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  • il y a 2 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0011h-13h, Christine Kelly sur Europe 1.
00:05Avant de vous donner la parole, écoutez ce sujet de Maximilien Carlier,
00:11parce que ce qui est dommage et dommageable, c'est que les Français vont à l'étranger pour faire le
00:17plein d'essence.
00:18Devant cette station essence, une petite file d'attente avec uniquement des plaques françaises.
00:24Jeanne raccroche le pistolet, elle vient régulièrement mettre du carburant en Belgique.
00:28L'essence, elle est beaucoup moins chère qu'en France et je suis à 5 minutes, donc je viens ici
00:34pour faire mon plein.
00:35Alors en France, on est à 2,2, le 100,95, tandis que là en Belgique, juste à la frontière,
00:42on est à 1,87, donc la différence, elle est déjà là quand même.
00:46Pour un plein, cela fait 10, 15 euros de gagné, ajoute-t-elle.
00:49En Belgique, c'est l'État qui fixe les prix et non les distributeurs comme en France.
00:54Des frontaliers retrouvent un peu le sourire à la pompe, c'est le cas d'Angèle.
00:57Heureusement qu'ils sont là.
00:58Les Belges, très contentes de payer moins cher l'essence.
01:02Moi, je suis coiffée à domicile, donc je suis toujours sur la route.
01:05Toutes les économies sont bonnes à prendre.
01:07Aujourd'hui, on a besoin d'argent, se nourrir, pour tout.
01:10C'est du pouvoir d'achat en plus, insiste cet automobiliste qui préfère venir la semaine pour faire le plein
01:16et ainsi éviter les longues files d'attente le week-end.
01:19A Ertin, Maximilien Carlier, Europe 1.
01:23Voilà comment on voit effectivement comment les Français sont en train d'essayer de se débrouiller comme ils peuvent au
01:28quotidien.
01:28Gabriel Cluzel, vous avez beaucoup de questions à poser à Fabien Bouglet.
01:32Ensuite, on aura Claude et Philippe qui nous appellent, qui sont en standard d'Europe.
01:35Oui, on a l'impression que le gouvernement est comme une poule devant un couteau face à cette menace de
01:41retour des gilets jaunes.
01:45Et néanmoins, alors je crois que du reste que Bruno Retailleux y a fait allusion, il y a une solution
01:50qui permettrait de ne pas vider les caisses.
01:52Dites-moi si je me trompe, c'est la suppression des certificats d'économie d'énergie qui est payée par
01:57ce qu'on appelle les pollueurs.
01:58Tout à fait. En fait, les pétroliers ont l'obligation de répercuter, et ça se répercute sur la facture, de
02:05financer à hauteur de 19 centimes à peu près hors taxe.
02:09Donc ça fait 24 centimes, 25 centimes à peu près sur le litre, des opérations de décarbonation.
02:16Et d'ailleurs, ce certificat d'économie d'énergie avait été augmenté en janvier dernier.
02:22Donc on avait une augmentation.
02:23Donc ça ne passe pas par le budget de l'État, et en fait, il suffit de dire simplement
02:29« Monsieur, mesdames les pétroliers, vous arrêtez de financer toute opération de décarbonation,
02:34et on supprime le certificat d'économie d'énergie, on gagne déjà 25 centimes. »
02:39Oui, sur un plein, ça fait quoi ? Ça fait 10 euros ? Ça fait en moyenne ? Je ne
02:42sais pas.
02:43Mais c'est énorme, ça renvoie aux Belges, puisqu'on a une différence de 30 centimes avec la Belgique.
02:48Et ça, ça ne coûterait rien sur le budget de l'État.
02:50Le budget de l'État, il n'y a pas de conséquence négative. Il n'y a personne qui trinquerait.
02:54Les personnes, ce serait qu'on électrifierait moins, on financerait moins les opérations d'électrification des usages.
03:01C'est un peu du dogme écolo.
03:02Voilà, ça c'est la conséquence du pacte écologique.
03:04Mais la France peut le faire sans être menacée par Bruxelles de sanctions, à ce point.
03:10Philippe, qui nous appelle de Normandie, vous avez posé une question tout à l'heure, il y a quelques instants,
03:14en direct sur Europe 1.
03:15Vous, peut-être une autre question à poser.
03:17Vous qui nous disiez tout à l'heure comment, avec l'augmentation des prix du carburant,
03:22l'État doit effectivement engranger des sommes faramineuses et utiliser cet argent pour le redistribuer aux Français.
03:28Oui, oui, tout à fait. C'est ce que je pense.
03:30Mais je pense aussi que si l'État veut économiser de l'argent, il y a certainement d'autres pistes.
03:36Ils n'ont qu'à simplement lire le livre de Sarah Pnafot et ils vont trouver une mine d'économie
03:42à faire.
03:43Ça serait peut-être plus utile que de mettre des taxes sur des taxes sur des taxes.
03:48Et s'il fait la pauvre des Français tous les jours. Voilà ce que je pense.
03:52Merci beaucoup Philippe, qui nous a appelé en direct de Normandie.
03:55Merci infiniment pour votre appel sur Europe 1.
03:57Avant de prendre Claude, Fabien Mugler, vous répondez.
03:59Oui, j'ai une toute petite réaction. Il faut comprendre une chose, c'est un dogme que fait le gouvernement.
