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  • il y a 7 mois

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00:00La grande interview sur CNews et Europe 1, mon invité ce matin et les députés RN de la Somme.
00:06Bonjour et bienvenue Jean-Philippe Tanguy.
00:08Bonjour et tous mes voeux à tous ceux qui nous regardent pour la nouvelle année et puis à vous d'ailleurs aussi.
00:11Je vous remercie d'ailleurs, une année qui commence sous le signe de la neige, du froid glacial.
00:15Avez-vous vous-même connu la même galère que de très nombreux franciliens hier ?
00:19Jean-Philippe Tanguy avec un record absolu de bouchons dans le bassin parisien,
00:23des bus à l'arrêt, des informations parcellaires également
00:26et surtout, comment expliquer toujours la même pagaille alors que le ministre des Transports lui dit
00:32que cet épisode neigeux a été totalement anticipé ?
00:36Oui, on pense évidemment à tous ceux qui sont en galère, à tous ceux qui vont à leur travail.
00:40On pense aussi à ceux qui font quand même en sorte qu'on soit en sécurité,
00:43qui est le moins de problèmes possibles.
00:46Tous ceux qui prennent avec les camions pour déneiger, pour ensabler les routes de France,
00:50notamment dans la Somme où on a aussi connu hier un épisode de froid.
00:54Donc on pense à tous les Français en galère.
00:56Alors moi je pense aussi, on a un très beau pays,
00:59et c'est vrai que quand il est recouvert, il y a le blanc manteau des églises,
01:02et puis il y a ce blanc manteau de neige, c'est quand même magnifique.
01:06Donc avec la galère, avec les difficultés, pensez à la beauté.
01:09Je pense aux enfants, moi je me souviens que ça fait quand même des beaux souvenirs pour les enfants.
01:13Alors c'est vrai que c'est difficile, mais quand il est recouvert de neige,
01:16qu'est-ce que notre pays est beau ?
01:17Il n'y a pas de polémique sur ce sujet, on va continuer à suivre.
01:19Si, mais les Français le savent, moi si vous voulez, moi je peux polémiquer,
01:22mais il faudrait anticiper, puis il faudrait que le ministre ne revive pas dans un monde parallèle.
01:27En fait, c'est un peu comme sur tous les sujets.
01:29En fait, je pense que nos compatriotes préfèrent qu'un responsable politique
01:32vienne leur dire, écoutez, désolé, c'est pas parfait,
01:35on a fait une bêtise, on n'a pas été à la hauteur.
01:38C'est vrai que le problème, en fait, quand vous rajoutez du mensonge aux difficultés...
01:41Parce que c'est du mensonge, disons qu'il y a peut-être parfois des problèmes d'anticipation.
01:45Non, mais c'est pas ça, mais on les connaît, voilà, ça fait huit ans qu'on a des macronistes,
01:49matin, midi, au soir, les années passent, malgré les bons voeux.
01:52Ce mensonge permanent sur tous les sujets, vous voyez par exemple,
01:54hier on a découvert, ils ont sucré avec le budget sur la sécurité sociale.
01:58Non, mais on va en parler, on ne va pas mélanger la neige et le budget sur la sécurité.
02:01Tout est dans tout.
02:02Quand même, les sujets, non, non, il y a l'archie des sujets, Jean-Philippe.
02:04Avec le macroniste, on peut toujours nier les mensonges.
02:06Non, non, non, on va suivre tout au long de l'entretien, d'ailleurs, la galère sur les routes.
02:10Mais puisqu'on parle d'un froid glacial, c'est le froid qui souffle sur les relations internationales.
02:14Après avoir légitimé l'action américaine, Emmanuel Macron a rétropédalé
02:18et dit désormais un peu tout le mal qu'il pense de la méthode trumpienne
02:22pour arrêter le satrape de Caracas-Maduro.
02:25Est-ce qu'il a eu raison, selon vous, de nuancer sa position, Emmanuel Macron ?
02:28Il a dû se souvenir qu'il était président de la France
02:31et pas président d'une nation croupion des États-Unis.
02:34Notre peuple a toujours été un peuple avec le général de Gaulle
02:38qui aspire à l'indépendance nationale, une voie propre de la France
02:42et le respect d'un certain nombre de principes dont la souveraineté est sacrée.
02:46On ne prend pas en quoi il ne les a pas respectés, quoi qu'on en pense.
