:57votent et disent
40:58en effet,
40:58je considère qu'éthiquement
41:00il est important
41:01d'appuyer les Ukrainiens,
41:04etc.
41:04Pourquoi pas ?
41:05Je veux dire,
41:05ça pourrait être
41:06un choix souverain,
41:07mais le fait
41:07qu'on nous prive
41:08de cette possibilité
41:09de décider,
41:10ça fait qu'on se retrouve
41:11dans des entonnoirs
41:13inacceptables
41:13et que la colère
41:14risque de devenir violence.
41:17Allez,
41:17on va passer
41:18à la Minute Mainstream.
41:19Allez.
41:25– Nicolas,
41:26je crois que
41:27nous vivons peut-être
41:29les dernières heures
41:30de paix
41:31sur le continent européen.
41:32Vous avez suivi,
41:33bien sûr,
41:34cette réunion incroyable
41:35au sous-sol de l'Élysée
41:36où le chef de l'État
41:37a été clair,
41:38les Russes nous menacent.
41:39– Exactement,
41:40les Russes nous menacent.
41:41On est en train
41:41de sortir de la France libre,
41:43Alexis.
41:43Vraiment,
41:44les Russes sont là,
41:44ils passeront par Brest,
41:45ils seront à Paris
41:46très prochainement,
41:47on va devoir les contenir.
41:48a-t-on la force de le faire ?
41:50Je ne sais pas.
41:50Et puis,
41:51il faut parler
41:51des ingérences intérieures
41:53parce qu'ils ont des proxys
41:54sur notre territoire.
41:55– Des relais,
41:55bien sûr.
41:56– Des gros relais,
41:57des antennes relais 5G
41:58chez nous,
41:59là,
41:59maintenant,
42:00qui émettent 24-24,
42:01c'est Radio Pirate.
42:02– Au-delà,
42:03bien sûr,
42:04de ces ingérences,
42:04ce qui m'inquiète,
42:05c'est aussi le manque
42:06de force morale
42:07des jeunes Français
42:08qui ne répondent pas
42:09à l'appel du drapeau
42:10parce que mourir
42:11pour la patrie,
42:12quoi de plus beau ?
42:13– Ah oui,
42:14bien sûr,
42:14il faut se battre,
42:15il faut tout donner,
42:16l'éthique,
42:16la morale,
42:17les valeurs.
42:18– Macha Meryl le disait,
42:19il faut y aller,
42:19il faut cartonner les Russes.
42:20– Oui,
42:20il faut cartonner les Russes.
42:21– Macha Meryl mériterait d'ailleurs…
42:23– Et un petit treillis
42:23en XL,
42:24je pense.
42:26– Donc ça,
42:27heureusement,
42:27Thibaut Hinchep
42:28essaye un peu
42:28de valoriser
42:30les métiers de l'arme.
42:32Mais est-ce qu'on comprend
42:34réellement
42:34l'ampleur
42:35et l'urgence
42:36de cette menace ?
42:37– Non,
42:38on ne comprend pas.
42:38Les Français
42:39sont complètement aveugles.
42:40Ils sont anesthésiés.
42:41le prix du carburant,
42:43le prix du carburant
42:43et les Russes,
42:44bordel,
42:45et les Russes.
42:46Moi,
42:46je pose la question
42:46et les Russes.
42:47C'est quand même
42:48la menace
42:48la plus importante
42:49aujourd'hui.
42:49Les Russes,
42:50par rapport au prix du gazole,
42:51bon,
42:522,70,
42:52il ne faut pas exagérer
42:53quand même.
42:55Mettez 50 euros
42:56tout le temps,
42:57comme ça,
42:57le prix,
42:57comme dirait Hondevoss,
42:58ça ne bougera pas.
42:59Voilà.
43:00– La guerre
43:00sans pétrole,
43:01on peut la faire.
43:02– On peut la faire.
43:03– Voilà,
43:03une guerre décarbonée,
43:04ça,
43:04ça,
43:04c'est la France qu'on aime.
43:05– C'est ça,
43:06j'en aime bien,
43:06nous,
43:06la France,
43:07car il est un peu plus
43:08carboné.
