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Le 22 septembre, la commission spéciale du Sénat sur les agences de l'Etat a auditionné Thierry Repentin, président, et Grégoire Frèrejacques, directeur général par intérim de l'Agence nationale de l’habitat (Anah). Cette commission a été créée en mai 2026, pour préparer l’examen de la proposition de loi sur les agences de l’Etat. Ce texte, rédigé par les sénateurs LR Pauline Martin et Mathieu Darnaud en avril 2026, vise à traduire dans la loi des recommandations du rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur les agences, rendu en juillet 2025. La proposition de loi vise entre autres à supprimer les Agences régionales de santé, l’Agence nationale de l’habitat, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, l’Agence nationale du sport et le Centre national du livre. Elle prévoit également le transfert des missions de versement d'aides de l'Anah à l'Agence de services et de paiement, la centralisation des demandes d'aide autour du préfet ainsi que l'intégration de la communication des Agences dans les ministères. Année de Production :
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00:00:10Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans 100% Sénat.
00:00:13L'avenir des agences de l'État est en suspens.
00:00:16Vous savez, ces entités autonomes à qui l'on confie des missions de services publics,
00:00:20un texte du Sénat prévoit d'en supprimer ou d'en fusionner certaines.
00:00:25Dans ce contexte, le Sénat auditionne les représentants de l'Agence nationale de l'Habitat, l'ANA,
00:00:31un acteur majeur des politiques de logement en France, dont les missions pourraient être réajustées.
00:00:38Chers messieurs représentants, directions et présidents de l'ANA,
00:00:46donc monsieur le président, monsieur le directeur général, madame le rapporteur,
00:00:50chers collègues qui nous accompagnent depuis tôt ce matin,
00:00:56nous poursuivons notre programme d'audition avec celle de Thierry Repentin,
00:01:00président du conseil d'administration de l'Agence nationale de l'Habitat, l'ANA,
00:01:05depuis octobre 2020, et de Grégoire Frère-Jacques,
00:01:07qui exerce les fonctions du directeur général par intérim de l'Agence depuis le 1er septembre 2026.
00:01:12Je vous rappelle que l'objet de notre commission spéciale est d'examiner la proposition de loi
00:01:17visant à repenser la gentrification de l'État
00:01:19pour renforcer l'action publique déposée par nos collègues du groupe Les Républicains,
00:01:23Pauline Martin et Mathieu Darnot.
00:01:25Il ne s'agit donc pas de refaire la commission d'enquête sur les missions des agences de l'État,
00:01:30mais bien de nous éclairer et de vous faire réagir sur un texte qui se veut en être le prolongement.
00:01:36L'article 9 de la proposition de loi, objet de notre commission spéciale,
00:01:40prévoit le transfert des activités de l'ANA à l'Agence des services et de paiement au plus tard le
00:01:451er janvier 2027.
00:01:47Donc c'est demain.
00:01:49Et ça justifie votre présence ce matin de façon à ce qu'on puisse échanger sur cette proposition,
00:01:55en tout cas sur cet article.
00:01:57L'ANA est une vieille maison.
00:01:59Elle a été créée en 1971.
00:02:02Vous êtes un établissement public bien connu du grand public
00:02:05qui a vu ses missions progressivement élargies depuis plusieurs décennies.
00:02:09Elle a été particulièrement médiatisée ces dernières années
00:02:11avec la suspension du guichet MaPrimeRénov' entre juin et septembre 2025,
00:02:17puis les recentrages successifs des aides décidées par le gouvernement.
00:02:21Ces évolutions soulèvent des questions sur le fonctionnement de votre agence.
00:02:25Alors que vous étiez précédemment dans une logique de montée en puissance
00:02:29avec des effectifs et des dépenses de fonctionnement en hausse entre 2019 et 2024,
00:02:33particulièrement justifiées par l'augmentation du dispositif ?
00:02:37Quelles conséquences ce resserrement des aides aura-t-il eu sur l'organisation de l'agence,
00:02:42notamment sur ces effectifs et les dépenses de fonctionnement ?
00:02:44Il y a un côté stop and go qu'il a fallu à un moment donné reprendre.
00:02:49Efforts supplémentaires en matière de lutte contre les frontes fiscales seront-ils mis en place ?
00:02:54Là aussi, il y a un sujet sur la question des travaux, sur l'expertise, une fois que les travaux
00:03:01sont réalisés, notamment.
00:03:03J'aimerais également vous interroger sur l'organisation territoriale de l'ANA.
00:03:07Depuis plusieurs de vos aides sont gérées au niveau local,
00:03:12tandis que MaPrimeRénov' reste un dispositif national.
00:03:16Cette coexistence de deux modes de gestion ne nuit-t-elle pas à la lisibilité de l'action publique,
00:03:21en tout cas de votre action sur les territoires ?
00:03:24C'est sur ces différents points que nous souhaiterions principalement vous entendre aujourd'hui.
00:03:29Mais évidemment, sentez-vous libre d'exprimer tout élément qui vous semblerait utile
00:03:33pour éclairer les travaux de notre commission ?
00:03:36Et je laisse la parole à madame le rapporteur.
00:03:38— Oui, peut-être. Moi, je vais aller plus droit au but que le président.
00:03:44MaPrimeRénov', qui est effectivement quand même le cœur de l'activité de l'ANA,
00:03:48aujourd'hui n'est plus un dispositif budgétaire,
00:03:50mais change de logique avec le recours au certificat des économies d'énergie.
00:03:55Comment est-ce qu'aujourd'hui, vous arrivez à justifier devant la représentation nationale
00:04:04l'existence d'une agence qui est finalement aujourd'hui privée de moyens d'action ?
00:04:13Étant donné qu'on avait bien compris dans les auditions précédentes
00:04:17que finalement, l'ANA aussi, pour une de ses parties, versait des financements
00:04:23pour financer la présence, par exemple, de conseillers énergie dans les ALEC.
00:04:32Il n'y a pas besoin d'une agence pour aller donner une subvention à une collectivité pour une ALEC.
00:04:37Ça peut transiter par d'autres canaux budgétaires.
00:04:41– Bien, je vous laisse rebondir et répondre à ces questions franches et directes.
00:04:46Sur un petit propos de 5-10 minutes, ce sera certainement très bien pour commencer.
00:04:53Et après ça, on élargira le champ des interventions et des questions avec nos collègues ici présents.
00:04:57– Très bien. – Monsieur le Président.
00:04:59– Merci, Monsieur le Président, Madame la rapporteure.
00:05:03Vous avez souhaité un éclairage et des réactions.
00:05:04Donc je vais apporter un éclairage et nous ne manquerons pas de réactions
00:05:09par rapport déjà à des questions qui nous sont posées.
00:05:11Je voudrais simplement redire un certain nombre de choses.
00:05:14C'est que l'intervention de l'ANA, pour la remettre dans son contexte,
00:05:20doit répondre aux grands défis de transition du XXIe siècle,
00:05:24avec plusieurs défis majeurs, comme la réussite de la transition énergétique
00:05:29de millions de logements pour sortir de dépendance aux énergies fossiles,
00:05:34d'adapter des habitats aux changements climatiques pour assurer la résilience des territoires
00:05:38et de permettre aussi à une population vieillissante de vivre le plus longtemps possible à domicile
00:05:44pour répondre aux chocs démographiques, parce que c'est une action qu'on oublie souvent,
00:05:48l'adaptabilité des logements aux faits générationnels.
00:05:52Et puis, traiter des copropriétés dégradées, lutter contre l'habitat indigne,
00:05:57comme les logements vacants, l'accompagnement de la revitalisation de nos territoires
00:06:02et parfois des sujets aussi que l'on passe sous silence,
00:06:04comme les procédures de RHI sur les aires d'accueil des gens du voyage,
00:06:09mais également l'humanisation des centres d'hébergement d'urgence
00:06:14qui sont, dans les missions de l'ANA, moins connues du grand public,
00:06:18mais qui mobilisent beaucoup d'expertise.
00:06:21Vous l'avez dit, c'est un outil qui existe depuis 50 ans,
00:06:25qui a beaucoup évolué à l'initiative de l'État pour lui confier des missions
00:06:29qu'il n'était pas en capacité d'assumer directement.
00:06:33Peut-être un ou deux chiffres, depuis 2020, 3 millions de logements ont été rénovés
00:06:38ou sont dans une démarche de rénovation avec 19 milliards d'euros d'aides apportées par l'ANA
00:06:44et 45 milliards d'euros de travaux,
00:06:48ce qui, évidemment, au-delà de l'objet de l'ANA, de son ADN,
00:06:53d'accompagner nos compatriotes est un apport essentiel aux bâtiments qui souffrent malheureusement.
00:07:01Dire aussi que 80% des aides bénéficient à des menages modestes et très modestes,
00:07:09c'est une réalité que parfois on ignore.
00:07:12Il y a donc, grâce à la progressivité du barème des aides de l'ANA qui accompagne...
00:07:19Pour qu'on comprenne bien les aides de l'ANA, est-ce que vous en avez d'autres natures que
00:07:23les aides de MaPrimeRénov' ?
00:07:25En fait, pour qu'on arrive à comprendre dans le budget qui reste dans les mains de l'Agence,
00:07:29combien il reste désormais, une fois qu'on a supprimé MaPrimeRénov'
00:07:35et qu'on retire les subventions vers les collectivités pour les conseiller ?
00:07:40Allez-y, je crois que c'est 85.
00:07:42Alors, juste pour bien préciser, sur MaPrimeRénov', c'est une gamme d'aides, MaPrimeRénov'.
00:07:47MaPrimeRénov', c'est effectivement l'aide nationale que vous avez évoquée.
00:07:51On va l'appeler l'aide au geste.
00:07:52C'est le remplacement d'un système de chauffage, pour faire très court.
00:07:56MaPrimeRénov', c'est aussi une aide qui est déclinée pour une rénovation d'ampleur,
00:08:00une rénovation globale.
00:08:01On l'appelle le parcours accompagné.
00:08:04C'est un ensemble de gestes, de travaux qui sont réalisés pour atteindre une performance énergétique.
00:08:11Là, on n'est pas sur un geste que l'on mesure, c'est bien un changement, un saut d
00:08:14'étiquette minimum qui est adossé.
00:08:16Et MaPrimeRénov', c'est enfin une troisième aide pour les copropriétés,
00:08:19les travaux sur les copropriétés, sur les parties communes des copropriétés,
00:08:23pour là aussi des logiques de rénovation globale, de l'enveloppe des bâtiments.
00:08:28Non, je ne parle pas bien, on ne parle pas des parties privatives, mais vraiment des parties communes.
00:08:34Donc, voilà, pour répondre à votre question par rapport à MaPrimeRénov',
00:08:37il faut distinguer ces différents champs d'intervention,
00:08:40sachant que ce qui relève de l'aide nationale et d'une gestion nationale que vous évoquez,
00:08:46vous l'avez évoqué, M. le Président, il y a des aides qui sont déléguées dans les territoires
00:08:49et des aides qui sont gérées au niveau national,
00:08:51c'est uniquement l'aide au geste qui fait l'objet d'une gestion nationale directement par l'ANA, le
00:08:57siège de l'ANA.
00:08:57Voilà, toutes les autres aides de l'Agence, que ce soit MaPrimeRénov' pour la rénovation globale,
00:09:02MaPrimeRénov' copropriétés, ou les autres aides de l'Agence qui concernent l'adaptation des logements
00:09:06à la perte d'autonomie pour les personnes qui sont vieillissantes, les personnes âgées,
00:09:12ou tout ce qui concerne la lutte contre l'habitat indigne, une aide qu'on appelle MaPrimeLogementDécent,
00:09:17on a essayé d'harmoniser, toutes ces aides-là sont déléguées dans les territoires,
00:09:21sont gérées localement par les services déconcentrés de l'État,
00:09:25puisque les préfets, préfets de région et préfets de département, sont les délégués locaux de l'Agence dans les territoires,
00:09:31ou sont délégués d'ailleurs à des collectivités délégataires qui peuvent prendre,
00:09:35ça c'est le régime des aides à la pierre, instauré par la loi de 2004,
00:09:38liberté et responsabilité locale, qui permettent effectivement à des collectivités de prendre la gestion de ces aides.
00:09:44Donc on est dans cette architecture, par rapport effectivement à ce que vous évoquez sur MaPrimeRénov'Nationale,
00:09:51ça représente sur le budget de 2026 500, un peu plus de 500 millions d'euros,
00:09:55aujourd'hui sur le budget de 4,3 milliards de crédits d'intervention.
00:10:08Dans les exercices antérieurs, mais pour lesquels vous n'avez pas encore payé ?
00:10:12Je parle bien de 500 millions de capacités d'engagement sur des dossiers nouveaux,
00:10:18ce n'est pas effectivement les paiements associés aux paiements intérieurs.
00:10:27Je pense qu'avec l'intervention de Warfare Jack, on comprend bien les différents modes d'intervention de l'ANA,
00:10:40et pour le redire aussi, parce que les choses ne sont pas toujours perçues ainsi,
00:10:46il n'y a pas d'automaticité d'une aide apportée par l'ANA.
00:10:52Ce n'est pas une aide paramétrique, on remplit un dossier pour obtenir des aides, on coche,
00:10:59il y a une instruction qui est faite, il y a des allers-retours qui sont faits sur le terrain,
00:11:05notamment avec nos ALEC, enfin les structures qui sont sur les différents territoires,
00:11:11parce que les dossiers peuvent ne pas être éligibles, et il y a beaucoup d'allers-retours,
00:11:16ce n'est pas un dossier que l'on dépose ainsi, et qui est délivré, c'est oui ou c
00:11:21'est non.
00:11:21Et par ailleurs, comme il n'y a pas d'automaticité d'aide, on peut aussi refuser une aide,
00:11:27dès lors que l'on estime que les travaux qui sont projetés ne répondent pas à une politique nationale,
00:11:33sur notamment la réduction de la facture énergétique.
00:11:38Donc ça nécessite effectivement une très grande présence dans les territoires.
00:11:44dire aussi que l'ANA repose aussi sur son fonctionnement sur les collectivités territoriales.
00:11:50C'est vrai dans quasiment tous les départements, où la nature des politiques en matière de rénovation thermique
00:11:59doit s'adopter à des réalités qui sont très différentes.
00:12:02Au sein d'un même département, on peut avoir effectivement un centre urbain,
00:12:06où les questions seront liées à des rénovations de copropriétés,
00:12:10et puis des comités de communes, où la demande qui sera faite à nos représentants,
00:12:16à celles et ceux qui font les instructions des dossiers,
00:12:18est plutôt de mettre la priorité sur l'habitat individuel, de remise aux normes.
00:12:23Voilà. C'est quelque chose de très lié à la nature même du territoire.
00:12:29C'est pas, j'allais dire, un produit sur étagère,
00:12:32comme on peut en trouver dans certaines structures qui accompagnent nos compatriotes.
00:12:39On a évidemment, parce que j'ai vu que dans votre projet de loi,
00:12:43il était fait état d'une tutelle unique souhaitée pour les agences.
00:12:47Nous, on en a quatre.
00:12:48On a deux tutelles de métier, si je puis dire.
00:12:51La tutelle énergie et la tutelle logement,
00:12:54puisque les deux sont combinés dans la nature des aides de ma prime Rénov',
00:13:00et puis deux tutelles qui sont budgétaires,
00:13:03avec évidemment Bercy, le grand Bercy, l'économie et le budget.
00:13:11Ce qui veut dire aussi que chaque évolution des dispositifs
00:13:17est discutée, arbitrée dans un cadre interministériel,
00:13:22afin de garantir la prise en compte, évidemment, des différents objectifs du gouvernement
00:13:25et la cohérence des choix de mise en œuvre,
00:13:27ce qui démontre aussi que, évidemment,
00:13:31l'ANA n'agit pas seule, elle n'agit pas sous contrôle,
00:13:35et encore moins en dehors des orientations gouvernementales.
00:13:40Sur l'aspect de territorialisation sur lesquelles je veux revenir,
00:13:46l'agence, elle ne déploie pas, contrairement à ce que l'on pense,
00:13:49j'insiste là-dessus, une politique uniforme depuis Paris.
00:13:56Elle construit avec les préfets et le peu de services qu'il leur reste.
00:14:01Il faut se dire aussi les choses.
00:14:03Dans notre DTT, on le vit, souvent, les politiques de l'habitat, du logement,
00:14:08se résument à la présence de deux ou trois personnes
00:14:10qui sont assez satisfaites de trouver dans l'organisation des collectivités territoriales
00:14:17qui s'engagent sur les politiques aux côtés de l'ANA,
00:14:20des compétences et des élus qui sont les forces essentielles de nos dispositifs,
00:14:24avec des réponses adaptées aux réalités de chaque territoire.
00:14:29Le volume de notre réglementation ne doit pas être vu comme, du coup,
00:14:34une contribution à la passion française pour le raffinement administratif,
00:14:39mais plutôt comme la preuve de la capacité de l'agence
00:14:42à trouver des solutions aux demandes des territoires dans toute leur diversité.
00:14:49C'est un atout, ce n'est pas une faiblesse pour atteindre nos ambitions.
00:14:53Et je pense que celles et ceux qui sont dans cet hémicycle
00:14:58des élus locaux ou qui l'ont été savent qu'intervenir sur le bâti existant,
00:15:06c'est complexe, c'est une réalité.
00:15:08Favoriser le renouvellement urbain, lutter contre l'artificialisation des sols,
00:15:12ça ne l'est pas moins.
00:15:14précisément, c'est pourquoi les services déconcentrés de l'État jouent ce rôle d'ensemblier
00:15:20auprès des collectivités dans la mise en œuvre de leur politique locale de l'habitat
00:15:24et que les préfets de régions et de départements sont d'ores et déjà les délégués territoriaux de l'ANA.
