- il y a 7 minutes
Invité du Face à face de RMC et BFMTV, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez est revenu sur les débordements qui ont eu lieu à Saint-Pierre-des-Corps après la collision entre un véhicule de police et un motard, la crise des carburants, ou encore les manifestations contre la loi sur la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre.
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00:01Il est 8h29 et vous êtes bien sur BFM TV et RMC. Bonjour Laurent Lémias.
00:06Merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation ce matin.
00:09Vous êtes le ministre de l'Intérieur, nuit calme cette nuit donc à Saint-Pierre-des-Cors près de Tours
00:14qui tranche très clairement avec les événements très violents de ce week-end,
00:18des affrontements qui se sont déroulés après la collision entre une voiture de police et une moto en plein rodéo
00:25urbain.
00:26J'imagine que vous vous satisfaisez avec prudence de cette nuit, de ce retour au calme
00:32et est-ce que les dispositifs policiers que vous avez en partie ordonnés vont rester en place dans les prochains
00:37jours dans la ville ?
00:38Oui bien sûr, d'abord je voudrais dénoncer évidemment ces violences urbaines qui ont eu lieu dans la nuit avant
00:42-hier
00:42suite à un accident entre un véhicule de police et un jeune motorisé dans un secteur de Saint-Pierre-des
00:47-Cors
00:47qui s'appelle la Rabatterie où il y a énormément de rodéo urbain qui crée énormément de désagréments.
00:51C'était connu ?
00:52C'était connu et les policiers interviennent régulièrement pour faire cesser ces rodéo urbain.
00:56C'est quand même dans ce cadre-là que ça s'est passé.
00:58Quand j'entends des parlementaires, notamment hier lors de manifestations des parlementaires de la France Insoumise
01:02parler de choc volontaire, de mise au sol de ce jeune, c'est absolument inacceptable.
01:07Il y a une enquête judiciaire qui fera toute la lumière évidemment sur cette affaire
01:10mais il y a surtout des rodéo urbain qui perturbent la vie de nos concitoyens,
01:14des forces de l'ordre qui font leur travail, qui interviennent.
01:17Il y a eu cet accident, il y a eu des violences urbaines en lien très étroit avec le préfet
01:20d'Indre-et-Loire.
01:21J'ai immédiatement fait renforcer les effectifs pour ramener le calme très vite dans la nuit.
01:25L'arrivée notamment de la CRS 8.
01:27Voilà, il y a eu des CRS qui sont arrivés et qui étaient encore présents hier soir.
01:30Et le calme, voilà, la nuit a été plutôt calme.
01:32On déplore malheureusement un jet de mortier sur un véhicule de police.
01:36Mais les incidents d'avant hier soir ont été très graves.
01:38On a deux véhicules de police qui ont été incendiés.
01:40Et donc une vingtaine de véhicules qui ont été incendiés entre Saint-Pierre-des-Cors jouaient les tours.
01:45Tours dans le quartier Sanitas.
01:47Et on entendait d'ailleurs le témoignage de ces habitants dont leur voiture en effet a été incendiée.
01:51Vous évoquiez les propos de parlementaires, notamment de la France Insoumise.
01:54Le député notamment Thomas Porte dit, une fois de plus, je le cite,
01:58une voiture de police a tamponné, tamponné un jeune homme à moto des méthodes d'intervention qui tue.
02:04La police de ce pays doit être rénovée de la cave au grenier.
02:07Que vous inspirez-vous ?
02:07Oui, mais c'est totalement irresponsable de sa part.
02:09Il ne connaît rien à cette affaire.
02:11C'est une prise en charge dans le cadre de refus d'obtempérer.
02:13Je veux rassurer M. Porte, les refus d'obtempérer continueront d'être pris en charge par les forces de sécurité.
02:18On continuera d'essayer d'interpeller les auteurs.
02:20Il crée des nuisances qui sont insupportables pour nos concitoyens.
02:23Il n'y a pas du tout de choc volontaire.
02:25Encore une fois, il y a une enquête judiciaire.
02:26Il ferait bien d'attendre le résultat de cette enquête judiciaire avant de se prononcer.
02:32Tout ce qu'il fait, c'est de mettre de l'huile sur le feu, d'une part.
02:35Et d'autre part, c'est vraiment jeter le discrédit total sur les policiers.
02:38Et on sait le peu d'intérêt vraiment que porte la France insoumise à nos policiers et à nos gendarmes
02:42dans ce pays.
