- il y a 2 heures
Place des femmes dans le monde de l'entreprise, rencontres déterminantes dans une carrière et rôles modèles, échecs positifs et situations de crise qui aident à développer les compétences, intelligence artificielle et risques pour nos emplois : face aux jeunes, Stéphane Pallez, PDG de FDJ United, nous partage ses convictions et ses engagements. Année de Production :
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00:00Public Sénat et Itoro présentent Masterclass.
00:04Le marché est une conversation.
00:07Sachez qui mérite d'être écouté.
00:10Itoro. No better.
00:12Ça reste trop bien.
00:13Le tricote qui va couper.
00:15C'est pour ça qu'on est rappelant.
00:17Il y a trop de noms à trouver.
00:19C'est abusé.
00:20C'est abusé.
00:22Bonjour. Comment ça va ?
00:24Bonjour.
00:25Ravi de vous retrouver.
00:26Il y a des têtes que je reconnais là.
00:28Allez revenons.
00:28Ça va ?
00:29Vous savez qu'on a de la chance pour cette première Masterclass de la rentrée.
00:34C'est pourquoi ?
00:35Parce qu'on va recevoir le champion européen des jeux d'argent et de hasard.
00:40Quand je dis champion, c'est une championne parce que c'est une femme.
00:43T'as la tête de la Française des Jeux.
00:45Vous connaissez ?
00:46Qui ne connaît pas ?
00:46Vous connaissez la Française des Jeux ?
00:47Oui.
00:48C'est bachoté un petit peu.
00:50Le chiffre d'affaires, c'est ?
00:524,7 milliards.
00:53En 2026, c'est 1,7 milliards.
00:55Non, c'est plus.
00:563,6 milliards.
00:57Oui.
00:57Bim.
00:583.
01:003,7 milliards.
01:02Combien de joueurs en France ?
01:0333 millions.
01:04C'est dans le monde.
01:0627.
01:07Oui, 25 millions.
01:08Et le plus gros gain de l'histoire en France, de la Française des Jeux, combien a été gagné ?
01:14Alors, au million, c'était l'an dernier.
01:16250 millions d'euros.
01:18Et ces 5 poteaux qui ont joué ensemble et qui ont gagné, qui avaient joué pour la première fois, ça
01:22donne peut-être des idées.
01:23Et bien, elle, c'est la grande chef.
01:26Et justement, la voilà.
01:28Bonjour Stéphane.
01:29Bonjour David.
01:30Ça va ?
01:30Oui.
01:31Content de vous avoir.
01:32Non, mais moi, ravie d'être là.
01:33Venez, je vous le présente.
01:37Alors, je sais, j'ai fait exprès. Il faut que j'arrête de te dire la Française des Jeux. Je
01:40vais me prendre un pampan.
01:41Oui, oui, oui. Mais bon, là, vous avez encore une chance.
01:45Donc, vous vous rattrapez.
01:45Une chance. La dernière chance. Maintenant, c'est FDJ et le club, c'est ça.
01:49Voilà.
01:51Vous n'auriez pas un petit ticket gagnant pour moi ?
01:53On verra ça après.
01:55On verra ça après.
01:57Bon, voilà, je vous présente Stéphane Paz. On peut l'applaudir.
01:59La présidente de FDJ United.
02:04Et donc, vous ne connaissez pas leurs questions.
02:06Leurs questions, vous les...
02:07Non, j'ai essayé, mais ils ne m'ont rien dit.
02:08Non, pas de chance, pas de chance.
02:10Pas de chance.
02:11Voilà, et donc, ça sera une surprise aussi pour vous, évidemment.
02:14Allez, c'est parti pour la masterclass de Stéphane Palaise, la PDG de FDJ United.
02:19Venez, installez-vous.
02:20Installez-vous.
02:21Alors, nous, on se met là.
02:22Voilà.
02:31Alors, évidemment, dans la vraie vie, ils ne se rencontrent jamais et c'est tout à fait normal.
02:35D'un côté, vous, les étudiants, vous êtes à vos formations et c'est normal.
02:39Et de l'autre, les dirigeants, les grands dirigeants, voilà, pilotent leur groupe, leur multinational, 24 heures sur 24, quasiment
02:487 jours sur 7.
02:49C'est beaucoup de boulot, quand même.
02:50Eh bien, nous, sur Public Sénat, ce qu'on veut, c'est réunir afin d'échanger librement sur les sujets
02:55que notre jeunesse juge comme étant prioritaire.
02:58Et je rappelle, c'est important de rappeler ça, que pour celui ou celle qui posera la question la plus
03:03pertinente, eh bien, se verra offrir le ticket gagnant du prochain Euromillion.