00:15:32Je pense aussi que les politiques de l'habitat sont efficaces parce qu'elles sont partenariales.
00:15:38Elles conjuguent les moyens de l'État.
00:15:41L'expertise de son opérateur, il faut le dire, qui fait grandement défaut dans les services mêmes de l'État
00:15:49parce que nous avons aussi la connaissance du terrain et le financement des collectivités locales qui nous accompagnent.
00:15:57Il y a une contractualisation, en fait, qui fonde l'intervention de l'Agence,
00:16:02qui inscrit ses engagements dans la durée, donne de la lisibilité aux élus et à l'écosystème,
00:16:07tout en permettant une trajectoire budgétaire qui est maîtrisée.
00:16:13Peut-être un mot pour venir sur des questions.
00:16:16On veut dire que pour nous, l'urgence, elle est avant tout à l'action.
00:16:21L'année écoulée démontre l'accélération du dérèglement climatique,
00:16:26les effets dramatiques qu'il a sur les conditions de vie de nos concitoyens.
00:16:30Depuis la COP 21, on parle tous de l'objectif de 2030 comme une échéance à long terme.
00:16:37Bon, mais la COP 21, c'était il y a 11 ans.
00:16:40Et 2030, c'est demain.
00:16:42Et l'urgence est évidemment climatique.
00:16:46Elle est aussi démographique.
00:16:48Seuls 6% des logements sont aujourd'hui adaptés à la perte d'autonomie,
00:16:51alors que les seniors représentent bientôt plus du tiers de la population.
00:16:55Et donc nous avons devant nous 20 millions de propriétaires
00:16:59qu'il faut accompagner dans 20 millions de projets différents.
00:17:04C'est ça qu'il faut prendre en compte.
00:17:05Aucun des dossiers qui revient à l'ANA est identique à un autre dossier,
00:17:10puisqu'il est lié même à la structure même du bâtiment,
00:17:13de son année de construction, des normes qui préexistaient
00:17:16lorsque ce bâtiment ou cette maison a été construite.
00:17:19Et donc il faut rentrer dans cette complexité
00:17:22et dans ces réponses qui sont adaptées à chacun des dossiers qui sont devant nous.
00:17:27C'est en tout cas cette conviction que je voulais partager avec vous
00:17:32avant de répondre à un certain nombre de questions.
00:17:34Et je laisse la parole à Grégoire Fergec
00:17:36pour répondre déjà à quelques questions que vous avez posées.
00:17:41Oui, merci.
00:17:42Alors aujourd'hui, nous, on s'appuie sur ce qu'est l'organigramme de l'ANA
00:17:48en se posant des questions de meilleure optimisation
00:17:53de l'argent public qui est rare.
00:17:56Vous avez, par exemple, une direction de la distribution et des aides.
00:18:00Ce service ne pourrait pas être-il repris directement par l'ASP
00:18:03qui dispose déjà de systèmes d'information, de contrôle de base de tiers,
00:18:07enfin de tout ce que vous devez faire,
00:18:09même si le go technique n'était pas donné par l'ASP.
00:18:12Puisque pour faire fonctionner aussi cette direction de la distribution des aides,
00:18:16vous êtes équipé d'une direction des services d'information et du numérique
00:18:20qui s'occupe notamment d'avoir un service d'architecture d'entreprise,
00:18:24un service de la data, enfin tout ce qui est quand même sous-jacent
00:18:28à une distribution efficace des aides.
00:18:32Vous avez un service, une direction de la politique, de l'expertise dont on peut se demander,
00:18:39et vous l'avez dit, aujourd'hui les compétences sont absentes au sein de l'État,
00:18:43mais il n'y a pas de ministère du Logement.
00:18:44Donc est-ce que ça ne vient pas du fait qu'aujourd'hui,
00:18:47il y a un ministère du Logement, mais il n'y a personne dedans,
00:18:49enfin il n'y a pas d'expertise.
00:18:50Donc est-ce que finalement ce que fait cette direction de l'expertise des politiques publiques
00:18:56ne devrait pas être sous l'égide du ministère ?
00:18:58J'ai du mal à voir qu'une agence s'érige en devoir faire de la politique publique,
00:19:04c'est normalement le rôle du ministère.
00:19:06Ensuite vous avez une direction des relations territoriales,
00:19:10et notamment des services, des unités d'appui au territoire.
00:19:13Est-ce que là, dans la logique de la PPL, qui est celle de guichet unique,
00:19:18ces missions-là, elles ne devraient pas être reprises en proximité
00:19:21directement par les services des préfets ?
00:19:25Et puis après, il y a les autres fonctions de support,
00:19:28les affaires financières comptables.
00:19:30Oui, dès qu'on a des agents, il faut derrière avoir le back-office qui va,
00:19:35mais s'il y avait cet éclatement, est-ce que ce service ne disparaîtrait pas de lui-même
00:19:40puisque les agents seraient affectés dans d'autres entités publiques ?
00:19:48Pour prolonger les questionnements de Mme le rapporteur,
00:19:51et avant de passer la parole au collègue,
00:19:53moi je me souviens de l'ANAC qui était extrêmement présente
00:19:56par l'intermédiaire de Pactarim,
00:19:59sur les collectivités où il y avait des permanences,
00:20:01un accompagnement, une ingénierie,
00:20:03alors qu'ils n'étaient pas non plus d'une technicité folle,
00:20:06mais quand même mine de rien qui accompagnaient les gens
00:20:08sur les questions d'amélioration de l'habitat,
00:20:09sur à peu près tous les sujets que vous avez pu évoquer.
00:20:15Je sais que Pactarim, aujourd'hui, a été transformé,
00:20:19c'est un système associatif qui s'est prolongé dans le cadre de ce LIA.
00:20:27Et c'est vrai que pour moi, je faisais une confusion,
00:20:30en tout cas à l'époque, entre Pactarim et Pilana.
00:20:33Et c'est vrai qu'en regardant un peu plus précisément les choses,
00:20:36on voit bien que c'est deux structures différentes,
00:20:38qui existent encore, qui pratiquent en fait l'accompagnement,
00:20:43notamment sur des foyers plutôt populaires, propriétaires,
00:20:47sur l'amélioration de l'habitat,
00:20:48qui permet à juste titre d'améliorer l'habitat
00:20:51pour que ça coûte moins cher en chauffage et autres,
00:20:54avec une dimension sociale d'accompagnement qui est là,
00:20:58et qui était là d'ailleurs dans l'expositive
00:21:01que j'ai connu il y a quelques décennies.
00:21:04Mais comment tout ça continue à cohabiter ?
00:21:06Parce qu'en fait, il n'y a pas que l'ANA, pour le coup,
00:21:08qui travaille sur ces volets d'amélioration de l'habitat.
00:21:12Et comment ça dialogue en fait avec les associations
00:21:15qui font ce boulot-là, aussi sur les mêmes territoires
00:21:18et avec les mêmes publics.
00:21:21Peut-être passer la parole aussi à Inéjadeau,
00:21:23comme ça on fait un groupé.
00:21:28Merci, monsieur le président et monsieur le directeur général,
00:21:32de votre présence.
00:21:35Tout l'enjeu, c'est au fond,
00:21:39est-ce qu'on développe au regard des urgences et des impératifs
00:21:45un grand service public de la rénovation ?
00:21:48Et comment on le fait ?
00:21:51Il faut déjà effectivement se demander si c'est nécessaire.
00:21:57Notre conviction est plutôt oui.
00:22:00Et finalement, comment on le fait ?
00:22:02Je dirais qu'il peut y avoir un extrême.
00:22:07On raconte qu'en fait,
00:22:09seuls les C2E financent les gestes en matière de rénovation.
00:22:17Et puis, comme ça s'est vu,
00:22:19vous avez des entreprises qui vous appellent
00:22:22et qui vous disent, je vous propose la PAC à 1 euro.
00:22:26On va faire un peu d'isolation,
00:22:29parce qu'il faut justifier.
00:22:31On va écrire sur le devis qu'on a isolé 60 m²,
00:22:35même si on en isole 6.
00:22:37Et puis, la réalité,
00:22:39parce qu'il n'y a rien du tout de péjoratif là-dedans.
00:22:43Vous avez des équipes de travail
00:22:45qui peuvent venir de la Moldavie et tout ça,
00:22:47faire le boulot de la rénovation.
00:22:49Ça peut être une vision de ce qu'on fait
00:22:51en matière de rénovation thermique.
00:22:55Il y a même un débat au sein de cette institution,
00:23:01de cette haute assemblée,
00:23:03entre différentes commissions.
00:23:05La commission des affaires économiques,
00:23:06à laquelle j'appartiens,
00:23:08est plutôt pour rééquilibrer
00:23:11beaucoup plus sérieusement
00:23:12le financement public
00:23:14et les C2E en matière de rénovation thermique,
00:23:17considérant que les C2E,
00:23:19pour ma part,
00:23:20je trouve que c'est une fiscalité juste
00:23:21pour l'UER payeur.
00:23:24Mais que ça devienne exclusivement
00:23:27le financement de la rénovation thermique
00:23:29pose bien des sujets,
00:23:30au fond, à la fois de privatisation,
00:23:33de visibilité, de prévisibilité
00:23:35du financement de la rénovation thermique.
00:23:37Donc, moi, la question que j'ai envie de vous poser,
00:23:40c'est, un, y compris avec la montée en puissance
00:23:43de la question de l'habitabilité d'été,
00:23:46comment vous voyez votre rôle d'accompagnement ?
00:23:49Parce qu'effectivement, l'habitabilité d'été
00:23:54ajoute de la complexité dans les dossiers
00:23:57et donc de la nécessité d'une forme de cas par cas.
00:24:02Dans toutes les logiques de rénovation,
00:24:05on a voté un certain nombre de choses ici au Sénat
00:24:10sur la question de l'accompagnement des copropriétés.
00:24:14On a un vrai sujet sur le déclenchement des opérations
00:24:17auprès des copropriétés.
00:24:18Donc, on a voté des mesures pour essayer de simplifier,
00:24:22y compris sur, encore une fois,
00:24:25la protection, les protections solaires
00:24:28sur un certain nombre de choses.
00:24:29Mais comment vous voyez votre rôle d'accompagnement ?
00:24:32Et au fond,
00:24:35in fine,
00:24:37se pose en permanence la question du guichet unique
00:24:40et de la simplification.
00:24:41La bordélisation permanente de MaPrimeRénov'
00:24:44n'a évidemment pas aidé.
00:24:45On a tous été ici à le dénoncer.
00:24:48Mais au fond,
00:24:49comment vous voyez la spécificité du rôle de l'ANA
00:24:52sur cette question du cas par cas,
00:24:55de l'accompagnement
00:24:56et à la fin,
00:24:57d'essayer d'avoir quand même des interlocuteurs uniques
00:25:00pour faciliter l'ensemble des opérations ?
00:25:04On commence avec ces questions,
00:25:06M. le Président, M. le Directeur ?
00:25:08Je veux bien.
00:25:10Merci beaucoup à vous.
00:25:11Enfin, c'est effectivement,
00:25:13vos interventions sont très, très riches
00:25:16et dressent finalement ce qu'est le défi aujourd'hui
00:25:19pour l'ANA
00:25:20dans la mission auquel elle doit répondre.
00:25:26C'est effectivement mettre à niveau,
00:25:28je vais le dire comme ça,
00:25:29mettre à niveau le parc de logement privé
00:25:33des enjeux des grandes transitions,
00:25:36si on dit ça.
00:25:36C'est les transitions énergétiques,
00:25:38les transitions démographiques,
00:25:40transitions spatiales, entre guillemets,
00:25:42territoriales, évidemment.
00:25:44Sur ces missions-là,
00:25:46et par rapport à vos questions,
00:25:48je pense que, effectivement,
00:25:50je mesure à quel point,
00:25:53vous l'avez signalé,
00:25:54les évolutions ont été nombreuses
00:25:55ces dernières années
00:25:56sur nos dispositifs d'intervention,
00:25:58même si c'est une vieille maison.
00:26:00Le Président Repentin le disait,
00:26:0255 ans cette année.
00:26:04Mais effectivement,
00:26:05il y a une accélération singulière,
00:26:07on va dire,
00:26:07on va le marquer à partir de 2020,
00:26:10à l'aune de la rénovation énergétique
00:26:11et de la création du dispositif
00:26:12MaPrimeRénov',
00:26:13j'y reviendrai par rapport aux questions
00:26:14notamment de Mme Porteur
00:26:15que vous avez posées au tout début.
00:26:19Mais en fait,
00:26:19cette accélération,
00:26:20je voudrais remettre juste en perspective
00:26:22deux temps.
00:26:232020,
00:26:24la création de MaPrimeRénov'
00:26:25dans la disparition du crédit d'impôt
00:26:28transition énergétique
00:26:29avait deux objectifs.
00:26:31C'était marquer la capacité de massification
00:26:36d'embarquer un maximum de personnes
00:26:39dans des parcours de rénovation
00:26:42de leur logement.
00:26:43Le deuxième objectif
00:26:44qui était assigné à l'agence
00:26:45avec la création de MaPrimeRénov',
00:26:47ça a été le recentrage social
00:26:51de l'aide,
00:26:52en tout cas de l'aide publique,
00:26:53à travers un crédit d'impôt
00:26:54qui était capté, on va dire,
00:26:56par les deux derniers déciles
00:26:57de la population,
00:26:58des plus hauts revenus
00:26:59et de pouvoir aussi avoir,
00:27:01avec l'aide directe,
00:27:02un reciblage social
00:27:04pour favoriser, effectivement,
00:27:05les travaux auprès des ménages
00:27:07modestes ou très modestes.
00:27:09Ça, c'est le tournant
00:27:09de l'année 2020.
00:27:10Je ne refais pas tout l'historique
00:27:12de la crise sanitaire,
00:27:13de la crise économique,
00:27:14du plan de relance
00:27:15qui était nécessaire,
00:27:16sur lequel MaPrimeRénov'
00:27:17a été aussi, effectivement,
00:27:18largement mobilisée.
00:27:20Mais en fait,
00:27:20arrivé en 2022-2023,
00:27:22on a atteint cet objectif
00:27:24avec MaPrimeRénov',
00:27:24et je parle bien de MaPrimeRénov'
00:27:26au niveau du geste.
00:27:27C'est très important
00:27:27par rapport à la qualité
00:27:28et l'accompagnement,
00:27:29parce qu'on a eu ce déclenchement
00:27:32et cette massification
00:27:34qui a été opérée,
00:27:35mais il y a aussi
00:27:35une inflexion
00:27:36dans la politique publique,
00:27:37en tout cas telle
00:27:38que le gouvernement
00:27:39l'a souhaité,
00:27:41c'est d'aller vers
00:27:42les rénovations
00:27:43les plus performantes.
00:27:44Cette inflexion,
00:27:44je le positionne vraiment
00:27:46sur les années 2023-2024.
00:27:49Pourquoi ?
00:27:49Parce que deux éléments
00:27:51très importants
00:27:52ont été décidés.
00:27:52la création
00:27:53d'un service public
00:27:54pour la rénovation
00:27:56de l'habitat
00:27:57qui finalement
00:27:58agrégeait
00:27:59beaucoup
00:28:00d'initiatives
00:28:02qui existaient
00:28:03au niveau local.
00:28:04Ça pouvait être
00:28:04les plateformes territoriales
00:28:06de rénovation énergétique,
00:28:07il y avait des ALEC,
00:28:08il y avait des espaces
00:28:10Info-Énergie,
00:28:11beaucoup de dispositifs
00:28:12qui existaient
00:28:12dans les territoires,
00:28:13mais en fait,
00:28:13il fallait fédérer
00:28:15sur, on va dire,
00:28:16un service public unifié
00:28:18qui s'appelle France Rénov'
00:28:19en l'occurrence,
00:28:20mais avec la logique
00:28:22effectivement
00:28:22de mieux organiser
00:28:25ce qui existait
00:28:26sur le territoire
00:28:27pour pouvoir apporter
00:28:28une plus grande lisibilité.
00:28:29Monsieur le Président,
00:28:29vous avez insisté
00:28:30sur la lisibilité
00:28:31aussi des dispositifs.
00:28:32C'est un enjeu
00:28:32effectivement
00:28:32pour des parcours
00:28:33de rénovation
00:28:34parce que ce n'est pas naturel.
00:28:36On le dit souvent à l'ANA,
00:28:37on connaît peu de personnes
00:28:38qui se lèvent un matin
00:28:39pour se dire
00:28:39je vais faire
00:28:4120 000, 30 000,
00:28:4240 000 euros de travaux
00:28:43et ça va être très simple.
00:28:44La réalité,
00:28:44ce n'est pas ça
00:28:45pour des ménages,
00:28:46surtout quand ce sont
00:28:47les plus modestes.
00:28:48Donc, on a fait effectivement
00:28:49ce virage
00:28:50dans la politique publique,
00:28:51organiser un service public
00:28:54très important
00:28:54et puis c'était surtout
00:28:56encourager au maximum
00:28:57les rénovations performantes,
00:29:00rénovations globales,
00:29:01je ne vais pas me perdre
00:29:02dans les termes,
00:29:03il y a eu beaucoup de débats,
00:29:03mais en fait,
00:29:04tout ça,
00:29:04c'était des rénovations
00:29:05qui vont générer
00:29:07les plus grands gains
00:29:09de performances énergétiques
00:29:11et permettre de générer
00:29:12le plus d'économies
00:29:14d'énergie.
