Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
« C’est une douleur et une blessure de voir que des enfants ont été victimes de prédateurs sexuels alors que leurs parents nous les avaient confiés », a assuré, dans son propos introductif, Anne Hidalgo, entendue au Sénat ce mardi 15 septembre par la commission de la Culture et de l’Éducation sur les violences dans le périscolaire.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Vous poserez cette question à mon administration parce que...
00:03Qui est responsable d'administration, madame ?
00:05Oui, mais vous savez...
00:06Quelques mois après le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien,
00:10l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, a été auditionnée ce mardi 15 septembre
00:14par une commission d'enquête sénatoriale.
00:16Et les premiers mots de l'édile, aux commandes de la capitale pendant 12 ans,
00:20ont bien entendu été pour les victimes et leurs familles.
00:22Je veux dire ici que pour moi c'est une douleur et une blessure
00:26que de savoir que des enfants étaient victimes de prédateurs sexuels
00:30alors que leurs parents nous les avaient confiés et que nous en avions la responsabilité.
00:35Je veux donc dire à toutes les victimes, à leur famille, toute ma compassion,
00:40dire mes regrets immenses pour ce qu'elles ont subi.
00:43Mais elle a aussi donné le ton de la défense qui est ensuite la sienne tout au long de l
00:47'audition.
00:48Nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants.
00:52Et c'est un échec collectif.
00:54Un échec dont elle ne se dédouane pas mais qu'elle met constamment à distance
00:59dans un climat particulièrement tendu avec la sénatrice et rapporteure Agnès Évrenne,
01:04aussi conseillère de Paris dans l'opposition.
01:06Je ne sais pas ce que vous entendez par systémique.
01:08C'est un sujet national.
01:09C'est un sujet global.
01:12La violence contre nos enfants...
01:14Attendez, je réponds, madame.
01:15Je parle à l'échelle de Paris.
01:16Je réponds.
01:17Quand on a un tiers des échecs, ce qui peut être surprenant, madame Hidalgo,
01:21c'est que vous ayez découvert, grâce à cette commission d'enquête,
01:26grâce à la préparation de l'audition, qu'il y avait eu un changement de doctrine
01:30de votre administration.
01:32Absolument.
01:32Mais donc, en fait, c'est une administration, comment dire, en roue libre ?
01:37Je ne suis pas d'accord avec eux.
01:38Ils ne m'en ont pas informé.
01:39Mais c'est ça qui est assez étonnant, qu'ils ne vous informent pas.
01:43Ah oui, mais vous savez, si vous étiez à la tête de la ville de Paris...
01:48Alors, je vais vous poser justement des questions...
01:49Vous sauriez que ça peut arriver dans nos organisations administratives, qu'on ne sache pas tout.
01:54Merci, merci donc pour vos précisions, qui, je dois le dire, en fait,
02:00à la lecture de tous les rapports de l'inspection générale,
02:03montrent qu'en fait, il y a beaucoup de communication,
02:05mais peu d'actions effectives, et je vais y tenir, je vais être très factuelle.
02:09C'est un... Non, non, ça c'est un jugement de valeur.
02:12Tout en assumant les failles des processus à son initiative,
02:15notamment pour former les agents du périscolaire et les sanctionner si nécessaire,
02:19Anne Hidalgo préfère souvent en appeler à la responsabilité des autres.
02:23Ça vous poserait la question à l'administration parisienne,
02:26puisque c'est elle qui est en charge de la gestion directe du DRH.
02:30C'est elle qui pourra vous dire quels sont les contenus de formation.
02:33Donc moi, je voulais savoir ce qu'est devenu ce plan,
02:36qui se voulait tout de même la traduction des conclusions du rapport de 2015.
02:42Vous demanderez à l'administration ce plan, vous parlez du plan...
02:46Oui, mais vous êtes responsable de cette administration.
02:48Oui, je suis responsable de cette administration.
02:50Ma consigne, la doctrine que j'ai demandé d'appliquer et qui n'a pas été appliquée jusqu'au bout,
02:56était à tout signalement un article 40, suspension immédiate de l'agent.
03:03Vous poserai cette question à mon administration parce que...
03:06Qui est responsable d'administration, madame ?
03:08Oui, mais vous savez...
03:09En fin d'audition, l'ancienne maire de Paris a cependant exprimé un mea culpa dans son accompagnement des familles.
03:14Je ne les ai pas rencontrées et je le regrette en 2025.
03:18J'ai toujours rencontré les victimes de tous les actes faits,
03:26les parents des enfants morts dans des rixes.
03:30J'ai toujours rencontré les victimes et j'ai toujours eu ce travail-là.
03:34Là, je ne l'ai pas fait et je le regrette.
03:36Il n'y a pas d'excuses.
03:38Je ne veux pas chercher des excuses devant les parents et face à leur douleur.
03:41Il y a un contexte qui est celui, c'est vrai, de la campagne pour l'élection municipale.
03:48Mais ce n'est pas une excuse suffisante et je le regrette, je leur dis sincèrement.
03:52Anne Hidalgo et son successeur Emmanuel Grégoire sont visés par des poursuites pénales
03:56après les plaintes de familles de victimes,
03:58notamment pour non-assistance à personnes en danger.
04:01L'actuel maire de Paris doit être à son tour auditionné mercredi 16 septembre.
04:11Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations