- 7 hours ago
Gripping historical footage and expert commentary give detailed insights into the leading figures and decisive turning points of WWII
为了在战后世界争夺权力,斯大林设计欺骗了盟军——同时也蒙蔽了本方的将领——从而确保红军在1945年4月抢先攻占柏林...
为了在战后世界争夺权力,斯大林设计欺骗了盟军——同时也蒙蔽了本方的将领——从而确保红军在1945年4月抢先攻占柏林...
Category
📺
TVTranscript
00:15Le 2 septembre 1939, le SS Athenia, un paquebot transatlantique britannique, quitte le port
00:25de Liverpool pour un voyage transatlantique en direction du Canada.
00:32A l'époque, les transatlantiques sont le moyen le plus répandu de découvrir le monde.
00:40A bord, toutes les nationalités et toutes les classes sociales se côtoient. Pendant 12
00:45semaines environ, le bateau devient votre maison.
00:52Le deuxième jour de voyage, alors que la côte la plus proche est à plus de 300 kilomètres,
00:59les passagers profitent de leur dîner.
01:04Le SS Athenia fend la mer. Le jour tombe. Il est 19h.
01:13A bord, les passagers boivent un verre ou dînent dans l'un des nombreux restaurants.
01:21Quand tout à coup, on entend un bruit sourd.
01:26Les lumières s'éteignent.
01:30Le bateau subit une deuxième secousse. C'est la panique à bord. Personne ne sait ce qui se passe.
01:35Le navire a peut-être heurté quelque chose. On se rappelle du Titanic et on pense à un iceberg.
01:40Quand le bateau commence à sombrer, on comprend qu'il faut gagner les canaux de sauvetage.
01:47Plusieurs passagers sont déjà à l'eau et ne peuvent pas atteindre les canaux.
01:52Environ 120 personnes perdent la vie.
01:57Parmi elles, il y a 16 enfants.
02:00Ce sont les premières victimes de la Seconde Guerre mondiale.
02:23Le 3 septembre 1939, Neuville-Chamberlin, le premier ministre britannique, déclare la guerre à l'Allemagne après qu'Hitler a
02:33envahi la Pologne.
02:38A peine huit heures plus tard, un sous-marin allemand coule le SS Athénia, un paquebot transatlantique britannique.
02:48Parmi les victimes se trouvent des réfugiés juifs fuyant l'Europe, des enfants évacués du Royaume-Uni et de nombreux
02:56citoyens américains.
03:00Un accord stipule que les navires civils ne doivent pas être attaqués.
03:05Et pourtant, dans les premières heures de la guerre, un U-Bot, un sous-marin allemand, coule le SS Athénia.
03:12La communauté internationale qualifie cette attaque de crime de guerre.
03:17On pouvait encore se demander si les nazis allaient se montrer sans pitié.
03:21Mais après cet événement, cela ne faisait plus aucun doute.
03:28Joseph Goebbels, le ministre de la propagande d'Hitler, affirme que le Royaume-Uni a volontairement coulé son propre bâtiment.
03:35Il fait porter le chapeau au premier lord de l'amirauté, Winston Churchill.
03:42Les Allemands ont simplement dit « nous n'y sommes pour rien » et Goebbels a déclaré « vous connaissez
03:47le coupable, c'est Churchill ».
03:50Il a fomenté tout ça pour que l'Allemagne ait le mauvais rôle, mais tout est faux.
03:54Nous n'avons rien fait.
03:59Les Américains sont nombreux à y croire.
04:03Mais pas pour longtemps.
04:04On commençait à comprendre comment marchait la propagande, et on se rendait bien compte qu'une guerre avait commencé et
04:09qu'il y avait déjà des morts.
04:16L'ordre de tir est en fait donné par le lieutenant Fritz Julius Lemp, un commandant de sous-marins allemand
04:24qui a plus tard assuré avoir ouvert le feu sur l'Athénia par erreur.
04:31Lemp se rend compte de son erreur, et il ne consigne même pas le naufrage dans son carnet de bord.
04:36Mais c'est déjà trop tard, il n'y a plus rien à faire.
04:40Le Royaume-Uni réplique rapidement en imposant un blocus maritime à l'Allemagne pour fermer les routes empruntées par les
04:47navires marchands et empêcher la Kriegsmarine, la marine allemande, de déployer ses navires de guerre.
04:59L'Allemagne ne va pas subir ce blocus très longtemps.
05:03Le Troisième Reich dispose d'une armée puissante, développée depuis plusieurs années.
05:14En 1919, l'Allemagne est contrainte de signer le traité de Versailles, après avoir perdu la Première Guerre mondiale.
05:23Dans ce traité, l'Allemagne est reconnue responsable de la guerre, et doit par conséquent limiter ses capacités militaires.
05:31Sa marine ne doit pas dépasser 15 000 hommes, et sa flotte ne doit pas comprendre de sous-marins.
05:38Le traité de Versailles est la plus grosse erreur politique du XXe siècle.
05:42Il a laissé les Allemands en colère, et avec le sentiment d'être humiliés.
05:49Lorsqu'Hitler est arrivé au pouvoir, beaucoup d'Allemands étaient ravis.
05:53Car il était vu comme l'homme providentiel, qui allait enfin laver la fronte qu'avait subi l'Allemagne.
06:02Dès 1922, l'Allemagne viole le traité de Versailles, en développant en secret des sous-marins appelés U-Boats.
06:13Leur production s'accélère quand Hitler arrive au pouvoir, dans les années 1930.
