00:00Est-ce que vous faites partie de la Royal Mania ?
00:02La Royal Mania, c'est à nu.
00:04Est-ce que vous êtes royaliste ?
00:05Ah non, non, non, non, non, je ne peux pas abuser non plus.
00:07Elle est de retour et elle le fait savoir.
00:10Ségolène Royal, candidate malheureuse à la présidentielle de 2007
00:13et à la primaire socialiste de 2011,
00:15s'engage à nouveau dans la course pour 2027.
00:18Après une longue traversée du désert,
00:20elle participe maintenant à la primaire socialiste en octobre
00:22et a organisé son premier meeting à Alfortville dans le Val-de-Marne
00:26où ce sont surtout des curieux, plus que des fans,
00:29qui ont répondu à son appel.
00:32Je viens d'arriver, pour l'instant, il n'y a pas de foule.
00:38Mais la scène est assez calme.
00:40Sauf le badge presque est un peu artisanal.
00:45Pour l'instant, je n'ai pas d'avis tranchés.
00:48Je l'ai plutôt vue dans une autre période.
00:52Je trouve ça assez surprenant qu'elle se représente.
00:56C'est une femme, donc ça, ça me plaît.
01:00Parce que souvent, en politique, il n'y en a quand même pas beaucoup.
01:03Elle a un truc en plus, son humanité.
01:07C'est une femme de caractère.
01:09Elle a vécu des épreuves qui l'ont renforcée.
01:12Aujourd'hui, je pense vraiment qu'elle est prête.
01:14Elle est vraiment prête aujourd'hui.
01:15Vous pensez qu'elle a ses chances dans cette primaire ?
01:18Je pense.
01:19Oui, je pense à l'expérience, la carure, et l'envie surtout, et la conviction.
01:26Ça fait les bons ingrédients, je pense, pour potentiellement réussir.
01:30Elle a toujours une force tranquille.
01:32Même durant son débat contre Sarkozy,
01:35elle ne s'est jamais vraiment énervée de manière tempétueuse,
01:39si on peut dire ça comme ça.
01:42Donc, je pense qu'il y a des gens qui sont d'un stagique de 2007 aussi.
01:45Mais après, il ne faut pas innover pour avoir un 2007.
01:48J'espère qu'elle sera en capacité d'innover quand même.
01:50Si elle avait été un peu plus soutenue,
01:52je pense qu'elle serait arrivée largement en tête.
01:55Elle a rassemblé plus de 11 millions de personnes.
01:57Donc, chapeau.
01:57Je trouve qu'elle n'a pas été assez soutenue à ce moment-là.
02:02Elle n'a pas été assez soutenue.
02:04Et s'il y avait eu un peu plus d'efforts,
02:07je pense qu'on aurait pu faire autrement.
02:10En tout cas, ici, personne ne lui reproche les mots durs
02:13qu'elle a pu avoir ces derniers jours
02:15à l'égard du candidat de place publique Raphaël Gloussman.
02:17Vous avez une formule absolument lapidaire.
02:20Chez nos confrères de Libération, ça suscite quelques sourires, je crois, derrière moi.
02:24Pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier.
02:26Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d'une entreprise.
02:29Oui, c'est ça.
02:30Il est stagiaire, Raphaël Gloussman, aujourd'hui.
02:32Il est stagiaire en politique.
02:33Et vous, vous êtes...
02:33Alors, raison, c'est un stagiaire, c'est vrai.
02:35Il n'a pas d'expérience en politique.
02:37Quand on est nouveau, c'est dur d'être crédible par rapport à d'autres candidats.
02:43Sauf ceux qui sont déjà là depuis 10 ans et qui ont fait pas mal de dégâts.
02:47Après, il est dur aussi.
02:48Finalement, il a dit qu'elle qu'émandait depuis 40 ans des postes.
02:51C'est un juste renvoi des choses.
02:53Elle n'est pas tendre.
02:54Elle a raison.
02:55Personne n'est tendre avec personne dans cette campagne.
02:57C'est pour ça que...
02:58Après, je dirais que c'est leur bataille, les uns et les autres, pour se positionner.
03:02Mais les autres ne font pas de cadeaux non plus.
03:05Je pense que de toute façon, c'est ça la politique.
03:08Il faut avoir envie de croquer les autres pour être devant.
03:13C'est le jeu de la politique.
03:20Après, on a parlé de la politique.
03:21C'est le jeu de chance.
03:23Enfin, on a parlé de ma politique.
03:24C'estation de la politique.
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