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  • il y a 8 minutes
Paul Mirabel et Jean-Michel Aphatie : «Qu'ils viennent sur notre plateau», l'invitation de Pascal Praud

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud s'intéresse aux artistes qui s'engagent contre le RN à l'image de Paul Mirabel ou de Jean-Michel Aphatie.

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Transcription
00:00Bon, la revue de presse, et c'est quelque chose qu'on va faire chaque matin,
00:04parce que tous les jours vous allez avoir ou un artiste ou un second couteau
00:08qui expliquera sur l'antenne de Quotidien, sur l'antenne de France Inter,
00:13sur l'antenne du service public, qu'il faut ne pas voter pour le Rassemblement National.
00:19Donc là c'est le dénommé Paul Mirabel, mais je ne suis pas sûr que ce ne soit pas contre
00:24-productif,
00:25parce que vous allez écouter Paul Mirabel à Quotidien hier,
00:28je ne veux pas dire qu'il ne sait pas de quoi il parle,
00:30mais il est quand même en difficulté, pour le moins dans l'argumentation.
00:33Là il compte plutôt pour des prunes, attention à notre truc.
00:36Bon, écoutez, mais c'est très amusant, parce qu'ils sont là autour de la table
00:41en train d'essayer de l'aider, bien sûr, mais chaque jour on va avoir la petite sortie.
00:46Alors là c'était Paul Mirabel hier.
00:49Il y a un sketch de Mirabel.
00:51Mais oui, moi je pense à Belmondo qui avait dit je ne veux pas m'engager politiquement,
00:55je pense à Brassens, parce qu'en plus ces gens-là, ils ont des têtes comme des compteurs à gaz.
00:59Ils sont persuadés qu'ils peuvent influencer la vie des Français,
01:04qu'ils méprisent d'ailleurs par hasard.
01:06Il faut leur dire, bien sûr, parce qu'il y a...
01:07À partir où un certain Thomas Guénelet se compare à Jean-Paul Sartre,
01:11tous les espoirs sont permis.
01:12Bon, écoutez donc ce monsieur Mirabel,
01:14qui hier est une conscience politique de la France.
01:21En fait, j'ai l'impression que j'aurais du mal en tant qu'on est artiste,
01:25mais j'ai l'impression qu'avant tout, je suis citoyen français de 30 ans qui habite à Paris
01:31et que derrière l'artistique, j'ai des convictions et des choses qui me font peur.
01:36Et j'aurais peut-être pas répondu ça il y a quelques années,
01:38mais là je me sentirais mal de ne pas faire barrage
01:43ou de ne pas dire que je suis contre certains partis qui prônent la...
01:48Pardon, la...
01:49La division.
01:50La division, pardon.
01:51La division et le non-vivre-ensemble, on va dire.
01:54Pour être clair, quel parti tu vises ?
01:58Pas de...
02:00D'un certain côté qu'on n'aime pas trop.
02:03Et voilà.
02:04Alors c'est sur le côté gauche de votre télé ?
02:06Oui.
02:06Oui, c'était...
02:13Juste j'expliquais, mais là, quand on montre là, c'est à droite.
02:18Non mais en fait j'ai l'impression qu'il y a tellement de priorités actuellement
02:22qu'on devrait plutôt chercher à se rassembler plutôt qu'à nous diviser.
02:26Et tous les discours politiques de haine, si je peux, d'une quelconque façon m'y opposer,
02:32je le ferai avec grand plaisir.
02:34Voilà.
02:35Donc...
02:35Je ne sais pas...
02:36Tous les éléments de langage, ils sont...
02:39Il n'y a pas...
02:40C'est une émission d'humour affligeante au dictionnaire.
02:42Voilà, il n'y a pas...
02:43Il y a son ticket d'entrée.
02:44Ça y est, il y a son ticket d'entrée.
02:45C'est parfait.
02:46Ils ne sont pas malins.
02:47Franchement, c'est pas des...
02:48Franchement, il ne vaut mieux rien dire que de dire ça.
02:49Non mais on est d'accord, il vaut mieux rien dire que de dire ça.
02:51Mais je pense que c'est contre le produit.
02:53Oui, c'est pire.
02:53Bon, Jean-Michel Apathy, lui, a ciblé hier, c'est la revue de presse, il a ciblé cette fois,
02:58avec Saracnafo.
02:59Il va carrément à l'exénophobe et raciste.
03:02C'est ce que dit M. Apathy.
03:03Ben, surtout, Saracnafo vend par rapport au livre de Jean-Michel Apathy.
03:07Ben oui, Jean-Michel...
03:08Oui, non mais...
03:09Donc, les gens qui...
03:10Non mais vous avez parfaitement raison.
03:12C'est vrai.
03:12La jalousie rentre quand même dans nos dents.
03:14Ah, chez ce monsieur, il est possible que ce soit un facteur...
03:18Un moteur.
03:18Oui, il est possible que la rancœur, le ressentiment, l'aigreur...
03:21C'est possible.
03:23Écoutons M. Apathy.
03:26Et donc, on essaie de vendre Knafo.
03:28Même avant, c'était pas possible.
03:29Mais Knafo, il est xénophobe et raciste comme lui, et elle est copine avec la F2.
03:33Mais c'est pas nouveau.
03:34Rien mais nouveau.
03:35Non, c'est pas nouveau.
03:35Vous vous rendez compte, vous traitez quelqu'un comme ça sur une chaîne de xénophobe et de raciste ?