02:48Le président français a eu une première position claire.
02:51Est-ce qu'il n'a pas été surtout rattrapé par la patrouille idéologique, pardonnez-moi,
02:55de la gauche jusqu'au RN, qui lui a tapé sur les doigts,
02:58tout simplement parce qu'il a dit tout le mal qu'il pensait de Maduro ?
03:01Non, ne faisons pas, je pense, le cadeau de la souveraineté nationale à la gauche.
03:05La réaction de M. Mélenchon et des Insoumis n'est pas du tout une réaction patriotique.
03:09C'est une réaction de soumission.
03:10Ils appellent au retour d'un dictateur.
03:11Donc, ce n'est pas du tout une position, comment dire, qui défend la souveraineté nationale.
03:15Les Français veulent, dans la grande ligne, dans la droiture du général de Gaulle,
03:20qu'on défende la souveraineté nationale et une autre vision.
03:22Pourquoi Emmanuel Macron l'a-t-il foulé au pied en condamnant Maduro ?
03:25Je n'ai pas dit qu'il l'avait foulé au pied.
03:27Je n'ai pas dit qu'il avait tort de condamner le régime de Maduro.
03:30On peut condamner un régime, évidemment, c'est ce qu'ont fait d'ailleurs Marine Le Pen et Jordan Bardella.
03:34Il n'y a aucune sympathie à avoir pour le régime complètement corrompu, notamment de Nicolas Maduro.
03:39Mais ce n'est pas pour ça qu'il faut intervenir.
03:41Parce que, comme le dit très clairement Marine Le Pen et comme l'a dit aussi Jordan Bardella,
03:46la souveraineté nationale, c'est un principe sacré.
03:48À partir du moment où vous ne respectez pas ce principe, vous ne respectez plus rien.
03:52C'est-à-dire que toute nation, tout pays, en particulier des régimes autoritaires,
03:56la Chine, la Russie, peuvent après utiliser ce précédent pour intervenir partout où bon lui semble.
04:02Et il n'y a plus de droit, il n'y a plus de respect, il n'y a plus de frontière, il n'y a plus rien.
04:05On vous entend ce matin sur ces news européens, mais c'est fondamental, c'est un révélateur ce qui est en train de se passer.
04:09Vous parlez de la souveraineté, mais un pays souverain, c'est aussi un pays qui contrôle
04:12ce qui vient à travers ses frontières, et notamment la drogue.
04:16Est-ce que les Etats-Unis n'ont pas également, c'est une question, agi sur le domaine de la souveraineté,
04:21au nom de la souveraineté, pour se défendre par rapport à un pays quand même
04:25qui peut les submerger de drogue et autres trafics ?
04:28Nous verrons les éléments qui sont mis au procès.
04:30Vous avez des doutes ?
04:32Non, c'est intéressant.
04:33Moi, j'attends aussi les éléments.
04:34Vous savez, en politique internationale, la position du Rassemblement national
04:37a toujours été aussi d'attendre un certain nombre d'informations,
04:41que la vérité vienne.
04:42Je peux vous sortir un certain nombre de dossiers récents,
04:44où si on avait été plus prudents, je pense que la France s'en porterait mieux.
04:47Le dernier exemple, c'était, je ne sais pas si vous vous souvenez,
04:49cet attentat sur le gazoduc qui traverse la Vierge Baltique,
04:53sur les armes de destruction massive.
04:56Je pense que personne n'a de doute sur l'aspect de narco-banditisme de Maduro.
05:00Le fait que ce soit un régime corrompu et un régime qui ne respectait ni son peuple,
05:07ni les principes que ce régime lui-même prétendait respecter,
05:10la justice sociale, le Venezuela, c'est un régime où les inégalités sont flagrantes,
05:14où 8 millions de Vénézuéliens ont dû fuir leur pays à cause de la pauvreté.
05:17Donc, il n'y a rien à défendre dans ce régime.
05:18La seule chose que nous défendons, c'est la souveraineté des peuples
05:21et le fait que les peuples doivent prendre aussi leur propre destin.
05:24Parce qu'un peuple aussi, comme on dit, où il y a des interventions extérieures,
05:27Il n'a pas pu le prendre, parce qu'il n'a pas été élu correctement,
05:31il n'a pas été élu démocratiquement.
05:32Il n'a pas du tout été élu.