06:21Les bureaux de recherche et de développement étaient installés en secret aux Pays-Bas.
06:28Ainsi, l'armée allemande pouvait bénéficier des technologies navales de pointe, tout en se préparant à la fin des restrictions
06:35du traité de Versailles.
06:40En 1935, la Grande-Bretagne essaie d'améliorer ses relations avec le Troisième Reich, en signant un traité naval qui
06:48autorise à nouveau l'Allemagne à construire des sous-marins.
06:53« Quelques semaines après avoir signé ce traité, l'Allemagne est déjà en mesure de déployer ces U-Boats, car
07:00ils ont été conçus en cachette dans les années 1920. »
07:06« Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, les U-Boats allemands sont l'arme idéale pour contourner le blocus naval
07:13des Britanniques. »
07:17« À l'inverse d'un bateau, un sous-marin peut contourner le blocus en s'immergeant. Il était donc
07:23tout à fait logique pour l'Allemagne de se doter d'une armada de U-Boats. »
07:30« Un mois après le naufrage de l'Athénia, les Allemands ont à cœur de montrer que leurs U-Boats
07:39n'ont rien à envier à la Royal Navy. »
07:44« En Allemagne, on avait conscience de la force de frappe de la Royal Navy. Battre le Royaume-Uni aurait
07:50été un grand exploit. »
08:24« Et il n'y avait qu'un seul cuirassé complètement obsolète qui mouillait à scapaflo, le Royal Oak. Ce
08:31dernier fut donc pris pour cible. »
08:36« Mr Prynne tire plusieurs torpilles sur le Royal Oak, qui est toujours amarré. »
08:46« Le bateau se retourne très rapidement. En quelques minutes, l'équipage se retrouve à l'eau, à la recherche
08:54d'air. »
08:56« Pour quelques heures à peine, 833 personnes se sont noyées, parmi lesquelles des officiers et des membres d'équipage.
09:11»
09:11« La perte de ce fleuron de la Royal Navy fait mal à la Grande-Bretagne. »
09:22« C'est un coup dur pour la Royal Navy, car la baie de scapaflo est une base très importante
09:29et réputée imprenable. »
09:32« Personne n'aurait osé attaquer la marine britannique dans son propre bastion. »
09:36« C'est pourtant ce qu'a fait Gunther Prynne. Les répercussions sont colossales. »
09:41« Gunther Prynne réussit à rentrer en Allemagne, où il est accueilli avec les honneurs. »
09:47« Il devient la première figure de propagande de la marine, le premier héros des sous-mariniers de la Seconde
09:52Guerre mondiale. »
10:02« Gunther Prynne est choisi pour cette mission par l'amiral Karl Denitz, le commandant-chef de la flotte des
10:09Hubot. »
10:10« Karl Denitz était un commandant charismatique. »
10:16« La majorité des sous-mariniers sous ses ordres l'admiraient et le surnommaient « Oncle Karl » ou encore
10:24« Le Lion ».
10:26« Karl Denitz était persuadé que les Hubot étaient la seule solution qu'avait l'Allemagne pour remporter une guerre
10:33navale face à la Grande-Bretagne. »
10:38« C'est l'une des raisons qu'il a poussé à lancer cette attaque sur Scapa Flow. »
10:42« Karl Denitz n'en est qu'à son coup d'essai. »
10:49« Il compte maintenant s'attaquer aux navires marchands britanniques qui, chaque jour, rapportent 70% du ravitaillement nécessaire au
10:56Royaume-Uni. »
10:59« C'est vaincu que ces Hubot peuvent mettre le Royaume-Uni à genoux. »
11:04« En coulant les bateaux qui transportent les ressources importées par la Grande-Bretagne, comme le carburant, la nourriture, le
11:11bois, les matières premières et l'acier, qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l'économie de guerre. »
11:19« Les nazis prennent alors la décision de couler les bateaux, que ce soit des navires marchands ou militaires. »
11:28« Karl Denitz pense pouvoir provoquer une famine qui forcerait le Royaume-Uni à capituler, à condition qu'Hitler lui
11:35fournisse 300 Hubot, un nombre qui lui permettrait d'avoir en permanence 100 sous-marins dans l'océan Atlantique. »
11:41« Un tiers aurait été en mer, un tiers aurait fait des allers-retours et un tiers aurait été en
11:46charge des réparations. »
11:54Pourtant, au début de la guerre, la flotte de Karl Denitz compte moins de 50 hubots.
11:59Et ses demandes pour construire davantage de submersibles sont rejetées par son supérieur, le grand amiral Erich Raider, le commandant
12:07en chef de la Kriegsmarine.