00:29:16Effectivement,
00:29:17on a ce basculement
00:29:18qui se fait
00:29:19au tournant des années
00:29:202023-2024
00:29:21avec une priorité
00:29:23qui vient redonner,
00:29:24y compris dans les aides publiques,
00:29:26des revalorisations,
00:29:27des barèmes des aides
00:29:28en faveur de la rénovation globale,
00:29:32moins sur les gestes,
00:29:35et ce tournant,
00:29:36effectivement,
00:29:36a produit des effets.
00:29:37En 2025,
00:29:39on a quand même
00:29:40un chiffre très important,
00:29:42l'agence a financé,
00:29:43en termes de nouveaux projets,
00:29:44100 000 rénovations globales
00:29:47d'ampleur
00:29:48sur une année
00:29:49et c'est la première fois,
00:29:51c'était un peu
00:29:52un plafond de verre,
00:29:53je le partage avec vous,
00:29:55100 000 rénovations globales
00:29:56qui ont été engagées
00:29:57sur cette année-là
00:29:58par des ménages
00:30:00et je leur dis,
00:30:0175 % de ces ménages
00:30:03appartiennent
00:30:03aux quatre premiers décides
00:30:04de la population,
00:30:05des ménages très modestes
00:30:07et modestes.
00:30:08Donc, on a eu effectivement
00:30:09ces mouvements
00:30:09qui sont intervenus
00:30:11sur ces dernières années,
00:30:12successifs,
00:30:12qui peut-être effectivement
00:30:14aujourd'hui ont besoin
00:30:14de se stabiliser,
00:30:15on a besoin de stabilité,
00:30:17je pense que vous l'avez pointé
00:30:18dans vos questions,
00:30:20s'il y avait effectivement
00:30:21un élément très important
00:30:22pour réussir
00:30:24à continuer
00:30:26dans les dynamiques
00:30:26qui sont engagées,
00:30:27on a besoin de stabilité,
00:30:28alors stabilité,
00:30:30réglementaire,
00:30:31en tant qu'opérateur
00:30:32qui nous mettons en œuvre
00:30:34la réglementation
00:30:34qui est décidée
00:30:35par le gouvernement
00:30:40ou par le législateur,
00:30:42effectivement,
00:30:42les évolutions
00:30:43perturbent forcément
00:30:44l'appropriation
00:30:45des dispositifs
00:30:46par les ménages
00:30:47comme par les entreprises
00:30:47d'ailleurs,
00:30:48en fait,
00:30:48c'est tout un écosystème
00:30:49qui est concerné.
00:30:52Il faut de la stabilité
00:30:54et il faut surtout
00:30:55de la proximité.
00:30:55Je vais revenir
00:30:57effectivement sur les propos
00:30:57aussi du président
00:30:58Europentin.
00:30:59la proximité
00:31:01est essentielle.
00:31:02Le service public
00:31:03qui existe
00:31:04dans les territoires
00:31:05aujourd'hui,
00:31:06c'est plus de 650
00:31:09espaces,
00:31:09conseils
00:31:10de proximité
00:31:11dans tout le territoire
00:31:12national.
00:31:13Et je reviens,
00:31:14Madame la rapporteure,
00:31:15par rapport à une de vos remarques
00:31:16sur les subventions.
00:31:16Vous avez été très directe
00:31:18sur ce que c'est
00:31:19une subvention,
00:31:20une ALEC.
00:31:20D'ailleurs,
00:31:21je vous invite
00:31:21à être plus directe
00:31:22pour vos réponses.
00:31:23Le sujet est très dense,
00:31:24mais je vais essayer
00:31:25de le faire plus court.
00:31:26En tout cas,
00:31:27ce ne sont pas des subventions
00:31:27que nous versons aux ALEC.
00:31:30Le financement du service public,
00:31:31c'est un cofinancement
00:31:32État-collectivité
00:31:33à 50-50
00:31:34sur des engagements
00:31:36qui sont pris
00:31:37en termes d'objectifs
00:31:37et un cahier des charges
00:31:39de services,
00:31:40d'informations,
00:31:41conseils
00:31:42et d'orientation
00:31:43aux ménages.
00:31:43L'idée,
00:31:44c'est qu'effectivement,
00:31:45au niveau de siège,
00:31:46on définit ce cahier des charges
00:31:47pour assurer
00:31:48sur l'ensemble du territoire
00:31:49le même niveau de services
00:31:51dans tous les espaces
00:31:52conseils France Rénov'.
00:31:54C'est très important.
00:31:56Je reviens par rapport
00:31:57au-delà
00:31:58de ce service public,
00:32:00de ces espaces France Rénov'.
00:32:01Vous avez parlé
00:32:02de l'accompagnement.
00:32:03Je rappelle
00:32:03que tous les dispositifs,
00:32:05tous les financements
00:32:06publics
00:32:07de l'ANA
00:32:08qui concernent
00:32:09des rénovations d'ampleur,
00:32:11donc ceux qui sont délégués
00:32:12dans les territoires
00:32:12sont obligatoirement accompagnés.
00:32:15Le ménage doit
00:32:16être accompagné
00:32:17par un opérateur,
00:32:18vous l'avez cité,
00:32:20Solia est un opérateur national
00:32:22bien connu,
00:32:22présent dans presque
00:32:23tous les territoires.
00:32:25Il y a d'autres opérateurs,
00:32:26Urbanis,
00:32:27Acade,
00:32:27enfin,
00:32:28d'autres structures
00:32:29qui existent
00:32:30qui accompagnent les ménages.
00:32:31Pour qu'il y ait
00:32:32un financement public
00:32:33de l'ANA,
00:32:34il faut que le ménage
00:32:34soit accompagné.
00:32:35On a gardé ce lien.
00:32:36C'était d'ailleurs
00:32:37un des enseignements.
00:32:38Olivier Sichel,
00:32:39en 2021,
00:32:40avait conduit
00:32:41une mission
00:32:41pour l'accélération
00:32:42de la transition énergétique
00:32:44sur comment mobiliser
00:32:45plus de financements.
00:32:46Une des conclusions
00:32:47premières de son rapport,
00:32:49il y avait des questions
00:32:50de financement,
00:32:50mais c'était surtout
00:32:51l'accompagnement
00:32:51des ménages
00:32:52dans des démarches
00:32:54et pour passer à l'acte
00:32:55sur les rénovations.
00:32:56L'accompagnement existe
00:32:57toujours aujourd'hui
00:32:58et c'est une des conditions
00:32:59pour bénéficier
00:33:00des aides de l'agence.
00:33:03On entretient
00:33:04et on est en lien
00:33:05constant avec tous les réseaux
00:33:06des grands accompagnateurs,
00:33:08y compris sur les évolutions
00:33:09des régimes d'aide,
00:33:10pour faire face
00:33:11justement aux instabilités.
00:33:12C'est très important
00:33:13dans les missions
00:33:13de l'ANA
00:33:14de pouvoir mettre à niveau
00:33:16ces partenaires
00:33:17de cette politique publique
00:33:19et qui sont des relais
00:33:20de proximité
00:33:20et de confiance
00:33:21pour les ménages.
00:33:23Sur les financements,
00:33:25j'essaie d'accélérer.
00:33:26Sur les financements,
00:33:28vous avez évoqué
00:33:29MaPrimeRénov'
00:33:30et le poids des C2E,
00:33:32Madame la rapporteure,
00:33:34a priori,
00:33:35en disant
00:33:35que ce ne sont pas
00:33:35des financements budgétaires,
00:33:36effectivement,
00:33:37c'est des C2E qui financent.
00:33:38Il y a un mécanisme
00:33:39de financement
00:33:40un petit peu particulier
00:33:41qui existe.
00:33:42Aujourd'hui,
00:33:42on a bien les moyens.
00:33:43Pourquoi ?
00:33:44Les moyens de financer
00:33:45nos aides
00:33:46MaPrimeRénov'.
00:33:47Lorsque l'agence finance
00:33:50une aide,
00:33:50MaPrimeRénov',
00:33:51Rénovation Globale,
00:33:54nous récupérons
00:33:55les C2E
00:33:56qui sont associés
00:33:57à l'opération.
00:33:57C'est le ménage
00:33:59qui réalise l'opération,
00:34:00cède les C2E
00:34:02liés à cette opération
00:34:03à l'ANA.
00:34:05Nous récupérons
00:34:05ces C2E
00:34:06et ce sont des C2E
00:34:07qui, après,
00:34:08sont valorisés
00:34:09une fois qu'ils sont qualifiés
00:34:10et nous permettent
00:34:11d'avoir de la ressource.
00:34:13C'est un mécanisme
00:34:15budgétaire,
00:34:15financier,
00:34:16qui permet d'assurer
00:34:16un équilibre de financement
00:34:18pour l'agence.
00:34:18Et un deuxième avantage,
00:34:19c'est qu'aussi,
00:34:20c'est une meilleure lisibilité
00:34:21pour le ménage.
00:34:23Avant cette captation,
00:34:26j'allais dire,
00:34:26des C2E
00:34:27au moment du financement
00:34:28de l'aide,
00:34:29le ménage,
00:34:29pour équilibrer
00:34:30son plan de financement,
00:34:31il avait l'aide publique,
00:34:32la subvention directe
00:34:33de l'ANA
00:34:33qui pouvait exister,
00:34:34mais il devait aussi
00:34:35faire des démarches
00:34:36pour aller chercher
00:34:37des C2E.
00:34:37qu'on complexifiait
00:34:38le parcours usagé.
00:34:39Cette mesure qui a été prise
00:34:41de permettre
00:34:42effectivement à l'agence
00:34:43de valoriser,
00:34:44en tout cas,
00:34:44de récupérer
00:34:45les C2E,
00:34:46a vraiment un avantage
00:34:47sur la facilité,
00:34:49on n'aime pas ce mot-là,
00:34:50mais en tout cas,
00:34:51permet effectivement
00:34:51au ménage
00:34:52de simplifier
00:34:54son bouclage financier.
00:34:57J'ai répondu
00:34:58sur le financement
00:34:59du service public,
00:35:00très important,
00:35:00cofinancement,
00:35:01une contractualisation
00:35:02à 50-50 sur son financement,
00:35:04et vous avez dit
00:35:05effectivement,
00:35:05est-ce que des efforts
00:35:06supplémentaires sur la fraude
00:35:07par rapport à ces aides,
00:35:09la fraude est un problème
00:35:10évidemment majeur
00:35:11sur l'ensemble
00:35:12des aides publiques
00:35:14et des aides à la rénovation,
00:35:15et une éco-délinquance
00:35:16qui est très forte,
00:35:17qui remonte,
00:35:18j'allais dire,
00:35:18même avant
00:35:18les sujets de MaPrimeRénov',
00:35:20on le sait bien.
00:35:23On a développé
00:35:25effectivement aujourd'hui
00:35:26à l'agence
00:35:27plusieurs mécanismes
00:35:28qui nous permettent
00:35:29de mieux sécuriser
00:35:32les risques
00:35:32de tentatives de fraude.
00:35:34J'aimerais juste rappeler
00:35:35que,
00:35:36et ça fait un lien aussi
00:35:36par rapport à l'ASP,
00:35:37on a un mécanisme
00:35:38de financement,
00:35:39d'instruction, pardon,
00:35:42spécifique à l'agence
00:35:43sur ces aides aux travaux,
00:35:44puisqu'on a une double instruction.
00:35:45On fait une instruction
00:35:46préalable sur devis,
00:35:47sur le projet
00:35:48de travaux du ménage
00:35:50qui nous permet
00:35:50de sécuriser le ménage
00:35:53sur son éligibilité
00:35:54à l'aide publique,
00:35:55de sécuriser
00:35:56sur le montant potentiel
00:35:57de l'aide publique
00:35:58qu'il va percevoir
00:36:01et de nous assurer aussi
00:36:02que le projet
00:36:03qu'il réalise
00:36:04est porté
00:36:05par des acteurs
00:36:06qui sont,
00:36:07on va dire,
00:36:08en tout cas connus,
00:36:09sur lesquels on assure
00:36:10un certain nombre
00:36:11de vérifications,
00:36:12qu'ils ont le certificat RGE,
00:36:13on vérifie effectivement
00:36:14des échanges
00:36:15avec l'administration fiscale,
00:36:17enfin,
00:36:17on a différentes procédures
00:36:18de contrôle.
00:36:19On a une deuxième étape
00:36:19d'instruction,
00:36:20après la réalisation
00:36:21des travaux,
00:36:21une fois qu'on a validé
00:36:22le projet,
00:36:23mais le ménage
00:36:23nous renvoie la facture,
00:36:24ça peut prendre
00:36:25beaucoup de temps,
00:36:25des opérations de travaux,
00:36:26ça peut durer six mois,
00:36:27un an,
00:36:28dix-huit mois.
00:36:28Une fois qu'on a réalisé,
00:36:30effectivement,
00:36:30que le ménage a réalisé
00:36:31ses travaux,
00:36:32on paye sur facture
00:36:34en procédant
00:36:34à un ensemble
00:36:35d'autres contrôles
00:36:37qui nous permettent
00:36:37de vérifier,
00:36:38de toute façon,
00:36:38la conformité
00:36:39des travaux
00:36:39qui ont été réalisés,
00:36:40mais aussi,
00:36:41effectivement,
00:36:41de refaire des contrôles,
00:36:43je pense aux contrôles
00:36:44sur les IBAN,
00:36:45coordonnées bancaires,
00:36:46pour s'assurer,
00:36:47effectivement,
00:36:47que tout ça
00:36:48n'est pas porté
00:36:51par des acteurs
00:36:52qui chercheraient
00:36:53à organiser
00:36:54une fraude.
00:36:55On a énormément,
00:36:56on a des contrôles embarqués,
00:36:57on procède
00:36:58à un bon nombre
00:36:59de contrôles,
00:36:59on dit complémentaires,
00:37:01on vérifie,
00:37:01effectivement,
00:37:02par des contacts directs
00:37:04auprès des ménages,
00:37:04auprès des entreprises,
00:37:05tout ça nous permet,
00:37:06aujourd'hui,
00:37:07de sécuriser au maximum,
00:37:09je ne vais pas dire
00:37:10qu'il y a zéro fraude,
00:37:11ça serait illusoire,
00:37:13mais en tout cas,
00:37:14on sécurise au maximum,
00:37:16on constate,
00:37:16on a pu communiquer
00:37:17l'année dernière,
00:37:17174 millions
00:37:18de tentatives de fraude
00:37:19sur 4 milliards
00:37:21d'aides distribuées
00:37:22ont été évitées
00:37:24sur l'année 2025,
00:37:27on progresse,
00:37:28effectivement,
00:37:29de plus en plus
00:37:30et on bénéficie aussi,
00:37:32je pense qu'avec
00:37:33d'autres opérateurs
00:37:34que vous avez pu entendre,
00:37:36du partage d'informations,
00:37:37notamment la loi
00:37:38de lutte contre
00:37:39toutes les fraudes
00:37:40a permis de faciliter
00:37:41les échanges d'informations
00:37:42entre les administrations,
00:37:44c'est un gain énorme,
00:37:45cet échange d'informations,
00:37:46puisqu'on sait bien
00:37:47que ces acteurs
00:37:47qui interviennent
00:37:48sur une aide publique,
00:37:50en fait,
00:37:50sont souvent des acteurs
00:37:51que l'on retrouve aussi
00:37:52dans d'autres aides publiques.
00:37:54Donc aujourd'hui,
00:37:55effectivement,
00:37:55on atteint un niveau
00:37:56de maturité,
00:37:57je vais le dire comme ça,
00:37:58sur la lutte contre la fraude,
00:38:00même si c'est des efforts
00:38:00de tous les instants.
00:38:05Un tout petit complément
00:38:07par rapport
00:38:08à ce service public
00:38:09que je pense que tout le monde,
00:38:11en tout cas,
00:38:11peut appeler de ses voeux.
00:38:13Il existe à travers
00:38:14France Rénov',
00:38:14et si,
00:38:16j'en suis sûr,
00:38:16vous suivez nos propres communications,
00:38:18on ne communique pas sur l'ANA,
00:38:19on communique sur France Rénov',
00:38:21qui est le service public
00:38:22qui s'est mis en place
00:38:23dans tous les EPCI de France.
00:38:26On a une étude de notoriété
00:38:27qui montre que plus de 75%
00:38:29de nos compatriotes
00:38:31connaissent France Rénov',
00:38:32ce qui est quand même
00:38:32assez remarquable
00:38:33pour un sujet
00:38:34qui est très centré
00:38:35sur une activité
00:38:37de la vie
00:38:37et des gens
00:38:38qui est la rénovation
00:38:39de leurs logements,
00:38:41vous dire aussi
00:38:42que ces agences
00:38:45accueillent
00:38:45dans tous les territoires
00:38:46gratuitement
00:38:47celles et ceux
00:38:48qui ont un projet.
00:38:49La moitié des personnes
00:38:51qui poussent
00:38:51la porte de France Rénov',
00:38:54repartent avec un projet
00:38:56différent de celui
00:38:57qu'il avait
00:38:57en rentrant dans l'agence.
00:38:59Parce qu'on vient
00:39:00avec des présupposés
00:39:02en disant
00:39:02le meilleur geste
00:39:03ou la meilleure rénovation
00:39:04pour mon appartement
00:39:05ou pour ma maison,
00:39:06c'est celui
00:39:07que j'ai imaginé.
00:39:08La réalité,
00:39:09c'est qu'après une heure,
00:39:10puisqu'en général,
00:39:11on consacre une heure
00:39:12de gratuité
00:39:13avec une personne
00:39:14qui a des compétences,
00:39:15on repart
00:39:15avec un projet différent.
00:39:17C'est très important
00:39:17parce que vous avez du coup
00:39:19un service public
00:39:20qui est un vrai service public,
00:39:22c'est-à-dire que
00:39:22c'est un tiers de confiance.