02:43Et on reviendra d'ailleurs sur la manifestation à laquelle ils ont participé hier, notamment dans les rues de Paris.
02:48Juste Laurent Nunez, vous évoquez et j'évoquais les propos des insoumis.
02:52De l'autre côté du spectre politique aussi, à chaque fois, ces événements suscitent des commentaires politiques.
02:56Je pense là au président du Rassemblement national, Jordan Bardella.
03:00Parce qu'en effet, le policier conducteur du véhicule a été placé en garde à vue.
03:04Selon nos informations, il a été déféré, placé sous statut de témoin assisté.
03:08Il parle, lui, d'une garde à vue qui n'avait pas lieu d'être.
03:12Une mesure de vexatoire inutilement.
03:15Là aussi, vous dites, finalement, la justice fait son travail.
03:18Et le fait que ce policier soit mis en garde à vue, c'est la procédure normale.
03:22Et il faut que cela aboutisse peut-être à une enquête un peu plus longue.
03:24Il y a une procédure normale qu'il faut respecter dans un certain nombre de circonstances.
03:28Moi-même, je le regrette comme ministre de l'Intérieur.
03:30Évidemment, j'ai toujours beaucoup de mal à voir un policier placé en garde à vue.
03:34Mais c'est aussi un moment où il peut s'expliquer, expliquer le contexte de l'intervention.
03:38Voilà, je crois savoir que les choses se sont quand même bien passées.
03:41Il a pu s'exprimer.
03:42Voilà, ce qu'il faut vraiment condamner, ce qu'il faut que M. Bardella condamne,
03:45et je pense qu'une grande partie de la classe politique le fait,
03:49ce sont ces violences urbaines.
03:50Et rien qui justifie qu'on brûle les véhicules, qu'on prenne la partie des policiers,
03:54qu'on se réunisse à plus de 200 jeunes et qu'on s'en prenne aux forces de l'ordre.
03:56Il n'y a rien qui justifie ça, dès lors qu'elles ne font que leur travail,
03:59qui est de mettre un terme à des rôles des urbains, pardon,
04:03et j'insiste, qui sont insupportables pour nos concitoyens.
04:05Insupportables pour les citoyens.
04:06En effet, vous nous confirmez donc ce matin que ce dispositif policier
04:09va continuer d'être mis en place dans les prochains jours à Saint-Pierre-des-Cores.
04:15J'ajoute que les jours de ce jeune garçon qui se livra des rôles urbains,
04:20sans casque, ils étaient plusieurs, il y avait plusieurs motos en même temps
04:23dans le quartier de l'Arabat.
04:24Gravement blessés à la jambe.
04:25Voilà, ces jours ne sont absolument pas en danger.
04:28Je tiens vraiment à le préciser.
04:30Et on me disait hier, mais le procureur le confirmera ou pas,
04:33qu'il ne souffre d'aucune fracture par ailleurs.
04:35Le procureur le confirmera ou pas, mais ce sont les informations qui m'ont été remontées.
04:39Parlons à présent de ce qui s'est passé ce week-end également dans les rues de Paris,
04:44je le disais, mais aussi un peu partout en France.
04:46Des appels à se rassembler pour manifester contre cette loi
04:49instituant une présomption d'usage légitime des armes,
04:53renommée par certains de vos opposants politiques
04:55et évidemment, je pense à la France insoumise,
04:58permis de tuer.
05:00Une centaine de rassemblements ont été organisés.
05:02Vous aviez demandé une vigilance toute particulière au préfet.
05:06Des débordements minimes ont été observés.
05:09Je tiens à préciser, et BFM TV le condamne avec la plus grande vigueur,
05:13une de nos équipes a été menacée verbalement
05:16et ont dû être exfiltrées du rassemblement pour des raisons de sécurité.
05:20Que répondez-vous, Laurent Nunez,
05:22à ces accusations d'un recul de l'état de droit
05:25avec cette nouvelle loi pour les policiers ?
05:28D'abord, je voudrais remercier l'ensemble des préfets,
05:30des forces de sécurité intérieure qui ont encadré ces manifestations
05:33qui n'étaient pas simples à encadrer.
05:35Il y a eu, dans pas mal d'entre elles,
05:37une infiltration de la mouvance d'ultra-gauche
05:40qui visait à commettre des dégradations.
