00:00Oui absolument, on est avec Ange Natoli qu'on avait rencontré ce matin, qui est là depuis le petit matin,
00:043h du matin.
00:06Ange, on a vu ce qui s'est passé, on voit ce face-à-face tendu avec la police.
00:10Racontez-nous ce qui s'est passé, on a senti un regain de tension.
00:14Non, rien de plus normal que d'une grève.
00:17Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:17Nous avons défendu nos intérêts, on s'est fait changer, tout simplement.
00:21Parce qu'ordre a été donné de débarrasser des pétroliers de force qui engendrent beaucoup de problèmes.
00:26Juste pour revenir sur les faits, vous vous êtes approché de manière pacifique et vous avez essayé de nouer le
00:30contact avec la police.
00:31C'est ça, comme d'habitude.
00:32Qu'est-ce qui s'est passé après ?
00:34On s'est fait changer.
00:35Il y a eu un peu de gaz à clé ?
00:36Il y a eu un peu de gaz à clé.
00:37Voilà, c'est ça. J'ai eu un gaz à clé magène et on l'a dégagé, on nous a
00:41fait replier sur les DPF.
00:42Mais bon, en attendant, il est toujours là.
00:44Alors, on voit derrière vous les policiers en préposition là où vous étiez tout à l'heure.
00:47On voit les pêcheurs, une cinquantaine juste derrière. Qu'est-ce qui va se passer maintenant ?
00:50Doucement, doucement, ils vont nous faire reculer.
00:52Ils vont nous faire reculer.
00:53Vous savez, ici, il n'y a que des pères de famille. Il n'y a que des pères de
00:56famille ici.
00:56Il n'y a personne qui va se faire déchirer la tête ou qui va s'en prendre aux forces
01:00de l'ordre ou qui va risquer quoi que ce soit.
01:02Donc, on va attendre et quand on se fera pousser et foutre dehors, on partira d'ici et on ira
01:07ailleurs.
01:07On a senti de la colère et du désespoir aussi. Il y a un pêcheur qui disait, vous ne comprenez
01:11pas qu'on est tous morts ?
01:12On est tous morts. On est tous morts, c'est ce que je vous disais tout à l'heure. On
01:15n'a aucune visibilité.
01:17C'est le prix du carburant qui vous tue ?
01:19Le prix du carburant et tout le reste. Je vous ai dit tout à l'heure, le plan Wismed, il
01:22n'arrange pas les choses.
01:23Le pêcheur fait preuve de beaucoup de résilience. C'est-à-dire, on peut gérer les problèmes, mais quand il
01:26nous tombe sur la gueule, un par un.
01:28Là, c'est une accumulation de problèmes qui fait qu'on ne peut plus gérer.
01:31Vous ne pouvez plus sortir.
01:32On ne peut plus faire face. Non, on ne peut plus sortir.
01:34Ça coûte combien pour sortir ?
01:35Je vous ai dit, la consommation d'échelle huitier, c'est entre 1 000 et 2 000 litres par jour.
01:40Nous sommes à 1,20 €, faites à votre compte.
01:42On est entre 1 500 et 2 400 € de gazole par jour.
01:45Là, vous allez devoir partir. Est-ce que demain, vous allez revenir ? Est-ce que le mouvement va s
01:49'inscrire dans la durée ?
01:50Le mouvement va s'inscrire dans la durée. Tant que nous n'avons pas une réponse concrète de la banque
01:54haut, on ne bougera pas.
01:56Nous allons continuer notre mouvement, par petites frappes, un peu ici, un peu dans l'ouest, un peu dans le
02:01gare, un peu dans les roues.
02:03Voilà. Qu'est-ce que nous soyons reçus, entendus et qu'on nous donne une visibilité sur notre métier.
02:08Et si vraiment, à un moment donné, on ne veut plus de nous, qu'on nous le dise carrément en
02:11figure, qu'on vienne en face et qu'on nous dise qu'on ne veut plus de pêcheurs en Méditerranée.
02:14Et qu'on nous donne les moyens de partir, la tête haute.
02:17Juste un mot sur le lieu, ça a des conséquences sur tout le secteur, puisque tous les camions citernes bloquent
02:22toujours l'accès.
02:23C'est ça. L'accès est toujours bloqué actuellement.
02:26Merci beaucoup. Merci, Ange Natoli.
02:28Voilà.
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