12:08« Le grand amiral Raider avait une vision différente et jugée archaïque par Karl Denitz, qui était que des destroyers
12:17devaient attaquer d'autres destroyers. »
12:21« Schroeder ne veut pas d'une flotte composée exclusivement de hubots. Karl Denitz a beau s'adresser à Hitler
12:27ou à Raider, tant que ce dernier ne donnera pas son accord, il n'obtiendra rien. »
12:34« De sa confiance au projet d'Erich Raider, de construire un nouveau cuirassé, baptisé le Bismarck. »
12:41« Les cuirassés sont le symbole de la puissance navale. Si vous voulez vous asseoir à la table des grandes
12:48puissances maritimes, il vous faut des cuirassés. »
12:54« Hitler choisit de construire des navires de grande envergure au détriment des hubots. »
12:59« Hitler aime ce qui est gigantesque, ce qui est d'autant plus impressionnant que l'ego du Führer est
13:04surdimensionné. »
13:05« À quoi bon produire des hubots quand vous pouvez produire un immense cuirassé comme le Bismarck ? »
13:12« Hitler n'accède pas à la requête de sous-marins supplémentaires de Denitz. »
13:16« Mais l'amiral est plus déterminé que jamais à montrer de quoi sa flotte est capable. »
13:22« Denitz continue de clamer haut et fort qu'avec 300 hubots, il peut faire plier la Grande-Bretagne. »
13:34« Alors que la bataille de l'Atlantique s'intensifie, la Royal Navy décide d'utiliser des vaisseaux militaires pour
13:41escorter ses navires marchands, afin de se protéger contre les hubots. »
13:47« L'idée derrière ces convois était de réunir plusieurs navires marchands et d'assurer leur protection grâce à des
13:55destroyers. »
13:57« Cette stratégie était cruciale afin de pouvoir se défendre contre les sous-marins. »
14:03« Ces destroyers sont équipés de canons et de torpilles pour couler les hubots. »
14:11« Mais l'arme la plus efficace contre les submersibles s'appelle la grenade anti-sous-marine. »
14:17« Une grenade anti-sous-marine fonctionne comme une mine. C'est une grenade programmée pour exploser à une certaine
14:22profondeur. »
14:25« On la lance, elle coule et elle explose. »
14:30« On tire plusieurs grenades à la fois afin de créer une zone d'explosifs dans la mer, dans laquelle
14:36on espère piéger le sous-marin. »
14:40« Les Britanniques n'ont pas souvent la chance d'attaquer en premier, car les hubots restent invisibles et traquent
14:54leur proie en se cachant sous l'eau. »
14:58« Les sous-marins sont en plus difficiles à repérer avec des radars simples. »
15:03« Heureusement, l'ASDIC, l'un des ancêtres du sonar, va simplifier la tâche. »
15:13« Mais on ne peut pas toujours repérer les sous-marins lorsqu'ils refont surface pour attaquer. »
15:25« Les commandants des sous-marins allemands ont également du mal à repérer les convois dans l'immensité de l
15:31'océan Atlantique. »
15:36« Dunitz trouve pourtant une solution astucieuse. »
15:42« Il n'enverra pas ces hubots en mission solitaire pour traquer les convois. »
15:47« Il décide de constituer des groupes pour attaquer en meute les navires britanniques. »
15:55« Dunitz avait compris que si ces sous-marins se dispersaient dans l'Atlantique Nord, ils auraient plus de chances
16:02d'intercepter des convois britanniques. »
16:06« Il suffisait alors de s'envoyer des messages radios pour se rejoindre à la position du convoi. »
16:13« La tactique des meutes de Carl Dunitz fonctionne très bien. »
16:22« Après sept mois de conflit, ces sous-marins ont coulé plus de 200 navires. »
16:31« Mais les hubots se reposent trop sur leur radio qui devient leur talon d'Achille. »
16:42« Les messages radios représentent un point faible car ils peuvent être interceptés. »
16:47« Les Britanniques sont en mesure de connaître la position des hubots et comprennent quand leur convoi a été repéré.
16:53»
16:53« Ils se rendent compte que lorsqu'il y a beaucoup de trafic radio, une attaque a lieu. »
16:59« Si les Britanniques parviennent à décrypter les messages radios, ils seront en mesure d'anticiper les attaques de sous
17:04-marins et de conduire leur convoi à l'abri. »
17:09« L'ennui, c'est que les messages interceptés ne veulent rien dire du tout. »
17:16« Les Allemands envoient des messages en morse après les avoir chiffrés dans une machine ultra-confidentielle, Enigma. »
17:25« On aurait dit une vieille machine à écrire. »
17:30« À la différence qu'à l'arrière, il y avait trois retors qui tournaient. »
17:36« Et donc, quand on tapait une lettre sur le clavier, c'était une autre lettre de l'alphabet qui
17:41sortait. »
17:42« Il y avait des millions de combinaisons différentes. »
17:46« Déchiffrer ne serait-ce qu'un message, vous aurez occupé jusqu'à la fin de vos jours. »
17:51« Pendant que les Britanniques se cassent les dents pour déchiffrer ces messages codés, »
17:58« Dunitz essaie de couler plus de bateaux que ne peut en construire le Royaume-Uni. »
18:03« La bataille de l'Atlantique devient vite une guerre de tonnage. »
18:08« Cependant, les pertes humaines sont impossibles à cacher à la population. »
18:17« Pendant la bataille de l'Atlantique, l'Allemagne coule plus de 4000 bateaux britanniques. »
18:23« Au moins 29 000 marins perdent la vie. »
18:26« On ne parlait pas des pertes parce que c'était quelque chose qui aurait fait chuter le moral des
18:32gens. »
18:33« On ne voulait pas que la population soit au courant de la cruelle réalité. »
18:37« On ne pouvait pas non plus maquiller la vérité parce que les dockers savaient que des bateaux étaient censés
18:42rentrer au port. »
18:44« Des dizaines de milliers de marins marchands ont été tués durant la Seconde Guerre mondiale. »
18:49« Mais on les a complètement oubliés. »
18:56« Parfois, un navire de sauvetage fait route avec le convoi, car il est trop risqué pour les autres bateaux
19:10de s'arrêter. »
19:12« Le premier réflexe est de s'arrêter pour secourir les survivants. Mais si vous faites ça, vous vous faites
19:17couler. »
19:22« Il y a beaucoup de smoke et de flames. »
19:24« Ça m'a rendu triste. »
19:26« J'ai vu ce que ça se passer pendant la nuit, sur plusieurs occasions. »
19:31« J'ai vu des hommes tentant de s'arrêter dans l'eau, sur le feu. »
19:36« J'ai oublié de lui dire son final appel. »
19:40« Quand il a réalisé que nous n'allions pas le prendre. »
19:46« La perte des navires marchands a des conséquences en Grande-Bretagne. »
19:54« Le peuple se bat chaque jour pour trouver de la nourriture, tandis que la guerre pour la liberté fait
19:59rage. »
20:01« Le rationnement a très vite été mis en place au Royaume-Uni. »
20:05« On ne pouvait pas aller au supermarché et acheter tout et n'importe quoi comme aujourd'hui. »
20:10« Tous les biens de la vie de tous les jours que l'on prenait pour acquis devenaient rares. »
20:14« Le gouvernement britannique lance la campagne des Jardins de la Victoire, pour inciter la population à cultiver sa propre
20:23nourriture. »
20:26« Les gens ont fait ce qu'on leur demandait. Ils ont transformé chaque centimètre carré de terre en potager.