03:07Et on peut l'applaudir, Stéphane Palaise.
03:09Absolument.
03:12Personne ne l'a de ce qui est gagnant, évidemment.
03:13Eh bien, non.
03:14C'est Fort Knox, en plus.
03:15Il y a beaucoup de gens qui me posent cette question.
03:17Et une fois de plus, je suis obligée de dire que même moi, je ne l'ai pas.
03:20Voilà.
03:20Alors, c'est la fin de l'émission.
03:21Merci d'avoir été avec nous.
03:23Le reste, ça ne vous intéresse pas, en fait.
03:25Évidemment.
03:25Et ce qui m'intéresse, c'est cette photo.
03:26On a une photo de vous.
03:28Cette photo, regardez-la.
03:29On est en 2009.
03:31Elle est prise à Bercy.
03:32À côté de vous, on reconnaît Christine Lagarde, qui à l'époque est ministre du budget.
03:38Pourquoi cette photo, elle compte autant dans votre carrière ?
03:40C'est parce qu'elle vous a proposé votre premier job de PDG ?
03:44Ou pas seulement ?
03:45D'abord, c'est parce que c'est quelqu'un d'exceptionnel.
03:47Et que c'est très important dans la vie de rencontrer des gens exceptionnels.
03:53Et surtout, quand ils sont à la fois, quand ils cumulent ce que cumule Christine Lagarde,
03:58c'est-à-dire une grande capacité, une grande force professionnelle
04:04et une générosité humaine aussi exceptionnelle.
04:09Et donc, un, ça m'a fait plaisir.
04:12Parce qu'on n'a pas souvent l'occasion d'avoir des ministres de l'économie et des finances femmes.
04:16Ça m'a fait plaisir d'avoir une photo où c'est une femme qui est mon rôle modèle,
04:22qui effectivement, ce jour-là, on met la légion d'honneur.
04:25C'est vrai ça.
04:25Il y a une petite légion.
04:26Mais ça, ce n'est pas très, très important.
04:29Et effectivement, il se trouve que c'est elle qui m'a nommée à mon premier poste de PDG.
04:35Donc, qui était PDG de la Caisse Centrale de Réassurance.
04:38Ce n'était pas MDG.
04:41Et elle m'a nommée.
04:43Et elle a fait quelque chose de plus, dont je me souviens toujours,
04:46et qui, pour moi, est un peu une leçon de ce qu'on doit faire
04:50quand on est dans des positions comme la mienne maintenant,
04:54qui est que le jour de ma nomination, elle m'a appelée au téléphone pour me donner son conseil pour
04:59réussir.
05:00Quel fut ce conseil il y a pour réussir ? Ce n'est pas écrit sur ma fiche.
05:04Elle m'a dit que, surtout, que les femmes avaient tendance à être plus critiquées au début que les hommes,
05:13quand elles prenaient des responsabilités.
05:14Je pense qu'elles savaient un petit peu de quoi elles parlaient.
05:17Et qu'il ne fallait pas s'en occuper.
05:20Il fallait foncer.
05:21Il fallait oser.
05:23Et ça, j'ai trouvé que c'était assez exceptionnel.
05:28Ça vous a servi ? C'est un conseil que vous avez suivi ?
05:30Bien sûr.
05:30Bien sûr que ça m'a servi.
05:31Et puis, c'est quelque chose que j'essaye de transmettre à d'autres.
05:35Allez, c'est le temps maintenant de nos amis étudiants de vous poser des questions.
05:39Ils ont tous, vous verrez, des parcours étudiants différents.
05:42Ils ont tous en commun, quasiment tous, d'être engagés.
05:45Ils ont fait leur service civique et du bénévolat.
05:48Et on remercie, bien sûr, l'Institut de l'engagement qui nous met en relation tous les mois
05:51et à chaque émission.
05:52Vous allez échanger avec eux autour de leurs préoccupations, leur centre d'intérêt.
05:57Ce sont leurs questions.
05:58Première question à présent de Quentin.
06:02Bonjour, je m'appelle Quentin.
06:04Ma question sera la suivante.
06:05À partir de votre expérience personnelle,
06:08quels seraient les conseils que vous donneriez aux jeunes qui doutent d'eux-mêmes ?
06:12Alors moi, je pense que le doute, c'est pas mal d'avoir des doutes.
06:16Parce que dès lors que ça ne vous empêche pas d'agir,
06:19parce que le doute, c'est ce qui montre qu'on se pose des questions,
06:24qu'on est sans arrêt en mouvement.
06:28Le doute n'est pas mauvais.