03:40Je sais même pas si d'ailleurs ça tombe sous le coup de la loi,
03:45mais il me semble quand même que pour un éditorialiste politique,
03:50il pourrait y avoir un peu de nuances.
03:52Il ne dirait pas cela, par exemple, de Jean-Luc Mélenchon.
03:55Il ne dirait pas qu'il est xénophobe ou raciste.
03:58Ce qui est très intéressant, c'est qu'il n'argumente pas, justement.
04:02On ne lui demande même pas d'argumenter.
04:04Ce serait le rôle, normalement, du présentateur, de lui dire
04:05pourquoi est-ce que vous dites ça, parce que c'est extrêmement grave.
04:08Et en fait, c'est ça qui est assez intéressant.
04:10C'est exactement ce que Jean-Séviat disait déjà en l'an 2000,
04:13quand il disait que le terrorisme intellectuel,
04:15c'est en fait coller des étiquettes sur des gens
04:17et on les traite de fachos, de xénophobes, de racistes.
04:20Et comme ça, ils n'ont plus le droit de parler, on ne les écoute plus.
04:22Ce sont les méchants, sauf que ça ne fonctionne plus, malheureusement.
04:24Et me semble-t-il, les Français ont compris aujourd'hui.
04:26Preuve en est les sondages.
04:29Jean-Michel Apathy, finalement, c'est lui-même
04:31qui en parle le mieux de lui.
04:34Écoutez cette séquence.
04:51C'est lui-même qui en parle le mieux de lui, sans doute.
04:55Qu'ai-je encore à vous mettre ?
04:56Ah oui, bien sûr, grand corps malade aussi.
04:59Il y a pris tous les jours, il y aura une petite prise de parole.
05:04Donc là, c'est grand corps malade.
05:06Moi, je suis de ceux qui disent qu'un artiste doit avoir un regard sur son époque,
05:09sur le monde.
05:09D'abord, ils se prennent tous pour des artistes, ces gens-là.
05:12Mirabel, maintenant, c'est un artiste.
05:13C'est-à-dire que c'est quand même des gens...
05:16C'est quelqu'un qui monte sur scène, qui fait des...
05:19Grand corps malade, c'est un artiste.
05:20Oui, oui, d'accord, d'accord.
05:22Alors, écoutez, un artiste, moi, je juge un artiste, son manifeste, c'est son art,
05:29d'une certaine manière.
05:30Ce n'est pas ses prises de position.
05:31Ça, bien souvent, il y a aussi une part de cynisme dans toutes ses prises de position.
05:36Parce que c'est aussi une manière de pouvoir être dans ce monde-là,
05:40et pourquoi pas, d'avoir des contrats, etc.
05:43Mais oui, il y a une part aussi de cynisme et de calcul, disons-le.
05:47Après, qu'encore malade, il est assez convaincu, je pense, dans ses films, dans ses textes.
05:51Mais ils sont tous convaincus, mais...
05:52C'est plus argumenté, si vous voulez, que Paul Mirabelle.
05:55Mais qu'il vienne un matin sur notre plateau.
05:57Je vous assure que tous ces gens-là viennent et nous disent précisément
06:00en quoi discours de haine, en quoi division.
06:03Parce que la politique, c'est toujours de la division, c'est idiot.
06:06Par définition, tu te divises, puisque tu t'engages contre d'autres idées.
06:12Donc, quand j'entends ce monsieur Mirabelle arriver à 25 ans,
06:16dire, voilà, il faut qu'on se rassemble, etc.
06:17Mais c'est idiot.
06:19Par définition, la politique, c'est justement des fractures.
06:22Il y a des gens qui sont des libéraux, des gens qui sont des étatistes, que sais-je.
06:26Donc, il y a des oppositions, bien sûr.
06:28Mais qu'est-ce qu'ils savent ?
06:30Rien.
06:31Donc, ils parlent.
06:32De Gaulle divisait pas mal.
06:34Oui, bien sûr, évidemment.
06:36Mais tous les hommes politiques.
06:39C'est tellement mieux.
06:40Moi, ils me fatiguent, tous ces gens-là.
06:41Mais bon, c'est Adèle.
06:43Ce qui est fait, ce petit milieu, c'est justement ça.
06:45C'est que ça divise.
06:46Ce n'est plus l'unanimisme.
06:48Ce n'est plus l'unanimité.
06:50Il y a d'autres voix qui s'expriment.
06:52Et ça, ça les rend dingue.
06:54Moi, ils me fatiguent.
06:55Et je pense qu'ils fatiguent beaucoup de gens, pour tout le dire.
06:57Et ils fatiguent beaucoup de Français.
06:58Qu'ils disent, moi, je ne veux pas des spectateurs dans mon spectacle.
07:03Alors, Adèle Exard Copoulos, elle a dit, ce qui est sûr, c'est que je ferai tout pour faire barrage
07:07au RN.
07:07Parce que c'est un parti dont les idéologies sont la division et la haine.
07:11Et qui met en danger nos droits.
07:12Bon, j'avoue que ça fait peur.
07:14Il ne faut pas avoir honte de le dire.
07:16Bon, il est 9h27.
07:18Que me dit Lucas Busutil ?
07:21Et terminons par, effectivement, M. Pigasse, qui était ce matin sur France Inter.
07:26France Inter, c'est extraordinaire quand même.
07:28Il était ce matin sur France Inter, M. Pigasse.
07:29Bon, c'est la revue de presse.
07:30On va la faire tous les jours.
07:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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