20:35»
20:36« En juin 1940, le Danemark, la Norvège et la France sont sous le joug des nazis. »
20:45« Karl Denitz prend le contrôle des bases navales de la côte ouest française. »
20:51« Les robots ont un accès direct à l'Atlantique et coulent bateau après bateau. »
21:00« Denitz rencontre en personne les équipages de ses sous-marins. »
21:04« Propagande allemande tourne à plein régime lorsqu'il s'agit de célébrer la soi-disant « période dorée. »
21:12« Les nazis savent mettre en avant leurs héros de guerre en utilisant les journaux et les actualités filmées. »
21:18« Denitz tire profit de la presse parce qu'il comprend vite l'importance des médias. »
21:22« Il veut que les U-Bots fassent la une pour en obtenir davantage. »
21:26« Quand des équipages de sous-marins reviennent victorieux d'une mission, Denitz va les voir pour boire du champagne.
21:32»
21:32« Il se fait offrir des fleurs par les commandants et il sert la main de tout le monde sous
21:36les objectifs des appareils photos et des caméras. »
21:40« L'Allemagne entière est témoin du succès des U-Bots et de la tactique des meutes. »
21:44« D'ailleurs, ce terme seul par son côté fascinant, exotique et dangereux permet d'attirer l'attention. »
21:51« Sans parler des prouesses des sous-mariniers. »
21:55« Les pilotes comme Otto Kretschmer deviennent les têtes d'affiches du Troisième Reich. »
22:01« En seulement 16 missions, ce sous-marinier coule 47 vaisseaux. »
22:10« En Allemagne, les médias vantent la vie à bord des U-Bots. La marine n'est jamais en manque
22:16de recrues. »
22:18« On essaie de faire croire à la population que les sous-mariniers ont la belle vie. Mais c'est
22:22rarement le cas. »
22:24« Dans les faits, 35 marins ou plus sont confinés dans un espace minuscule pendant des semaines. »
22:33« Ils sont poussés dans leurs derniers retranchements physiques et psychiques, surtout lorsque les sous-marins plongent pour échapper à
22:39l'ennemi. »
22:41« Si vous êtes la cible d'un U-Bot, vous vous dites que vous êtes la cible d'un
23:11U-Bot. »
23:11« Vous dites que vous n'avez aucune chance. C'est comme si vous étiez poursuivi dans la pénombre par
23:16un fantôme. Alors que si vous êtes à bord d'un U-Bot, vous êtes sous l'eau. »
23:24« Vous ne savez donc pas quand on va vous attaquer. Tout ce que vous entendez, c'est le vrombissement
23:28de l'hélice du destroyer lorsqu'il passe au-dessus de vous. »
23:33« Il arrive ce moment angoissant où vous attendez l'explosion de la première charge de profondeur. »
23:41« Si votre sous-marin est touché, vous coulez et vous mourez asphyxié. »
23:50« Quand la propagande des U-Bots arrive aux oreilles d'Hitler, il augmente la production de sous-marins. »
23:56« Mais l'augmentation du nombre de submersibles provoque l'augmentation du nombre de messages codés. »
24:08« Le gouvernement britannique établit le bureau responsable de l'interception et du déchiffrage des communications à Bletchley Park. »
24:17« Les hommes et les femmes les plus prometteurs sont recrutés pour déchiffrer le code Enigma. »
24:22« À la tête de cette unité de cryptanalystes, un remarquable mathématicien de 28 ans, Alan Turing. »
24:29« Alan Turing est un original. Il ne voit pas le monde comme les autres. »
24:36« Il dirige la hutte numéro 8, en charge de la cryptanalyse d'Enigma. »
24:42« Turing crée une machine qui s'inspire de la bombe cryptologique polonaise, qui cherche à reproduire le fonctionnement d
24:48'Enigma. »
24:51« La machine de Turing est l'ancêtre de l'ordinateur. Son mécanisme est extrêmement complexe. »
24:58« L'idée de Genick à Turing, c'est qu'il combine l'électronique et les mathématiques pour déchiffrer Enigma.