06:30En revanche, il faut plutôt en faire, si je puis dire, un levier pour avancer.
06:38Donc j'ai des doutes.
06:39Donc je vais rencontrer quelqu'un à qui je vais pouvoir poser en confiance la question qui me fait douter
06:51et qui va me permettre de transformer ça en énergie pour avancer.
06:55Voilà.
06:55Donc le doute, c'est normal.
06:57Moi, je n'ai pas douté sur ma carrière.
06:59En fait, moi, je veux dire...
07:01Ce matin.
07:01Non, mais moi, je doute...
07:04De venir sur cette émission.
07:06Alors, en fait, non.
07:07Non, non, je me suis dit, c'est une opportunité.
07:09Voilà.
07:09Et un plaisir.
07:10Et une chance.
07:11Et un plaisir.
07:11Dernier doutes, c'était quand ?
07:12Non, mais moi, je pense que finalement, le doute...
07:16Le moment où j'ai eu le plus de doutes,
07:20c'est le moment où je me suis demandé si j'allais accepter de devenir PDG de la Française des
07:23Jeux.
07:24Voilà.
07:24Vous avez réfléchi pendant combien de temps ?
07:26Pas très longtemps, parce que je n'ai pas eu beaucoup, beaucoup de temps.
07:28Cinq minutes.
07:29Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
07:31Donc, parce qu'en fait, comme souvent, alors, comme beaucoup de gens,
07:36et comme notamment, semble-t-il statistiquement, plus les femmes que les hommes,
07:40parfois, on doute de sa capacité à faire des choses.
07:44Vous savez, il y a la grande statistique.
07:46La grande statistique, c'est que quand on offre un poste à une femme,
07:50elle dit, ah, je ne suis pas sûre d'avoir encore toutes les compétences,
07:53alors qu'il semblerait que les garçons...
07:54Je parle de statistiques, bien entendu.
07:57Je ne suis pas dedans.
07:57Non, non, vous n'êtes pas dedans.
07:59Non, non, mais les garçons disent absolument, j'étais prête,
08:01je ne comprends pas, parce qu'on ne m'avait pas proposé plus tôt.
08:03Voilà, donc moi, quand on m'a proposé la Française des Jeux,
08:06je me suis dit, est-ce que je suis capable ?
08:08Parce que je voulais le faire, je voulais être sûre,
08:12non pas, enfin, je voulais être sûre que j'étais capable de prendre ce job qui était...
08:17En même temps, ça vous a pris pour répondre positivement ?
08:19Ça m'a pris un week-end.
08:20De toute façon, je n'avais pas beaucoup de temps pour répondre.
08:24Et donc, effectivement, j'en ai parlé à pas beaucoup de personnes,
08:27mais à quelques personnes, parce qu'en fait,
08:30ce n'est pas forcément ces personnes-là qui vont décider pour vous,
08:33mais en fait, c'est ce qui va vous permettre de comprendre
08:37pourquoi vous avez un doute,
08:39et puis surtout, pourquoi vous avez envie.
08:41Et après, je pense qu'il faut suivre ses envies, ses intuitions,
08:44parce qu'en fait, de toute façon, quand on prend une décision,
08:47on n'a jamais toutes les données.
08:50On ne sait pas à l'avance.
08:51Donc, c'est une prise de risque.
08:53Et moi, je pense qu'en parler avec des gens en qui on a confiance,
08:57ça permet de se dire, en fait, j'ai envie,
09:00et donc, je prends le risque et j'y vais.
09:01Alors, ma question aujourd'hui est la suivante.
09:04Si vous aviez 20 ans aujourd'hui,
09:07que souhaiteriez-vous faire pour acquérir des compétences futures
09:12et devenir dirigeant ensuite ?
09:16Alors, c'est...
09:17Des compétences, pour réussir, finalement.
09:19Alors, moi, je pense qu'il n'y a pas une seule voie de compétence
09:26ou une seule voie pour être dirigeante.
09:32D'abord, je pense que c'est assez...
09:34Enfin, moi, quand j'avais 20 ans, je ne me disais pas,
09:37je vais être dirigeante.
09:38Je me disais, j'ai envie de faire un métier qui me passionne.
09:45En l'occurrence, j'ai envie de faire un métier qui est utile,
09:51qui est utile pour la société, qui sert l'intérêt général,
09:54dans lequel...
09:55Donc, je pense que la première chose, quand même,
09:59c'est de déterminer ce qui vous fait envie
10:03et d'acquérir des compétences
10:06qui peuvent vous permettre de nourrir cette envie et ce projet.