43:09– Allez,
43:09l'heure des comptes.
43:16Alors là,
43:17là,
43:17on est gâtés.
43:19On se demandait justement
43:21qui Emmanuel Macron
43:22allait soutenir
43:23de Bilderberg,
43:25Édouard Philippe
43:25ou Bilderberg,
43:26Gabriel Attal
43:27ou peut-être
43:27Michel Lecornu,
43:29pardon,
43:29ce n'est pas son prénom,
43:30Ursula von der Leyen.
43:31Est-ce qu'elle peut
43:31se présenter en France ?
43:32Ce serait une solution ?
43:33Non,
43:33Christine Lagarde,
43:34c'est pas mal aussi.
43:35– Oui,
43:35c'est pas mal ça.
43:35– Regardez,
43:36Macron a choisi
43:37quelqu'un d'autre.
43:37– Voilà.
43:38– Enzo,
43:38c'est ça.
43:44– Bonjour,
43:45je suis avec Enzo.
43:48Donc,
43:48je fais sa campagne
43:49pour déléguer de classe,
43:50voter pour lui.
43:53– Enzo,
43:53déléguer de classe,
43:54voter pour lui.
43:55– C'est plus possible,
43:56c'est plus possible.
43:57Sortez-les,
43:57ces gens,
43:58sortez-les.
43:59– Juan,
44:00un mot sur
44:01cette séquence ?
44:03– Non,
44:03– Spoker Guelette,
44:04c'est un Saint-Pierre-et-Miquelon.
44:05– Non mais,
44:07c'est d'autant plus…
44:09Moi,
44:09j'ai quelque chose,
44:10par exemple,
44:10contre la religion du selfie.
44:12Je trouve que quand on aspire
44:13à des hautes fonctions,
44:15cette idée de se faire prendre
44:15en photo tout le temps,
44:16il y a deux questions.
44:18Déjà,
44:18il y a la question humaine.
44:19C'est-à-dire que les gens
44:19viennent vous voir,
44:21ils veulent la photo
44:22sans même vous avoir salué.
44:23Et à chaque fois,
44:24moi,
44:24je leur dis,
44:25déjà,
44:25je suis contre par principe
44:26et je préfère échanger
44:27quelques mots avec vous.
44:28Et je trouve qu'il y a une forme
44:29d'abaissement,
44:30juste pour avoir
44:30un peu de notoriété.
44:32Tout le monde accepte
44:32de se faire prendre en photo
44:33avec n'importe qui.
44:34On perd la valeur du moment
44:36et même de…
44:37Donc ça,
44:37c'est sur le principe
44:38et évidemment que ça génère
44:39des dérives comme celle-ci.
44:40Si vous commencez
44:40à faire n'importe quoi
44:42en permanence,
44:43il y a une forme
44:44de manque de souveraineté
44:45chez notre classe politique.
44:46Ça a l'air anodin,
44:47mais ça fait partie
44:49du dispositif.
44:49– Ça va même au-delà
44:50parce que c'est très pervers
44:51puisque Macron veut interdire
44:52les écrans au moins de 15 ans
44:53et il est là
44:54avec un gamin
44:54qui a son téléphone.
44:55Donc on est vraiment dans le…
44:56– Je pensais que vous alliez
44:57dénoncer l'ingérence
44:59dans l'élection
44:59du délégué de classe,
45:00ce qui par ailleurs…
45:01– Et là aussi,
45:02et là aussi,
45:03incroyable,
45:03un chef de l'État
45:04qui s'immisce
45:05dans des élections
45:05d'un délégué de classe.
45:06Donc si Enzo est élu…
45:07– Moi je pense
45:07qu'une procédure judiciaire…
45:08– J'espère que vous serez
45:09l'avocat de la classe.
45:11On parlait de Gabriel Attal,
45:13votre ancien collègue
45:14de la Lassassienne.
45:14– Dont j'étais délégué de classe
45:15en souvent,
45:15que j'ai défendu
45:16sur des histoires
45:17de batailles de crès,
45:18c'est vrai.
45:18– Bon ben,
45:20on va regarder
45:21sur l'équipe de choc.
