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  • il y a 43 minutes

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00:00Et pour parler de cette grande enquête de votre radio ici avec Odoxar,
00:03nous sommes avec l'adjointe au maire de Saint-Etienne,
00:06chargée notamment du personnel municipal David Valverde.
00:08Bonjour Isabelle Dumestre.
00:10Bonjour.
00:10Votre délégation nous intéresse car vous êtes en charge du recrutement dans le périscolaire.
00:14On va y revenir.
00:15D'abord ce chiffre massif, la quasi-totalité des Français, 90%,
00:18indique qu'ils vont tenir compte des propositions des candidats
00:21concernant l'éducation à l'avenir de nos enfants.
00:23Ils sont la même proportion à être inquiets pour leurs enfants.
00:26Est-ce que ces chiffres vous étonnent ?
00:29Alors il ne m'étonne pas, par contre j'en suis assez ravie
00:32parce que c'est rare qu'à une élection présidentielle,
00:35la question de l'enfance, de l'éducation,
00:37ces sujets qui sont pourtant essentiels pour notre avenir,
00:39soient aussi au cœur des préoccupations des gens qui sont sondés.
00:43Donc c'est une bonne nouvelle, ça nous change de questions moins rassembleuses,
00:48qui nous divisent plus.
00:49Donc pas étonnée mais ravie.
00:52C'est vrai qu'on parle beaucoup ces dernières semaines des écrans,
00:55de la citoyenneté, des violences sexuelles naturellement.
00:59C'est vraiment au cœur des débats, au cœur de l'actualité, comme jamais peut-être ?
01:02Oui, comme jamais, c'est malheureusement des sujets qui ne sont pas nouveaux,
01:05à part peut-être les écrans, mais qui sont aujourd'hui devenus insupportables
01:08pour nos concitoyens d'imaginer qu'on puisse faire du mal à leurs enfants
01:12et notamment quand il est confié à la puissance publique.
01:15Donc c'est normal qu'il y ait une vigilance accrue à la fois des parents
01:17et puis de ceux qui encadrent les enfants au quotidien, dans les collectivités notamment.
01:21Des parents qui ont été choqués ces dernières semaines par ce scandale dans le périscolaire à Paris.
01:27On a envie de vous entendre aussi là-dessus.
01:29Très concrètement d'abord, est-ce que depuis que vous êtes adjointe à la mairie de Saint-Etienne,
01:35il y a eu des cas d'abus physiques ou sexuels dans le périscolaire à Saint-Etienne ?
01:39Non, heureusement, nous n'avons absolument aucun de ces cas-là à déplorer.
01:43Nous sommes en revanche extrêmement vigilants.
01:44C'est un sujet auquel nous avons voulu nous atteler avant même de savoir ce qui s'était passé à
01:49Paris
01:49parce qu'on sait malheureusement que ces faits-là ont toujours existé.
01:53C'est juste qu'ils remontaient moins, qu'ils ressortaient moins.
01:55En tout cas, c'est notre devoir en tant que puissance publique
01:58de faire attention à ce que ça ne se produise pas
02:00et de mettre en place tous les moyens pour que ça ne le soit pas.
02:03Nous avons une équipe transversale qui travaille dessus,
02:05sous l'égide d'abord de Valérie Atif, adjointe à l'éducation,
02:08mais qui peut aussi s'appuyer sur Sandrine Bras,
02:10qui est conseillère déléguée à la ville à hauteur d'enfants,
02:12et Myriam Hulmer qui est, elle, en charge des droits de l'enfant.
02:15Donc vous voyez, on ne s'est pas résumé à s'occuper de ça
02:18à travers simplement l'adjointe à l'éducation.
02:20Tout commence, on l'imagine, au niveau du recrutement des animateurs.
02:25Quelles sont les attentions qu'on porte là-dessus à la mairie de Saint-Etienne ?
02:29Alors une attention à plusieurs niveaux
02:31parce qu'on encadre des enfants tout au long de la journée en réalité,
02:33depuis le périscolaire du matin, même si c'est plutôt indirect
02:36puisque ça passe par des structures d'éducation populaire le plus souvent dans notre ville,
02:40jusqu'au soir, en passant par le temps méridien
02:42et la journée, notamment en maternelle,
02:44les ATSEM sont des agents qui sont payés par la ville.
02:47Donc on fait bien évidemment attention d'abord au niveau du recrutement,
02:50on est dans la prévention,
02:51et puis on s'est donné comme politique
02:53de ne laisser passer aucun fait de violence qui nous serait remonté,
02:56d'agir immédiatement de manière préventive
02:58pour protéger l'enfant.
