00:01En tout cas, en ce qui concerne le Niger, le Kaysedra est menacé.
00:06Le Kaysedra, ou Kaya Sénégalensis, de son nom scientifique,
00:10aurait fait son entrée au Niger dès l'époque coloniale, selon plusieurs sources.
00:14C'est d'abord l'espèce la plus résiliente parmi tout ce qu'on a comme espèce locale au Sahel
00:19et dans la zone sudanienne.
00:20A l'est de Niamé, dans la commune de Margou-Bene, un Kaysedra témoin d'une autre histoire.
00:30Comme à Niamé, plusieurs axes de Bamako étaient autrefois bordés de Kaysedra.
00:35Mais avec la croissance démographique, l'urbanisation et certains phénomènes naturels,
00:41ces axes ont progressivement disparu de plusieurs grandes artères de la capitale.
00:45Je ne suis pas à l'arranger, mais je n'ai pas à l'arranger, mais je n'ai pas
00:48à l'arranger.
01:01Ce jour-là, une publication du docteur Haboubakar Manzo, enseignant-chercheur à l'université de Tilabéry,
01:08suscite une vague de réactions chez les internautes.
01:11Sur les images qu'ils partagent, des Kaysedra arrachés par des vents violents à Niamé.
01:17Au-delà de ces arbres tombés, c'est la question de la préservation d'une espèce emblématique du paysage urbain
01:23qui s'épose.
01:24Avec la perte de certains individus, là où vraiment on sait que cet arbre symbolise le paysage de l'endroit,
01:33de l'environnement.
01:34Dès qu'il y a une perte d'un Kaysedra, tout de suite ça se remarque.
01:40Dans cette salle lundière, le Kaysedra est menacé.
01:43Et ce qu'il faut savoir, c'est que nous avons, ici à Niamé, là où nous sommes actuellement, c
01:49'est le quartier Théminus.
01:51Donc le quartier Théminus est le symbole de toute l'administration coloniale.
01:55Parce que le gouvernement même a été créé ici.
01:59À chaque fois, il y a une résidence, un bâtiment administratif colonial, même postcolonial.
02:06En tout cas, les premières essences qui étaient plantées pour l'ornement, pour la décoration, pour le tracé, le nom
02:14du jalonnement des voies.
02:15Donc c'est le Kaysedra.
02:17Et c'est ça qui a été la préférence parmi toutes les.
02:19Et ce n'est pas pour rien parce que c'est d'abord l'espèce la plus résiliente parmi tout
02:24ce qu'on a comme espèce locale au Sahel et dans la zone sudanienne.
02:28À Gorzoré, à environ 100 kilomètres à l'est de Niamé, dans la commune de Margou-Bene, un Kaysedra témoin
02:35d'une autre histoire.
02:37Planté il y a plus de 20 ans par le père d'Iliasou Momouni, cet arbre est devenu un héritage
02:43familial, mais aussi un repère pour les habitants du village.
02:50Le premier Kaysedra du village, c'est celui-là.
02:56Mais nous en avons d'autres.
02:58De l'autre côté, c'est le Baiboué.
03:02Celui-ci a été planté par un parent d'Iliasou Momouni.
03:07C'est une plante qui a plusieurs vertus.
03:09Et nous l'appelons d'ailleurs la majestueuse plante.
03:16Par sa taille, le Kaysedra peut atteindre 30 à 35 mètres de hauteur.
03:22Mais sa valeur ne tient pas seulement à son allure majestueuse.
03:26Les habitants lui reconnaissent également de nombreuses vertus et l'utilisent au quotidien pour différents besoins domestiques.
03:38Le Kaysedra est une plante aux multiples vertus.
03:42Je suis moi-même un exemple.
03:45J'ai eu un jour une crise de maux de ventre.
03:48J'ai essayé plusieurs remèdes.
03:50Mais c'est avec le feuille du Kaysedra que je me suis soigné.
03:58Le Kaysedra, ou Kaya Sénégalensis, de son nom scientifique, aurait fait son entrée au Niger dès l'époque coloniale, selon
04:06plusieurs sources.
04:07Introduit notamment dans les espaces urbains, on le retrouve dans plusieurs pays de la sous-région.
04:13A Niamey, certains habitants gardent encore le souvenir des grands rangiers de Kaysedra qui bordaient autrefois les principales voies de
04:21la capitale.
04:22C'est le cas de Hamadoun Adamou et d'Ibrahim Moussa qui ont grandi dans le quartier de Kaleï Aminou,
04:30aujourd'hui au cœur de la ville.
04:32A l'époque, les secteurs abridaient notamment le cinéma Rex, le long d'une voie où l'administration coloniale avait
04:40planté des Kaysedras venus du Sénégal.
04:48Avant, l'endroit comptait trois Kaysedras.
04:52Aujourd'hui, un seul tient encore des bouts.
04:55Un à l'emplacement de l'ancien cinéma Rex.
04:59Aujourd'hui, siège de là, il y a un en face de nous et un dernier là-bas, au fond.
05:06Je sais que son écorce sert à soigner les maux de ventre et aussi les plaies.
05:25Avant, il y en avait un à côté du cinéma.
05:29Nous étions des enfants et nous grimpions déçus pour épier le film, faute des 25 francs pour payer l'entrée.
05:36Mais à chaque fois, la police venait nous chasser en commençant toujours par celui qui se trouvait au pied de
05:43l'arbre.
05:44Dès qu'elle repartait, nous remontions.
05:52De ces trois Kaysedras, un seul est encore debout.
05:57Une disparition qui illustre les reculs progressifs de l'espèce dans les villes sous l'effet des intempéries,
06:03des liopanisations et des activités humaines.