10:10Et mon deuxième conseil, c'est que moi, je crois énormément
10:17et encore plus dans le monde d'aujourd'hui
10:19au fait d'avoir des compétences variées.
10:24Alors, aujourd'hui, on parle beaucoup d'IA.
10:26Donc, tout le monde a l'impression
10:27qu'il faut aller se spécialiser sur ce sujet.
10:32Moi, je pense que les gens qui seront les plus forts
10:36dans le monde d'aujourd'hui,
10:37c'est des gens qui seront pluridisciplinaires.
10:40Donc, qui, non seulement, effectivement,
10:44seront à l'aise avec la technologie
10:46parce qu'elle est partout, elle est parmi nous,
10:49mais à une certaine manière,
10:50encore plus facile d'accès qu'elle d'était aujourd'hui,
10:53mais qui auront aussi une capacité
10:57de comprendre la société,
10:59de comprendre où est-ce qu'on est,
11:01de se projeter à travers des expériences historiques,
11:05à travers la culture.
11:08Donc, moi, je crois énormément à l'interdiction de la réalité.
11:10Alors, hier, j'ai écouté à la radio,
11:13ce n'était pas vous, David,
11:15mais j'ai écouté un mathématicien français
11:18qui a eu la médaille Fields
11:19et qui disait qu'il était devenu bon en maths
11:22parce qu'il était très bon en sport.
11:24J'ai trouvé que c'était très intéressant
11:27comme manière d'expliquer
11:28parce qu'en fait, ce qu'il explique,
11:30c'est qu'il n'y a pas des gens qui sont bons en maths,
11:31des gens qui sont bons en sport.
11:32En fait, il y a quand même globalement
11:36des gens qui ont des projets
11:38et ensuite qui travaillent
11:39et qui, en fait, souvent trouvent des solutions
11:41à travers le croisement des disciplines,
11:45les intuitions.
11:46Donc, je pense que quand on a envie aujourd'hui
11:50de devenir, peut-être de devenir effectivement dirigeant,
11:54il faut se dire
11:56quelles sont les compétences que j'ai envie de développer
11:59et après, il y a plein de chemins pour devenir dirigeante
12:01et dirigeante, bien sûr.
12:03Une question à présent de Sephora.
12:06Bonjour.
12:07Bonjour.
12:07Donc, Sephora, étudiante en journalisme
12:09et ma question, c'est est-ce qu'il y a des choses
12:11que vous auriez aimé savoir en tant qu'étudiante
12:13qui vous auraient justement servi dans votre parcours
12:17par la suite ?
12:22Alors, moi, je pense que ce qui se manque souvent
12:26quand on est étudiante,
12:27mais il y a quand même quelques stages
12:31et des choses comme ça à la période de fer,
12:32c'est en fait, c'est une vraie compréhension
12:34du monde du travail.
12:36Souvent, en fait, on est plutôt,
12:38on apprend des tas de choses passionnantes,
12:42mais on apprend, on n'apprend pas,
12:46on ne peut pas complètement l'apprendre,
12:47on n'apprend pas forcément ce qu'est,
12:50comment fonctionnent vraiment les organisations.
12:52Donc, moi, mon conseil, c'est de saisir
12:56toutes les occasions qu'on a,
12:58de voir ce que c'est, alors, une entreprise,
13:01une administration, une association,
13:03c'est-à-dire d'être dans le...
13:05d'avoir des occasions de voir
13:07comment ça fonctionne dans le réel, voilà.
13:10Parce qu'en fait, je pense qu'on est,
13:12quand on est étudiant, on est très bien formé,
13:16intellectuellement,
13:16mais on n'est pas forcément formé
13:19à rentrer dans une organisation
13:21et à s'insérer dans une organisation.
13:23Et donc ça, je pense que ça,
13:24c'est probablement ce qu'il faut le plus cultiver.
13:29– Allez, une question de Noé à présent,
13:30question qui va vous plaire.
13:33– Moi, c'est Noé.
13:35Est-ce que ça vous arrive
13:36de jouer à des jeux d'argent, de temps en temps ?
13:39Elle n'a pas le droit.
13:40– Alors, si, j'ai le droit,
13:43j'ai le droit sur les jeux qui sont en monopole,
13:46c'est-à-dire sur la loterie en particulier,
13:49mais je ne le fais pas parce que je pense que
13:51si je gagnais le gros lot dont on parlait tout à l'heure…
13:55– Des mauvaises langues, dirais-je.
13:56– Des mauvaises langues pourraient penser…
13:57– C'est mal intentionnée.
13:58– Effectivement, j'avais le ticket gagnant
14:01ou les numéros gagnants,
14:03donc je pense que c'est beaucoup plus simple.