00:39:24Il n'a pas un intérêt particulier
00:39:25à vous dire
00:39:26que le meilleur geste
00:39:27est celui
00:39:28qu'éventuellement
00:39:28votre artisan local
00:39:31qui est sur la filière
00:39:33va vous proposer
00:39:35parce que nous avons
00:39:35cette obligation
00:39:36de nous assurer effectivement
00:39:37que comme il y a
00:39:38de l'argent public
00:39:39qui vient en appui,
00:39:41cet argent public
00:39:42est utilisé
00:39:43de la meilleure façon
00:39:44pour l'objectif
00:39:45de la politique
00:39:46qui est déterminée
00:39:47au niveau national.
00:39:49Je veux aussi rappeler
00:39:50qu'il y a 80%
00:39:51des logements
00:39:51de 2050
00:39:52qui sont déjà construits
00:39:53et donc on a
00:39:54une très très grosse ambition
00:39:58à laquelle
00:39:59on doit pouvoir répondre.
00:40:00Et puis il y a
00:40:01des questions
00:40:01que vous avez posées
00:40:02sur le temps.
00:40:05La politique du logement
00:40:06ce n'est pas du temps court,
00:40:07jamais.
00:40:08Ni pour la construction
00:40:09ni pour l'évolution.
00:40:11Celles et ceux
00:40:12qui sont appliqués
00:40:13sur ces questions
00:40:14le savent particulièrement.
00:40:15C'est du temps long.
00:40:16Il faut imaginer
00:40:17un projet.
00:40:18Il faut qu'il y ait
00:40:19une décision
00:40:19qui se prenne
00:40:20de la part du propriétaire
00:40:22privé de faire.
00:40:23Il faut réunir
00:40:25des financements
00:40:26et là on va l'accompagner.
00:40:27Il faut définir
00:40:28le meilleur projet
00:40:29au regard
00:40:30de l'objectif
00:40:31de diminution
00:40:32des flux
00:40:33en matière
00:40:34d'énergie.
00:40:36Et il y a
00:40:37des difficultés
00:40:38sur les copros.
00:40:39Effectivement.
00:40:40Nous avons d'ailleurs
00:40:41dans le conseil
00:40:41d'administration,
00:40:42c'est intéressant,
00:40:43des représentants
00:40:44de toute la filière.
00:40:45Toutes les associations
00:40:45sont dans le conseil
00:40:46d'administration,
00:40:47d'élus,
00:40:48nous font remonter
00:40:49de par leur expérience
00:40:50ce qui va bien
00:40:52sur l'application
00:40:53de nos dispositifs,
00:40:54ce qu'il serait souhaitable
00:40:55de faire évoluer.
00:40:56Nous avons aussi
00:40:57les représentants
00:40:57des syndics
00:40:58et à l'occasion
00:40:59d'une réunion
00:40:59qu'on avait consacrée
00:41:01à ça,
00:41:02c'est à peu près
00:41:02six ans
00:41:03pour un syndic
00:41:04copropriété
00:41:05entre le moment
00:41:06où on imagine
00:41:07le projet
00:41:08et la réalisation
00:41:09qui va se faire
00:41:09avec les différentes étapes.
00:41:12Ça,
00:41:12c'est un sujet
00:41:13qui impacte
00:41:16le travail
00:41:16de l'ANA
00:41:17mais sur lequel
00:41:17l'ANA
00:41:18n'a pas
00:41:19de levier
00:41:21en quelque sorte
00:41:22pour le faire évoluer
00:41:22et là,
00:41:23c'est des textes
00:41:24législatifs
00:41:25et réglementaires.
00:41:26Il y a eu
00:41:26des améliorations,
00:41:28il en faudra
00:41:29sans doute d'autres
00:41:29pour qu'on ait
00:41:30une massification
00:41:31plus rapide
00:41:32sur le sujet
00:41:33des copropriétés.
00:41:35Ce guichet unique,
00:41:37je leur dis,
00:41:38aujourd'hui,
00:41:38il existe
00:41:39avec le système
00:41:41de France-Rénov'
00:41:42et il faut l'utiliser
00:41:44peut-être encore plus.
00:41:46C'est très important
00:41:48que les collectivités
00:41:49territoriales
00:41:49soient en première ligne
00:41:50aux côtés
00:41:50de l'ANA
00:41:51parce que la communication
00:41:52qui est faite,
00:41:53y compris sur France-Rénov'
00:41:55par les élus
00:41:56dans leurs journaux
00:41:57municipaux,
00:41:59intercommunaux,
00:42:00a un impact
00:42:00très positif
00:42:02sur l'écoute
00:42:02de la population.
00:42:03c'est considéré
00:42:05comme une communication
00:42:07peut-être plus objective
00:42:09que ne le fait
00:42:10l'État,
00:42:11voire même
00:42:11parfois l'ANA.
00:42:13Donc c'est très important
00:42:14d'embarquer aussi
00:42:15les collectivités territoriales,
00:42:16d'où leur présence
00:42:17dans France-Rénov'
00:42:18à Sion
00:42:19et des contractualisations
00:42:21avec des associations
00:42:21que vous avez citées.
00:42:22Vous avez cité Solia,
00:42:24il y a aussi Urbanis
00:42:25et d'autres
00:42:26qui sont très, très utiles
00:42:29sur des dispositifs
00:42:30tels OPA-RU,
00:42:34RHI
00:42:34et d'autres acronymes
00:42:36qui malheureusement
00:42:37parfois sont impénétrables
00:42:38comme ça
00:42:39mais qui apportent
00:42:40un très, très gros
00:42:41accompagnement financier
00:42:43et utile
00:42:43aux collectivités territoriales
00:42:45et donc
00:42:45à celles et ceux
00:42:46qui habitent
00:42:47les propriétaires.
00:42:49Très rapidement,
00:42:50vous parliez tout à l'heure
00:42:51de contrôle en fait,
00:42:54contrôle sur facture
00:42:55une fois que les travaux
00:42:55sont réalisés,
00:42:56tout ça.
00:42:57Je ne sais plus si,
00:42:58mais c'est peut-être le cas,
00:42:59est-ce qu'il y a
00:42:59un contrôle
00:43:01thermique
00:43:01en fait
00:43:02avec un passage
00:43:04de quelqu'un
00:43:04qui vérifie bien
00:43:05que l'efficacité thermique
00:43:06du bâtiment
00:43:07correspond bien
00:43:08à la cible
00:43:09qui a été projetée
00:43:11dans le cadre
00:43:11des études préalables
00:43:13parce qu'on peut
00:43:14s'interroger
00:43:15notamment sur des copros,
00:43:16notamment aussi
00:43:17sur du patrimoine privé
00:43:19type pavillonnaire
00:43:21ouf.
00:43:21La thermique,
00:43:22c'est des points singuliers,
00:43:23il y en a partout
00:43:24et qu'à un moment donné,
00:43:25c'est vrai que la qualité
00:43:26des travaux
00:43:29ne supporte pas
00:43:31ce type de détail
00:43:33qui, en fait,
00:43:33à la fin,
00:43:34on peut créer un thermos,
00:43:35mais s'il n'y a plus de bouchons,
00:43:36ça ne sert pas à grand-chose.
00:43:37Donc, je voudrais
00:43:37vous entendre là-dessus
00:43:38et je vais passer la parole
00:43:39aussi directement
00:43:40à Vincent Louau
00:43:41qui a une question.
00:43:42Oui, merci,
00:43:43M. le Président.
00:43:45Je vous remercie
00:43:45pour toutes ces précisions.
00:43:47Moi, j'étais président
00:43:47de PCI,
00:43:48j'ai mis en place
00:43:49à l'époque
00:43:51le service public
00:43:52de rénovation
00:43:53et pour moi,
00:43:54aujourd'hui,
00:43:54il y a quelque chose
00:43:55qui ne va pas.
00:43:56C'est à peu près
00:43:5765 euros par habitant.
00:43:58Si demain,
00:43:59vous filez à un président
00:44:00de PCI
00:44:001,5 million de budget
00:44:02parce que j'avais
00:44:0229 000 à peu près personnes,
00:44:04moi, je vous fais
00:44:05pulser le machin, quoi,
00:44:07avec l'effet de levier
00:44:07de l'emprunt
00:44:08et du truc.
00:44:09Aujourd'hui,
00:44:09on n'est pas du tout
00:44:10à ça sur nos territoires
00:44:11avec MaPrimeRénov'.
00:44:12Nous, on interagit
00:44:14tous les ans
00:44:15dans ce mille-feuille
00:44:16que les gens
00:44:17ne comprennent plus
00:44:17parce que le guichet unique
00:44:18marche bien
00:44:19mais après,
00:44:20le workflow
00:44:21avec Solia,
00:44:22parce que c'est Solia
00:44:23tout le temps.
00:44:24Vous donnez
00:44:25deux autres noms
00:44:25pour le fun
00:44:26mais ils ont 90%
00:44:28du business
00:44:28et nous,
00:44:29ils marchent super bien
00:44:29en Indre-Loire.
00:44:30Donc, je suis assez libre
00:44:31pour le...
00:44:31Je les connais super bien.
00:44:32Ça marche super bien.
00:44:35Nous, on a l'interface
00:44:36Anna, Solia,
00:44:38guichet unique,
00:44:40les primaires...
00:44:41Enfin, la pierre
00:44:41a été gardée
00:44:42par le département.
00:44:43Tout ça, ça bloque.
00:44:44On a des délais
00:44:45qui s'allongent.
00:44:47Des gens,
00:44:47pour 50%
00:44:49qui lâchent l'affaire
00:44:50parce qu'ils se disent
00:44:50on fait une rénovation globale
00:44:53qui est tellement chère
00:44:54qu'à la fin,
00:44:56ce qui était le plus pragmatique,
00:44:57les fenêtres,
00:44:57les combles,
00:44:59eh bien,
00:44:59on l'interdit
00:45:00parce qu'il faut faire
00:45:00le tout pour le tout.
00:45:01Donc, il y en a pour 80 000 euros
00:45:03et je n'ai pas les moyens.
00:45:04Donc, même avec des taux
00:45:05de subvention très forts,
00:45:06je n'ai pas les moyens.
00:45:06Donc, ils décrochent
00:45:07parce qu'on parle
00:45:08de ce qui réussit.
00:45:09Oui, 100 000 logements.
00:45:10Enfin, plutôt 40 ou 45 000
00:45:14si on enlève les chaudières.
00:45:17Ah oui, c'était sur 6 mois.
00:45:19100 000 globales.
00:45:20Mais il y a tous les échoués aussi
00:45:22à côté.
00:45:23Parce que ça,
00:45:23on n'en parle pas
00:45:24si on fait une enquête
00:45:25sur tous les échoués
00:45:26sur mon territoire.
00:45:27Donc, moi,
00:45:28je vous pose la question.
00:45:30Moi, je verrais bien
00:45:30un système
00:45:31où on donne encore plus
00:45:32aux élus locaux
00:45:33avec une procédure de contrôle,
00:45:34un guichet unique
00:45:35qui, eux, vont bien voir
00:45:36les gougnafiers
00:45:36qui arrivent de partout
00:45:37et qui envoient 50 devis
00:45:39avec la même interface.
00:45:41Vous, vous ne le voyez pas
00:45:42dans votre grosse interface,
00:45:43un fraudeur
00:45:44qui arrive avec 50 faux dossiers.
00:45:46Mais nous,
00:45:46on va tout de suite
00:45:47le voir sur notre territoire.
00:45:48Donc, on aura,
00:45:49à mon avis,
00:45:50une efficacité opérationnelle
00:45:51beaucoup plus forte
00:45:52si on décentralisait tout ça
00:45:54au niveau des EPCI,
00:45:55bien sûr,
00:45:55avec le contrôle de l'État
00:45:56à définir.
00:45:58On se prend 5 minutes
00:46:00histoire de terminer
00:46:01cette audition.
00:46:02Merci.
00:46:08Monsieur le Président,
00:46:09je vais commencer par là
00:46:10sur le sujet du contrôle,
00:46:12effectivement,
00:46:13finalement,
00:46:13de la qualité
00:46:14des opérations
00:46:15qui sont réalisées.
00:46:16Ça, c'est la mission
00:46:17de l'accompagnateur.
00:46:18En fait, je disais,
00:46:20on a un accompagnement
00:46:21obligatoire
00:46:21qui est pour le ménage
00:46:26dans le cas des charges
00:46:28de la mission
00:46:28de l'accompagnement.
00:46:29C'est le diagnostic
00:46:31de la situation
00:46:33avant travaux,
00:46:34une situation projetée
00:46:35et de réceptionner
00:46:36les travaux
00:46:37et de s'assurer
00:46:38de la qualité des travaux
00:46:39et ce que c'est bien
00:46:39conforme à la prescription.
00:46:41Il s'engage
00:46:41dans son rôle
00:46:43d'accompagnateur
00:46:43pour lequel il y a
00:46:44un agrément donné
00:46:45par l'État
00:46:46que nous vérifions
00:46:47régulièrement.
00:46:48Il s'engage
00:46:48effectivement sur la qualité
00:46:49des travaux
00:46:50qui sont réalisés
00:46:50et on contrôle
00:46:52soit à l'occasion
00:46:53des renouvellements
00:46:54des demandes d'agrément
00:46:55ou nous procédons
00:46:56à un certain nombre
00:46:58de contrôles sur place.
00:46:59Alors, pas 100%
00:47:00des dossiers,
00:47:00pas du tout.
00:47:01On fait à peu près
00:47:02entre 15 et 17%
00:47:03des dossiers
00:47:04qui font l'objet
00:47:05d'un contrôle sur place
00:47:06et pour lequel,
00:47:07effectivement,
00:47:08on vérifie
00:47:08qu'il y a bien
00:47:09une conformité
00:47:10avec tout ce qui a été
00:47:11la prescription de travaux,
00:47:12les travaux réalisés,
00:47:13etc.,
00:47:13avant le versement
00:47:15de la subvention.
00:47:16Donc, voilà,
00:47:17cette vérification de qualité
00:47:19s'opère de cette manière-là
00:47:20et c'est vraiment
00:47:20l'accompagnateur
00:47:22auprès du ménage
00:47:23fait le lien
00:47:24avec la puissance publique
00:47:25pour les financements
00:47:27et s'assurer
00:47:27de la qualité
00:47:28de ce qui est financé.
00:47:31Concernant
00:47:33le point que vous soulevez
00:47:34effectivement sur un système
00:47:35qui doit être
00:47:38plus près encore
00:47:39des territoires
00:47:39où fonctionner
00:47:40des débats
00:47:41autour de la décentralisation,
00:47:43je réinsiste beaucoup
00:47:44sur le fait
00:47:45qu'aujourd'hui,
00:47:46en tout cas,
00:47:4785% des crédits
00:47:48sont bien délégués
00:47:49dans les territoires.
00:47:51MaPrimeRénov',
00:47:51au niveau du geste,
00:47:53a été effectivement
00:47:53une aide nationale
00:47:54sur laquelle
00:47:55il n'y avait pas
00:47:56pour les collectivités
00:47:57de visibilité
00:47:58sur les dossiers
00:47:59qui étaient réalisés,
00:48:01y compris sur les acteurs
00:48:01qui les portaient.
00:48:02On partage
00:48:04ces éléments.
00:48:05On ouvre aujourd'hui
00:48:06de plus en plus
00:48:08cette information
00:48:09vis-à-vis des territoires
00:48:11pour savoir
00:48:11quels sont les acteurs
00:48:12qui interviennent,
00:48:13combien de dossiers
00:48:14sont financés,
00:48:15mais on est bien
00:48:15sur la gestion
00:48:17d'une aide
00:48:18au niveau national.
00:48:19Donc,
00:48:20sur cette partie-là,
00:48:21la question,
00:48:21effectivement,
00:48:22de savoir
00:48:23s'il faut aussi
00:48:24aller plus loin
00:48:25dans la délégation,
00:48:27dans la délégation
00:48:28telle qu'on le fait
00:48:28pour MaPrimeRénov'Gest,
00:48:31la question peut légitimement
00:48:32être posée.
00:48:33Je rappelle juste,
00:48:34en tout cas,
00:48:35pour l'opérateur ANA,
00:48:36le choix qui a été fait,
00:48:37c'était bien
00:48:37une aide nationale
00:48:38qui devait aller
00:48:39dans cette logique
00:48:40de massification.
00:48:41C'était la mission
00:48:42qui nous avait été confiée
00:48:43et qu'on est aujourd'hui
00:48:44dans une phase
00:48:45de basculement
00:48:45et de rééquilibrage,
00:48:46je réinsiste.
00:48:47Aujourd'hui,
00:48:48je redis,
00:48:49ces 15%
00:48:50des crédits
00:48:51sont alloués
00:48:53dans notre budget
00:48:53pour le financement
00:48:55du geste.
00:48:55Le reste,
00:48:55c'est vraiment
00:48:56sur les aides déléguées
00:48:57dans les territoires.
00:48:58Donc,
00:48:58on est quand même
00:48:58dans cette phase
00:48:59de rééquilibrage
00:49:00qui existe.
00:49:02Vous parlez
00:49:02des délais,
00:49:03on ne le dit pas,
00:49:04et c'est ce qui a motivé
00:49:06aussi la fermeture
00:49:06du guichet
00:49:07l'année dernière.
00:49:08Les délais sont liés
00:49:09aussi à des stocks
00:49:10de dossiers
00:49:11très,
00:49:11très importants.
00:49:12Il y a eu cette dynamique,
00:49:13ça a fonctionné,
00:49:14qui est...
00:49:15Voilà.
