00:00L'aval, c'est intéressant, L'aval, parce que dans la nuit du 11 au 12 septembre,
00:03le quartier Saint-Nicolas à Laval a connu une nuit très agitée selon la préfecture de Mayonne
00:06d'un groupe de 20 à 30 individus à attaquer la maison du département avec des tirs de mortier.
00:11Et ça fait évidemment référence, ça fait penser à ce qui s'était passé à Chambéry la semaine dernière.
00:15En fait, c'est tous les jours, mais on s'habitue.
00:17Non mais ça vous fait sourire, moi ça ne me fait pas sourire.
00:19J'ai regardé hier soir les grands journaux, personne n'en parle plus.
00:23C'est-à-dire que quand je dis que ce qui se passe dans ce pays est invraisemblable, mais invraisemblable.
00:27C'est-à-dire qu'à Laval, à la Chambéry, c'est tous les jours, tous les jours, au cœur
00:31de...
00:32Bon, donc, on a tellement attendu dans tous les domaines que si on ne prend pas des solutions radicales,
00:39radicales, on ne s'en sortira plus.
00:41Donc radicale, c'est prison directe pour tous ces gens-là.
00:45Mais je ne suis même pas sûr qu'on y arrive.
00:47Alors voyez le sujet de ce qui s'est passé à Laval, c'est-à-dire qu'il y a
00:50cinq ans,
00:51ça aurait peut-être fait la une des journaux, mais là c'est en fait, c'est l'habitude.
00:56Vous allez voir, c'est effrayant.
00:58Moi, j'ai connu Laval, j'y allais de temps en temps, il ne se passait jamais rien, Laval.
01:03Sarah Fenzari.
01:06C'est un contrôle routier qui a tourné au chaos.
01:09Lundi 17 septembre, quartier Saint-Nicolas à Laval, des individus affrontent des policiers en pleine rue.
01:18Immobilisé, le conducteur est condamné vendredi dernier à huit mois de prison avec sursis.
01:23La nuit suivante, des scènes d'émeutes éclatent dans le même quartier.
01:28La procureure parle d'une cinquantaine d'individus qui s'en prennent aux forces de l'ordre.
01:33Les dégâts sont importants sur la maison du département.
01:37Cinq véhicules de service sont incendiés.
01:3948 heures après cette nuit de violence, les traces sont encore bien visibles,
01:44comme devant ce magasin dont la devanture a été éventrée.
01:48Par peur de représailles, certains habitants acceptent de témoigner,
01:52mais souhaitent préserver leur anonymat.
01:55Il doit y avoir une jeunesse qui est désœuvrée et qui s'adonne à ce genre de choses.
02:01J'ai du mal à comprendre.
02:03On n'est pas en sécurité et qu'on a un quartier qui est de plus en plus sale.
02:08Il n'y a aucune raison de faire ça, c'est scandaleux.
02:10Ce commerçant du quartier redoute désormais que la situation ne dégénère davantage.
02:15J'ai peur un jour, il y a plein de commerces.
02:19J'ai peur.
02:21Imaginez, il faut que le feu, ça y est, c'est mort.
02:25La mairie de Laval a annoncé portée plainte.
02:27Une enquête est désormais ouverte.
02:30L'avis classique d'un journaliste, vous avez quatre témoignages,
02:32il y en a trois, on voit les baskets.
02:34C'est-à-dire que les gens n'osent même plus parler.
02:37Et la personne qui a maltraité le policier a eu huit mois avec sursis.
02:42Donc ça ne peut pas marcher en fait, Mathias.
02:44Moi là-dessus, je suis entièrement d'accord avec vous.
02:46Oui, mais tout le monde est d'accord avec personne.
02:47L'ordre républicain doit être rétabli, maintenu et sinon rétabli.
02:52Et je vais même vous dire, les premières victimes effectivement de ce genre d'exactions,
02:58la sécurité, elle ne doit pas être de droite ou de gauche.