05:42Il y a eu des incidents limités, vous l'avez souligné,
05:44à Paris, à Rennes, à Toulouse et à Nantes.
05:48En fin de cortège à la fin.
05:50Parfois, pendant.
05:51Il y a eu, conformément aux instructions que j'avais passées,
05:53des interventions systématiques pour y mettre un terme.
05:56Ces manifestations avaient pour but de dénoncer une proposition de loi
06:00qui est en cours de discussion au Parlement,
06:02qui a le soutien du gouvernement, que j'ai soutenu,
06:04que j'ai même amendé.
06:05Qui a été voté à l'Assemblée.
06:06Qui a été voté à l'Assemblée.
06:07Qui doit être désormais étudié au Sénat.
06:09Et qui vise à instaurer une présomption d'usage légitime des armes
06:12pour les forces de l'ordre.
06:13Ce n'est pas une présomption légitime des France,
06:14contrairement à ce qu'on raconte ici ou là,
06:16et ce que raconte la France insoumise.
06:17Ça n'est absolument pas un permis de tuer.
06:19C'est simplement un texte qui considère que quand un policier
06:22fait usage de son arme administrative,
06:24on présuppose, on suppose, on présume
06:26qu'il est dans des cas autorisés par la loi.
06:28C'est une présomption simple qui peut être renversée très rapidement
06:32et qui évite, ce qu'on a constaté à Saint-Pierre-des-Corps,
06:34que des policiers se retrouvent placés en garde à vue
06:36quand ils n'ont fait que leur travail.
06:38Mais c'est plus foule.
06:38C'est un usage légitime de l'arme, comme ils le font systématiquement.
06:42Quand j'entends la France insoumise dire que
06:45cet usage légitime des armes, il est autorisé depuis 2017,
06:48accessoirement. Moi, je ne fais que créer une présomption.
06:50Il existe depuis 2017.
06:52Mais les contrôles vont continuer de subsister encore une fois,
06:55notamment avec des enquêtes de l'EJPN, la saisine du parquet.
06:58La France insoumise vous explique que les tirs d'armes,
07:00les morts par arme à feu du fait de la police ou de la gendarmerie
07:02ont explosé, c'est faux.
07:04Les chiffres sont stables, voire en baisse, d'une part.
07:07D'autre part, il y aura évidemment toujours des contrôles,
07:11à commencer par le contrôle de la hiérarchie.
07:13Les premiers qui regardent ce qui se passe dans ce genre d'incident
07:16quand il y a un usage d'armes,
07:17c'est la hiérarchie.
07:18Et c'est nous qui demanderons à voir un certain nombre de choses.
07:21Et si la présomption doit être levée,
07:23elle sera levée.
07:24Il y aura évidemment le parquet qui peut la lever,
07:26mais il y a aussi la hiérarchie, tout simplement.
07:28Vous savez, quand il se passe ce qui s'est passé à Saint-Pierre-des-Corts,
07:30la hiérarchie de ce policier,
07:32auquel d'ailleurs j'apporte mon soutien,
07:34qui a été placé en garde à vue,
07:35la hiérarchie de ce policier regarde tout de suite les faits,
07:37vérifie les circonstances.
07:39Voilà, on fait notre travail.
07:40On n'est pas dans une logique de couverture absolue et totale
07:43des forces de l'ordre, comme le dit Mme Paneau
07:44quand elle parle de moi, du ministre de l'Intérieur.
07:46Et si des policiers doivent être condamnés,
07:48ils le seront.
07:48S'il y a un usage disproportionnel de la rame.
07:51Juste, il y a la France Insoumise.
07:52Il y avait d'autres associations qui appelaient à manifester hier.
07:55Je pense notamment à Amnesty International,
07:57qui soutient notamment que sans vidéo,
08:00le tir ayant tué le jeune Naël, il y a quelques années,
08:03aurait pu être jugé légal.
08:05Que répondez-vous là-dessus ?
08:08Il y aurait eu une enquête.
08:09La vidéo est sortie très vite.
08:11Il y aurait eu une enquête, l'angle de tir.
08:12Il y a énormément de choses qui sont regardées.
08:15Donc voilà, je conteste moi fermement cela.
08:18Tout cela, ça vise à surtout, ça traduit quand même
08:22un espèce de discrédit, une défiance même,
08:25vis-à-vis des forces de sécurité intérieure dans notre pays,
08:27des différentes structures et groupuscules qui manifestent.