06:09À Bamako, au Mali, le long de la route menant au parc national, quelques Kaysedras bordent encore la chaussée.
06:17Leur ombre offre un abri précieux aux usagers et aux passants à l'image de ce conducteur de moto.
06:47Comme Anyami, plusieurs axes de Bamako étaient autrefois bordés de Kaysedras.
06:52Mais avec la croissance démographique, l'urbanisation et certains phénomènes naturels,
06:58ces arbres ont progressivement disparu de plusieurs grandes artères de la capitale.
07:03Une évolution qui déplore le pépiniériste Lassina Diara, témoin de la transformation du paysage urbain.
07:09À l'époque, j'allais arranger, mais bon, j'ai eu un nouveau boulard,
07:14par à Jukoroun russara boulard.
07:18J'y ai un nouveau boulard, parce que c'est de la ville d'Otke.
07:21Mais j'y ai un nouveau boulard, j'y ai un nouveau boulard.
07:26J'y ai un nouveau boulard.
07:27J'y ai un boulard, j'y ai un boulard.
07:29J'y ai un boulard.
07:31J'y ai un boulard.
07:32Depuis février, on va se rendre 36 degrés ou plus.
07:38On va se rendre à la terre et on va se rendre à la terre.
07:42On va se rendre à la terre et on va se rendre à la terre.
07:48Limiter l'explosion aux fortes chaleurs fait partie des services qui rendent les arbres comme le Kaysedra.
07:54Mais leur rôle ne se limite pas à apporter de l'ombre.
07:59Il participe aussi à l'aménagement et à l'embellissement des villes,
08:03comme l'explique cet urbaniste qui travaille depuis plusieurs années sur des projets de viabilisation.
08:28Donc, il va s'occuper d'un des grands animaux de vie.
08:34Ils vont pouvoir se rendre à la terre et ils vont se rendre à la terre et à la terre.
08:40Ils vont se rendre à la terre et on va se rendre à la terre et on va se rendre
08:42à la terre.
08:42Il va se rendre à l'épaisseur de la terre et on va se rendre à la terre.
09:10Dans la protection du couvert forestier, la direction des eaux et forêts intervient également pour préserver les arbres en milieu
09:17urbain.
09:18Si la répression fait partie des moyens utilisés, les agents misent aussi sur la sensibilisation des populations.
09:26Une approche qui, selon l'agent Maouloud Sidibé, reste essentielle pour favoriser une meilleure protection des arbres.
09:48autobus qui était faite, leur part de l'agent de la construction, leur part de la construction de la construction.
09:54Une personne que c'est le droit, elle était de faire partie de l'agent de la construction.
10:02Elle a été de l'agent de l'agent de l'agent d'un village.
10:07qui en ont été le plus grand.
10:08Nous sommes les génédiens.
10:09Nous sommes les gens qui ont été le plus grand.
10:12Nous avons toujours le plus grand,
10:14et nous avons toujours le plus grand.
10:17Créé en 1960,
10:19l'Institut d'économie rurale IER
10:21est la principale institution
10:23de recherche agricole au Mali.
10:25Depuis 1975,
10:27les forestiers à la retraite
10:29Amadou Diabate y ont notamment
10:31travaillé sur des projets consacrés
10:33aux ressources forestières.
10:35Ces recherches visent
10:37à valoriser les produits forestiers
10:39ligneux et non ligneux,
10:40tout en contribuant à la conservation
10:42des sols, de la végétation
10:44et de la diversité végétale.
10:46Au niveau de l'IR, il y a beaucoup
10:48d'études qui ont été menées sur
10:50des recherches, qui ont été menées
10:52sur l'anatomie
10:55de cette espèce,
10:58sur
10:58la phénologie, la physiologie
11:01des graines, le tempérament de l'espèce,
11:03le pré-traitement des graines,
11:05la production des plantes
11:06pépinières, les techniques
11:09des plantations,
11:10les modes de traitement,
11:12silvicoles et les techniques
11:14des multiplications.
11:15Conscient de l'importance de ces
11:17arbres dans les grandes villes
11:18comme Niamey et Bamako,
11:19mais aussi dans l'ensemble
11:20de la sous-région, Amadou Diabate
11:23appelle les décideurs et les services
11:25des eaux et forêts à renforcer
11:27leur protection et leur préservation.
11:30Réverdir le long de nos routes
11:32nouvellement goudronnées
11:33avec du caissedra,
11:34tout en venant à l'élagage
11:36aux entretiens silvicoles
11:37pour faire du Mali
11:39puis du carbone.
11:40Parce que, comme vous le savez,
11:42il y a beaucoup de carbone
11:43qui sortent au niveau des routes,
11:46surtout le goudron
11:47et même beaucoup de carbone
11:48avec les véhicules tout et tout.
11:50En vulgarisant l'implantation
11:52du caissedra le long des routes,
11:54il y aura de l'ombrage
11:55pour les voyageurs
11:56en cas de panne de véhicule
11:58qui veulent trouver un endroit
11:59pour s'apprécier.
11:59Ça serait intéressant aussi
12:00même pour les voyageurs à pied
12:02tous les moyens possibles.
12:04Du Niger au Mali,
12:06le caissedra reste à la fois
12:08un élément du paysage,
12:09un héritage
12:10et un allié face
12:12aux fortes chaleurs.
12:14Sans efforts coordonnés
12:15du reboisement
12:16et des protections,
12:18ce patrimoine végétal
12:19pourrait bien
12:19dans quelques décennies
12:20n'être plus qu'un souvenir
12:22raconté par les anciens.
12:28de la ville
12:30de la ville
12:30de la ville
12:30de la ville
12:31de la ville
12:33de la ville
12:33de la ville