00:00Alexis le Prince, Alexis Prince pardon, 300 personnalités protestent contre l'arrivée de Charles Sapin de Valeurs Actuelles sur France
00:06Inter, voyez le sujet.
00:093 minutes d'antenne par semaine sur France Inter, pour un journaliste de Valeurs Actuelles, l'affaire aurait pu rester
00:15au stade de tempête dans un verre d'eau,
00:17surtout avec un début de grève plutôt timide du côté de Radio France.
00:20C'était sans compter la tribune signée par 300 personnalités pour s'opposer à l'arrivée de Charles Sapin, mais
00:26aussi sur les politiques qui se sont emparés du sujet.
00:29A la fête de l'UMA, Jean-Luc Mélenchon a tranché et choisi son camp sans surprise.
00:34Je veux dire en notre nom là aussi, à tous, notre soutien aux résistances qui s'expriment dans l'audiovisuel
00:42public et privé contre l'incrustation de l'extrême droite.
00:46Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, considère quant à lui que la représentation des opinions doit s'arrêter là
00:52où la justice est passée.
00:53Il y a toujours eu des éditorialistes de droite comme de gauche sur le service public,
00:57mais le directeur adjoint d'un journal condamné pour racisme jamais soutient aux salariés de France Inter en grève.
01:03Lui aussi en pleine rentrée politique, Gabriel Attal estime de son côté qu'il s'agit d'un non-sujet.
01:08Pour moi, on est vraiment dans l'exemple type de la polémique qui est totalement mais hors sol par rapport
01:14à ce dont les Français vous parlent.
01:15À droite enfin, l'ensemble du spectre de Bruno Rotaillot à Marion Maréchal s'accorde à fustiger le mouvement de
01:20grève.
01:21Vivement la privatisation.
01:22Mise au pied du mur par ses syndicats, la direction a en effet justifié l'arrivée de Charles Sapin par
01:27une nécessité de pluralisme politique.
01:30Un concept aux limites visiblement difficile à dessiner et dont elle semble désormais prise au piège.
01:35Le souci, si j'ai bien compris, ce n'est pas tant Charles Sapin que Valeurs Actuelles.
01:39Mais Valeurs Actuelles est présenté d'une telle sorte aujourd'hui que ça ne correspond pas à la réalité.
01:44C'est ce que dit Guillaume Roquet, qui était sur France Inter il y a quelques années et il était
01:50éditorié, ça ne posait aucun souci alors qu'il était éditorié.
01:54Mais Valeurs Actuelles a beaucoup changé de propriétaire et de ligne éditoriale.
01:58Mais écoutez, non. En fait, non.
02:00Moi, je pense que ce n'est pas le problème.
02:02Marion Maréchal a tort de dire vivement la privatisation.
02:05Il se trouve que le service public est déjà privatisé.
02:06Il est privatisé par une certaine idéologie qui ne supporte rien d'autre.
02:11Je regrette. C'est un service public qui doit refléter l'ensemble des opinions des Français.
02:16Est-ce que c'est le cas ? Non.
02:18Je parle en tant qu'auditeur fidèle, malgré tout, au service public.
02:23J'ai longtemps été un auditeur exclusif.
02:25J'ai vu au fil des années ce service public basculer dans la propagande pure et simple.
02:30À un niveau qui est maintenant insensé, stratosphérique.
02:33C'est-à-dire que jour et nuit, il martèle les mêmes thèmes et il ne supporte aucune contradiction.
02:39Là, on concédait à M. Sapin une chronique, que je le disais tout à l'heure, je l'ai écoutée,
02:44qui n'a vraiment rien d'incendiaire.
02:45Il tient des propos, même peut-être presque trop convenus,
02:48on espérait quelque chose d'un peu plus incisif.
02:50Même ça, c'est de trop.
02:52Que le service public redevienne public, qu'il ne soit plus privatisé par cette petite camarade.
02:57Éric Nolot, je vous propose d'écouter Geoffroy Lejeune,
03:00qui a parlé de Valeurs Actuelles, puisqu'il a dirigé Valeurs Actuelles.
03:02Lui a été mis en cause, et il soulignait à juste titre,
03:05que Céline Pigalle, lorsqu'elle était dirigeante de BFM,
03:09accueillait Valeurs Actuelles sans problème.
03:11Et qu'une fois qu'elle est sur France Inter,
03:13elle trouve que Valeurs Actuelles est avouée aux gémonies.
03:16Donc écoutez ce passage de Geoffroy Lejeune.
03:21C'est très facile de présenter Valeurs Actuelles comme un journal multi-condamné, etc.
03:24La vérité, c'est qu'il y a eu deux condamnations.
03:26Les gens qui, une pour une, une couverture qui s'appelait
03:31« Naturalisation, l'invasion qu'on cache »,
03:33quand Manuel Valls était ministre de l'Intérieur.
03:34Et on avait fait exprès, pour prouver en fait,
03:37à quel point on avait changé d'époque et à quel point on ne pouvait plus rien dire,
03:39de reproduire une couverture du Figaro Magazine,
03:42vous vous rappelez la Marianne Voilé,
03:43avec « Immigration ou Invasion »,
03:44le texte était signé par Valéry Giscard d'Estaing.
03:46Nous, 30 ans après, on fait la même couverture et on est condamnés.
03:49En soi, c'était hyper révélateur du fait qu'on ne peut plus rien dire dans ce pays,
03:53notamment sur ce sujet.
03:54Ça, c'est la première condamnation.
03:55La deuxième, c'est en effet l'histoire de Daniel Obono.
03:57C'est absolument pas une bande dessinée qui représente Daniel Obono en esclave.