03:01Les premières victimes, ce sont probablement les couches les plus populaires.
03:04Mais c'est ça le malheur.
03:06Moi là-dessus, je n'ai aucun souci.
03:08C'est là le scandale.
03:10C'est que ceux qui font les pétitions, ils vivent dans des prisons parfois bien à l'abri de tout
03:14ça.
03:14C'est ça qui est le vrai scandale en fait.
03:17Mais je vous assure, on ne s'en sortira pas.
03:18C'est le jour où ça touchera les...
03:20Tu touches un policier, c'est 5 ans en prison.
03:23Voilà.
03:24Il y a un code pénal qui doit être appliqué.
03:27Non mais c'est peine planchée.
03:29Tu touches un flic, c'est 5 ans, tu vas à l'ombre en 5 ans.
03:31Voilà.
03:32Comme ça, ça va dissuader tout le monde.
03:33Mais s'il faut construire 100 000 places de prison, j'en construis 100 000.
03:36Et puis vite.
03:37Et puis j'appelle Bukele.
03:38Vous allez, je lui demande ses plans d'architecte.
03:40Sauf que Pascal...
03:40Comment il a fait ça ?
03:41Comment il a fait ses prises longtemps ?
03:42Sauf que la question qui va se poser...
03:45Parce que j'en ai marre en fait.
03:46Et au bout de 5 ans, vous allez faire quoi ?
03:47Vous allez libérer un fauve parce que pendant 5 ans, il sera resté en cage.
03:51Mais je vais l'accompagner, croyez-moi, je vais l'accompagner.
03:54Je vais l'accompagner.
03:56La première personne qu'on interview, en plus on filme ses baskets,
04:00il dit ça doit être une jeunesse désoeuvrée.
04:02On entend ça depuis 40 ans.
04:03Ce n'est pas une jeunesse désoeuvrée, c'est une jeunesse délinquante.
04:06C'est une jeunesse qui s'en prend aux personnes, aux biens.
04:09Écoutez, il faut nommer les choses.
04:10Écoutez le maire de Chambéry, parce que c'était la semaine dernière.
04:13Le maire de Chambéry qui...
04:15Alors, à Chambéry, je crois que c'est là une maison qui a été détruite.
04:18Une maison de la culture.
04:20Non, pour handicapés.
04:22Voilà, une maison pour handicapés.
04:23Écoutez ce que disait le maire de Chambéry, c'était la semaine dernière.
04:27Il n'y a pas d'explication rationnelle pour commettre de tels dégâts,
04:34d'incendier des services publics, d'incendier des lieux qui servent pour la population du quartier.
04:41On dirait des jeunes décervelés qui n'imaginent pas la conséquence de leurs actes.
04:47Vous vous rendez compte la folie de notre époque ?
04:50Je répète, immobilisation d'un policier par clé au cou, le type il prend 8 mois avec sursis.
04:57Mais comment ça peut marcher ?
05:00Comment ça peut marcher ?
05:01Je vous assure, moi j'ai un pouvoir d'indignation, mais les gens qui nous écoutent, ils disent
05:05mais on est chez les dingues.
05:07Je répète, immobilisation d'un policier par clé au cou.
05:12Donc vous avez le flic qui est sur le terrain, il voit ça, mais il dit
05:15mais où est-ce qu'on est ?
05:16Et vous avez LFI qui explique que la police tue ?
05:20Et vous avez Révolution permanente qui parle de meurtre des policiers ?
05:23Mais ça va.
05:24Imaginez si ça avait été un magistrat qui avait été signé par des menaces ou des agressions,
05:27je pense qu'il y aurait une autre condamnation.
05:28Et puis vous disiez que c'est les couches populaires qui sont visées, c'est vrai.
05:31C'est précisément pourquoi beaucoup ne s'en rendent pas compte.
05:34Le jour où ça atteindra le 6e arrondissement, peut-être que les choses changeront.
05:37Un mot sur les retraites.
05:39Vous n'êtes pas en retraite encore.
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