08:30Qui ne le supportent plus et qui vous en fait, je crois, l'écho ces derniers jours.
08:33Les policiers sont blessés régulièrement quand ils interviennent.
08:36Ça a été le cas à Saint-Pierre-des-Corts.
08:38Il y a eu 10 policiers blessés, un gendarme blessé.
08:41Cette nuit, il y a eu des prises à partie à Vernon.
08:43Il y a eu 3 policiers blessés.
08:45Hier, en fin de journée, à Colombes, refus d'obtempérer, poursuite.
08:48Il y a eu 3 policiers blessés.
08:50Donc voilà, je crois que les policiers payent un lourd tribut.
08:53Et il est légitime de leur accorder, par anticipation,
08:56notre confiance quand ils doivent faire usage de leur arme.
08:58Et les premiers, évidemment, à déplorer l'usage des armes,
09:01ce sont les policiers et les gendarmes eux-mêmes.
09:02Vous croyez que c'est facile pour un policier ou un gendarme
09:04d'avoir à faire usage de son arme dans des conditions
09:07qui sont tellement, tellement encadrées
09:09qu'il sait qu'il devra de toute façon rendre des comptes
09:11sur la proportionnalité et la nécessité de cet usage ?
09:13Laurent Nunez, vous participez dans, je crois,
09:16un peu plus de deux heures maintenant,
09:18à une réunion à Matignon.
09:20Deux réunions précisément,
09:21deux volets sur un éventuel prolongement des aides
09:25pour les rouleurs, pour les foyers modestes.
09:27C'est sur la table, cela vous concerne moins,
09:30mais ce qui vous concerne plus, c'est l'approvisionnement.
09:33L'approvisionnement, et on l'a vu dans nos journaux
09:36encore ce matin, combien dans certaines stations-service,
09:40il est difficile de se procurer du carburant.
09:43Des dépôts pétroliers ont été bloqués
09:45quelques heures la semaine dernière.
09:47Le spectre d'une colère sociale n'a jamais été aussi grand.
09:51Quand vous entendez certains responsables politiques
09:53encourager ces blocages,
09:55je pense récemment à Fabien Roussel,
09:57le patron du Parti communiste français,
10:00appelant des barricades.
10:01Comment qualifiez-vous ces appels ?
10:03Je trouve que ce sont des appels qui sont très graves
10:05et qui font...
10:05Ce sont des appels qui sont déconnectés du monde réel en réalité.
10:09Mais vous entendez également cette colère montée.
10:11Je vais vous dire,
10:11le monde réel,
10:13c'est que nous sommes confrontés à un choc géopolitique
10:17qui est exogène à la volonté de la France.
10:20Ce n'est pas la France qui a attaqué l'Iran.
10:23Elle n'est pas responsable de cette guerre.
10:25Donc nous avons des données exogènes
10:27qui font que nous avons cette tension,
10:29évidemment le blocage du Trois-Dormouze,
10:30cette montée des prix.
10:32Et donc ce sont des éléments exogènes.
10:34Et le gouvernement français a prévu
10:37tout un tas d'aides,
10:38d'aides ciblées,
10:39qui seront effectivement discutées aujourd'hui,
10:41plutôt cet après-midi,
10:41de ce que j'ai compris.
10:42Moi, je serai plutôt à la Réunion
10:43sur la sécurité des approvisionnements.
10:45Avec des aides donc prolongées, là aussi.
10:47Les aides dont le premier ministre sera demandé
10:50au ministre de les prolonger jusqu'à la fin de l'année
10:52et au 30 septembre pour l'aide aux grands rouleurs.
10:54Mais donc voilà,
10:55ce sont des appels qui sont irresponsables.
10:57Et quant à la colère sociale,
10:58il y a effectivement un certain nombre d'appels à manifester.
11:00D'abord, il n'y a pas de tension sur les stations de service.
11:03Il y a des tensions ponctuelles.
11:05Il n'y a pas de problème de logistique, d'acheminement.
11:07Il peut y avoir des problèmes ici ou là
11:09qui sont très ponctuels.
11:11Mais quand vous voyez des dépôts pétroliers la semaine dernière
11:13qui ont été bloqués...
11:14Il y a notamment la fréquitation accrue des stations totales
11:16qui créent parfois des manques d'approvisionnement très ponctuels.
11:20Il n'y a pas de problème à ce stade.