05:32Comment défendre cette même souveraineté si depuis des années,
05:35personne ne s'est intéressé au peuple vénézuéen
05:37et la manière avec laquelle on s'est assis sur la démocratie ?
05:39Il y a des dirigeants français qui ne sont pas de ma famille politique,
05:42comme Jacques Chirac, qui s'étaient intéressés au Venezuela.
05:45Il y avait un chemin, vous savez, et je pense que quand un peuple,
05:48il y a une intervention, même d'ailleurs, on voit des réactions des Vénézuéliens
05:51qui sont heureux, ils ont raison de l'être, que Maduro soit parti,
05:54se sentent humiliés par cette intervention.
05:55Et si vous savez, moi je suis, j'essaie de m'inscrire dans la tradition gaulliste.
05:59Oui, c'est quoi la grandeur, mais c'était de Gaulle depuis...
06:01Mais oui, mais c'est important, là c'est sur une...
06:03Si vous avez raison, mais je pense que là, je le cite à bon escient,
06:06il y a un angle important.
06:08Pourquoi aussi la grandeur du général de Gaulle ?
06:10C'est d'avoir maintenu la dignité du peuple français dans la victoire contre le nazisme.
06:15La France est partiellement libérée seule.
06:17Et c'est un élément important, parce que quand vous êtes libérés par des forces extérieures,
06:21et vous avez toujours une humiliation nationale
06:22qui fait que vous avez du mal après à reprendre votre destin en main.
06:26Et c'est pour ça le vrai sens du polysme.
06:27Vous remerciez les alliés quand ils nous aident dans une libération ?
06:30Oui, bien sûr.
06:31En reconnaissant aussi le rôle majeur et fondamental des Alliés.
06:33Vous avez particulièrement raison.
06:34C'est pas ça que je dis partiellement.
06:35On n'est pas atlantiste quand on le reconnaît, rassurez-moi.
06:36Non, mais il y a beaucoup d'atlantisme en France et je pense qu'un jour aussi...
06:39C'est un défaut ?
06:40Oui, c'est un défaut parce que...
06:41Une menace ?
06:42Oui, parce que croire qu'une partie du destin de la libération de la France,
06:45de son émancipation, de son indépendance, appartient à une autre nation,
06:49même une nation alliée, c'est une erreur.
06:51Alors je voulais vous appeler.
06:51Il n'y a que la France.
06:52Et vous voyez, on se rend compte quand les États-Unis défendent leurs intérêts.
06:54De toute façon, les États-Unis ont toujours défendu leurs intérêts
06:56et ils le font quel que soit les régimes.
06:58Nous, on ne le fait pas.
06:59Alors c'est intéressant.
07:00Demain, vous arrivez au pouvoir.
07:01Si vous arrivez au pouvoir demain, et imaginons une nation étrangère,
07:04une puissance étrangère qui déstabilise la France,
07:07à coups de tonnes de drogues sur notre territoire
07:10et de gangs qui sont manipulés,
07:11à la limite entre le narco-banditisme et le terrorisme.
07:14Que faites-vous ?
07:15Il faut absolument, comment dire, utiliser des moyens de coopération avec l'État.
07:20Quelqu'un qui vous déstabilise, vous voulez dire bonjour, s'il vous plaît, coopérons ?
07:24Aujourd'hui, il n'y a pas de narco-État qui déstabilise la France directement.
07:28Ça peut arriver à un moment.
07:29Mais si on ne croit plus du tout aux droits internationaux,
07:32si on ne croit plus qu'il n'y a aucun moyen de résoudre les problèmes
07:34autrement que par la guerre,
07:36on a l'air faussement intelligents.
07:37Parce que c'est ça aussi que je vois depuis quelques jours,
07:39c'est qu'on a des gens qui sont persuadés d'être brillants
07:42parce qu'ils disent qu'il n'y a que la force qui va.
07:43Un exemple ?
07:45Monsieur Attal, qui a fait des déclarations complètement loufoques.
07:48Sa position a été saluée comme étant équilibrée ?
07:50Oui, je n'ai pas vu où elle était équilibrée.
07:52C'est une position, à la fin, où il n'y a pas de solution.
07:53Parce que monsieur Attal dit qu'il faut être puissant.
07:54Le fait de devoir être puissant,
07:59déjà, nous, c'est le projet politique du Rassemblement National.
08:01Jordan Bardella était parti en campagne aux Européennes
08:03en demandant à ce que la France reloue
08:05avec une politique de puissance.
08:06S'agiter sur son siège, comme le disait,
08:08le général de Gaulle, en disant
08:10Europe, Europe, Europe, ou puissance, puissance, puissance.
08:12Alors que monsieur Attal a affaibli la France
08:13à tous les niveaux possibles et toujours la béquille
08:16soit des Etats-Unis, soit de l'Union Européenne,
08:18ce qui est souvent la même chose.
08:19Donc il est atlantiste, si je vous entends.
08:20Oui, monsieur Attal, il est atlantiste.
08:22Il ne se voit bien d'ailleurs dans son message
08:23qu'il pense qu'il faut se reposer
08:26toujours sur une béquille.
08:27Mais ça, c'est une fausse sagesse.
08:29Parce qu'en fait, il y a un moment,
08:30les nations, vous pouvez avoir des alliés,
08:32vous pouvez avoir des amis,
08:33il y a un moment dans votre destin
08:34où vous êtes seul.
08:35Et être seul, le savoir,
08:37c'est se préparer vraiment.
08:39Et ce n'est pas penser qu'on a toujours des amis,
08:41que ce soit l'Allemagne, les Etats-Unis,
08:43ou je ne sais qui.
08:44Comment vous faites avec vos amis,
08:45et vos alliés, quand vous n'êtes pas d'accord vous-même,
08:47y compris au sein du Rassemblement National,
08:48ou en tout cas dans les satellites
08:50du Rassemblement National comme le parti d'Éric Ciotti,
08:52est-ce que lui a vraiment soutenu sans nuance
08:54l'action militaire américaine ?
08:56Oui, mais il est libre, Éric Ciotti.
08:58J'entends bien, mais c'est un sujet aussi cardinal.
09:00Vous ne partagez quand même pas
09:01la même notion de la souveraineté ?
09:03Mais ce n'est pas grave, parce qu'à la fin,
09:05il y a un rapport,
09:06vous avez un contrat de gouvernement,
09:09et les arbitrages sont faits.
09:10Mais on ne va pas faire semblant d'être d'accord,
09:12alors qu'on n'est pas d'accord.
09:13Il faut que les Françaises et les Français sachent nos différences.
09:15Même si c'est un sujet fondamental, reconnaissez-le.
09:17Mais tous les sujets sont fondamentaux.
09:19Il n'y a pas des sous-sujets,
09:21il y a des sujets politiques.
09:22Celui-ci, c'est quand même la souveraineté,
09:24c'est la conduite des affaires de la France en l'eau.
09:27Si vous regardez les positions d'Éric Ciotti et les nôtres,
09:30il y a une voie de passage, évidemment.
09:33Mais on a dit pendant des mois
09:36qu'Éric Ciotti n'avait pas un vrai parti.
09:38Et c'est marrant, c'est assez ironique.
09:40Quand on voit qu'en fait,
09:41Marine Le Pen et Jordan Bardella
09:42ont toujours été d'accord pour qu'Éric Ciotti
09:44soit parfaitement libre,
09:46qu'Éric Ciotti ait parti en alliance
09:47avec Marine Le Pen et Jordan Bardella
09:49en sachant qu'il serait libre.
09:50Il est libre.
09:51Et quand on constate qu'il est libre,
09:52on nous dit,
09:52ah bah oui, alors il est libre,
09:53vous pensez que c'était un faux parti.
09:55C'est un vrai allié,
09:56il est pleinement libre.
09:57C'était une question sur vos différences,
09:58simplement.
09:58Vous les actez,
09:59donc vous vous contactez.
10:00Mais sinon, il ne serait pas libre,
10:01et nous non plus d'ailleurs.
10:02Alors, sommes-nous libres,
10:03justement,
10:03par rapport à la ratification
10:05à venir dans quelques jours,
10:06Jean-Philippe Tanguy,
10:07du traité du Mercosur ?
10:09Le gouvernement est à sa tête.
10:11Le Premier ministre ne cesse
10:12de donner des gages aux paysans.
10:14Est-ce que vous pensez
10:14que finalement,
10:15c'est fini,
10:16c'est une défaite
10:16et que ce traité sera signé ?
10:18Ah non, mais il ne donne pas du tout
10:19de gage aux paysans,
10:20aux agriculteurs français.