14:04– Est-ce que vous êtes joueuse ?
14:05Est-ce qu'avant d'être patronne d'AfD United,
14:07vous étiez joueuse ou pas du tout ?
14:08– Non, je n'ai pas été sélectionnée
14:09parce que j'étais joueuse.
14:10Je voulais quand même tout de suite démentir ce point.
14:15Non, moi, je n'ai pas de…
14:18Je veux dire, je suis assez neutre
14:19par rapport à cette activité,
14:21c'est-à-dire qu'il y a des gens
14:24qui ne sont pas à l'aise avec cette activité
14:28et la première chose qu'ils me disent
14:29quand je les vois, c'est de dire
14:31« Moi, je ne joue pas
14:32et je ne comprends pas comment les gens jouent, etc. »
14:34Donc, moi, je n'ai pas du tout
14:35cette relation, si je puis dire, négative,
14:39mais je n'ai pas non plus de tradition de jouer.
14:42Donc, je pourrais jouer.
14:44Alors, j'ai des équipes qui testent les jeux quand même
14:46parce qu'en fait, dans une entreprise,
14:48il faut quand même tester ce qu'on va offrir à ses clients.
14:50Voilà, mais moi, je ne joue pas en vrai
14:52parce que je trouve que c'est plus simple.
14:54Bonjour, je m'appelle Noé.
14:56J'ai fait deux années de classe préparatoire
14:57et aujourd'hui, je suis étudiant en M1,
14:59en école de commerce.
15:00Alors, vous êtes à la tête d'une entreprise
15:02où le hasard est une base très importante.
15:04On pense notamment à l'Euromillion,
15:06au Loto ou plus récemment à Unibet.
15:09Est-ce que, du coup, ça a pu faire changer
15:11votre rapport au contrôle
15:12et à l'incertitude de votre côté ?
15:16C'est une question très intéressante.
15:18Je n'y avais pas pensé.
15:21Les autres questions aussi sont intéressantes.
15:23Non, non, non, mais celle-là, je n'y avais pas pensé.
15:24Les autres sont très intéressantes,
15:25mais celle-là, je n'y avais pas imaginé à l'avance.
15:28Mais je ne pense pas que ça ait fait évoluer
15:34mon rapport à l'incertitude et au contrôle.
15:37Je pense que, par contre, l'incertitude fait partie
15:42de notre environnement et de l'environnement
15:44d'une entreprise aujourd'hui.
15:46Et que, donc, l'idée qu'on puisse tout maîtriser,
15:49en fait, ça n'existe pas.
15:51Donc, moi, je suis, tous les ans, j'entends dans les médias
15:59des gens qui disent que les incertitudes sont énormes,
16:02elles augmentent, etc.
16:03En fait, moi, j'ai vécu toute ma vie dans un environnement
16:07dans lequel elles étaient importantes
16:09et se produisaient des choses qui n'étaient pas prévues.
16:12Donc, je pense que le rôle, non seulement du chef d'entreprise,
16:16mais notre rôle à tous, c'est quand même de se dire
16:21qu'est-ce qui dépend, d'abord, qu'est-ce qui dépend de moi ?
16:25Qu'est-ce que je peux maîtriser ?
16:26Et celle-là, je dois les maîtriser formidablement bien.
16:29Ça, c'est très, très important.
16:32Deuxièmement, comment est-ce que je me prépare à des crises,
16:37à des choses qui sont des événements exceptionnels ?
16:41Ça, c'est très important aussi.
16:42Non pas forcément parce que c'est ces événements-là qui arrivent.
16:45En général, ce n'est pas tout à fait cela qui arrive.
16:47Mais en revanche, ça vous donne, en sorte, ça muscle
16:51cette partie de votre cerveau et de votre organisation
16:56qui est se préparer à des choses qu'on n'a pas prévues.
16:59Bonjour.
17:00Je m'appelle Mayouane.
17:01Mes questions sont les suivantes.
17:03Comment affronter la transition numérique qui arrive ?
17:06Et pensez-vous que les robots risquent de prendre le dessus sur les humains ?
17:11Ça, c'est très direct.
17:14C'est « the question problem ».
17:16Alors, moi, je suis sur la révolution numérique, technologique.
17:23Moi, je fais partie de ceux et celles qui pensent
17:29qu'il faut toujours être plutôt dans la situation des gens qui sont leaders,
17:35qui s'en emparent, qui se forment, que des gens qui ont peur.
17:41Je pense que la peur est très mauvaise conseillère.
17:43Donc, je pense qu'il faut être plutôt dans l'innovation,
17:49dans l'appropriation de l'innovation.