11:22Le ministre de l'Intérieur que vous êtes dit
11:23qu'il n'y a pas d'inquiétude particulière sur l'approvisionnement.
11:26À date, il n'y a pas d'inquiétude,
11:27mais il faut y veiller, il faut rester attentif.
11:29Tout ça est très ponctuel.
11:29Après, vous me parlez de la colère sociale.
11:31Il y a effectivement un certain nombre d'appels à manifester.
11:34Il y a des appels sectoriels.
11:35On a vu les pêcheurs qui ont bloqué un certain nombre de ports
11:37la semaine dernière.
11:38Il y a les agriculteurs qui mènent un certain nombre d'actions.
11:42Et puis, il y a des appels plus populaires,
11:44on va dire, à des manifestations qui, pour l'instant,
11:47mobilisent assez peu de personnes.
11:49Je pense qu'une partie de nos compatriotes
11:50ont aussi intégré cette dimension exogène du conflit,
11:54d'une part.
11:55Mais on va évidemment rester très attentif
11:57aux appels à mobilisation sur la voie publique.
11:59On le sait que vous êtes attentif.
12:01Il y en a un notamment pour le 17 octobre.
12:01Il y en a un notamment pour le 17 octobre.
12:03Avec cette résurgence du mouvement des Gilets jaunes,
12:06il y a le 29 septembre, je crois,
12:08à l'appel des fonctionnaires.
12:09Encore une fois, les renseignements territoriaux
12:11qui travaillent en direct avec vous,
12:13vous font des remontées d'informations.
12:15Est-ce qu'aujourd'hui,
12:18vous dites inquiets,
12:19des nébuleuses, des mouvements
12:21par qui on ne sait pas,
12:23ils sont totalement pilotés,
12:24ou vous dites que c'est totalement sous contrôle ?
12:26Il y a des appels
12:28auxquels ne se joignent pas forcément
12:30les grandes organisations syndicales.
12:31Ce sont des appels plutôt sur les réseaux sociaux
12:33qu'on observe avec beaucoup d'attention.
12:34Mais qui sont compliqués pour vous, finalement.
12:37Je le redis, pour l'instant,
12:38ne rassemble pas énormément de monde.
12:40Il y a eu des appels pour le 19 septembre.
12:42Il y avait des appels samedi,
12:43le samedi précédent.
12:44Et on aura pour ce week-end,
12:45qui pour l'instant réunissent
12:46quelques dizaines de personnes.
12:47Mais on va rester évidemment très attentifs.
12:49Il y a un appel qui semble un peu plus important
12:51pour la journée du 17 octobre.
12:53Voilà, on va rester extrêmement attentifs.
12:55Attentifs, mais pas forcément inquiets.
12:57Pas forcément inquiets.
12:58Toujours très sereins et très déterminés.
12:59Voilà, moi, je suis le ministre de l'Intérieur.
13:00Je ne suis pas là pour, voilà,
13:01je suis là pour encadrer les mouvements
13:03quand ils se déroulent.
13:04Éviter qu'ils débordent.
13:05Procéder à des déblocages
13:06quand il y a des déblocages.
13:07C'est ce qui s'est passé
13:08sur certains ports la semaine dernière,
13:10dans d'excellentes conditions d'ailleurs,
13:11ou dépôts pétroliers.
13:13Et ça s'est passé dans l'excellentes conditions.
13:13D'excellentes conditions,
13:14après des images,
13:15plus aussi heurtées, choquées,
13:17des CRS qui fassent à des pêcheurs
13:19et aux arches de leur matraque.
13:20Là, vous dites aussi,
13:22attention à la ligne de crête.
13:23Quand je dis que ça se passe
13:24dans d'excellentes conditions,
13:26c'est qu'il n'y a pas énormément
13:27de débordements.
13:28Les choses se sont bien passées
13:29pour l'instant.
13:30Et on va veiller à ce que ce soit le cas
13:31et que ça continue.
13:32Laurent Nunez,
13:33revenons à présent sur cette réunion
13:35majeure qui s'est tenue
13:36en fin de semaine,
13:36vendredi précisément,
13:37à l'Elysée,
13:38avec le président donc
13:40et les chefs de parti
13:41et les candidats à la présidentielle.
13:43Il a insisté, Emmanuel Macron,
13:44sur ces risques d'intensification
13:47de la guerre hybride russe
13:48en France.
13:50Nul n'est à l'abri.