10:21Il essaie de gagner du temps.
10:22Ah non, rien du tout.
10:23Il n'y a rien.
10:23Il essaie systématiquement
10:24de gagner du temps,
10:25d'enfumer tout le monde.
10:26D'ailleurs, aujourd'hui,
10:27il aurait dû y avoir
10:28une manif sans la neige,
10:29il aurait dû y avoir
10:29une manifestation à Paris
10:31d'agriculteurs en colère
10:32qui ont bien conscience
10:33qu'il ne se passe rien.
10:34Les tracteurs sont interdits
10:35dans la capitale,
10:36même si l'accord
10:37du National Rural
10:38et dans un certain nombre
10:39de préfectures,
10:40Mme Mabrouk,
10:41vous avez des interdictions
10:42de manifester
10:43avec des positions
10:45assez biaisées,
10:46on interdit les tracteurs.
10:47Ça vous choque ?
10:48Oui, ça me choque.
10:48C'est une géométrie variable.
10:50Non, mais parce qu'on autorise
10:52toujours la CGT
10:53à faire n'importe quoi
10:54où ils veulent
10:54et on ne pourrait pas
10:55autoriser les agriculteurs.
10:56Donc les agriculteurs,
10:57ils sont aujourd'hui
10:57en mode survie,
10:58en particulier les éleveurs
10:59et c'est normal
11:01qu'ils manifestent
11:02et qu'ils disent
11:03qu'ils n'en peuvent plus,
11:04que ce soit les normes,
11:05les prix rémunérateurs
11:06et la possibilité
11:07simplement de produire
11:09en France.
11:10Les agriculteurs voient bien
11:11que le gouvernement
11:11ne les soutient pas.
11:12Il y a des beaux mots,
11:13il y a des belles promesses
11:14mais au final,
11:15il n'y a rien
11:15et ce qui fait quand même plaisir
11:17c'est que les Françaises
11:18et les Français
11:18sont vraiment derrière
11:19leurs agriculteurs
11:21et on en revient à la souveraineté
11:22Mme Mabrouk.
11:22Si on n'est plus capable
11:23de se nourrir,
11:24vous pouvez vous inviter.
11:26C'est la base.
11:26Demain, le RN est au pouvoir.
11:28Même chose,
11:28vous n'arrivez pas
11:29à convaincre vos alliés
11:30que ce soit dans le domaine agricole,
11:31dans le domaine militaire,
11:32dans le domaine numérique
11:33avec la fameuse DSA
11:36sur la désinformation.
11:37Qu'est-ce qu'on fait ?
11:38Est-ce qu'on arrive
11:38à changer l'Europe de l'intérieur ?
11:40Oui, on peut y arriver
11:41pour une façon très simple.
11:42Vous savez,
11:42on va encore verser
11:43la 30 milliards d'euros
11:44à l'Union Européenne.
11:45On en retire 14 milliards,
11:4715 milliards.
11:47Donc il y a 15 milliards d'euros
11:48en jeu de l'argent
11:49des Françaises et des Français
11:50qui doit être notre façon
11:52de négocier principale.
11:53C'est d'ailleurs ce que fait
11:54l'Allemagne
11:54avec beaucoup de maestria.
11:56Nous, j'aimerais bien
11:57qu'on ait la même maestria.
11:58Je crois qu'il n'y a que Marine Le Pen,
11:59Jordan Bardella
12:03que, excusez-moi encore,
12:04le général de Gaulle
12:05avait prévu
12:06avec le compromis du Luxembourg.
12:07Oui, mais c'est la réalité
12:08de la France.
12:09La France libre,
12:10c'est la France du général de Gaulle.
12:11Ce n'est pas la France
12:12d'Emmanuel Macron.
12:12Pas le franchissement du Rubicon
12:13si vous n'arrivez pas
12:14à vraiment influer
12:16sur vos alliés
12:17à l'intérieur de l'Union Européenne.
12:17Je suis sûre qu'on y arrivera
12:18pour une raison simple.
12:19Parce que sans la France,
12:20il n'y a plus d'Union Européenne.
12:21Je veux dire la France
12:22par la contribution financière,
12:23par son histoire,
12:24par son poids politique,
12:24par son économie,
12:25par sa diplomatie,
12:26par sa géographie.
12:28Vous reprenez la carte de l'Europe,
12:29vous enlevez la France,
12:30il n'y a plus d'Union Européenne.