45:22– Une chose est claire,
45:23nous sommes prêts.
45:25Prêts à accélérer
45:25et à réveiller cette campagne
45:27que tant veulent endormir.
45:29Prêts à continuer
45:30à porter un projet
45:31et une vision pour le pays.
45:32Une vision pour un changement profond
45:34qu'aucun autre candidat
45:35ne porte aujourd'hui.
45:37Prêts à nous démultiplier
45:38sur le terrain.
45:39Nous le faisons déjà
45:40encore ce week-end.
45:42300 réunions ont été organisées
45:43partout en France
45:44dans le cadre
45:45de notre opération
45:461000 bistrots.
45:47Avec les 1000 référents
45:49que nous annonçons aujourd'hui,
45:50nous allons pouvoir
45:51changer d'échelle.
45:52Nous ferons campagne
45:53partout
45:54jusqu'à la dernière seconde,
45:56jusqu'au 2 mai 2027
45:58et à la victoire.
45:59– Victoire.
45:59– Victoire, bien sûr.
46:00– Alors,
46:01Gabriel Attal,
46:02est-ce qu'il avait une tête à claques
46:03déjà à Lassassienne ?
46:04– Il était insupportable.
46:05Il était vraiment,
46:05vraiment,
46:06en fait,
46:06mais plus sérieusement,
46:07il était vraiment méchant
46:08et cruel.
46:09Avec les plus fragiles,
46:10vous savez,
46:11parce que même à l'école Lassassienne,
46:11il y a des classes sociales.
46:12– Bien sûr.
46:13– Et en fait,
46:13peut-être plus qu'ailleurs.
46:14Le gin diesel à 200 euros
46:16en quatrième,
46:17soit vous l'avez,
46:17soit vous ne l'avez pas.
46:18Et selon que vous l'avez
46:19ou vous ne l'avez pas,
46:19vous allez être plutôt dans un…
46:21Et lui,
46:22il était toujours entouré
46:22d'une courte,
46:23d'ailleurs,
46:23de très jolies jeunes filles,
46:25souvent héritières.
46:26Et il avait ce déploiement
46:28un peu mesquin.
46:28Moi,
46:29je trouve que c'est une chance
46:30d'avoir pu voir
46:32se déployer
46:33depuis l'enfance,
46:34en fait,
46:34un personnage politique
46:36contemporain,
46:36parce que ça me permet
46:37de comprendre quand même…
46:38Ce ne sont pas des discours
46:38rapportés,
46:39je vois de l'intérieur.
46:40Et quand à 16 ans…
46:40– Alors après,
46:41c'est vraiment les relais
46:41de Saint-Germain.
46:42Enfin,
46:42il est le produit de sa classe.
46:44– Oui,
46:45alors,
46:45c'est-à-dire que à Saint-Germain,
46:47c'est plutôt une bourgeoisie
46:49culturelle assez médiocre,
46:50en réalité.
46:51C'est pas…
46:51L'école asiatienne,
46:52ce n'est pas du tout
46:52comme Henri IV ou d'autres
46:53qui sont vraiment
46:54des temples républicains
46:55où on essaie de vous apprendre
46:56la religion du concours,
46:58de l'exigence intellectuelle,
46:59etc.
46:59Là,
47:00c'est plutôt l'entre-soin
47:00un peu mou.
47:01Enfin,
47:01vous voyez,
47:01c'est un peu le ventre mou
47:02du centrisme.
47:03– C'est l'hédonisme.
47:04C'est le côté
47:04on s'amuse,
47:06rien n'est vraiment sérieux.
47:07– On ne met pas
47:08trop de pression sur les enfants.
47:08– On offre le diplôme
47:09de Sciences Po,
47:10ensuite on entre directement
47:11au cabinet ministériel
47:12grâce à une copine de maman.
47:13– À la fille de la ministre.
47:15Et tout ça se fait
47:17derrière les fagots.
47:18Et si quelqu'un ose en parler,
47:20alors tout de suite,
47:20c'est la lalie,
47:21c'est le scandale,
47:22etc.