13:51Et le gouvernement,
13:52qui est appelé à préparer
13:53un plan de protection,
13:54je le cite,
13:55de nos infrastructures critiques
13:57ainsi que des sites
13:58les plus sensibles
13:59de notre base industrielle
14:00et technologique de défense
14:02contre les attaques de drones
14:04et les attaques cyber.
14:05De quoi parle-t-on précisément,
14:07Laurent Nunez,
14:08quand on parle
14:09de ces infrastructures critiques ?
14:11De quoi est-il question ?
14:12D'abord,
14:12on parle d'une menace
14:13qui est réelle,
14:13qui est une menace
14:14qui est documentée,
14:15qui est la menace
14:15de guerre hybride
14:16que livre la Russie.
14:18J'entends ici ou là
14:19certains responsables politiques
14:20qui disent que le président
14:22surestime,
14:24exagère.
14:24Fait de la com',
14:25c'était Éric Ciotti
14:26sur notre plateau hier.
14:27Ce n'est pas de la com'.
14:27Monsieur Ciotti,
14:29il devrait savoir,
14:31encore que ces choses
14:31sont couvertes par le secret,
14:32mais il devrait savoir
14:33que la majorité des services
14:35de renseignement
14:36de tous les pays européens
14:37et bien évidemment
14:38nos services français
14:39ont pointé,
14:40ont caractérisé
14:40cette menace
14:41de guerre hybride russe.
14:43L'attaque qui a eu lieu
14:44à Leipzig,
14:45en Allemagne,
14:46n'a pas été inventée.
14:47Les survols
14:48autour de certains aéroports
14:49européens
14:50ne sont pas inventés.
14:52Il y en a encore eu
14:52ce week-end,
14:53pour lesquels d'ailleurs
14:54nous sommes souvent appelés
14:55à contribution
14:56en matière de lutte anti-droite.
14:58Ces survols ont-ils été constatés
14:59en France ?
15:00Les actes de sabotage
15:01ne sont pas inventés.
15:02Il n'y en a pas eu
15:02de constatés en France.
15:05On n'a pas eu
15:05de sabotage majeur.
15:07Maintenant,
15:08des attaques cyber,
15:08nous en avons.
15:09Et ce qui se passe en Europe
15:11nous interpelle également.
15:12Donc,
15:13cette menace,
15:13elle est réelle,
15:14elle est documentée
15:15et l'ensemble
15:16des services
15:16de renseignement européens
15:19convergent tous
15:20dans le même sens
15:21de ce point de vue-là.
15:22Il est irresponsable
15:25de minimiser
15:26cette menace.
15:27Ensuite,
15:28ce que l'on fait,
15:28c'est qu'on décline
15:29le plan de protection
15:30de nos infrastructures.
15:31C'est-à-dire qu'on sait
15:32que la guerre ébride
15:33et notamment celle
15:33qui est menée par les Russes
15:34vise à s'attaquer
15:35à nos réseaux d'infrastructures.
15:36À notre base industrielle
15:37de défense,
15:38c'est la même
15:38qui vient au soutien
15:39de l'Ukraine.
15:41Et donc,
15:42les plans que nous déclinons
15:43sur les territoires,
15:44c'est-à-dire pour cela
15:44que j'ai réuni
15:47la semaine dernière
15:48à la demande du président
15:48de la République
15:50et du Premier ministre,
15:50l'ensemble des préfets de zone,
15:52des officiers généraux
15:53de défense
15:53avec Mme Catherine Vautrin.
15:56Avec des sites déterminés
15:58à protéger.
15:59Il y a une cartographie
16:00des sites à protéger.
16:01Il y a des mesures
16:01de protection
16:02qui sont prises
16:02par les opérateurs eux-mêmes.
16:04Il y a des rondes
16:05et patrouilles
16:05par les forces
16:05de sécurité intérieure.
16:07Il y a des contacts
16:07qui sont établis
16:08entre les services
16:09de renseignement
16:09et ces opérateurs.
16:10Mais il y a un vrai virage
16:11quand même.
16:11On parlait d'attaques cyber.
16:13Là, on parle
16:14d'attaques possibles
16:15de sites stratégiques.
16:17Juste une question rapide.
16:19Un TER reliant
16:19Caen à Rouen
16:21a déraillé
16:22la semaine dernière.
16:22Un morceau de rail
16:23aurait été déposé
16:24sur les voies.