00:49:18Vous le dites
00:49:18de cette manière,
00:49:19mais effectivement,
00:49:20il y avait
00:49:21une adéquation budgétaire
00:49:22qui n'était pas
00:49:23non plus forcément là
00:49:24et donc,
00:49:25il faut
00:49:27cette régulation.
00:49:28Mais je réinsiste
00:49:29sur le rééquilibrage
00:49:30vraiment de ces aides.
00:49:31En tout cas,
00:49:31nous,
00:49:31c'est bien la feuille de route
00:49:32qui a été confiée
00:49:33à l'agence
00:49:33d'aller de plus en plus
00:49:34vers de la rénovation globale
00:49:36et de l'appui
00:49:37au territoire
00:49:38sur le pilotage
00:49:39de ces dispositifs
00:49:40dans le cadre
00:49:41des délégations
00:49:42qui existent.
00:49:45Madame la rapporteure,
00:49:46si vous me permettez
00:49:47deux minutes
00:49:47par rapport à la question
00:49:48que vous avez posée,
00:49:48je n'ai pas répondu
00:49:49sur l'organisation interne
00:49:50de l'agence.
00:49:53Je reviendrai.
00:49:54Ça correspond bien
00:49:54aux missions d'animation
00:49:57que l'on fait
00:49:58de l'ensemble
00:49:59de cette politique
00:50:00sur l'ensemble
00:50:00des territoires.
00:50:01L'organisation,
00:50:02effectivement,
00:50:03telle que vous la describez,
00:50:03une direction
00:50:04de la distribution
00:50:04des aides
00:50:05qui gère effectivement
00:50:06l'aide nationale
00:50:07pour partie,
00:50:07mais qui est aussi
00:50:08en appui
00:50:08sur l'instruction
00:50:09des aides locales
00:50:11pour s'assurer
00:50:12d'une harmonisation
00:50:14dans l'instruction
00:50:15des aides
00:50:16dans tous les territoires
00:50:17pour que,
00:50:18effectivement,
00:50:18les règles soient appliquées
00:50:19de manière uniforme.
00:50:21Et je reviens
00:50:22sur un point,
00:50:23je suis obligé
00:50:23de le dire
00:50:24sur la direction
00:50:25de l'expertise.
00:50:25L'agence,
00:50:26ce n'est pas auto-saisie
00:50:27des missions d'évaluation
00:50:29sur le parc privé.
00:50:31C'est bien le code
00:50:32de la construction
00:50:32et de l'habitation
00:50:33qui nous confie,
00:50:34le L321-1,
00:50:36des missions
00:50:36sur la connaissance
00:50:37du parc privé,
00:50:39que ce soit
00:50:40effectivement territorial,
00:50:41sur les caractéristiques
00:50:42bâtimentaires.
00:50:43On travaille évidemment
00:50:44en lien
00:50:44avec le ministère,
00:50:46les services statistiques
00:50:47du ministère
00:50:48ou avec d'autres opérateurs
00:50:49de l'État,
00:50:50je pense au CSTB,
00:50:51par exemple,
00:50:52sur les bâtiments,
00:50:53pour croiser
00:50:54nos informations
00:50:54sur la connaissance
00:50:55du parc privé.
00:50:57On tient notamment
00:50:58le registre national
00:51:00des copropriétés
00:51:00qui permet d'avoir
00:51:01une photographie,
00:51:02ça n'existait pas
00:51:02il y a encore 7 ans,
00:51:03une photographie
00:51:04effectivement de l'État
00:51:07des copropriétés
00:51:08en France
00:51:08qui sont des objets,
00:51:09on en a beaucoup parlé,
00:51:11particulièrement complexes.
00:51:12On suit les évolutions,
00:51:13on risque de fragilité
00:51:14voire de dégradation
00:51:15de ces copropriétés.
00:51:17Ça fait partie
00:51:18effectivement des missions
00:51:19de l'agence
00:51:20qui nous permettent
00:51:21de mettre aussi
00:51:22à disposition
00:51:22de l'information
00:51:23des territoires.
00:51:24On communique l'ensemble,
00:51:25on territorialise
00:51:25l'ensemble de ces informations
00:51:26auprès des territoires.
00:51:27On est bien dans cette logique,
00:51:29j'ai envie de vous le dire
00:51:30comme ça au niveau
00:51:30de la nassiège,
00:51:31on mutualise en fait
00:51:32un ensemble de compétences
00:51:33que l'on met à disposition
00:51:34des territoires.
00:51:35C'est pour ça que par rapport
00:51:36aussi à l'objet
00:51:37de la proposition de loi,
00:51:39le transfert de l'ingénierie
00:51:41vis-à-vis des services
00:51:41des concentrés,
00:51:42je ne reviens pas
00:51:43sur ce qui a pu être évoqué
00:51:44sur la capacité
00:51:46pour les services des concentrés
00:51:47aujourd'hui
00:51:47d'absorber l'ensemble
00:51:48de ces missions,
00:51:48mais surtout nous,
00:51:49nous sommes en appui
00:51:50pour leur donner
00:51:50les moyens
00:51:51de réaliser leurs missions.
00:51:52C'est vraiment la vocation
00:51:53aujourd'hui du fonctionnement
00:51:55de l'ANA siège.
00:51:58Je voudrais rajouter
00:51:59un dernier mot
00:52:01de la fin FIM
00:52:03puisqu'on va aussi
00:52:06devoir se sustenter.
00:52:07Moi, je comprends
00:52:08les frustrations
00:52:09qu'il peut y avoir
00:52:10par rapport à la mise en place
00:52:12d'une politique publique
00:52:13et ce que l'on vit
00:52:14sur nos territoires respectifs
00:52:16les uns et les autres.
00:52:19Nous agissons dans le cadre
00:52:20de ce que notre pays
00:52:23décide en termes
00:52:24de politique énergétique
00:52:25dans le cadre
00:52:27d'une intermystérialité
00:52:28où vous avez
00:52:29le ministre du Logement,
00:52:30le ministre chargé
00:52:31de l'énergie
00:52:32et puis celles et ceux
00:52:34qui détiennent
00:52:34les cordons de la bourse
00:52:35et les objectifs
00:52:37sont fixés
00:52:38de dire
00:52:38il faut rénover massivement
00:52:41le parc privé existant
00:52:42parce que c'est là
00:52:44que nous devons faire
00:52:45l'effort
00:52:45au regard du changement climatique.
00:52:47Vous devez adapter
00:52:49au grand âge
00:52:51les logements
00:52:52de nos compatriotes
00:52:53c'est la prime
00:52:54ADAPT
00:52:55qui marche d'ailleurs
00:52:55bien plus
00:52:56qu'on ne le pensait.
00:52:58Vous devez aussi
00:52:59vous assurer
00:53:00que la RHI
00:53:02c'est-à-dire
00:53:02on supprime
00:53:03des bidonvilles
00:53:04dans notre pays
00:53:05c'est une mission
00:53:07qui a été donnée
00:53:08aussi à l'ANA
00:53:09que vous mettiez
00:53:11de l'argent
00:53:12pour humaniser
00:53:13les grands centres
00:53:14d'hébergement d'urgence
00:53:15qui sont essentiellement
00:53:16dans les grandes villes
00:53:17et qui font que
00:53:18certains de nos compatriotes
00:53:19sont dans des conditions
00:53:21indignes
00:53:22et nous le faisons
00:53:23à la demande
00:53:24du gouvernement
00:53:25avec les moyens
00:53:26avec qui sont faits.
00:53:27Pour cela
00:53:27il a fallu bâtir
00:53:28un service public
00:53:29c'est France Rénov'
00:53:31et on a été
00:53:32aussi victime
00:53:33de notre succès
00:53:34parce que la politique
00:53:35du stop and go
00:53:36c'est pas une défaillance
00:53:38de l'agence
00:53:40elle-même
00:53:41c'est le fait
00:53:42que ce qui a été fait
00:53:44en termes de communication
00:53:45de susciter l'intérêt
00:53:47de nos compatriotes
00:53:48sur ces rénovations
00:53:49qui sont importantes
00:53:50à la fois pour eux
00:53:51et pour la planète
00:53:52si je peux résumer ainsi
00:53:54apporte un très grand succès.
00:53:57Après tout ça
00:53:57est régulé
00:53:58par une décision budgétaire
00:54:00qui fait qu'effectivement
00:54:01à un moment
00:54:02on arrête
00:54:02de prendre
00:54:03des nouveaux dossiers
00:54:04parce que nous ne pouvons pas suivre.
00:54:05C'est pas l'agence
00:54:07qui porte une responsabilité
00:54:09en quelque sorte
00:54:10sur cette politique
00:54:11de stop and go
00:54:12c'est la capacité budgétaire
00:54:14de notre pays
00:54:14à pouvoir assumer
00:54:15une ambition
00:54:16qu'elle s'est elle-même fixée
00:54:18par le gouvernement
00:54:19et par le Parlement
00:54:21à l'occasion
00:54:21de textes de loi
00:54:22notamment de la loi
00:54:23de finances initiales.
00:54:26Mais moi
00:54:27ce que je vois
00:54:28sur le terrain
00:54:29je le dis à mon collègue
00:54:31qui a été président de PCI
00:54:32moi qui suis président de PCI
00:54:33je rencontre
00:54:34ou mes techniciens
00:54:36parce que c'est pas toujours
00:54:37à l'échelle de l'élu
00:54:38les techniciens
00:54:39de l'agglomération
00:54:40qui sont sur ces missions
00:54:42rencontrent en permanence
00:54:43les associations
00:54:44avec qui on a contractualisé
00:54:45rencontrent en permanence
00:54:47l'agence France Rénov'
00:54:49qui existe
00:54:49sur notre territoire
00:54:51pour effectivement
00:54:52s'assurer
00:54:53que cette politique
00:54:53elle est bien déclinée
00:54:54que chacun des propriétaires
00:54:57ou des copropriétés
00:54:59puisse être accompagné
00:55:00pour monter
00:55:00le meilleur dossier
00:55:01au regard
00:55:02de leurs objectifs
00:55:03qui répondent
00:55:04à la politique
00:55:06nationale
00:55:08et après
00:55:10on va jusqu'au bout
00:55:11quand on est capable
00:55:12de leur dire
00:55:13oui
00:55:14on délivre
00:55:15rapidement
00:55:16mais
00:55:18pour nos concitoyens
00:55:19peu importe
00:55:20de qui le fait
00:55:22franchement
00:55:22cette machinerie
00:55:23leur échappe
00:55:24et tant mieux
00:55:26compte tenu
00:55:26de la complexité
00:55:27par contre
00:55:28ils savent
00:55:28que c'est le PCI
00:55:29qui est aujourd'hui
00:55:31le guichet
00:55:31et puis il y a
00:55:32une autre question
00:55:33qui a été
00:55:34sous-jacente
00:55:35c'est sur la décentralisation
00:55:36des politiques du logement
00:55:38ce que vous l'avez dit
00:55:39si on nous décentralisait
00:55:40moi je trouve
00:55:41que ça serait très astucieux
00:55:42de la part de l'Etat
00:55:44parce qu'aujourd'hui
00:55:45dans ce type
00:55:46de la politique
00:55:47de la rénovation
00:55:49ou de la politique
00:55:50du logement
00:55:51en général
00:55:52sur les projets
00:55:53de défiscalisation
00:55:54si un jour
00:55:55on décentralisait
00:55:56sur les collectivités
00:55:58territoriales
00:55:58tant qu'il y a
00:55:59des choses à décentraliser
00:56:00vous pouvez répondre
00:56:01à la population
00:56:01mais comme tout est
00:56:02géré par la loi de finances
00:56:04le jour où il n'y a plus
00:56:04de crédit
00:56:06nos compatriotes
00:56:07qui auront pris
00:56:07l'habitude de voir
00:56:08des rénovations thermiques
00:56:09qui s'arrêtent
00:56:10parce que la loi de finances
00:56:12diminue
00:56:12et qu'on dit
00:56:13aux collectivités locales
00:56:14de prendre la suite
00:56:17les élus
00:56:17seront en première ligne
00:56:18dans la difficulté
00:56:20de gérer la pénurie
00:56:21je le dis en passant
00:56:22parce que
00:56:22c'est parfois
00:56:23une très bonne idée
00:56:24de dire
00:56:24il y aura des AOH
00:56:27des autorités
00:56:28organisatrices
00:56:28de l'habitat
00:56:29mais dès lors
00:56:30que ces AOH
00:56:30n'ont pas de moyens
00:56:31intrinsèques
00:56:32avec une fiscalité
00:56:34qui leur apporte
00:56:34comme en matière de transport
00:56:36avec le versement
00:56:36de mobilité
00:56:37une ressource
00:56:38affectée
00:56:38tout ça
00:56:39s'arrête
00:56:40donc je suis sorti
00:56:42un petit peu
00:56:44mais parce qu'on mélange
00:56:47souvent la capacité budgétaire
00:56:49qui fait quoi
00:56:50et finalement
00:56:51si c'est tout
00:56:52aux collectivités locales
00:56:54petit à petit
00:56:55d'année en année
00:56:56on diminue
00:56:57aux collectivités locales
00:56:58de prendre le relais
00:56:59au moins là
00:56:59vous avez quand même
00:57:01la garantie
00:57:02au niveau national
00:57:03avec l'agence
00:57:04qu'il y a un opérateur
00:57:06qui met en place
00:57:07la politique
00:57:07que vous déterminez vous
00:57:08dans la loi financière
00:57:10initiale
00:57:12Vincent
00:57:12enfin là on s'écarte
00:57:13parce que c'est le
00:57:14tout ce matin
00:57:15c'est à dire que
00:57:16on sait qu'il y aura
00:57:17moins d'argent
00:57:17pour les politiques publiques
00:57:19on s'interroge
00:57:20sur les structures
00:57:20il faudrait avant savoir
00:57:22qu'est-ce qui reste
00:57:22une politique publique
00:57:24nationale
00:57:24alors après
00:57:25national état
00:57:26national collectivité
00:57:27et qu'est-ce qui devient
00:57:28complètement marché
00:57:29et privé
00:57:29et ce qui est marché
00:57:30et privé
00:57:31on supprime
00:57:31tout ce qui n'a plus
00:57:33enfin voilà
00:57:33mais ce choix
00:57:34il n'a pas été fait
00:57:35et c'est pas l'objet
00:57:36de notre commission spéciale
00:57:38et madame la rapporteure
00:57:39quand on a une difficulté
00:57:40sur un dossier
00:57:40et on en a tous les jours
00:57:43moi je dis
00:57:43aux élus
00:57:44appelez
00:57:45il y a une task force
00:57:46qui existe
00:57:47au sein de l'ANA
00:57:48qui va vous permettre
00:57:49de trouver la solution
00:57:50à un problème
00:57:51de hiérarchie
00:57:52de copropriété dégradée
00:57:54qui menace
00:57:55de s'effondrer
00:57:55parce que
00:57:57objectivement
00:57:57si je dis
00:57:57appelez la DTT
00:57:59personne ne leur répondra
00:58:00c'est d'une complexité telle
00:58:01parce qu'il n'y a pas
00:58:02de moyens aussi en DDT
00:58:03enfin
00:58:04il n'y a plus personne
00:58:05en DDT
00:58:05donc c'est sûr
00:58:06qu'on peut appeler
00:58:07et le sens de l'histoire
00:58:08c'est la diminution
00:58:09des effectifs de l'Etat
00:58:10sur les collectivités
00:58:11on a reçu à ce sujet
00:58:12un des représentants
00:58:14du corps préfectoral
00:58:15qui nous a répété
00:58:16exactement
00:58:16ça
00:58:17oui mais ils sont au quotient
00:58:19merci
00:58:20merci beaucoup
00:58:20pour cet échange
00:58:21merci pour les temps consacrés
00:58:22bon retour
00:58:24autre audition
00:58:25qui était attendue
00:58:26celle du président
00:58:26de l'ADEME
00:58:27l'agence qui aide
00:58:28à mettre en place
00:58:29la transition écologique
00:58:30la protection
00:58:31de l'environnement
00:58:31et les économies
00:58:33d'énergie
00:58:33elle est menacée
00:58:35d'une réduction
00:58:35de 30%
00:58:37de son budget
00:58:37en 2027
00:58:39pourtant
00:58:39son président
00:58:40a défendu
00:58:41son rôle majeur
00:58:42auprès des collectivités
00:58:44pour mettre les pieds
00:58:45dans le plat
00:58:45et essayer de vous montrer
00:58:48méthodiquement
00:58:48que l'idée
00:58:49selon laquelle
00:58:50l'ADEME
00:58:51serait hors de contrôle
00:58:52est fausse
00:58:54d'abord
00:58:55peu de gens
00:58:56savent
00:58:57que l'ADEME
00:58:58dans son contrat
00:58:59d'objectif
00:59:00et de performance
00:59:00j'ai eu la chance
00:59:01de pouvoir négocier
00:59:02mon contrat d'objectif
00:59:03et de performance
00:59:04le précédent
00:59:04arrivé à terme
00:59:06lorsque je suis arrivé
00:59:07à l'ADEME
00:59:08mais il y a des indicateurs
00:59:09chiffrés
00:59:10par exemple
00:59:11sur l'efficacité carbone
00:59:12de l'euro investi
00:59:14par exemple
00:59:15sur le nombre
00:59:16de tonnes de carbone
00:59:16au travers des projets
00:59:17qu'on doit aider
00:59:18il y en a 22
00:59:19en fait
00:59:19c'est des indicateurs
00:59:21chiffrés
00:59:23factuels
00:59:24qui constituent
00:59:25l'objectif
00:59:28les objectifs
00:59:30factuels
00:59:30que l'Etat
00:59:31fixe à l'ADEME
00:59:32ces objectifs
00:59:33ne sont pas théoriques
00:59:34d'une part
00:59:35bien sûr
00:59:35j'en revente
00:59:36à mon conseil
00:59:37d'administration
00:59:37bien sûr
00:59:38comme les bonnes pratiques
00:59:39que vous suggérez
00:59:39dans votre rapport
00:59:41on avait préalablement
00:59:42parce que c'était
00:59:42la première fois
00:59:43qu'on gravait
00:59:44des objectifs chiffrés
00:59:45dans le marbre
00:59:46du contrat d'objectif
00:59:47donc on avait travaillé
00:59:48sur l'amont
00:59:49et pour voir
00:59:50comment ces indicateurs
00:59:52évoluaient au fil du temps
00:59:53pour définir
00:59:54des bons niveaux d'objectifs
00:59:55et que nos tutelles
00:59:56puissent nous fixer
00:59:57des bons objectifs
00:59:58ces objectifs
00:59:59j'en rencontre
01:00:00bien sûr
01:00:00à mon conseil d'administration
01:00:01mais même plus
01:00:03ma partie variable
01:00:04et celle du top management
01:00:05de l'ADEME
01:00:06dépend de l'atteinte
01:00:07d'objectifs individuels
01:00:09chiffrés
01:00:10qui sont
01:00:11qui déclinent directement
01:00:12de ce contrat
01:00:12d'objectifs
01:00:13et de performance
01:00:13donc vous avez
01:00:15un opérateur
01:00:15dont l'Etat
01:00:16fixe des objectifs
01:00:18chiffrés
01:00:18qui rémunère
01:00:19la partie variable
01:00:20des dirigeants
01:00:20en fonction de l'atteinte
01:00:21ou pas
01:00:22des objectifs
01:00:24de ce COP
01:00:25ça c'est le premier point
01:00:26parce que c'est très peu connu
01:00:27et donc c'est la première
01:00:28la première façon
01:00:29dont on peut
01:00:30non pas contrôler
01:00:31enfin piloter
01:00:33un opérateur
01:00:36le deuxième point
01:00:40c'est que
01:00:41l'avantage d'un opérateur
01:00:42en tout cas
01:00:43dans le cas de l'ADEME
01:00:46c'est que c'est un outil
01:00:47spécialisé
01:00:48avec des gens
01:00:49qui ont une mission précise
01:00:50d'ailleurs qui est fixée
01:00:51par la loi
01:00:51puisque la loi
01:00:53nous a créé
01:00:53il y a 30 ans
01:00:54mais il y a eu
01:00:5440 textes de loi
01:00:55qui ont fait évoluer
01:00:56nos missions
01:00:56c'est pas comme si
01:00:57ça avait été créé
01:00:58et puis après
01:00:58le parlement
01:00:59s'y était désintéressé
01:01:00non non pas du tout
01:01:01c'est vous qui êtes décisionnel
01:01:02il y a 40 textes de loi
01:01:03qui ont modifié nos missions
01:01:04modifié nos organisations
01:01:06je parlerai tout à l'heure
01:01:07peut-être de la loi 3DS
01:01:08qui a été majeure
01:01:09dans la territorialisation
01:01:11de notre activité
01:01:13en faisant du préfet de région
01:01:14en faisant du préfet de région
01:01:16le délégué territorial
01:01:17de l'ADEME
01:01:18on aura peut-être
01:01:18l'occasion d'en parler
01:01:20depuis que je suis président
01:01:22parce que l'avantage
01:01:23d'un objet spécialisé
01:01:24c'est quoi ?