47:23Donc,
47:24théoriquement,
47:24ce n'est pas censé faire naître
47:25des monstres politiques
47:26qui nous amènent à la guerre.
47:27Bon, en l'occurrence,
47:28là, il y a une petite défaillance.
47:29– Énorme.
47:30– Mais il y a un vrai problème,
47:33en effet.
47:33Enfin, je ne sais pas
47:33quoi vous dire d'autre
47:34que j'ai dit déjà
47:35sur ce pauvre Gabriel.
47:36– Sur les 1000 bistrots,
47:39c'est génial, non,
47:40comme initiative.
47:41– Il a eu du succès.
47:42Il y a eu 7 personnes
47:43qui sont venues le voir.
47:44– Sur les 300 réunions.
47:45– Oui, oui.
47:47– C'est une bêtise monumentale,
47:49encore, ce truc-là.
47:50– Mais ils n'y arriveront pas,
47:51en fait.
47:51C'est une tentative
47:51de construction
47:52d'une sympathie artificielle.
47:54Alors que c'est des gens,
47:55pour le coup,
47:55que je connais bien,
47:56ils n'étaient jamais sortis
47:59de Paris intra-muros,
48:00sauf pour aller en Sologne,
48:01ou dans une campagne,
48:02etc.
48:02Mais ils n'ont jamais
48:03mis les pieds en banlieue.
48:05– On voit,
48:05quand ils vont en province,
48:07le premier truc qu'ils font,
48:07c'est à quelle heure
48:08on boit la bière,
48:09c'est 8h du mat'
48:10avec de l'alimentation
48:11ou des tripes.
48:12– Un petit tripou.
48:13– Il n'y a que des ivrognes
48:14en province.
48:14– Mais je pense que les gens,
48:15maintenant, vont…
48:16– Ils ont cette perception.
48:17Non, mais je veux dire,
48:18vous pensez que c'est…
48:21– C'est quoi,
48:23qu'il y a du mépris ?
48:24Il aimait faire des blagues
48:25sur la SDF quand il avait 15 ans,
48:26donc vous imaginez
48:26que ça n'a pas beaucoup changé depuis.
48:27Mais au-delà de ça,
48:29il y a une méconnaissance
48:30tellement puissante
48:31qu'ils ne se rendent pas compte
48:33des messages sous-jacents
48:34qu'ils transmettent.
48:35Voilà, c'est ça que je voulais dire.
48:36– On a demain
48:37l'allocution du chef de l'État
48:38ou l'interview,
48:39je ne sais pas quelle forme
48:40ça prendra.
48:41Certains parlent peut-être
48:42d'un retour d'une sorte
48:43de confinement énergétique.
48:45Ça commence déjà
48:46avec le ministre du Travail
48:47qui est devenu
48:47le ministre du Télétravail.
48:49– Jean-Pierre Farandou,
48:50recourir davantage au télétravail
48:51pour éviter de prendre sa voiture,
48:52j'y crois ou je n'y crois pas ?
48:53– J'y crois, c'est du bon sens.
48:54Si vous avez deux jours
48:54de télétravail par semaine,
48:56ça fait 40% de déplacement en moins,
48:5740% de budget
48:58et 100% en moins.
48:59Donc bien évidemment,
49:00chaque fois qu'on le peut,
49:01j'encourage à l'usage du télétravail.
49:04– On a accéléré,
49:05c'est comme pour Luc-là,
49:05on accélère sinon on s'emmerde.
49:08– C'est incroyable,
49:09le ministre du Télétravail.
49:10Ce genre de déclarations
49:11sont quand même
49:11absolument confondantes.
49:13– C'est-à-dire qu'ils n'ont pas
49:15de solution ?
49:15– Je ne savais pas qui c'était.
49:17– Ça veut dire,
49:19si moi-même,
49:21on en est là.
49:22– Moi non plus,
49:22je les découvre chaque jour.
49:23Il y en a que je redécouvre.
49:25– Non, non,
49:25mais il y a un problème
49:27qui va mal se finir.
49:28Parce qu'à un moment donné,
49:29moi je veux bien
49:30que les gens consabétisent tous
49:31à cause des réseaux sociaux,
49:32mais on a quand même
49:33un minimum de dignité.