25:05»
25:05« Son équipe compte une étudiante diplômée de Cambridge, Joan Clark, dont le travail permet de décrypter les codes des
25:13nazis. »
25:15« Ils repèrent des formules ou des phrases qui reviennent dans les messages allemands. Les cryptanalystes parlent de « creeps
25:21» ou d'antisèches. »
25:24« Heil Hitler était la phrase qui revenait le plus souvent. Une fois que vous aviez identifié ces lettres, vous
25:30pouviez deviner les autres et déchiffrer ce qui était écrit dans les messages. »
25:36« Les antisèches sont entrées dans la machine de Turing, ce qui permet de décoder les transmissions. »
25:45« Mais malgré le succès de l'équipe de la hutte numéro 8, les Allemands changent les rotors d'Enigma
25:50tous les jours. Les cryptanalystes ne peuvent pas suivre. »
25:55« À l'été 1940, la Royal Navy subit de lourdes pertes lors de la bataille de Dunkerque. »
26:12« Dès lors, la plupart des convois n'ont plus qu'un seul escorteur. »
26:19« Ces bateaux deviennent des proies faciles pour les sous-marins. »
26:22Pour Winston Churchill, le nouveau premier ministre britannique, les dégâts causés par les U-Boats sont dévastateurs.
26:30Churchill a déclaré qu'il n'y avait que les U-Boats qui lui faisaient peur.
26:36C'est logique quand on sait que tous les navires marchands, qu'ils viennent d'Inde ou d'Australie, devaient
26:42passer par l'océan Atlantique pour gagner la Grande-Bretagne.
26:45Sans ces ravitaillements, la victoire était inenvisageable.
26:48La Grande-Bretagne devait rester debout pour pouvoir poursuivre la guerre avec l'Allemagne nazie.
26:55Durant les heures les plus sombres du Royaume-Uni, Winston Churchill demande aux marines étrangères d'escorter les bateaux marchands.
27:03Le Canada est le premier État à répondre à son appel.
27:06Mais le pays va subir d'énormes pertes.
27:11Les relations entre Canadiens et Britanniques ont toujours été au beau fixe.
27:15Les deux pays étaient très proches, ce qui explique que le Canada et sa population aient soutenu l'effort de
27:22guerre.
27:24Les Canadiens ont dû se précipiter pour constituer une flotte.
27:30La marine canadienne compte dans ses rangs de nombreuses corvettes, des bateaux de petites envergures, plus lents, qui se font
27:38massacrer par les sous-marins allemands.
27:43Les pertes du Canada sont conséquentes.
27:47En tout, plus de 4 500 marins canadiens meurent.
27:53Pour un pays aussi peu peuplé que le Canada, c'est énorme.
27:58En quelque sorte, ils se sont sacrifiés pour que le Royaume-Uni puisse continuer la guerre.
28:08Aux États-Unis, le président Franklin Delano Roosevelt essaie de convaincre la population de soutenir la Grande-Bretagne.
28:15Mais ce n'est pas chose aisée.
28:19Il a essayé de convaincre les Américains qu'il était dans l'intérêt des États-Unis que les convois britanniques
28:26traversent l'Atlantique Nord en toute sécurité.
28:28Mais ils se battaient contre des moulins à vent, car l'opinion publique américaine était profondément isolationniste à l'époque.
28:40Churchill s'inquiète tellement du sort des navires marchands britanniques
28:44qu'en août 1941, il traverse lui-même l'océan Atlantique pour rencontrer Roosevelt.
28:53Cette traversée était inconsciente.
28:56Que se serait-il passé si le navire de Churchill avait été coulé ?
29:01Lors d'une conférence tenue secrète, les deux hommes politiques se rencontrent en personne pour la première fois.
29:10Churchill était dans le besoin.
29:11Il devait se présenter devant Roosevelt et lui dire « Nous avons besoin de tout ce que vous pouvez nous
29:17donner.
29:17Que ce soit des biens matériels, de l'aide ou même une table dans le dos.
29:21Tout ce que vous avez à offrir peut nous sauver la vie. »
29:26Churchill a vite compris que le président américain était de son côté.
29:31Roosevelt, quant à lui, étant un homme politique très doué, savait qu'il devait être prudent et avancer progressivement.
29:38« Les États-Unis donnent 50 destroyers de la Première Guerre mondiale au Royaume-Uni, en échange de bows de
29:4799 ans, pour établir des bases militaires. »
29:53« En plus, Roosevelt envoie des bateaux pour accompagner les convois. »
29:58Et si un navire de guerre accompagne un convoi, est-ce que ça ne fait pas de ce navire un
30:03escorteur ?
30:04Et Roosevelt, en sa qualité de politicien, répond « Ce n'est pas parce que vous dites qu'une vache
30:10est un cheval que ça devient un cheval.
30:12Ce sont des accompagnateurs, pas des escorteurs.
30:15Vous savez faire la différence entre une vache et un cheval, non ? »
30:21En mai 1941, le célèbre commandant de sous-marins Julius Lemp est à la tête de Loubo de 110,
30:29lorsqu'il prend une décision imprudente qui va changer la suite de la Seconde Guerre mondiale.
30:35« Nous retrouvons Lemp, qui a coulé l'Athénia au début de la guerre.
30:39Il est attaqué par plusieurs destroyers.
30:42Son sous-marin est encerclé en surface et il n'a pas le temps de s'immerger. »
30:48Julius Lemp ordonne à son équipage d'abandonner le OU-110.
30:52Mais il ne respecte pas le protocole qui lui demande de s'aborder son sous-marin pour qu'il coule
30:57après l'évacuation.