03:00Et puis le temps que les investigations se fassent,
03:02que l'enfant soit toujours en protection,
03:05ça c'est notre priorité,
03:06et puis si nécessité, agir.
03:08Des réceptions d'un courrier, c'est ça,
03:11on agit.
03:12Comment on ne tombe pas dans une paranoïa,
03:15dans une suspicion un petit peu globale et générale ?
03:17Eh bien on est d'abord dans le principe de prévention,
03:20qui est que l'enfant est fragile,
03:22donc s'il y a la moindre suspicion,
03:24on va bien évidemment le faire écouter par des spécialistes
03:27qui ont l'habitude d'écouter la parole des enfants,
03:29en premier lieu les personnels de l'éducation nationale,
03:32bien évidemment,
03:32et puis après on regarde,
03:35on met l'adulte mis en cause en retrait
03:38pour qu'il ne soit plus en contact avec l'enfant,
03:40bien évidemment,
03:40et dans un deuxième temps,
03:42eh bien on laisse faire les enquêtes.
03:45Donc dans cela, effectivement,
03:47on peut aussi protéger nos agents
03:48en faisant en sorte qu'ils ne subissent pas
03:50des propos diffamatoires
03:52ou des dénonciations calomnieuses,
03:53mais la première chose,
03:54c'est protéger l'enfant toujours.
03:55Je reviens au recrutement des animateurs du périscolaire.
03:58Est-ce qu'ils sont soumis à des formations,
04:02de la prévention aussi là-dessus ?
04:05Alors les animateurs du périscolaire,
04:07encore une fois,
04:07nous ne les recrutons pas directement.
04:08Ils sont recrutés par des structures,
04:10amicales, laïques, centres sociaux,
04:12qui conventionnent avec la ville.
04:13Est-ce que vous les incitez,
04:14ces acteurs-là,
04:16à les former ?
04:17À ce stade, bien évidemment,
04:18ils doivent avoir des personnels
04:19qui sont formés pour encadrer les enfants,
04:22avec le BAFA notamment,
04:23ou des diplômes de ce type.
04:24Et nous, nous demandons effectivement
04:26à ce que les structures avec lesquelles on travaille
04:29mettent en face des enfants
04:30les animateurs les plus formés possibles.
04:32Nous, on vient d'arriver par contre,
04:34donc il y a encore un travail à faire
04:35pour renforcer ça.
04:36Et on est en train de regarder
04:37avec nos services juridiques
04:38comment on peut faire
04:39pour que dans le conventionnement
04:40avec ces structures,
04:41on puisse subventionner
04:43en fonction du niveau de formation.
04:45En mai dernier,
04:46la ville a suspendu
04:47un enseignant de conservatoire Massenet,
04:49mis un examen placé en détention provisoire
04:51pour corruption de mineurs,
04:52régression sexuelle sur mineurs.
04:53Où en est ce dossier ?
04:54La ville est-elle partie civile ?
04:56Alors oui,
04:57c'est un très bon exemple.
05:00Nous sommes arrivés en responsabilité.
05:02Le cas était déjà connu
05:03par nos prédécesseurs.
05:05Nous, nous avons voulu être
05:06tout de suite dans l'action
05:07en suspendant d'abord le professeur,
05:09en lançant une procédure disciplinaire.
05:10Il est passé en conseil de discipline.
05:12Nous avons demandé sa révocation
05:13de la fonction publique,
05:15ce qui a été obtenu
05:16au niveau de cette instance.
05:19Et donc maintenant,
05:20effectivement,
05:20nous avons engagé la procédure
05:22à la fois pour le révoquer.
05:23Il ne mettra plus jamais les pieds
05:25ni dans notre collectivité,
05:26ni dans aucune.
05:27Et nous allons effectivement
05:29voir au niveau juridique
05:30ce qu'on peut faire
05:30pour aller plus loin.
05:31Mais la procédure est au pénal.
05:32Elle ne nous appartient pas.
05:34Sachant que, je le redis,
05:35aucun des faits
05:36qui lui en sont reprochés
05:37n'a été à l'encontre
05:37d'enfants du conservatoire,
05:39ni même à Saint-Étienne.
05:40Mais c'est des faits
05:41qui relèvent de sa vie privée,
05:42bien heureusement.
05:43Mais comme on l'a dit
05:44à la juge du conseil de discipline,
05:48si on avait connu effectivement
05:49les faits avant de l'embaucher,
05:50jamais on ne l'aurait embauché.
05:51Donc c'est pour ça
05:52qu'on n'a pas voulu le garder
05:53dans nos effectifs.
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