12:31Nous sommes le carrefour
12:32de l'Europe.
12:34Donc la France
12:34a une grande puissance
12:35de négociation.
12:36Vous la voyez sur le Mercosur ?
12:38Parce qu'il ne veut pas.
12:39Le président français
12:40est contre.
12:41Mais il n'est pas du tout contre.
12:42Il est pour Emmanuel Macron.
12:44Il a toujours été pour
12:44le Mercosur.
12:45Il est pour le libre-échange.
12:46Il est pour la soumission
12:48au mondialisme.
12:49C'est le candidat du mondialisme.
12:50C'est d'ailleurs
12:51ce que Marine Le Pen
12:51avait brillamment démontré.
12:53L'a fait brillamment démontré
12:54là la France est contre
12:55la ratification
12:55telle qu'il est de l'accord
12:57et on n'arrive pas à peser
12:58malgré le fait
12:59qu'on ait ramené
13:00des pays comme l'Italie.
13:01C'est du pipo.
13:01C'est du pipo intégral.
13:02Il n'y a que mensonge
13:03et pipo.
13:03Alors Emmanuel Macron,
13:05je pense que c'est effectivement
13:06un mensonge incarné.
13:07À peu près tout.
13:08Il a menti sur tout.
13:09Il s'est reni sur tout.
13:10Emmanuel Macron,
13:11c'est le candidat
13:12du mondialisme.
13:13Il est profondément lié
13:14aux intérêts
13:15de la mondialisation.
13:17Il n'a jamais défendu
13:18l'enracinement en France.
13:19Les agriculteurs,
13:20la production en France,
13:21ça ne l'intéresse pas.
13:23Bientôt vous allez en faire
13:24le président
13:25du parti de l'étranger.
13:28Donc là,
13:29il n'est pas président
13:29des intérêts de la France.
13:30C'est une attaque assez...
13:31Mais c'est une attaque,
13:33c'est ce que nous avons analysé
13:34depuis le début
13:35avec Emmanuel Macron.
13:36Prenez, je vous rappelle,
13:37la crise quand même du Covid.
13:39Il devait y avoir
13:39un avant, un après.
13:40On devait être souverain
13:41sur la production.
13:42Que ce soit l'alimentation,
13:43que ce soit l'industrie
13:45qui s'ouvre,
13:46que ce soit l'énergie.
13:47Emmanuel Macron
13:47a toujours arbitré,
13:49non pas en faveur
13:50des intérêts de la France,
13:51mais en faveur,
13:51non pas du parti de l'étranger,
13:53mais en faveur
13:54d'intérêts financiers,
13:56d'intérêts...
13:56Donc étrangers.
13:58Qui peuvent être étrangers,
13:58mais ce n'est pas
13:59parce qu'ils sont étrangers.
13:59Emmanuel Macron
14:00ne s'intéresse
14:00qu'au pouvoir de l'argent
14:02et qu'au rapport de force
14:03de l'argent.
14:03C'est ça qu'il a toujours animé
14:04dans sa vie professionnelle,
14:05c'est ça qu'il a animé
14:06quand il a été élu
14:08et les intérêts de la France,
14:09il s'en fiche.
14:10Et je pense que maintenant,
14:11on le paie cher
14:12parce que tout ça se traduit comment ?
14:13Par la ruine financière de la France.
14:15Parce que quand vous n'êtes pas
14:16souverain sur votre agriculture,
14:18sur votre industrie,
14:19sur votre énergie,
14:20eh bien vous payez.
14:21Et la ruine de la France,
14:22c'est cette mentalité.
14:23C'est payé.
14:24Est-ce que le gouvernement
14:24au moins fait un effort
14:26sur le pouvoir d'achat
14:27et la facture d'électricité ?
14:28Le ministre de l'économie,
14:29Roland Lescure,
14:29a annoncé,
14:30alors reconnaissons
14:31que c'est une baisse
14:32extrêmement...
14:33Enfin, à la marge,
14:34c'est 5...
14:3580 centimes.
14:36Effectivement,
14:3680 centimes.
14:37Voilà.
