00:00Je pense qu'en fait, M. Macron, depuis maintenant dix longues années, a une forme de plaisir à ne pas
00:06obéir aux Français,
00:07à ne pas les entraîner, à une forme de supériorité morale, à ne pas être présent pour nos compatriotes.
00:13Alors il doit s'exprimer jeudi soir, vous en attendez quelque chose ?
00:15Peut-être, mais moi, tout est possible. Écoutez, c'est le Président de la République, il a été élu et
00:20réélu par les Français,
00:22évidemment, je le regrette, mais à tout moment, on peut espérer une bonne décision, une prise de conscience,
00:27parce que là, l'économie est vraiment au bord de l'effondrement, car le pouvoir d'achat, évidemment, s'est
00:32effondré avec plus de six mois de crise pétrolière
00:35qui se répand aussi sur d'autres secteurs d'activité. Ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler
00:41au quotidien n'en peuvent plus,
00:42ceux qui ont besoin de leur voiture pour conduire leurs enfants à leur voir leurs proches n'en peuvent plus,
00:46et l'économie elle-même est très fragilisée parce que les agriculteurs ont fait l'essentiel de leur récolte, des
00:51mauvaises récoltes,
00:52avec des prix du carburant très hauts, des prix des engrais très hauts qui sont liés aussi à ceux du
00:56carburant.
00:56Et la FDSEA demande le doublement des aides aux agriculteurs ?
01:00Mais ils ont raison, parce que là, ce n'est pas une aide, en l'occurrence, c'est vraiment un
01:03moyen d'aller travailler,
01:04puisque pour faire vos récoltes, pour semer, pour entretenir les gens, vous avez besoin d'outils agricoles qui fonctionnent au
01:11gazole.
01:11Donc ce n'est pas suffisant pour vous ?
01:12Non, mais il n'y a aucune prise de conscience, vous voyez par exemple.
01:15Mais vos mesures à vous, elles sont assez coûteuses, la baisse de la taxe des carburants, de la TVA sur
01:19les carburants, de 20 à 5,5,
01:20ça coûte quand même quelques milliards d'euros, entre 13 et 15 milliards d'euros.
01:23Ah oui, non, mais c'est un coût important, mais c'est rien par rapport à la dépense publique,
01:28puisque effectivement ce serait baisser la TVA de 20 à 5,5 et annuler la hausse des impôts qu'avait
01:33décidé M. Philippe en 2018,
01:36ça coûte effectivement entre 15 et 16 milliards d'euros, c'est 1% de la dépense publique.
01:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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