17:52Donc, si on prend l'exemple de l'IA, quand tout le monde a commencé à parler d'IA,
17:58nous, on s'est dit « qu'est-ce qu'on peut faire ? »
18:00Et la première chose qu'on s'est dit, c'est qu'il faut former 100% de nos salariés.
18:04Parce que, de toute façon, c'est là, c'est autour de nous.
18:09Donc, la différence, elle sera faite en fonction du fait que les gens savent ce que c'est,
18:16savent s'en servir, alors après, il peut y avoir des niveaux différents,
18:19et donc, savent se l'approprier et aussi sont conscients des risques.
18:26Donc, Mme Pallès, vous utilisez une IA au quotidien ?
18:28Pardon ?
18:29Vous utilisez une IA au quotidien ?
18:31Oui, oui, bien sûr, oui.
18:32Et ça peut vous aider à prendre des décisions au quotidien ?
18:34Non, ce n'est pas pour prendre des décisions, c'est pour...
18:36C'est pour faire un bon achi par l'entier.
18:38Par exemple, une bonne recette de cuisine,
18:44trouver une bonne citation,
18:46me faire faire un résumé d'un rapport,
18:48faire des slides, etc.
18:50C'est très bien, c'est très bien.
18:52Prendre une décision, encore une fois,
18:53je ne pense pas, à ce stade,
18:56que l'IA soit meilleure que moi.
18:58Donc, le jour où je le penserai,
18:59je lui laisserai la place.
19:01Vous ferez l'interview avec l'IA ?
19:02Ça sera moins drôle.
19:04Je ne sais pas si ça sera aussi drôle.
19:06Je serai moi aussi remplacé, tout de même.
19:07Vous serez tous remplacés.
19:09Je ne sais pas par qui vous serez remplacés,
19:10mais bon, ça sera bizarre.
19:12On va continuer, Stéphane,
19:14avec une série de questions, oui ou non.
19:16Donc, je vous pose une question
19:17et vous répondez par oui ou par...
19:20Oui ou non.
19:20Voilà, ce n'est pas vrai.
19:21Oui ou non, vous avez toujours été une bosseuse.
19:24Oui.
19:25C'est ce qu'on dit de vous.
19:27C'est le fil rouge, le travail de votre carrière.
19:29Oui, mais moi, je pense que...
19:31Enfin, moi, je pense que c'est un fil rouge de la réussite.
19:33C'est-à-dire que moi, je suis plutôt...
19:37J'ai bénéficié d'une très bonne éducation.
19:39J'ai des parents qui m'ont dit
19:40« Tu peux faire ce que tu veux. »
19:43Et les filles et les garçons, c'est pareil, etc.
19:45Donc, voilà.
19:46Mais après, le travail,
19:48oui, c'est ça qui fait le...
19:49Oui, oui, c'est ça qui fait la différence, je pense.
19:51Oui ou non, vous avez distribué des tracts féministes
19:54quand vous étiez étudiante.
19:56Oui, oui, oui, oui, j'ai distribué des tracts féministes.
20:00Encore aujourd'hui ?
20:00Non, mais...
20:01Qu'est-ce qui a changé à la FDJ
20:04depuis que vous êtes la présidente pour les femmes ?
20:06Ben, plein de choses.
20:07Parce que dire « Je suis pour la cause des femmes »,
20:08très bien, mais qu'est-ce que vous avez fait ?
20:10Alors, je veux dire...
20:11Déjà, moi, j'étais dans l'idée...
20:13Déjà, ce que j'ai fait, c'est que j'ai dit...
20:15Bon, alors, il y a combien de femmes en pourcentage
20:19dans l'effectif de FDJ ?
20:21Donc, on m'a dit 40%.
20:22J'ai dit « Ben, il y a combien de femmes dans les managers ? »
20:25Il m'a dit « Moins de 40%. »
20:26Je me dis « Bon, ben, il va falloir que ça change. »
20:28Moins de 40%, loin ?
20:31Pas 40%, oui, enfin, loin...
20:33Il y avait au moins 10 points d'écart, quoi.
20:35Voilà.
20:36Donc, j'ai dit « Ben, voilà, on va s'y mettre tous ensemble
20:38dans la durée. »
20:40Donc, ça ne va pas se faire d'un coup
20:41parce que c'est des choses...
20:42Il faut les faire d'une manière professionnelle
20:44en trouvant...
20:46Enfin, avec des compétences, évidemment.
20:49Il ne s'agit pas de nommer des femmes pour nommer des femmes.
20:51De nommer des femmes compétentes, rassurez-vous,
20:53il y en a plein.