01:01:25c'est qu'on peut lui fixer
01:01:26des objectifs
01:01:26mais on peut auditer
01:01:28on peut inspecter
01:01:30depuis que je suis président
01:01:31il y a eu 6 000 pages
01:01:32de rapports d'inspection
01:01:33ils sont tous là
01:01:34il y a eu 6 000 pages
01:01:35de rapports d'inspection
01:01:36et je vais vous dire quelque chose
01:01:37ils sont précieux
01:01:38c'est de la matière précieuse
01:01:40parce que c'est des gens
01:01:41affûtés parlementaires
01:01:42avec un angle précis
01:01:44inspection des finances
01:01:45c'est des gens
01:01:46qui ont une valeur ajoutée
01:01:48qui croisent
01:01:49le regard de notre équipe
01:01:50de management
01:01:50moi je suis mandataire social
01:01:52d'une structure
01:01:52qui gère beaucoup d'argent
01:01:54pour le compte de l'Etat
01:01:55j'ai la responsabilité
01:01:57qui va avec
01:01:57et bien croyez-le ou pas
01:01:59mais ces rapports
01:02:00ils ne sont pas là
01:02:00pour caler des bureaux
01:02:01on les utilise
01:02:02on les regarde
01:02:03on les met en oeuvre
01:02:04pour beaucoup
01:02:05des recommandations
01:02:05j'en rends compte
01:02:06à mon conseil d'administration
01:02:08par exemple
01:02:08dans votre rapport
01:02:09monsieur le président
01:02:10madame la rapporteure
01:02:11il y avait 60 mesures
01:02:13il y en a 29
01:02:14qui concernent
01:02:14l'ADEME
01:02:15je vous ai d'ailleurs
01:02:16écrit noir sur blanc
01:02:17je le joignerai
01:02:18au questionnaire
01:02:19l'état d'avancement
01:02:20sur les différents points
01:02:21vous avez parlé
01:02:22de la communication
01:02:22mais il y en a beaucoup
01:02:23sur le pilotage
01:02:23beaucoup sur la gouvernance
01:02:24par exemple vous dites
01:02:25il est important
01:02:26que l'Etat
01:02:27ait des cadres A
01:02:28au conseil d'administration
01:02:30des opérateurs
01:02:31qui sont pilotés
01:02:32mais nous
01:02:32ce n'est pas seulement
01:02:33des cadres A
01:02:34c'est des directeurs
01:02:34d'administration centrale
01:02:35Cédric Bourrier
01:02:38Sophie Mourlon
01:02:38à l'époque
01:02:39le secrétaire général
01:02:40de son adjointe
01:02:41n'ont jamais manqué
01:02:41un conseil d'administration
01:02:42et leurs équipes
01:02:43ou eux-mêmes
01:02:44sont là
01:02:44aux réunions préparatoires
01:02:47tout ça pour dire
01:02:49je vous remets
01:02:50le courrier
01:02:51je le joindrai
01:02:52mais ça répond précisément
01:02:54aux recommandations
01:02:55que vous faites
01:02:55parfois
01:02:56évidemment
01:02:57elles nécessitent
01:02:57décision
01:02:59comme on a pu le faire
01:03:00sur certains sujets
01:03:01d'aide aux collectivités
01:03:02sur lesquels
01:03:03on accorde
01:03:03avec nos tutelles
01:03:05on a pris en compte
01:03:06et mis en oeuvre
01:03:07les recommandations
01:03:08qui sont là
01:03:09et puis je le rappelle
01:03:11c'est l'état
01:03:11qui a la main
01:03:12sur la gouvernance
01:03:14et je trouve
01:03:14qu'il y a quelque chose
01:03:16d'assez incroyable
01:03:18dans l'idée
01:03:18qu'on serait hors de contrôle
01:03:20ça voudrait dire
01:03:20que nos tutelles
01:03:22ne font rien
01:03:22alors même
01:03:23alors même
01:03:24que non seulement
01:03:25ils sont présents
01:03:26au niveau des directeurs
01:03:27d'administration centrale
01:03:28dans notre conseil d'administration
01:03:29et dans les réunions préparatoires
01:03:31que tous les mois
01:03:32j'ai un point formel
01:03:33avec les directeurs
01:03:33d'administration
01:03:34de mes tutelles
01:03:34mais que tous les jours
01:03:36que tous les jours
01:03:37nos équipes travaillent
01:03:38avec les directions
01:03:40d'administration centrale
01:03:41il n'y a pas une règle
01:03:42du fonds chaleur
01:03:43qui n'évolue
01:03:43sans qu'elle soit vue
01:03:45pilotée
01:03:46et parfois à haut niveau
01:03:47il y a même eu
01:03:48des décisions importantes
01:03:49sur les durées d'amortissement
01:03:50qui sont vues
01:03:51non seulement avec les tutelles
01:03:52parfois en interministériel
01:03:53donc tous ces choix là
01:03:57sont non seulement
01:03:59échangés avec nos tutelles
01:04:00mais c'est elles
01:04:00qui les fixent
01:04:01et elles qui les contrôlent
01:04:04dans cette logique là
01:04:06je voudrais aussi
01:04:08revenir sur deux éléments
01:04:10on me parle de la communication
01:04:11vous l'avez fait très franchement
01:04:13comme si on faisait
01:04:14n'importe quoi
01:04:15dans notre coin
01:04:16sur la communication
01:04:17parce que j'ai tout entendu
01:04:17vous êtes enroulis
01:04:19vous faites ce que vous voulez
01:04:19je vous ai apporté
01:04:20toutes
01:04:21toutes
01:04:22les campagnes nationales
01:04:24que nous avons faites
01:04:25à l'ADEME
01:04:25depuis que je suis président
01:04:28avec les niveaux de validation
01:04:30alors c'était quoi
01:04:31changeons d'air
01:04:32changeons de mobilité
01:04:33épargnons l'avenir
01:04:34pour les bonnes questions
01:04:35avant d'acheter
01:04:35le chauffage au bois performant
01:04:36les décarbonateurs
01:04:37de l'industrie
01:04:37le service civique écologique
01:04:39le numérique responsable
01:04:40etc.
01:04:41il y en a
01:04:423, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12
01:04:46les 12
01:04:47les 12
01:04:49sont validés
01:04:50pas seulement par notre tutelle
01:04:51bien sûr
01:04:51puisqu'on s'est même
01:04:52co-construit avec notre tutelle
01:04:53mais par le SIG
01:04:54qui est quand même
01:04:55la plus haute
01:04:56instance
01:04:57de validation
01:04:58de sujets de communication
01:05:01donc quand on essaye
01:05:02de me dire
01:05:02qu'on serait enroulis
01:05:03sur des campagnes de communication
01:05:04peut-être militants
01:05:06etc.
01:05:07alors demandez-vous
01:05:08pourquoi le SIG
01:05:09demandons-nous
01:05:10par rapport à ces critiques
01:05:11qu'on entend parfois
01:05:12sur les plateaux télé
01:05:13pas toujours bienveillants
01:05:15demandons-nous
01:05:15pourquoi
01:05:16toutes ces campagnes
01:05:17sont validées
01:05:18par le SIG
01:05:19parce que le SIG
01:05:20et les communicants
01:05:21font leur travail
01:05:22on ne lance pas
01:05:23hors de contrôle
01:05:24des campagnes de communication
01:05:25parce qu'on le décide
01:05:26en se réveillant le matin
01:05:27sur les études
01:05:29on a mis en place
01:05:30un système d'information
01:05:32qui s'appelle GECO
01:05:33qui permet de tracer
01:05:34tous les objets de connaissance
01:05:35c'est-à-dire les études
01:05:36les avis
01:05:37qu'elles durent un an
01:05:38ou qu'elles durent
01:05:40quelques mois
01:05:41et ce système d'information
01:05:43est maintenant
01:05:44à disposition
01:05:45pour nos tutelles
01:05:45ça n'existait pas
01:05:46on l'a mis en place
01:05:47et pour la première fois
01:05:49depuis fin d'année dernière
01:05:50nos tutelles
01:05:51ont visibilité
01:05:52sur toutes nos briques
01:05:52de connaissance
01:05:53depuis le premier jour
01:05:54jusqu'au dernier jour
01:05:54tout le détail
01:05:57on a maintenant
01:05:58et madame Canty
01:06:00qui préfigure
01:06:01une direction recherche
01:06:02on travaille avec elle
01:06:04sur quels sont
01:06:04les modes d'échange
01:06:05pour que les sujets
01:06:07qu'on traite
01:06:07soient validés
01:06:08et ça me semble
01:06:09extrêmement important
01:06:10en tout cas
01:06:11aujourd'hui
01:06:12les tutelles
01:06:13ont visibilité
01:06:14dans le détail
01:06:15de chaque étape
01:06:16de chaque brique
01:06:16de connaissance
01:06:17qui est faite
01:06:17par l'ADEME
01:06:18donc non
01:06:18l'ADEME
01:06:19là non plus
01:06:20ne le décide pas
01:06:21dans son coin
01:06:22et puis les règles
01:06:23on est conscient
01:06:24qu'on gère
01:06:25de l'argent de l'Etat
01:06:25on est conscient
01:06:27que l'argent de l'Etat
01:06:28est rare et précieux
01:06:30et je vais vous dire
01:06:31je le dis
01:06:32au nom de mes équipes
01:06:33et avec grande clarté
01:06:34puisque ça fait partie
01:06:35en plus
01:06:35des objectifs du COP
01:06:36et que tous nos comptes
01:06:37je vous le rappelle
01:06:37sont certifiés
01:06:38par un commissaire au compte
01:06:39donc c'est pas juste
01:06:39des paroles en l'air
01:06:41on est déjà la cible
01:06:42du nombre de mètres carrés
01:06:43par salarié
01:06:44fixé par l'Etat
01:06:45la cible du nombre
01:06:46de mètres carrés
01:06:48notre absentéisme
01:06:49est en moyenne inférieure
01:06:50à celle du secteur public
01:06:51et du secteur privé
01:06:53le salaire
01:06:54étude de l'IGF
01:06:55nos salaires sont
01:06:56en moyenne inférieure
01:06:57au salaire équivalent
01:06:58dans les administrations
01:07:00privées
01:07:01étude de l'IGF
01:07:02c'est pas nous qui le disons
01:07:02le coût par ETP
01:07:05c'est à dire
01:07:05les ordinateurs
01:07:06le loyer etc
01:07:07toutes les dépenses
01:07:07autour d'un ETP
01:07:09ils sont stables
01:07:10en valeur absolue
01:07:11depuis 5 ans
01:07:11stables en valeur absolue
01:07:13depuis 5 ans
01:07:15quant à moi
01:07:15évidemment je suis conscient
01:07:17que mon rôle de président
01:07:18exige de l'exemplarité
01:07:19et bien soyons clairs
01:07:21j'ai pas de chauffeur
01:07:22j'ai pas de voiture de fonction
01:07:23je prends le train
01:07:24en deuxième classe
01:07:24je donne mes notes de frais
01:07:26à tous les journalistes
01:07:26la moyenne de minutes d'hôtel
01:07:28l'an dernier
01:07:28c'est 108 euros
01:07:29y compris à Paris
01:07:30c'est 108 euros
01:07:31donc je suis conscient
01:07:33de l'importance
01:07:34d'être scrupuleux
01:07:35avec la dépense
01:07:36de l'argent public
01:07:37donc bien sûr
01:07:40ce que je veux vous démontrer
01:07:42par là même
01:07:43c'est que
01:07:43penser qu'on est hors de contrôle
01:07:46c'est un mythe
01:07:47et il faut le mettre
01:07:48il faut le confronter
01:07:49à la réalité des faits
01:07:51c'est que l'argent public
01:07:52on est conscient de sa valeur
01:07:53on est conscient
01:07:54qu'il est précieux
01:07:55et d'ailleurs
01:07:56quand les 12 inspecteurs
01:07:57pardon
01:07:58les 11 inspecteurs
01:07:59de l'UGF
01:07:59restent 4 mois à l'ADEME
01:08:01ils n'ont trouvé
01:08:02aucune dépense somptuaire
01:08:03sinon ça aurait été
01:08:04dans les journaux d'ailleurs
01:08:06donc je crois que
01:08:07je vous suis reconnaissant
01:08:09de me donner cette occasion
01:08:10de remettre
01:08:12j'ai envie de dire
01:08:13l'église au milieu du village
01:08:14comme on dit chez nous
01:08:15en Alsace
01:08:15sur ces points
01:08:17c'est l'Alsace
01:08:19c'est le droit local
01:08:19permettez monsieur le sénateur
01:08:21vous connaissez bien
01:08:22vous connaissez bien l'Alsace
01:08:24et la Moselle
01:08:25bien sûr
01:08:26bien sûr
01:08:28donc notre rôle d'opérateur
01:08:30bien sûr
01:08:30on a des axes de progrès
01:08:31et d'ailleurs
01:08:32ces études
01:08:33je le redis
01:08:34nous servent à nous améliorer
01:08:35bien sûr
01:08:35je pilote en tant que mandataire social
01:08:37comme j'ai piloté
01:08:38l'entreprise que j'ai dirigée
01:08:39avec des indicateurs
01:08:41avec des résultats
01:08:41et moi ce que je dis
01:08:43c'est que
01:08:44les projets d'évolution
01:08:45il y a mille idées possibles
01:08:46j'en ai entendu
01:08:47depuis que je suis président
01:08:48mais des dizaines
01:08:49et des dizaines
01:08:50la question
01:08:51c'est
01:08:52quel est l'indicateur
01:08:53de performance
01:08:53que ça améliore
01:08:54quel est l'objectif
01:08:56qu'on essaye de résoudre
01:08:57quel est le chiffrage
01:08:59des bénéfices
01:09:00en termes d'efficacité
01:09:01de l'action publique
01:09:02et c'est ça je crois
01:09:04sur lequel il faut
01:09:04qu'on se focalise
01:09:06on n'est pas parfait
01:09:07on a plein de modèles possibles
01:09:08je crois que les décisions
01:09:10que vous avez à prendre
01:09:10elles doivent s'appuyer
01:09:11sur des dossiers
01:09:13et des études solides
01:09:14pour permettre
01:09:15de faire les bons choix
01:09:17en tout cas
01:09:18je voudrais en conclusion
01:09:20dire
01:09:20que l'essentiel
01:09:22c'est de regarder l'ADEME
01:09:24avec le regard d'aujourd'hui
01:09:25et pas avec les lunettes
01:09:27d'il y a 10 ans
01:09:27de l'expérience
01:09:28qu'on a pu avoir
01:09:29à l'occasion
01:09:31d'une rencontre
01:09:32ou d'un sujet
01:09:32il y a 10 ans
01:09:33regardons l'ADEME
01:09:34comme elle est aujourd'hui
01:09:35avec ses indicateurs
01:09:37avec sa performance
01:09:38avec exigence
01:09:39bien sûr
01:09:40mais avec objectivité
01:09:41merci beaucoup
01:09:42de votre écoute
01:09:43mesdames et messieurs
01:09:44les sénateurs
01:09:45oui merci monsieur le président
01:09:47alors peut-être
01:09:48qu'il y a un résumé
01:09:49dans votre propos
01:09:49et que vous vous adressez
01:09:50pas uniquement
01:09:51à la commission spéciale
01:09:53qui s'inscrit dans les pas
01:09:54de la commission d'enquête
01:09:55cet après-midi
01:09:55mais que vous répondez aussi
01:09:56à un certain nombre
01:09:57de détracteurs
01:09:58qui ne sont pas dans cette salle
01:09:59mais plus sur les plateaux de télé
01:10:00parce que
01:10:00j'ai pas eu l'impression
01:10:02d'entendre des réponses
01:10:03à nos questions
01:10:04qui portent
01:10:05sur la réorganisation
01:10:06de l'ADEME
01:10:06sur la manière
01:10:07de donner plus de visibilité
01:10:09et plus d'efficacité
01:10:11à l'action publique
01:10:12alors peut-être
01:10:13que je peux me tromper
01:10:13peut-être que vous partagez
01:10:14pas cette position
01:10:16mais moi j'ai le sentiment
01:10:17qu'aujourd'hui
01:10:17le grand défi
01:10:18qui s'ouvre devant nous
01:10:19et sur lequel l'ADEME
01:10:20aurait toute sa place à jouer
01:10:22c'est celui
01:10:22de la décarbonation
01:10:23de notre économie
01:10:24et notamment
01:10:24l'accompagnement
01:10:25des entreprises
01:10:26c'est la raison
01:10:26pour laquelle
01:10:27dans le texte
01:10:28de madame Martin
01:10:29il y a un recentrage
01:10:31des actions de l'ADEME
01:10:33sur l'accompagnement
01:10:34des entreprises
01:10:35en venant retirer
01:10:37de ses missions
01:10:38tout ce qui a trait
01:10:39aux collectivités locales
01:10:41et à d'autres choses
01:10:41pour les réaffecter
01:10:43sur d'autres entités publiques
01:10:45qui sont
01:10:45beaucoup plus proches
01:10:46des collectivités
01:10:47ce qui permettra
01:10:48de limiter
01:10:49le nombre de dossiers
01:10:50faciliter les procédures
01:10:51d'instruction
01:10:52enfin en gros
01:10:52faciliter aussi
01:10:53la vie des bénéficiaires
01:10:54donc c'est sur ces sujets là
01:10:56qu'on veut vous entendre
01:10:58je vois par exemple
01:10:58que assez récemment
01:10:59au mois de juin
01:11:00vous avez publié
01:11:02en lien avec l'OFB
01:11:03la méthodologie
01:11:04ACT biodiversité
01:11:05on peut légitimement
01:11:07je pense ici
01:11:07se poser des questions
01:11:08sur pourquoi
01:11:09l'ADEME
01:11:10qui avait à l'origine
01:11:11la maîtrise
01:11:12de l'énergie
01:11:13et la qualité de l'air
01:11:15aujourd'hui
01:11:16se trouve à publier
01:11:17avec un autre opérateur
01:11:18des questions de biodiversité
01:11:19c'est ça en fait
01:11:20la question
01:11:20qui nous intéresse
01:11:21aujourd'hui
01:11:21c'est pas tant de savoir
01:11:22si vos notes de frais
01:11:24sont...
