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«Le laxisme de la justice belge n'a pas sa place», a affirmé Patricia Correia, mère de Précilia, victime du Bataclan. Elle revenait sur la possible libération conditionnelle de Mohamed Bakkali.

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Transcription
00:00Bonjour Patricia, merci d'être avec nous en direct sur notre antenne.
00:04Je vous fais réagir dans un instant à cette possibilité,
00:06mais avant cela évidemment on a une pensée pour Priscillia.
00:10Rappelez-nous qui était votre fille tant aimée
00:13et ce terrible 13 novembre 2015 pour vous.
00:19Priscillia était une jeune femme très gay qui adorait la vie,
00:24qui faisait beaucoup d'artisanat,
00:26qui faisait de la photographie puisqu'elle avait fait une école de photos.
00:30Elle était un peu artiste et vraiment cette situation est invivable au quotidien,
00:39c'est impossible quoi, voyez-vous.
00:40Comment peut-on imaginer qu'elle a été arrachée à la vie,
00:43ainsi que tous les autres et tous ceux qui sont handicapés,
00:46parce que ça j'y pense aussi, tous ces jeunes.
00:49Et bien voilà, et maintenant on a des prisonniers terroristes,
00:55parce que ce sont des prisonniers qui sont des terroristes,
00:58qui souhaitent reprendre une vie normale,
01:01alors que ma fille, elle est entre quatre plans,
01:04excusez-moi, mais c'est inacceptable.
01:06Le laxisme de la justice belge n'a pas sa place.
01:11Nous sommes dans l'Union européenne,
01:13mais on s'aperçoit que les lois sont complètement différentes.
01:16Ce monsieur Bakali a été jugé en France.
01:22Il a reçu un jugement, une peine,
01:27mais elle ne sera pas exécutée,
01:29puisqu'il est de nationalité belge et qu'il est reparti en Belgique.
01:35Donc je ne comprends pas du tout ce qui se passe,
01:38y compris les doléances de monsieur Abbeslam, pareil.
01:41Alors lui, il se plaint, qu'il parle derrière un hijiaphone.
01:45Et bien vous savez, moi quand je parle à ma fille,
01:48et bien c'est derrière une vitre et il y a un cercueil.
01:51Et il n'y a personne qui me répond.
01:52Alors tout ça, toutes leurs doléances,
01:55il n'y en a que faire.
01:56Et c'est inacceptable.
01:58Il faut que le gouvernement de la France prenne des dispositions.
02:01Sous-titrage Société Radio-Canada
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