20:53Et donc, maintenant, il y a 40% de femmes managers dans FDJ.
20:57Voilà.
20:58Et le troisième truc que je voulais dire,
20:59parce que ça m'était...
21:00Je n'avais pas pensé à ça,
21:03mais je me suis aperçue que, finalement,
21:06le seul fait que je sois là
21:09et que je sois assez à l'aise pour expliquer
21:12que ça fait partie de mes valeurs
21:13et qui, je pense, sont bonnes pour l'entreprise,
21:16pour les femmes comme pour les hommes,
21:19en allant...
21:19Je faisais le tour de l'entreprise quand je suis arrivée.
21:21Je suis allée voir tous les salariés
21:23et les femmes sont venues me voir en me disant
21:25« Merci, parce que depuis que vous êtes arrivée,
21:28il y a un certain nombre de remarques qu'on n'entend plus. »
21:31En fait, j'étais contente.
21:32Je me suis dit « Je n'ai rien fait,
21:34mais quand même, ça a eu un effet. »
21:37Donc, j'ai trouvé ça bien.
21:38Voilà.
21:39Oui ou non, vous êtes très sportive.
21:42Le sport fait partie de ma vie, depuis toujours.
21:45Et aujourd'hui encore ?
21:46Le tennis, la natation, la voile,
21:49du sport fréquemment, vous trouvez le temps ?
21:50Le ski.
21:51Mais ce n'est pas toute l'année, le ski.
21:52Non, c'est là, c'est oui.
21:55Vous trouvez le temps ?
21:56Alors, c'est une...
21:57C'est-à-dire que moi, c'est indispensable.
21:59C'est une hygiène de vie indispensable
22:02parce qu'en fait, on est un peu...
22:03Tous les jours ? Non.
22:05Ah !
22:06Pas tous les jours.
22:07J'aimerais bien tous les jours, mais je n'y arrive pas.
22:09Elle fait du ski tous les jours.
22:12Bon, je vais peut-être mettre le siège de FDJ dans les Alpes.
22:14Et là, peut-être que ça sera plus facile.
22:16Mais même comme ça, ça va être dur.
22:19Donc, pas tous les jours.
22:20Mais en fait, on est un peu comme des athlètes de haut niveau,
22:23quand même, les chefs d'entreprise.
22:24C'est-à-dire qu'on est dans la performance.
22:28On est à la fois, on doit être performant tous les jours.
22:30On doit être performant pour nos collaborateurs.
22:32C'est-à-dire être là, avoir de l'énergie,
22:34être capable de les écouter,
22:35de prendre plein de décisions, etc.
22:37De faire des interventions dans des masterclass.
22:40Voilà.
22:41Donc, on doit avoir beaucoup d'énergie.
22:43On doit être capable aussi, quand même,
22:45d'arriver à penser à la stratégie.
22:48Et en fait, pour ça,
22:50il faut avoir une forme d'hygiène de vie
22:51qui, pour moi, passe par le sport.
22:53C'est quoi le sport au quotidien, alors ?
22:55Alors, moi, je nage deux heures par semaine.
22:57Et je fais du yoga deux heures par semaine.
23:00Et après, je fais, éventuellement,
23:02je joue au tennis,
23:05ou je fais de la gym.
23:07Le sport.
23:07Je fais du ski l'hiver.
23:09Et alors, je dois dire,
23:11tout en temps, je dis à mes collaborateurs,
23:13je reviens de la piscine,
23:14et en fait, j'ai eu des idées.
23:15Parce que quand je suis en train de nager,
23:17par ailleurs, mon cerveau se...
23:19Je ne sais pas, il se met en mode décontracté.
23:22Et donc, il produit, éventuellement, il me dit,
23:25pourquoi tu ne penses pas à ça ?
23:27C'est assez amusant.
23:28C'est assez amusant.
23:29Parce qu'il se détend,
23:31donc il produit des idées différentes.
23:33C'est bien ?
23:33On ne les met pas tout en oeuvre, je vous rassure.
23:36Allez, on va passer à la question inversée.
23:39C'est quasiment la fin de l'émission.
23:40La question inversée, Stéphane,
23:41c'est vous qui posez une question aux étudiants
23:43qui répondront après s'ils le veulent ou pas.
23:45Pas d'obligation.
23:47Alors, moi, la question que je voulais vous poser,
23:52c'est qu'est-ce qui vous...
23:56Quel est le sujet sur lequel vous êtes prêts à vous engager ?
23:59Quel est le sujet le plus important pour vous aujourd'hui
24:02sur lequel vous êtes déjà engagé
24:05ou vous êtes prêts à vous engager
24:08parmi tous les sujets que nous avons aujourd'hui
24:12dans notre environnement ?