16:25Est-ce que vous excluez
16:26totalement aujourd'hui
16:28la piste justement
16:29d'une attaque hybride ruste ?
16:31Ou ça reste encore
16:32une question posée ?
16:33L'enquête est toujours
16:34en cours là-dessus.
16:35Il n'y a aucune piste
16:36qui n'est exclue
16:38et le procureur
16:38de la République
16:39de cette maritime
16:40communiquera
16:41le moment venu.
16:42La visite du pape
16:43un événement majeur
16:44cette semaine
16:45à partir de vendredi.
16:47Pour vos services
16:48de sécurité là aussi
16:50c'est un défi
16:51je le disais.
16:52Combien d'hommes
16:52et de femmes
16:53sont mobilisés
16:53sur le terrain
16:54pour cette visite
16:54qui va durer
16:554 jours à Paris
16:56mais hier en France aussi
16:57et je pense notamment
16:58à la ville de Metz ?
16:59C'est 4 jours.
17:00On va avoir au total
17:01énormément de policiers
17:02et de gendarmes
17:02qui sont mobilisés.
17:03Il y en aura
17:04environ 13 000
17:05chaque jour à Paris.
17:07Ce sera ensuite
17:087 000 à Lourdes
17:095 000 policiers
17:10et gendarmes
17:11qui seront mobilisés
17:12donc à Metz.
17:13Oui c'est un très gros dispositif
17:15de protection du public
17:16de fidèles
17:17des périmètres
17:18et puis évidemment
17:19de protection rapprochée
17:20du pape
17:21bien évidemment.
17:22Et pour vous
17:23tout va se passer
17:23dans les meilleures circonstances
17:25pas d'inquiétude majeure
17:26et particulière ?
17:26La France a l'habitude
17:27d'organiser ce genre
17:28de grands événements.
17:29Il y a des vérifications
17:31qui sont faites
17:32il y a des moyens spéciaux
17:33qui sont déployés
17:33au-delà des policiers
17:34et des gendarmes
17:34qui sont là pour sécuriser
17:35le public.
17:36Vous avez des tireurs
17:37points hauts,
17:37des vols de drones,
17:39des vols d'hélicoptères,
17:40des équipes de déminage,
17:42des équipes fluviales.
17:43Voilà, on mobilise
17:43énormément de monde
17:45et c'est bien normal
17:46pour assurer la sécurité
17:47de cette visite importante.
17:48Pas de remontée particulière
17:49de grève de vos effectifs
17:51parce qu'on le sait
17:52ils sont aussi remontés
17:53les policiers
17:54parce qu'ils demandent
17:54des primes supplémentaires.
17:56De ce point de vue-là
17:57tout le monde sera au rendez-vous.
17:58Tout le monde sera au rendez-vous
17:59je n'en doute pas.
17:59Vous savez j'ai une grande confiance
18:00dans les policiers
18:01et les gendarmes de notre pays.
18:02Il y a effectivement
18:03des demandes catégorielles
18:04vous avez raison de le dire.
18:05Et vous reviendrez à eux
18:06sur ce point.
18:07Nous avons veillé
18:07à appliquer le protocole
18:09de 2022
18:10dans le contexte budgétaire
18:11très contraint
18:1254 milliards d'économies
18:14le budget de l'intérieur
18:15continue à progresser
18:16on continue à investir
18:17dans l'immobilier
18:18dans les véhicules
18:19dans les hélicoptères
18:20dans les moyens aériens
18:21pour la sécurité civile
18:22donc on continue à investir
18:24on applique d'ailleurs
18:25un certain nombre de mesures
18:25du protocole
18:26pour les ressources humaines
18:27effectivement les policiers
18:28me demandent
18:28un effort supplémentaire.