01:11:24voilà
01:11:25il y a eu plein de missions
01:11:25d'inspection
01:11:27et d'ailleurs
01:11:28on n'a pas fait
01:11:28de critique majeure
01:11:29sur le coût de fonctionnement
01:11:30de l'ADEME
01:11:31dans le rapport
01:11:32on a bien...
01:11:33non mais
01:11:33je l'ai dit
01:11:35et si vous faites bien attention
01:11:36à ce que j'ai dit
01:11:37même en tant que rapporteur spécial
01:11:38j'ai toujours dit en avant
01:11:40qu'il ne fallait pas mélanger
01:11:41les crédits de fonctionnement
01:11:42de l'ADEME
01:11:43et de ces crédits
01:11:44d'intervention
01:11:45qui résultent
01:11:45de la mise en oeuvre
01:11:46de politiques publiques
01:11:47ce qu'on pouvait interroger
01:11:47c'était le nombre
01:11:48de politiques publiques
01:11:49qui étaient confiées
01:11:50à l'ADEME
01:11:51mais pas le coût de fonctionnement
01:11:52pour mettre en oeuvre
01:11:53ces politiques publiques
01:11:54qui en soit n'a rien de...
01:11:55il y a en gros
01:11:56120 millions de budget
01:11:57de fonctionnement
01:11:58pour 3 milliards
01:11:58de dépenses d'intervention
01:11:59donc là comparé à d'autres choses
01:12:01dont on a pu entendre parler aujourd'hui
01:12:03c'est pas du tout
01:12:04le même ordre de grandeur
01:12:05vous êtes ultra performants
01:12:06mais nous vraiment
01:12:07ce qui nous intéresse
01:12:08c'est l'action publique
01:12:10et le côté
01:12:12placé du côté du bénéficiaire
01:12:14l'entreprise
01:12:14la collectivité
01:12:15le particulier
01:12:17aujourd'hui
01:12:17toute la communication
01:12:20du gouvernement
01:12:20ces derniers temps
01:12:21a été concentrée
01:12:22sur la décarbonation
01:12:23de l'économie
01:12:24il y a beaucoup de choses à faire
01:12:26finalement
01:12:27est-ce que vous êtes d'accord
01:12:28avec cette prérogative
01:12:29d'une ADEME
01:12:30qui serait vraiment
01:12:33l'acteur
01:12:34pour accompagner
01:12:35les entreprises
01:12:35et donc
01:12:37par là même
01:12:38en fait
01:12:38d'abandonner
01:12:39d'autres missions
01:12:40qui seraient reprises
01:12:41par d'autres
01:12:42merci
01:12:42madame la rapporteure
01:12:44c'est vrai que mon propos liminaire
01:12:45abordait des sous-jacents
01:12:46et je crois que le débat
01:12:48n'est pas
01:12:49serein
01:12:49si on ne parvient pas
01:12:51à l'expliciter
01:12:53notamment
01:12:53sur le fait
01:12:54que c'est bien
01:12:54nos tutelles
01:12:55qui nous contrôlent
01:12:55c'est pas nous
01:12:56qui décidons
01:12:56de faire ce qu'on veut
01:12:57dans notre coin
01:12:58donc c'est pour ça
01:12:59que j'ai pris le temps
01:12:59et je vous en remercie
01:13:00de me l'avoir laissé
01:13:02et effectivement
01:13:04l'apport le plus majeur
01:13:06dans votre
01:13:06l'un des apports
01:13:07pardon
01:13:08l'un des apports majeurs
01:13:09de votre rapport
01:13:10et de vos travaux
01:13:11c'est démontrer
01:13:12qu'il n'y avait pas
01:13:12de milliards cachés
01:13:13à l'ADEME
01:13:14et que quand on dit
01:13:14il suffit de supprimer l'ADEME
01:13:15on économise 3 milliards
01:13:16oui mais c'était quand même
01:13:18votre rapport
01:13:18qui le premier
01:13:19dans le débat public
01:13:19a permis de mettre
01:13:21clairement les choses
01:13:23avec
01:13:24de façon factuelle
01:13:25et avec lucidité
01:13:27sur les modèles
01:13:32premier point
01:13:34aujourd'hui
01:13:35est-ce que la décarbonation
01:13:36est une priorité
01:13:37est-ce que la décarbonation
01:13:37du monde économique
01:13:38est une priorité
01:13:39ça l'est absolument
01:13:40aujourd'hui
01:13:41on a
01:13:42deux
01:13:44armes
01:13:44pour réussir
01:13:46la transition écologique
01:13:47je voulais d'abord
01:13:48vous rappeler
01:13:50que
01:13:50parce que
01:13:51c'est peu
01:13:52connu
01:13:53vous savez
01:13:54quand on regarde
01:13:54l'accord de Paris
01:13:55on connaît tous
01:13:56l'accord de Paris
01:13:56mais si on le regarde
01:13:57en chiffres
01:13:58ça veut dire quoi
01:13:58puisqu'on parle
01:13:59de décarbonation
01:14:00en particulier
01:14:01de l'industrie
01:14:01c'était 300 millions
01:14:03de tonnes de carbone
01:14:04à abattre
01:14:06entre 1990
01:14:06et
01:14:082030
01:14:10on a mis 25 ans
01:14:12la nation a mis 25 ans
01:14:13pour abattre le premier tiers
01:14:14ce qui nous amène
01:14:15à peu près
01:14:17ce qui nous amène
01:14:18exactement
01:14:18en 2017
01:14:198 ans
01:14:20pour faire le deuxième tiers
01:14:218 ans
01:14:21pour faire le deuxième tiers
01:14:22on a 5 ans
01:14:23pour faire le troisième
01:14:2448%
01:14:26de ce deuxième tiers
01:14:27c'est
01:14:27l'industrie
01:14:28les entreprises
01:14:29donc en effet
01:14:31la décarbonation
01:14:32des entreprises
01:14:33est une priorité absolue
01:14:34il y a deux approches
01:14:35pour ça
01:14:35il y a une approche
01:14:37d'électrification
01:14:39et l'état
01:14:40nous a confié
01:14:419 des 22 actions
01:14:43du plan
01:14:43d'électrification
01:14:45dont un rôle
01:14:46très actif
01:14:47avec les collectivités
01:14:48j'en parlerai
01:14:48dans un instant
01:14:49si vous le voulez bien
01:14:54cette logique
01:14:55d'électrification
01:14:55est évidemment
01:14:56majeure
01:14:57et tous les scénarios
01:14:58de décarbonation
01:14:59pour atteindre
01:15:00les objectifs
01:15:01de l'accord de Paris
01:15:02en 2030
01:15:03en 2050
01:15:04de décarbonation
01:15:05nécessitent un doublement
01:15:07du mix
01:15:07électrique
01:15:08plutôt doublement
01:15:09de la part
01:15:10de l'électricité
01:15:11dans le mix
01:15:12énergétique français
01:15:13on est aujourd'hui
01:15:13à 28% à peu près
01:15:14et il faut le doubler
01:15:16donc oui
01:15:17l'électrification
01:15:18est prioritaire
01:15:19évidemment
01:15:20ça capitalise
01:15:21sur le fait
01:15:21que grâce au nucléaire
01:15:22et aux énergies
01:15:24notre électricité
01:15:25est totalement décarbonée
01:15:26donc augmenter le mix
01:15:27est une solution
01:15:29sine qua non
01:15:29pour réussir
01:15:30la décarbonation
01:15:32est-ce que c'est
01:15:34une bonne idée
01:15:36de nous focaliser
01:15:37sur le monde économique
01:15:38aujourd'hui
01:15:38le monde économique
01:15:39c'est deux tiers
01:15:39de notre activité
01:15:41j'étais encore ce matin
01:15:42avec Thomas Courbe
01:15:44sur l'économie
01:15:45de la fonctionnalité
01:15:46et de la coopération
01:15:46qui est un sujet
01:15:47connexe
01:15:47à la décarbonation
01:15:48mais lorsque j'ai fait
01:15:49un petit tour de France
01:15:50en 14 étapes
01:15:51il y a 1350 entreprises
01:15:52qui sont venues nous voir
01:15:53elles nous ont parlé
01:15:54de décarbonation
01:15:55et d'économie circulaire
01:15:57également
01:15:59et leur priorité
01:16:00c'est la décarbonation
01:16:01pourquoi ?
01:16:02parce que de ce tour de France
01:16:03j'en ai tiré
01:16:03une conviction
01:16:04c'est qu'il y a
01:16:05une urgence économique
01:16:06on est tous conscients
01:16:07de l'urgence écologique
01:16:08mais il y a
01:16:09une urgence économique
01:16:09et qu'aujourd'hui
01:16:10un patron
01:16:11qui se décarbone
01:16:12j'ai été patron d'entreprise
01:16:14j'ai présenté
01:16:14des matrices de risque
01:16:15à mes actionnaires
01:16:16et bien aujourd'hui
01:16:17une entreprise
01:16:18très carbonée
01:16:19elle est exposée
01:16:20aux variations incontrôlables
01:16:21des prix des fossiles
01:16:22et ça peut mettre
01:16:23des business models
01:16:23à plat
01:16:24et d'ailleurs
01:16:25je cite souvent
01:16:26un exemple
01:16:27qui m'avait vraiment marqué
01:16:27c'est le président
01:16:29de la Comcom
01:16:29de Limbre
01:16:30qui me disait
01:16:31on a deux entreprises
01:16:31de papier carton
01:16:32l'une qui était restée
01:16:33au gaz
01:16:33c'est très consommateur
01:16:34d'énergie
01:16:35l'une qui était restée
01:16:36au gaz
01:16:36l'autre qui était passée
01:16:37aux énergies renouvelables
01:16:37thermiques
01:16:38la première a fait faillite
01:16:39150 personnes
01:16:40les 150 familles
01:16:41sur le carreau
01:16:42donc oui
01:16:43la décarbonation
01:16:44de l'entreprise
01:16:44est une priorité
01:16:47qu'en est-il de l'idée
01:16:48qu'est-ce qu'on fait
01:16:49sur les collectivités
01:16:50quel est notre rôle
01:16:50par rapport aux collectivités
01:16:52premièrement
01:16:52le fonds chaleur
01:16:53et les réseaux de chaleur
01:16:54vous savez qu'on opère
01:16:55pour le compte de l'État
01:16:59les aides
01:17:00qui permettent
01:17:01le développement
01:17:01des réseaux de chaleur
01:17:03on le fait historiquement
01:17:04depuis très longtemps
01:17:05c'est je crois
01:17:06un sujet
01:17:07sur lequel
01:17:08l'aide de l'État
01:17:08est indispensable
01:17:09parce qu'elle permet
01:17:10de rendre
01:17:11les énergies renouvelables
01:17:13thermiques
01:17:13compétitives
01:17:14par rapport au gaz
01:17:15tout ça est fixé
01:17:16avec les tutelles
01:17:17sur quel est le prix
01:17:18de référence du gaz
01:17:18comment on l'organise
01:17:19quel est le montant
01:17:20quelles sont les règles
01:17:21toutes ces règles du jeu
01:17:23sont validées
01:17:23bien sûr avec les tutelles
01:17:24et au conseil d'administration
01:17:25ce rôle auprès des collectivités
01:17:27dans les délégations
01:17:28de services publics
01:17:29on le gère depuis 10 ans
01:17:30est-ce que quelqu'un d'autre
01:17:31peut le faire ?
01:17:33tous les modèles sont possibles
01:17:35est-ce que le modèle
01:17:36serait plus efficace ?
01:17:37je connais les sources
01:17:38de désoptimisation
01:17:39de séparer de l'un à l'autre
01:17:40parce que quand on fait
01:17:41de la géothermie de surface
01:17:42il faut des ingénieurs
01:17:43spécialisés en géothermie de surface
01:17:45quand on fait
01:17:46de la géothermie profonde
01:17:47qui concerne les deux
01:17:49j'étais sur le site
01:17:50de Safran en Ile-de-France
01:17:51site dédié
01:17:52géothermie profonde
01:17:53site dédié
01:17:55à Safran
01:17:56mais également
01:17:57sur le site de Montrouge
01:17:59où la collectivité
01:18:00a décidé d'alimenter
01:18:01son réseau
01:18:02vous savez qu'il y a 60
01:18:03à peu près
01:18:05sites de géothermie profonde
01:18:07il y en a une
01:18:08cinquantaine
01:18:08quarantaine
01:18:09cinquantaine
01:18:09dans l'Ile-de-France
01:18:10c'est une énergie
01:18:11très importante
01:18:12donc évidemment
01:18:13nos experts
01:18:14de géothermie profonde
01:18:16quand ils traitent Safran
01:18:17ou quand ils traitent
01:18:18Montrouge
01:18:18c'est les mêmes gens
01:18:19donc évidemment
01:18:20si on sépare
01:18:21il n'y a aucun doute
01:18:22que ça déoptimise
01:18:23alors peut-être
01:18:23qu'il y a d'autres
01:18:24sources d'optimisation
01:18:24je ne dis pas
01:18:25il y a plein de modèles
01:18:26possibles
01:18:26enfin je vois déjà
01:18:27les sources de déoptimisation
01:18:29sur des sujets techniques
01:18:30sur des sujets technologiques
01:18:32c'est vrai pour la géothermie profonde
01:18:33c'est vrai pour le fond chaleur
01:18:35parce que le fond chaleur
01:18:36la difficulté
01:18:37c'est aussi de piloter
01:18:38les objectifs de l'État
01:18:40quand l'État me fixe
01:18:41un objectif d'efficacité carbone
01:18:42de l'euro investi
01:18:44c'est pas en claquant des doigts
01:18:46c'est avec des règles
01:18:47notamment
01:18:48prenez l'exemple simple
01:18:49des durées d'amortissement
01:18:50il y a même eu un bleu de Matignon
01:18:51parce que le sujet
01:18:52est très sensible
01:18:52pour allonger les durées
01:18:55et avoir une référence commune
01:18:56qui était notre proposition
01:18:58donc ces sujets-là
01:18:59en fait
01:19:00ils sont mutualisés
01:19:02entre la partie entreprise
01:19:03cette brique de connaissances
01:19:04est mutualisée
01:19:05est-ce qu'elle peut être séparée
01:19:06et dupliquée ?