49:35Franchement,
49:36en fait,
49:36je ne rentre jamais
49:37dans ces commentaires de l'immédiat
49:39parce qu'on se perd
49:40dans leur propre néant.
49:42En fait,
49:42il y a une forme de…
49:42c'est comme des astres noirs
49:44qui vous aspirent dans…
49:46c'est autre chose
49:46parce qu'on voit que le réflexe,
49:48c'est quand même télétravail.
49:50Il n'y a plus de manette.
49:51C'est-à-dire que là
49:52où il y aurait encore
49:53une force publique,
49:54elle est totalement…
49:55– Parce que c'est la conséquence
49:57naturelle de leur choix.
49:57Ils acceptent,
49:58ils prennent des positions géo.
50:00Moi, la première chose
50:01que je dénonce
50:02au moment où la Russie
50:04envahit l'Ukraine,
50:05c'est la position française
50:07en ce que je ne vois pas
50:08en quoi elle sert nos intérêts.
50:09– C'est sûr.
50:09– Vous voyez ?
50:10Donc, on peut se draper
50:12de la morale, etc.
50:13Je disais,
50:13quel est l'intérêt exact
50:14que défend Emmanuel Macron
50:16en prenant cette position
50:16par rapport à la France ?
50:17Ça n'a jamais été énoncé.
50:18Il n'y a jamais eu d'explicitation
50:20parce qu'en réalité,
50:21ça allait…
50:21– Nos valeurs,
50:23guillemets nos valeurs.
50:24– Oui, alors qu'on sait très bien
50:26l'intérêt qu'ils ont pour nos valeurs
50:27dans nos alliances
50:28avec l'Arabie saoudite, etc.
50:29Il faut arrêter de nous faire…
50:31Quand on fait la guerre au Yémen
50:32en étant allié avec Al-Qaïda,
50:33parce que c'est exactement
50:34ce qui se passe aujourd'hui,
50:35l'Arabie saoudite,
50:36les Émirats arabes unis,
50:42des mercenaires colombiens
50:43et des groupes locaux
50:45affiliés à Al-Qaïda
50:45avec lesquels on a lié l'objectif.
50:46Donc, il n'y a pas de valeur en réalité.
50:48Il y a des intérêts
50:49et il aurait fallu nous expliciter
50:52en disant,
50:52on pense que…
50:54Je ne sais pas,
50:54je vous donne un exemple.
50:55Il faut s'insérer
50:56dans le bloc atlantiste
50:58pour une raison ou une autre.
50:59Notre alliance avec les États-Unis
51:00prime sur toutes les conséquences
51:01que vont avoir
51:02et on va obtenir par exemple
51:03des tarifs préférentiels
51:04sur le gaz américain.
51:06Voilà.
51:06Et on rentre dans une élaboration
51:08géopolitique un peu sérieuse
51:09et on dit,
51:09on est pour ou on est contre.
51:10Là, on est complètement en dehors
51:12de ces considérations d'État.
51:14On est dans un suivisme.
51:15Mais il suffit de voir
51:15le documentaire qui avait été fait,
51:17vous savez,
51:17celui où on avait révélé
51:18la conversation
51:19d'Emmanuel Macron
51:20avec Vladimir Poutine.
51:21Pourquoi est-ce qu'il est intéressant
51:22ce documentaire ?
51:23Parce qu'il montre
51:24l'absence de tenue
51:25du conseiller diplomatique
51:26d'Emmanuel Macron,
51:27des équipes les plus proches
51:28de la présidence de la République.
51:30On voit que ces gens-là
51:31ne sont plus au niveau.
51:32Donc, ce n'est pas seulement
51:33le personnel politique,
51:34c'est le personnel d'État
51:35qui est censé les appuyer.
51:37En tout cas,
51:37merci beaucoup.
51:39Merci à vous.
51:39et merci à vous.
51:42Abonnez-vous à TVL.
51:44À l'heure générale,
51:44on revient dans 15 jours.
51:46Et d'ici là,
51:46portez-vous bien
51:47que le sort vous soit favorable.
51:49Bye bye.
51:49Ciao, ciao.
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