30:59« Quand Julius Lemp se rend compte que son U-Bot ne coule pas comme il l'espérait,
31:07il essaie de regagner son sous-marin à la nage
31:10pour essayer d'aller détruire les documents top secrets qui sont à bord.
31:17Lemp, par cette action téméraire, espère faire disparaître les secrets de son U-Bot.
31:24Mais il va se noyer en essayant d'atteindre son sous-marin
31:27et les alliés, par un extraordinaire coup du sort, vont pouvoir s'emparer du bâtiment.
31:33À bord, ils découvrent un objet qui va faire basculer le cours de la guerre.
31:39Un exemplaire d'énigmas.
31:41« Les services de renseignement britanniques étaient aux anges.
31:45Bletchley Park avait enfin des éléments à exploiter.
31:50Les cryptanalystes ont pu étudier le fonctionnement d'énigmas
31:53et en mesurer le potentiel.
31:55Dorénavant, les britanniques sont en mesure de changer l'itinéraire des convois
31:59en cas d'approche de U-Bot. »
32:04Les Allemands, persuadés que le U-110 a coulé,
32:08ne se doutent pas qu'énigmas est tombé entre les mains des alliés.
32:14Les britanniques veulent éviter à tout prix que les Allemands comprennent
32:18que le code énigmas a été décrypté.
32:21Mais cela donne lieu à plusieurs dilemmes moraux.
32:27Cette situation était extrêmement problématique.
32:31À plusieurs reprises, on a laissé des navires se jeter dans la gueule du loup
32:34pour que les Allemands ne sachent pas qu'énigmas avaient été décryptés.
32:39Mais que fallait-il faire ?
32:41Penser au court terme et sauver la vie d'un équipage et un bateau ?
32:44Ou bien avoir une vision d'ensemble et sacrifier quelques hommes pour le plus grand bien ?
32:50Cette décision a été prise plusieurs fois.
32:53Ça illustre bien la cruauté de la guerre
32:55et les choix que l'on doit faire pendant une période comme celle-ci.
33:02En décembre 1941, l'Empire du Japon lance une attaque surprise
33:07sur la base militaire américaine de Pearl Harbor.
33:12La population américaine était très en colère suite à l'attaque de Pearl Harbor.
33:17Nous étions en paix et on se faisait attaquer par surprise
33:21un dimanche matin par une bande de sales types.
33:25L'opinion publique voulait une riposte immédiate contre les Japonais.
33:32Maintenant que Roosevelt a le soutien de l'opinion publique,
33:35il déclare officiellement la guerre aux forces de l'Axe.
33:39Dans l'Atlantique, les navires américains deviennent donc des cibles.
33:47Karl de Nitz envoie des U-Boats de longue distance
33:50pour attaquer la côte Est des États-Unis.
33:53Il s'infiltre dans des ports américains
33:55pour couler des bateaux et des pétroliers laissés sans protection.
33:59Les sous-marins sèment la panique de New York jusqu'au golfe du Mexique.
34:07Durant cette période, que les nazis appellent la deuxième période dorée,
34:12les U-Boats coulent 400 bâtiments américains, faisant plus de 5000 victimes.
34:21Les Américains étaient outrés que la guerre se déroule chez eux, dans leurs eaux territoriales.
34:30Les États-Unis répondent en lançant la construction de nombreux bateaux.
34:36Roosevelt appelle à augmenter immédiatement la production de navires.
34:41En 1942, il demande à ce que les États-Unis construisent 8 millions de tonnes de navires.
34:49A chaque fois qu'un U-Boat coule, un cargo ou un navire militaire,
34:53celui-ci est rapidement remplacé.
34:57Néanmoins, les nouveaux bâtiments ne sont pas tous envoyés dans l'Atlantique.
35:01En effet, dans le Pacifique, la demande de bateaux est à son pic dans le conflit
35:06qui oppose la marine américaine au Japon.
35:12Roosevelt avait déjà décidé que l'ennemi numéro un était l'Allemagne.
35:18Cependant, plusieurs personnalités américaines influentes
35:21pensaient qu'il fallait d'abord s'occuper des Japonais.
35:26Ernest King, le nouveau chef des opérations navales de l'US Navy, a déclaré
35:31« On ne peut pas attendre la défaite des Allemands pour régler leur compte aux Japonais.
35:36Nous avons besoin d'aide maintenant. »
35:40« En 1942, on dénombre moins d'escorteurs dans l'Atlantique
35:46qu'avant l'entrée en guerre des États-Unis.
35:49En cause, l'envoi des nouveaux navires de guerre dans le Pacifique.
35:57Alors que la situation des Alliés est catastrophique,
36:01Donitz suspecte à raison que l'ennemi arrive à comprendre les communications des U-Bot.
36:08Donitz comprend qu'il y a un problème.
36:11Mais il ne pense pas un instant qu'Enigma ait pu être décrypté.
36:16Il est persuadé qu'un traître fait passer des informations aux Alliés.
36:20Et il ne se doute pas que tous les cryptanalystes de Bletchley Park ont réussi leur mission.
36:26Donitz insiste pour qu'on ajoute un quatrième rotor à Enigma
36:30pour multiplier par 26 les combinaisons de la machine.
36:35Cette décision a compliqué le travail des analystes.
36:38Ils pensaient avoir décodé Enigma,
36:40mais ils se sont retrouvés face à un mur et plus rien ne fonctionnait.
36:45Les Alliés comprennent que s'ils veulent gagner la bataille de l'Atlantique,
36:50ils doivent se montrer plus agressifs vis-à-vis des U-Boats.