01:19:07bah oui
01:19:08on peut recruter
01:19:08quelques ingénieurs
01:19:10géothermie profonde de plus
01:19:11quelques ingénieurs
01:19:12géothermie de surface de plus
01:19:13quelques ingénieurs
01:19:14on peut dédoubler ça
01:19:16on pourrait même couper en deux
01:19:17mais évidemment
01:19:19c'est de la déoptimisation
01:19:20quelles sont les sources
01:19:21d'optimisation
01:19:21que ça peut présenter
01:19:22moi je crois que
01:19:23puisque je veux être
01:19:24dans la force de proposition
01:19:26il y a beaucoup de choses
01:19:27à regarder
01:19:28par exemple
01:19:30l'industrialisation
01:19:31des processus
01:19:31prenons l'exemple
01:19:33de la géothermie de surface
01:19:34je crois beaucoup
01:19:35je crois beaucoup
01:19:36c'est pas une croyance
01:19:37c'est que
01:19:37le gouvernement
01:19:38a fixé comme priorité
01:19:40le développement
01:19:40de la géothermie
01:19:41profonde
01:19:42et de la géothermie de surface
01:19:43la géothermie
01:19:44c'est un outil important
01:19:44dans le mix énergétique
01:19:45et dans la programmation
01:19:46pluriannuelle
01:19:47de l'énergie
01:19:48c'est pas moi
01:19:49qui fixe un objectif
01:19:50la feuille de route
01:19:51est tracée
01:19:52pour atteindre ces objectifs
01:19:53il y a un essor nécessaire
01:19:54de la géothermie de surface
01:19:58la géothermie de surface
01:19:59a une vertu énorme
01:20:00c'est qu'elle permet
01:20:01de faire du chaud
01:20:02en hiver
01:20:02et du frais
01:20:03du rafraîchissement
01:20:04en été
01:20:05donc pour un EHPAD
01:20:06c'est parfait
01:20:07pour un établissement de santé
01:20:08c'est parfait
01:20:08pour un bureau
01:20:09c'est parfait
01:20:10évidemment pour une maison
01:20:11individuelle
01:20:12c'est plus compliqué
01:20:13sauf avoir
01:20:14très très grande maison
01:20:16et bien
01:20:17on est en train
01:20:17de travailler
01:20:18avec la profession
01:20:20puisque c'est une logique
01:20:21donc à la fois
01:20:22de décarbonation
01:20:23et à la fois
01:20:24d'adaptation
01:20:24avec du rafraîchissement
01:20:26on est en train
01:20:27de travailler
01:20:27sur des processus
01:20:28optimisés
01:20:29pour permettre
01:20:33de répandre ça
01:20:34plus vite
01:20:34et de diffuser ça
01:20:35le plus vite
01:20:35je pense que par exemple
01:20:36la montée du fond vert
01:20:37notre tutelle
01:20:38nous interrogeait
01:20:38sur tiens
01:20:39quels seraient
01:20:40les sujets d'adaptation
01:20:41sur lesquels
01:20:42le fond vert
01:20:42pourraient être utilisés
01:20:44et bien une petite équipe
01:20:46resserrée d'expertise
01:20:47deuxième niveau
01:20:47et des logiques
01:20:49de premier niveau
01:20:50au niveau
01:20:51des départements
01:20:52pourrait très bien
01:20:53d'ailleurs c'est un modèle
01:20:55qu'on utilise
01:20:55pour les petits contrats
01:20:57entre guillemets
01:20:57sur des comcoms
01:20:59de plus petite taille
01:21:00donc oui
01:21:00ces modèles sont possibles
01:21:01alors je vous rappelle
01:21:02que la loi 3DS
01:21:04donne la possibilité
01:21:05aux régions
01:21:07de prendre
01:21:08la gestion
01:21:09d'une partie
01:21:10du fond chaleur
01:21:11par délégation
01:21:12donc les mêmes règles
01:21:14s'appliquent
01:21:14les règles que fixe l'Etat
01:21:15mais par délégation
01:21:16ils peuvent aller
01:21:17plus proche du terrain
01:21:18puisque nous
01:21:19on est présent
01:21:20que dans 27 villes de France
01:21:21on n'est pas présent
01:21:22dans tous les départements
01:21:23ils peuvent aller
01:21:24un cran plus loin
01:21:26pour gérer
01:21:27pour gérer
01:21:28des solutions
01:21:29donc voilà pour moi
01:21:29où sont les solutions
01:21:32les processus industriels
01:21:34peuvent être transférés
01:21:35au plus proche du terrain
01:21:36avec une expertise
01:21:38centralisée
01:21:38pour ne pas
01:21:39dédoublonner
01:21:41mais par exemple
01:21:43regardez ce qui a été fait
01:21:44avec le réseau
01:21:45élu pour agir
01:21:45le réseau élu pour agir
01:21:47a été lancé
01:21:48par les deux ministres
01:21:49à l'époque
01:21:50monsieur Béchut
01:21:51et madame Agnès Pannier-Runacher
01:21:53aujourd'hui
01:21:53il y a
01:21:566900 élus
01:21:57qui nous ont rejoint
01:21:58dans ce réseau
01:21:58parce que c'est
01:21:59des clés de décryptage
01:22:00parce que c'est
01:22:01des experts
01:22:01qui partagent
01:22:02avec les élus
01:22:03des outils pratiques
01:22:05des outils numériques
01:22:06des clés de décryptage
01:22:07donc on pense
01:22:08que c'est une valeur ajoutée
01:22:09précieuse
01:22:09et puis je voudrais finir
01:22:10quand même sur
01:22:11acte biodiversité
01:22:12parce que là
01:22:12madame la rapporteure
01:22:14je voulais simplement
01:22:15vous dire que
01:22:15quand on a fait acte
01:22:17j'étais encore
01:22:18dans une entreprise
01:22:20je rappelle que acte
01:22:21je ne sais pas si tout le monde
01:22:21connaît
01:22:22mais acte
01:22:23c'est une méthodologie
01:22:24pour accompagner
01:22:24les entreprises
01:22:25dans leur décarbonation
01:22:26les entreprises
01:22:27spécifiquement
01:22:27dans leur décarbonation
01:22:28elle a connu
01:22:29un essor considérable
01:22:29le jour où la banque de France
01:22:30a décidé d'en faire
01:22:31le sous-jacent
01:22:32de ses indicateurs climat
01:22:33j'étais encore hier
01:22:34avec le ministre
01:22:35chez une entreprise
01:22:36qui s'appelle Septodon
01:22:38à Saint-Mort-des-Fossés
01:22:40et ils ont spontanément
01:22:43parlé de l'intérêt
01:22:44qu'ils avaient
01:22:45sur acte
01:22:45et sur la possibilité
01:22:47d'avoir cette méthodologie
01:22:51cet outil scientifique
01:22:51pour piloter
01:22:52leur décarbonation
01:22:54qu'est-ce qui s'est passé ?
01:22:55L'OFB est venue nous voir
01:22:56en disant
01:22:57nous on a l'expertise
01:22:59biodiversité
01:22:59vous vous avez développé
01:23:00un outil
01:23:01avec des réseaux d'entreprise
01:23:02qu'est-ce que vous pensez
01:23:03que nous on développe
01:23:04un outil
01:23:05acte biodiversité
01:23:05un module
01:23:06pour les entreprises
01:23:07qui le souhaitent
01:23:08donc madame la rapporteure
01:23:09on ne s'est pas du tout
01:23:10mêlée de biodiversité
01:23:11d'ailleurs il n'y a
01:23:12aucune personne chez moi
01:23:13qui est compétente
01:23:14en matière de biodiversité
01:23:15par contre on a dit
01:23:17bien sûr
01:23:17on a créé un écosystème
01:23:19avec ces entreprises
01:23:20puisque l'acte
01:23:21a très très bien fonctionné
01:23:22et bien rajoutons un module
01:23:24avec votre expertise
01:23:25nous on n'a pas développé
01:23:26ce module
01:23:26on n'a pas recruté des gens
01:23:27pour développer ce module
01:23:28on a juste dit
01:23:30de façon à mon sens
01:23:31intelligente
01:23:32à un opérateur de l'état
01:23:34capitalisons sur une démarche
01:23:35commune
01:23:35et une méthodologie commune
01:23:36pour avoir une brique
01:23:37et un module
01:23:37sur la biodiversité
01:23:40d'ailleurs il y a un autre module
01:23:41sur l'adaptation
01:23:43et l'entreprise
01:23:44où j'étais hier
01:23:44avec le ministre
01:23:45en parlait
01:23:46en disant
01:23:46c'est notre prochaine étape
01:23:47donc je crois que
01:23:49l'acte biodiversité
01:23:51c'est l'exemple parfait
01:23:52de la non-redondance
01:23:53parce qu'on n'a pas recruté
01:23:54une seule personne
01:23:55pour faire de la biodiversité
01:23:56de la coopération
01:23:57entre opérateurs
01:23:58parce qu'on capitalise
01:23:59sur des outils méthodologiques
01:24:01plutôt que d'avoir
01:24:02chacun le sien
01:24:02qui n'a rien à voir
01:24:03on a juste un module
01:24:05par rapport
01:24:06à une base existante
01:24:08et puis d'ailleurs
01:24:09l'avantage
01:24:09c'est que comme on anime
01:24:11cette communauté
01:24:12d'entreprise
01:24:13ça permet
01:24:14d'offrir
01:24:14un module supplémentaire
01:24:16qui a tout de suite
01:24:16un plus grand essor
01:24:17que de le faire
01:24:18en partant de zéro
01:24:19Si je peux me permettre
01:24:20c'est peut-être juste
01:24:21une erreur de communication
01:24:22c'est-à-dire que c'est le ministère
01:24:23qui aurait dû communiquer
01:24:24sur ce module unique
01:24:26à la rigueur
01:24:27la DGE
01:24:28si ça sert
01:24:29aux entreprises
01:24:30plutôt que d'avoir
01:24:31des communiqués
01:24:32ADEME, OFB
01:24:33je ferme juste
01:24:34la parenthèse
01:24:35mais disons que
01:24:35par là même
01:24:36ça apporte de l'eau
01:24:37au moulin
01:24:38de vos détracteurs
01:24:40après j'entends
01:24:41que la mise en oeuvre
01:24:42est efficace
01:24:43pertinente
01:24:44tout ce qu'on veut
01:24:44j'ai rien à dire là-dessus
01:24:46vous avez fait une démonstration
01:24:47brillante sur le sujet
01:24:48mais à la fin
01:24:49la dernière étape
01:24:50le fait de vouloir
01:24:51remettre en avant
01:24:53le logo ADEME
01:24:54à côté du logo
01:24:55AFB
01:24:55je pense que vous perdez
01:24:57enfin que vous
01:24:59vous entretenez
01:25:01la petite musique
01:25:02et c'est le ministère
01:25:03ou la DGE
01:25:03qui aurait communiqué
01:25:04puisque c'est un outil
01:25:05à destination des entreprises
01:25:07personne n'y aurait trouvé
01:25:08rien à dire
01:25:11je comprends
01:25:12alors c'est pas nous
01:25:13qu'il y a pas de scoop
01:25:14dans ce qu'on a fait
01:25:15on a travaillé
01:25:17de longue date
01:25:17avec des entreprises
01:25:19j'entends
01:25:20ce que vous dites
01:25:21et je pense pas
01:25:22qu'on ait fait
01:25:22d'erreurs de communication
01:25:23là-dessus
01:25:23à ma connaissance
01:25:24ça a été
01:25:25d'ailleurs par exemple
01:25:26acte adaptation
01:25:27fait partie du PNAC
01:25:29vous voyez
01:25:29donc c'est pas nous
01:25:30qui l'avons porté
01:25:32comme ça
01:25:33donc
01:25:34l'autre exemple
01:25:35c'est quand même
01:25:36le guide
01:25:36demain mon territoire
01:25:37qui est un guide
01:25:38qu'on a fait
01:25:39à destination
01:25:39des nouveaux élus
01:25:40pour avoir
01:25:41des logiques
01:25:42de tiens au fait
01:25:43à quoi je pourrais penser
01:25:45sur tous les sujets
01:25:46de mon territoire
01:25:47dans sa transition écologique
01:25:49on l'avait fait
01:25:50il y a 6 ans
01:25:51on l'a refait
01:25:52évidemment il a été validé
01:25:54par les outils tels
01:25:55mais jusqu'à Matignon
01:25:57il y a même un bleu
01:25:58de Matignon
01:25:58sur le sujet
01:25:59madame la rapporteure
01:26:01et ça a été diffusé
01:26:02et mon conseil d'administration
01:26:03m'a demandé
01:26:04de le diffuser
01:26:05et c'est un outil
01:26:05qu'on a fait
01:26:06avec l'OFB
01:26:07parce que
01:26:07évidemment
01:26:08eux ils ont pris
01:26:09la partie biodiversité
01:26:10nous on a pris
01:26:10la partie
01:26:11qui nous concerne
01:26:12et je trouve
01:26:13que c'est des coopérations
01:26:14saines
01:26:14je peux vous en citer
01:26:15un autre exemple
01:26:16on était avec le CSB
01:26:17on va faire attention
01:26:18aussi de faire tourner la parole
01:26:19oui pardon pardon
01:26:19je suis désolé
01:26:20madame la rapporteure
01:26:21c'est le 22 mai
01:26:21que HAC biodiversité
01:26:23a été annoncé
01:26:23par le ministère
01:26:24à l'occasion du
01:26:25Rochlor entreprise
01:26:26et biodiversité
01:26:27ça c'était pour
01:26:28la communication
01:26:29donc on a suivi
01:26:30les règles
01:26:30c'était un communiqué
01:26:31de presse
01:26:31d'abord un communiqué
01:26:33de presse du ministre
01:26:33le 22 mai
01:26:34vous pouvez le retrouver
01:26:35donc il n'y a pas eu
01:26:36de faute de communication
01:26:36de notre part
01:26:37on s'est inscrit
01:26:38dans la lignée
01:26:38de la communication
01:26:39de l'état
01:26:39ce qui est normal
01:26:40c'est le mode
01:26:41de fonctionnement
01:26:42que j'ai avec mes tutelles
01:26:43évidemment
01:26:44sur le parti
01:26:45comex commun
01:26:46oui absolument
01:26:47on s'est
01:26:48pardon
01:26:50non non mais
01:26:51soyons précis
01:26:53comex commun
01:26:54oui nous les avons mis
01:26:55en place
01:26:56avec le CEREMA
01:26:57ça a permis
01:26:58notamment de mettre
01:26:58en oeuvre
01:26:59monsieur le sénateur
01:27:00sur les comex communs
01:27:02dont on parlait
01:27:04de mettre en oeuvre
01:27:05notamment
01:27:05une règle du jeu
01:27:06qui est une seule
01:27:07méthodologie
01:27:08par opérateur
01:27:08sur la sphère état
01:27:09qui est une vision
01:27:10que j'ai portée
01:27:11avec à l'époque
01:27:13le directeur du CEREMA
01:27:15Pascal Berthaud
01:27:16et aujourd'hui
01:27:16avec son successeur
01:27:20et voilà
01:27:21et donc par exemple
01:27:22on a fait le premier pas
01:27:23en abandonnant
01:27:23une méthodologie
01:27:24sur la nature en ville
01:27:25au profit de la leur
01:27:25qui s'appelle Sésame
01:27:26ils ont fait le deuxième pas
01:27:27en abandonnant
01:27:28leur méthodologie
01:27:29sur l'adaptation
01:27:30et en prenant la nôtre
01:27:30parce que nos experts communs
01:27:31ont évalué
01:27:32que c'était la meilleure
01:27:32donc on fait le ménage
01:27:33comme ça
01:27:34là on a avec
01:27:35Étienne Crépon
01:27:36un sujet sur
01:27:37bénéfiche mutafriche
01:27:38peu importe
01:27:38des outils
01:27:39pour les élus
01:27:41sur l'utilisation des friches
01:27:42donc on continue ce travail
01:27:44qui n'est pas un travail
01:27:45de juste
01:27:45je te fais ça
01:27:46tu me fais ça
01:27:46c'est des études scientifiques
01:27:47à chaque fois
01:27:47on dit
01:27:48effectivement
01:27:49on va prendre
01:27:50votre outil
01:27:51et donc il sert à ça
01:27:52nos comex communs
01:27:52c'est de garantir
01:27:53que les outils méthodologiques
01:27:55sont uniques
01:27:55parce que quand on fait
01:27:56une méthodologie
01:27:57il y a les ingénieurs
01:27:58qui vont avec
01:27:58on communique là-dessus
01:27:59et puis après
01:27:59plus personne n'y comprend rien
01:28:00voilà pour ces auditions
01:28:02qui vont éclairer
01:28:03les travaux du Sénat
01:28:04alors qu'un texte
01:28:05porté par les républicains
01:28:06entend réorganiser
01:28:08réorienter
01:28:09recadrer
01:28:09voire supprimer
01:28:11les agences de l'État
01:28:12100% Sénat
01:28:13c'est maintenant terminé
01:28:14je vous souhaite
01:28:15une très belle journée
01:28:16sur les chaînes parlementaires