18:30Laurent Nunez
18:30le 3 avril dernier
18:31vous étiez à cette même place
18:34face à moi
18:34je vous interrogeais
18:35sur la garde à vue
18:36terminée de Rima Hassan
18:38l'eurodéputé
18:39de la France Insoumise
18:40à l'époque
18:41à ce même
18:41des micros
18:42vous déploriez
18:43les fuites
18:44dans cette affaire
18:44sauf que selon
18:45nos confrères de France 2
18:47du magazine
18:47Complément d'Enquête
18:48vous auriez contribué
18:50à ces fuites
18:50le ministre de l'Intérieur
18:52que vous êtes en personne
18:53a en partie contribué
18:54à la diffusion
18:54d'une fausse information
18:56voilà ce qu'expliquent
18:56nos confrères
18:57sur une supposée
18:58détention de drogue
19:00qui en fait
19:00n'a jamais existé
19:02Rima Hassan
19:03porte plainte
19:04contre vous
19:05devant la CGR
19:06la Cour de République
19:07la Justice de la République
19:09pour violation
19:09du secret de l'enquête
19:11lui présentez-vous
19:12vos excuses
19:12et répondrez-vous
19:13à la Cour de Justice
19:14de la République
19:14Non, d'abord
19:15je me suis exprimé
19:17là-dessus
19:18à l'Assemblée nationale
19:18interrogée
19:19au moment de la commission spéciale
19:21sur la proposition
19:22de loi intégrale
19:22sur les violences sexistes
19:23et sexuelles
19:24faites aux femmes
19:25et aux enfants
19:26donc je me suis exprimé
19:27j'ai expliqué le contexte
19:29donc de cette intervention
19:30où j'ai été interrogé
19:32par des journalistes
19:33donc que j'ai invité
19:34à la plus grande prudence
19:35des journalistes
19:36qui avaient un certain
19:37nombre d'informations
19:38qui étaient quand même
19:38je trouve
19:39assez troublantes
19:40je note d'ailleurs
19:41dans cette affaire
19:41qu'au début
19:42la France Insoumise
19:43m'accuser
19:43suite à cette diffusion
19:44de ce documentaire
19:46de complément d'enquête
19:47d'avoir organisé
19:49ces fuites
19:49puis après
19:50d'y avoir participé
19:51maintenant
19:52c'est de les avoir commentées
19:53bon
19:54donc j'attends le moment
19:55où la France Insoumise
19:56va me présenter des excuses
19:57pour ce procès
19:58qui m'est fait
19:59et cette polémique
20:00totalement stérile
20:01je pense qu'on en est loin
20:01il demande même
20:02on en est très loin
20:03je pense
20:04il demande même
20:04quant à ce qu'il y ait
20:05de la plainte
20:06évidemment
20:06moi je répondrai
20:07je réponds
20:08à la justice
20:08de mon pays
20:10pour laquelle
20:11je suis très respectueux
20:12à ce moment-là
20:13aucune demande d'audition
20:15n'a été formulée
20:16non
20:16non
20:17voilà
20:18donc on me prête
20:19des propos
20:20que je n'ai pas tenus
20:21j'ai insisté
20:22j'ai incité
20:23à la prudence
20:24comme toujours
20:24sur ce genre d'affaires
20:25qui touche au secret
20:26des enquêtes
20:26Laurent Nunez
20:27dernière question
20:28êtes-vous personnel
20:29on grinta
20:29sur l'antenne
20:29de CNews
20:30avec vos propos
20:32suite à l'expulsion
20:34de Xenia Federova
20:35j'ai effectivement
20:39enfin cette information
20:40est sortie
20:40pas de mon fait
20:41je le regrette
20:41mais je devais effectivement
20:43aller commenter
20:44le mouvement des policiers
20:45puisque j'avais reçu
20:46les policiers la veille
20:47et aller commenter
20:48ce qu'on s'était dit
20:48les avancées
20:49qu'il y avait eu
20:50et effectivement
20:51j'avais été annoncé
20:52j'ai été déprogrammé
20:53me dit-on
20:54parce qu'il y avait
20:55un programme présidentiel
20:56il y avait un candidat
20:58il y avait un engagement
20:59qui avait été pris par la chaîne
21:00je regrette évidemment
21:01d'avoir été annoncé
21:01déprogrammé
21:02bon c'est comme ça
21:03je ne veux quand même pas croire
21:04que c'est parce que
21:04le ministre de l'Intérieur
21:05que je suis
21:06lutte et protège
21:07les intérêts fondamentaux
21:08de son pays
21:08qu'un média me déprogramme
21:10je ne veux pas l'imaginer
21:1130 secondes
21:12je ne peux pas l'imaginer
21:1330 secondes
21:13tout le monde est très attaché
21:14à la protection
21:15à la défense
21:16des intérêts fondamentaux
21:16de notre pays
21:17merci beaucoup
21:18Laurent Nunez
21:19d'avoir été l'invité
21:20du face-à-face
21:22il est 8h50
21:23et vous êtes bien
21:24sur BFM et RMC
21:26et vous êtes bien
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