14:38Donc le grand geste
14:38du pouvoir d'achat
14:39de M. Lecornu
14:41et de M. Macron,
14:42c'est donner 80 centimes
14:43par mois
14:43aux familles françaises,
14:44sachant qu'en même temps,
14:45rien que sur l'énergie,
14:46il y a 2 milliards
14:47d'euros d'augmentation
14:48de la certificat d'énergie,
14:50500 millions
14:50sur un certain nombre
14:51de certificats sur biogaz,
14:52encore un machin
14:53qui coûte très cher
14:54aux Français.
14:55Et de toute façon,
14:56le budget qui est sur la table,
14:57et c'est pour ça
14:57qu'avec Marine Le Pen
14:58et Jordan Bardella,
14:59on ne veut pas
15:00de compromis
15:00sur ce mauvais budget.
15:01Vous avez entendu
15:02que vous serez,
15:03selon eux,
15:03selon Mme Monchalin,
15:05les ingénieurs du chaos,
15:06qui est dans une telle situation
15:07avec de telles difficultés
15:09et de telles crises internationales,
15:10vous ne votez pas le budget ?
15:11Elle, c'est l'ingénieur
15:12des impôts.
15:13C'est Mme Impot,
15:1425 milliards d'hospitales
15:15en 2015.
15:15Vous n'êtes pas enrêt
15:16sur les impôts ?
15:16On ne va pas rappeler la liste.
15:17Moi, je veux bien
15:18qu'on la rappelle
15:19parce qu'il n'y a rien.
15:19Nous, on veut baisser
15:20les impôts de 40 milliards d'euros.
15:22On n'a jamais voulu
15:23augmenter les impôts.
15:24Il faut rendre leur argent
15:24aux Français
15:25et c'est la ligne conductrice
15:27de tout notre comportement
15:29et de tous nos votes.
15:30baisser massivement
15:31les dépenses,
15:32lutter contre la fraude fiscale
15:33et la fraude sociale,
15:34ce qui permet
15:34de rendre leur argent
15:35aux Français.
15:35Donc le budget,
15:35c'est non, là ?
15:36Bien sûr, c'est non.
15:37Mais c'est 20 milliards d'euros
15:38d'impôts.
15:39Et en fait,
15:40ce qui est en train de se passer,
15:41c'est que M. Wauquiez,
15:42qui lui aussi,
15:42en termes de mensonges,
15:43le seul domaine
15:45où M. Wauquiez
15:45pourrait battre Emmanuel Macron,
15:46c'est au niveau des mensonges.
15:47Et que vous
15:48qui avez le monopole
15:49de la parole vraie ?
15:50Je le regrette
15:52parce que je préférais
15:52que le débat politique
15:53soit sur la vérité.
15:55Nos adversaires
15:55cachent leur médiocrité
15:56par un certain nombre
15:57de mensonges.
15:58Mais le résultat est là.
15:59La France est ruinée.
16:00Les résultats sont épouvantables.
16:01C'est bien qu'ils ont menti
16:02et qu'ils continuent
16:03de le faire.
16:04Et donc, M. Wauquiez
16:04a trahi ses électeurs
16:07pour augmenter les impôts.
16:08Ils vont encore le faire.
16:09Et là,
16:09le petit compromis
16:10qu'on essaie de faire
16:11en usant l'opinion publique
16:12sur le budget,
16:14ce sera de la dette
16:15et des impôts.
16:16Donc moi,
16:16j'alerte nos compatriotes.
16:17Ne croyez pas
16:18qu'un budget à tout prix,
16:19ça vaille le coup
16:19parce que c'est vos enfants,
16:20vos petits-enfants
16:21qui paieront la facture
16:22et peut-être même vous
16:23l'année prochaine.
16:23Quelques questions rapides.
16:24Pour conclure,
16:25Jean-Philippe Tanguy,
16:25vraiment rapidement,
16:26s'il vous plaît.
16:27Un ouvrage religieux
16:27très populaire
16:28auprès de certains
16:29influenceurs islamiques
16:30suscite la controverse.
16:31Il est accessible
16:31via le pass culture
16:32en vente à la FNAC.
16:34Le livre contient,
16:34selon plusieurs publications,
16:35des passages appelant explicitement
16:37au meurtre des homosexuels,
16:38à des violences
16:39contre les juifs
16:39et les chrétiens.
16:40Comment vous expliquez
16:41une telle absence de réaction ?
16:43Parce qu'il n'y a pas de lutte
16:44contre les vraies racines
16:45de l'islamisme.
16:46C'est un ouvrage théologique
16:48qui a inspiré
16:49notamment le wahhabisme.