37:00Les Britanniques établissent à Liverpool le Western Approach Estatical Unit,
37:05un centre servant à mettre au point une stratégie anti-sous-marine.
37:09Les employés du centre appartiennent toutes à la branche féminine de la Royal Navy, les Rents.
37:18On a demandé aux Rents d'inventer des scénarios de bataille navale
37:22afin d'imaginer les procédures à suivre lorsqu'un convoi ou un navire
37:27se retrouvent pris en chasse par un sous-marin.
37:33Les Rents jouent des parties géantes de bataille navale à même le sol.
37:40Elles reconstituent de vrais combats entre des escorteurs et des U-Boats.
37:46L'un de ces jeux s'appelait l'opération Raspberry, comme pour faire un pied-de-nez à Hitler.
37:52En faisant de nombreuses simulations des procédures à suivre en cas d'attaque,
37:57on pouvait protéger plus efficacement la marine marchande.
38:01Elles analysaient la façon dont se déployaient les U-Boats
38:04en utilisant les données récoltées auprès des convois qui avaient été pris en chasse par des sous-marins.
38:12Leurs résultats ont permis aux escorteurs de s'améliorer dans la défense des convois et dans l'attaque des U
38:18-Boats.
38:20Les Rents font de grandes avancées tactiques
38:24et transmettent tout ce qu'elles ont appris à des milliers d'officiers.
38:29Les officiers retournaient sur leur bateau
38:31et lorsqu'ils étaient attaqués, ils mettaient en pratique ce qu'ils avaient appris.
38:36Le succès fut au rendez-vous.
38:38Le travail colossal des Rents a été reconnu.
38:42La stratégie des convois a été changée en profondeur grâce aux Rains.
38:49Le capitaine Frédéric John Walker, spécialiste des attaques de U-Boats,
38:55fait bon usage de ces techniques.
38:59Il est à la tête d'un escorteur de 500 hommes
39:02chargé de naviguer en amont des convois pour traquer les U-Boats.
39:11Vous avez créé un recours
39:14en ayant sancé
39:18bien et réellement,
39:19sans doute,
39:21six German U-Boats.
39:26Les U-Boats allemands,
39:29qui étaient les chasseurs depuis 1939,
39:34deviennent alors des proies.
39:38Les alliés demandent à Churchill d'envoyer ses avions
39:41pour aider Walker et ses escorteurs
39:43à quadriller la zone de 500 000 km²
39:47au milieu de l'Atlantique
39:49où se cachent les U-Boats.
39:52C'est ce qu'on appelle le trou noir de l'Atlantique.
39:58Les U-Boats pouvaient se réfugier dans cette zone.
40:01Il devenait alors impossible à attaquer efficacement
40:05car il n'y avait aucune terre à proximité.
40:08La majorité des avions
40:09ne pouvaient donc pas atteindre cet endroit.
40:13Walker aimerait que des bombardiers longue distance
40:15l'aident à boucher le trou noir de l'Atlantique.
40:20Mais tous les bombardiers
40:21sont sous le commandement d'Arthur Harris,
40:24commandant de la Royal Air Force.
40:27Arthur Harris, que l'on surnommait Harris le Bombardier,
40:31voulait tous les avions possibles
40:33pour bombarder les villes allemandes.
40:35Il était persuadé qu'en bombardant les villes,
40:38le moral des Allemands serait en berne,
40:40Hitler serait renversé
40:41et la guerre se terminerait sans invasion.
40:44Pour lui, les bombardements
40:45allaient donner la victoire aux alliés.
41:05Churchill pensait à raison
41:07qu'Harris était un peu rustre.
41:09Mais il aimait son côté grandiloquent
41:11et sa stratégie du
41:12« Tout ce que je peux faire, je le fais.
41:14Nous les battrons par les airs. »
41:17Churchill assigne les bombardiers
41:19longues distances aux missions d'Harris
41:20plutôt qu'à la protection de la Royal Navy.
41:24Le trou noir de l'Atlantique
41:25demeure un espace où les U-Boats
41:27peuvent se cacher
41:28pour s'en prendre au convoi britannique.
41:34En janvier 1943,
41:37Hitler voit la victoire lui échapper
41:39sur tous les fronts.
41:40Le haut commandement de la Kriegsmarine
41:42rencontre des difficultés.
41:45L'amiral Raider vient de subir
41:47une humiliation
41:48lors de la bataille
41:49de la mer de Barrens.
41:52Il s'agit de sa deuxième défaite
41:55depuis que les Britanniques
41:56ont réuni suffisamment d'avions
41:58et de bateaux
41:59pour couler le Bismarck,
42:01le jouet préféré d'Hitler.
42:05La perte du Bismarck
42:06fut un coup dur.
42:09Ce cuirassé représentait
42:11un quart de la puissance
42:12navale allemande.
42:14Son naufrage a précipité
42:15la fin de la stratégie
42:16d'Erich Raider.
42:20Sa stratégie,
42:21s'appuyant sur des navires imposants,
42:22n'a eu que peu de réussite
42:23face au convoi.
42:25Hitler, fou de rage,
42:26lui a dit
42:27« Raider,
42:28vous m'aviez promis la victoire
42:30grâce à ces cuirassés. »
42:33Hitler renvoie Raider.
42:36Dans la foulée,
42:37il nomme Karl Denitz
42:39commandant-chef
42:39de la CRIX Marine.
42:45Denitz arrive
42:46à la tête de la marine.