24:14Voilà, c'est une question très ouverte.
24:16Mais ça m'intéresserait beaucoup.
24:17Il est tellement rapide, Mohamed.
24:18Ça m'intéresserait beaucoup.
24:19Même avant qu'on pose la question,
24:20il a déjà la réponse.
24:21Non, mais c'est intéressant parce que moi,
24:22en fait, en parallèle de l'école,
24:25je suis aussi énormément engagé,
24:26mais en faveur de l'égalité des chances.
24:29Et donc, je pensais que c'était important
24:32d'en parler là, ici, à la télé.
24:35Parce qu'en fait, actuellement,
24:37les jeunes, en fait,
24:38ils se mettent trop de barrières.
24:39Il y a trop de personnes
24:41qui n'ont pas forcément, des fois,
24:43entendu parler d'une spécialisation
24:46de telles études,
24:48de tel endroit où aller, etc.
24:50Donc, je pense qu'il est important
24:52de bien, on va dire,
24:55sensibiliser les jeunes
24:57sur tous les moyens
24:58et toutes les opportunités
24:59qu'ils peuvent avoir.
25:00Et c'est pour cela,
25:01ça, c'est une partie
25:02de l'égalité des chances
25:03dont je voulais en parler.
25:04Et c'est très bien aussi.
25:05Enfin, j'ai vu que mon association,
25:06parce qu'elle a ses articles 1,
25:08qui travaille aussi avec...
25:09On travaille avec articles 1.
25:10Avec la FDJ.
25:11Donc, merci pour cette aide.
25:13Très important.
25:14Merci beaucoup.
25:14Merci.
25:15Oui.
25:16Allez-y.
25:17On s'engage pour quoi, alors ?
25:19Bonjour.
25:20Bonjour.
25:20Je m'appelle Mia, étudiante en stratégie.
25:23Merci pour cette question.
25:24Pour ma part,
25:25je rejoins Mohamed
25:26sur la promotion
25:27de l'égalité des chances,
25:28mais aussi sur inciter davantage
25:32les adultes à écouter les plus jeunes.
25:34Parce qu'au quotidien,
25:37on vit les réalités vraiment
25:40et tous les sujets
25:41qui vont toucher à l'ARSE,
25:43à l'IA aussi,
25:45pour venir l'égalité des chances
25:46ou une meilleure éducation pour tous.
25:48On vit vraiment auprès
25:50de ces réalités-là.
25:51Et les moins jeunes,
25:52bon, peut-être pas assez nous écouter
25:54sur ce qu'on a à dire,
25:56sachant qu'on est tous citoyens
25:57et qu'on a tous un avis à donner ?
26:00C'est une...
26:01Non, non, mais je pense
26:02que c'est une idée très, très, très forte.
26:04Je pense que l'entreprise...
26:06Alors, il n'y a pas les étudiants,
26:08mais l'entreprise est un des endroits
26:10où on est un collectif intergénérationnel
26:14et où on doit ensemble,
26:17en quelque sorte, se dire
26:18qu'est-ce qu'on veut faire
26:19sur l'IA, sur l'ARSE,
26:22sur l'égalité des chances,
26:24sur l'égalité hommes-femmes.
26:25Et donc, pour moi, l'entreprise,
26:26c'est un des endroits
26:28où on peut mener ce type de dialogue.
26:30Mais je pense que vous avez raison,
26:32il faut aussi écouter la jeunesse.
26:35Allez, merci.
26:35Merci à vous, Stéphane Balaise,
26:36pour cette Masterclass.
26:37Ça vous a plu ?
26:38Énormément.
26:39Ça vous a plu ?
26:40Allez, je pense qu'on peut la remercier.
26:41Merci à vous.
26:42Merci beaucoup.
26:42Merci beaucoup.
26:43Allez, Masterclass,
26:44c'est fini pour aujourd'hui.
26:45Ça continue sur les réseaux sociaux.
26:47Sur d'autres questions,
26:47vous serons posés encore
26:48des trois questions par des étudiants
26:50à retrouver sur publicsenat,
26:51évidemment,
26:51point fr,
26:52émission enregistrée
26:53depuis la Maison Sanofi à Paris.
26:55Masterclass, c'est aussi, évidemment,
26:56du replay sur publicsenat.fr.
26:59À très vite.
27:19C'était Masterclass,
27:22avec le concours de Itoro.
27:24Le marché est une conversation.
27:27Sachez qui mérite d'être écouté.
27:30Itoro.
27:30No better.
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