16:50Donc le problème,
16:51comment dire,
16:52c'est que tant qu'il n'y aura
16:53pas de loi,
16:53comme le proposent
16:54Marine Le Pen
16:54et Jean-Thane Bardella,
16:55d'interdiction de l'islamisme,
16:57de...
16:57Des frères musulmans.
16:58En particulier.
16:59De l'islamisme.
17:00De l'islamisme.
17:01Mais il y a différentes formes.
17:02Les frères musulmans,
17:03c'est le plus connu,
17:03mais il y a différentes formes
17:04d'islamisme,
17:05y compris plus discret,
17:06plus sous-jacent,
17:07moins bruyant
17:07que les frères musulmans,
17:09c'est dire.
17:10Et il faut lutter contre.
17:11Et donc il faut
17:12loi d'interdiction
17:13de la pensée islamiste,
17:15qui est une pensée
17:16qui, pour le coup,
17:16atteint aux intérêts
17:17de la France
17:18et qui est une hydre.
17:19Il y a plusieurs têtes
17:20et évidemment,
17:21c'est une hydre
17:22bien organisée
17:23qui affiche parfois
17:24un visage aimable.
17:25Et ce livre,
17:25on a l'impression
17:26que c'est un livre de sagesse.
17:27Non, c'est un livre
17:28islamiste de haine.
17:29En un mot,
17:30Daniel Obono estime
17:31que la fête de l'Huma
17:32est une fête
17:32de la gauche blanche.
17:34Ben voilà,
17:34une autre tête de l'hydre.
17:36La haine de la France
17:37sous toutes ses formes.
17:38Et il y a une certaine
17:40ironie parce qu'on pourrait rire
17:41de voir que les insoumis
17:42vont se dévorer entre eux.
17:43Cette haine,
17:44que ce soit Mme Hassan,
17:45que ce soit Mme Obono.
17:46Jean-Luc Mélenchon
17:47risque d'être un jour
17:48trop blanc pour Mme Obono.
17:48Mais bien sûr,
17:49c'est la logique
17:50entre guillemets
17:51de cette idéologie haineuse
17:52où vous ne cessez
17:53de diviser les Français.
17:54Et c'est quand même
17:54le retour du racisme.
17:55Et c'est quand même hallucinant
17:56que le racisme,
17:57le racialisme
17:58reviennent par la gauche.
18:00Et c'est là
18:00où on voit à quel point
18:01le clientélisme électoral,
18:03la médiocrité humaine
18:04peut vous amener
18:05à vous renier tellement
18:06que vous êtes dévoré
18:07par le racisme.
18:08Que la gauche
18:09en vient d'être dévorée
18:10par le racisme.
18:10En vue de 2027,
18:12estime que choisir
18:13Jordan Bardella
18:14c'est monter dans un avion
18:15A380 avec à sa tête
18:17un pilote qui aurait
18:18zéro heure de vol au compteur.
18:20Vous montez dans cet avion ?
18:22Moi je monterais
18:22avec fierté
18:23dans l'avion de Jordan Bardella
18:25qui a démontré
18:25ses qualités de pilotage
18:27en gagnant des élections
18:27et en étant
18:28la personnalité politique
18:29avec Marine Le Pen
18:29la plus populaire de France.
18:31Monsieur de Villepin,
18:32lui, à part se cracher
18:32en vol,
18:33c'est tout ce qu'on a retenu de lui.
18:34Qu'est-ce qu'on a retenu
18:35de Monsieur de Villepin ?
18:36Hirak peut-être ?
18:36Non mais c'est un discours
18:37de Monsieur Chirak
18:38qui l'a lu.
18:38Donc Monsieur Villepin
18:39est un brillant lecteur.
18:41Je le félicite
18:42d'être un beau perroquet
18:44avec un peu déplumé,
18:45il faut bien le dire
18:46aujourd'hui.
18:47Mais Monsieur Villepin,
18:48c'est intéressant
18:49parce qu'il présentait
18:49comme un sphinx
18:50un grand intellectuel
18:51en politique.
18:52Depuis un an,
18:52il ne cesse d'insulter
18:53tout le monde.
18:59Il dit que la vieillesse
19:00était un naufrage
19:01avec Villepin
19:02sa crache d'avion.
19:03Je vous remercie,
19:03c'était votre grande interview.
19:04Bonne journée.
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