04:00C'était une fiction d'été qui plongeait des personnages d'aujourd'hui
04:03dans des situations d'avant.
04:05Et on avait fait exactement ce qui s'était fait dans le film, par exemple, « Casse départ ».
04:08C'était exactement la même chose.
04:10Ou dans le roman « Bakhita », qui avait été encensé par la critique.
04:12Il se trouve que ça nous a valu, évidemment, un procès monstrueux.
04:15Moi, par exemple, j'étais au tribunal, j'ai été relaxé.
04:17Donc, en fait, présenter aujourd'hui ce journal comme un habitué des tribunaux,
04:20condamné, etc., c'est faux.
04:21Par ailleurs, pour Céline Pigalle,
04:24moi, j'ai travaillé deux fois dans des entreprises qu'elle dirigeait.
04:26Ici, à ITV, quand c'était pas encore CNews, c'était la patronne.
04:29J'étais là, ça ne la dérangeait pas.
04:31Ensuite, elle a été à BFMTV.
04:32J'ai été recruté après l'affaire Obono à BFMTV
04:36et j'y ai travaillé pendant deux ans.
04:37C'était elle, la patronne.
04:38Donc, ce qu'elle dit aujourd'hui, c'est vraiment,
04:40si vous voulez, se draper dans de la vertu à peu de frais.
04:43Alors, la petite caste, qui a signé les pétitionnaires professionnels ?
04:48Donc, je vous propose d'écouter le sujet d'Alexis Prince.
04:52Valeurs actuelles sur France Inter, c'est non.
04:54Voilà comment 300 personnalités ont intitulé leur tribune
04:57pour protester contre l'arrivée sur les ondes publiques de Charles Sapin,
05:01nouveau directeur adjoint de Valeurs actuelles.
05:03Ce journal condamné à plusieurs reprises pour injure publique à caractère raciste,
05:06provocation à la haine raciale et diffamation,
05:09et la vitrine est le symbole de la libération de la parole raciste
05:12à laquelle notre société est confrontée aujourd'hui.
05:14Parmi les signataires, de nombreux comédiens,
05:17tels que l'épouse de François Hollande, Julie Gaillet,
05:19Josiane Balasco, Bruno Solo, Denis Podalides ou encore Ariane Ascaride,
05:23mais aussi d'autres figures habituées à prendre publiquement position à gauche,
05:27comme le footballeur Lilian Thuram,
05:29la chanteuse Lio ou le prix Nobel de littérature, Annie Ernaud.
05:32Ils et elles pointent notamment le format de la chronique de Charles Sapin,
05:36un éditorial hebdomadaire,
05:37mais aussi l'identité du nouveau propriétaire de son journal.
05:40Le milliardaire Pierre-Edouard Sterrin ne cache pas son agenda politique
05:43formulé dans le projet Périclès qui assume mener un combat idéologique,
05:47politique et électoral au bénéfice de l'extrême droite,
05:50en utilisant notamment les médias.
05:52Dans leur texte, les protestataires jugent également à Mer
05:55que ce recrutement revient à donner des gages
05:57au rapport sur l'audiovisuel public,
05:59rédigé en mai dernier par Charles Aloncle, sans toutefois le nommer.
06:02Valeurs Actuelles s'est aussi particulièrement illustré
06:05dans la violente campagne de dénigrement
06:06et d'attaques outrancières orchestrées l'année écoulée
06:09contre l'audiovisuel public par l'extrême droite.
06:12Lui offrir aujourd'hui cette chronique est une étrange défaite
06:14face à cette campagne calomnieuse.
06:16En plus de cet édito dominical sur France Inter,
06:19Charles Sapin débattra aussi chaque dimanche sur France Info
06:21avec la journaliste Rocaya Diallo,
06:23de quoi ajouter encore un peu plus au temps su.
06:26Alors de ce fait, hier, il y avait grève.
06:29Donc Charles Sapin n'a pas pu faire son édito.
06:31En fait, il faudrait que...
06:32Moi, je ne connaissais pas cette règle non écrite
06:33qui dit que les personnalités du showbiz
06:35doivent nous dire quels titres de presse
06:37sont susceptibles d'être lus ou pas.
06:39Autant qu'ils nous donnent directement cette liste,
06:40comme ça, ça ira plus vite.
06:42Quant aux accusations contre Pierre-Édouard Sterrin,
06:44quand c'est Mathieu Pigasse,
06:45milliardaire d'extrême-gauche,
06:46qui finance des médias
06:47et qui dit ouvertement, ça s'appelle combat,
06:49qu'il met ses médias au service de son idéologie,
06:53il ne trouve rien à y redire.
06:53Donc, arrêtez.
06:54Moi, je trouve qu'il se couvre de ridicule.
06:56Je trouve ça presque bien qu'il signe cette tribune
06:59parce que tout le monde s'en rend compte
07:00et tout le monde a très bien compris le déni.
07:02Je pense que vous avez raison,
07:03c'est contre-productif.
07:04Et je disais la semaine dernière,
07:05Sybille Veil et Céline Pigalle doivent leur dire
07:08« Mais Dieu que vous êtes bêtes ! »
07:10« Dieu que vous êtes bêtes ! »
07:12C'est contre-productif.
07:13Ah si, je pense qu'elles doivent...
07:14parce qu'il faut qu'elles fassent très gaffe
07:17à ne pas perdre leur place.
07:18Parce que c'est un processus révolutionnaire.
07:20Oui.
07:20Je pense que c'est un processus révolutionnaire.
07:20Et c'est subit pour les évites.
Commentaires