04:03Parce qu'en baissant les taxes, ou la TVA, ou l'assise sur l'essence,
04:08évidemment on va augmenter la consommation d'essence et donc on va augmenter la base des taxes.
04:13Et donc c'est un raisonnement à court terme.
04:16Et ensuite, il faut bien comprendre en tête qu'à court terme, certes l'État gagne de l'argent ou
04:23évite d'en perdre,
04:24encore c'est discutable, mais derrière, il va y avoir une casse sociale.
04:27Baisse faillite d'entreprise, baisse d'emploi, etc.
04:32Et donc, on aura à financer cette casse sociale si on continue.
04:36Donc à long terme, c'est catastrophique la politique du gouvernement en matière énergétique.
04:41Catastrophique ! Il faut qu'il se relève parce qu'on a le sentiment que...
04:45Et c'est ce qui amène cette crise qui pourrait ressembler à une crise des gilets jaunes,
04:49même si la crise des gilets jaunes était une crise de la taxation et pas une crise liée à la
04:54géopolitique de l'énergie.
04:55Fabien Bouglet, en direct sur Europe 1. Impressionnant ce que vous êtes en train de nous expliquer.
05:01Et c'est vrai que les Français le ressentent. On va vers une grosse casse sociale si on continue comme
05:05ça.
05:06Claude, vous nous appelez du Pas-de-Calais et vous parlez de la TIPP, c'est ça ?
05:12Allô, oui, bonjour.
05:14Bonjour, Kéline.
05:16Bonjour, enchanté, mon cher Claude.
05:18Moi également.
05:19Alors, je suis toujours stupéfait qu'en France, tout est compliqué.
05:24Alors, mon premier métier, c'était professeur de mathématiques, donc j'applique des solutions simples.
05:29Par exemple, concernant la TIPP, au lieu qu'elle soit en pourcentage, qu'elle soit en valeur fixe,
05:35par exemple 80 centimes au litre, et on a résolu le problème.
05:42Alors, ça ne s'appelle plus la TIPP, ça s'appelle l'assise.
05:45Et l'assise, elle est capée, enfin, elle est limitée à 60 et 70 centimes.
05:51Donc, quel que soit le prix du litre, effectivement, elle est dans la situation que vous évoquez.
05:56C'est seule la TVA qui va évoluer en fonction du prix du carburant.
06:01C'est pareil pour le certificat d'économie d'énergie, il est fixe.
06:05D'accord.
06:05Bon, ben, écoutez, ça, c'est une nouvelle que tous les Français devraient être court.
06:09Je suis d'accord avec vous, mon cher Claude, parce qu'on avait beaucoup parlé, effectivement,
06:12de cette taxe à une époque, effectivement, sur le carburant,
06:15et on ne sait pas forcément quel est maintenant...
06:18Fixe, elle est fixe.
06:19Voilà, on n'a pas toujours les bonnes informations.
06:23Mais il y a tellement de taxes, il y a tellement de taxes, on ne sait plus comment elles s
06:25'appellent.
06:26Merci infiniment, mon cher Claude, pour votre appel.
06:28Ça permet d'informer, effectivement, les auditeurs d'Europe 1.
06:31Appelez au 01-80-20-39-21, ou bien sur WhatsApp aussi,
06:35comme Claude qui nous a appelés, du Pas-de-Calais.
06:38Merci infiniment.
06:39Fabien Boucoulay, vous vouliez rajouter un point ?
06:40Non, je voulais simplement dire que, de fait qu'elle soit fixe,
06:44quand le prix augmente, ce n'est pas l'État qui s'y retrouve, sauf sur la TVA,
06:47mais quand le prix baisse, la part de taxes est très importante.
06:50à 1,80€, l'assise plus les taxes représentent toujours 1€.
06:55C'est mécanique.
06:56Voilà.
06:57Donc, en fait, l'État a toujours à peu près 1€, 1,10€ de taxes, globalement.
07:02Amor et Buco.
07:03Non, mais moi, j'ai une petite question.
07:04Quand vous en parlez, ça a l'air très simple.
07:06On se dit, finalement, effectivement, à long terme, il faut baisser les taxes,
07:09en tous les cas, baisser le prix de l'essence,
07:10et donc, il faut que le gouvernement fasse ce qu'il faut pour ça.
07:15Pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas politiquement ?
07:17Qu'est-ce qui bloque, alors que ça a l'air si évident, quand vous en parlez ?
07:19D'abord, il y a un dogme.
07:21Arrêtons de consommer des énergies fossiles.
07:24Donc, certains écolos ou ceux dans l'extrême centre
07:29qui veulent empêcher le développement économique
07:31se disent, eh bien, une énergie chère
07:35conduit à une forme de décroissance et décourage la consommation.
07:38Mais ça, ce n'est pas la position d'Emmanuel Macron.
07:40C'est peut-être à la limite la position de sa ministre de l'écologie
07:42qui n'est pas forcément en accord avec le reste du gouvernement.
07:45En tout cas, c'est cette politique.
07:47Emmanuel Macron, qui est plutôt dans une politique en général pragmatique,
07:49c'est ce qu'il revendique, est plutôt pro-économie.
07:52Ce n'est pas quelqu'un, en tous les cas, d'antique.
07:53Alors,
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