42:48Il peut enfin disposer
42:50des 300 haut-boats
42:51dont il rêvait.
42:52Mais n'est-ce pas trop tard ?
42:55L'équilibre des forces
42:57dans l'Atlantique
42:58s'est inversé.
42:59Les alliés sont à la pointe
43:01de la technologie
43:02grâce à une nouvelle arme,
43:03le hérisson,
43:05et à de nouveaux systèmes radar.
43:09La stratégie allemande,
43:10qui consistait à attaquer
43:12de nuit en remontant
43:13à la surface
43:14pour ne pas être détectée,
43:16devient complètement obsolète
43:18maintenant que les alliés
43:20possèdent des radars
43:21pouvant les repérer.
43:23La dynamique de la bataille
43:24est complètement inversée.
43:27En 1943,
43:28la Royal Navy reçoit enfin
43:30l'appui aérien
43:31des avions longue distance.
43:33Le trou noir de l'Atlantique
43:35est bouché.
43:37Au moment où les alliés
43:38ont été en mesure
43:39de quadriller quasiment
43:40tout l'océan Atlantique,
43:42c'était terminé
43:43pour les Hubot.
43:44Les B-24
43:45étaient armés jusqu'aux dents,
43:47avec des missiles,
43:48des mitrailleuses,
43:49des torpilles,
43:50des bombes,
43:51tout ce qu'il était possible
43:53d'embarquer.
43:53Dès qu'ils apercevaient
43:55un Hubot,
43:56ils lui fonçaient dessus.
43:58Ils les anéantissaient.
44:00À ce moment de la guerre,
44:02le taux de mortalité
44:03des équipages de Hubot
44:05est l'un des plus élevés
44:06de l'armée allemande.
44:09Les héros d'antan
44:10sont morts depuis longtemps,
44:13emportant avec eux
44:14leurs connaissances.
44:19Malgré le manque
44:20d'expérience
44:21des jeunes recrues,
44:22le 5 mai 1943,
44:25Denis envoie
44:2530 Hubot
44:26à la poursuite
44:27d'un convoi.
44:31Les sous-marins
44:32ne font pas le poids
44:33à façon convoyeur allié.
44:35Sept submersibles
44:36sont perdus.
44:38C'est la première fois
44:39que Denis
44:40subit autant de pertes.
44:42La situation
44:43va empirer
44:43lors de ce qu'on appellera
44:45plus tard
44:45le mai noir.
44:48Le mois de mai 1943
44:50marque un tournant
44:51dans la guerre.
44:5240 Hubot
44:53sont coulés.
44:55C'est trop
44:56pour les Allemands.
44:57Denis comprend alors
44:58que ses équipages
44:59sont de moins en moins
45:00expérimentés
45:00et qu'il les envoie
45:01vers une mort certaine.
45:03C'est aussi
45:04un événement marquant
45:05à titre personnel
45:06car son fils
45:07Peter faisait partie
45:08de l'équipage
45:09d'un Hubot
45:09coulé par la Royal Navy.
45:13Suite au mois de mai
45:141943,
45:16Denis
45:16se rend à l'évidence.
45:18Les convois
45:19sont bien trop protégés.
45:20Il décide
45:21de retirer ses sous-marins
45:22du nord de l'Atlantique.
45:25Il va voir Hitler
45:26et lui dit
45:26« Nos Hubot
45:27ne coulent plus
45:28assez de bateaux.
45:29Nous subissons
45:30trop de pertes.
45:31Il faut abandonner
45:32le nord de l'Atlantique. »
45:35Mais Donitz
45:36se veut rassurant
45:37avec Hitler.
45:38Il dit au Führer
45:39que tout n'est pas perdu
45:40et lui parle
45:42d'un nouveau modèle
45:42de sous-marin
45:43pouvant rester sous l'eau
45:45grâce à un tuba.
45:47Donitz dit à Hitler
45:48que les Hubot
45:49sont toujours
45:50la clé de cette guerre,
45:51qu'il existera bientôt
45:52des submersibles
45:53plus puissants
45:54capables de couvrir
45:55plus de distance.
45:57Mais il insiste
45:58surtout sur le fait
45:59qu'il est toujours
46:00l'homme de la situation.
46:03Donitz et Hitler
46:04n'ont pas compris
46:05que c'en était fini
46:06des sous-marins.
46:07Ils espéraient
46:08toujours reprendre la main.
46:10Ils ne se sont pas
46:11rendus compte
46:11que les Hubot
46:12venaient de livrer
46:13leur dernière bataille.
46:17Donitz continue
46:18d'envoyer des submersibles
46:20dans l'Atlantique.
46:21Ils dit à ces hommes
46:23que leur présence seule
46:24représente une victoire
46:25et que couler des navires
46:27n'est qu'un supplément.
46:29Dans les dernières années
46:30de la guerre,
46:31la majorité des Hubot
46:32dont l'équipage
46:33était inexpérimenté
46:34se faisait couler
46:35dès leur première mission.
46:37Que de pertes humaines.
46:40Le pire lors
46:41de la bataille
46:42de l'Atlantique,
46:43c'est que même
46:43après mai 1943,
46:45alors qu'on sait pertinemment
46:47que les Hubots
46:47ne peuvent plus arrêter
46:48les convois
46:49vers la Grande-Bretagne,
46:50les opérations continuent
46:52parce qu'il n'y a
46:52pas d'autre solution.
46:59Maintenant que les Alliés
47:01contrôlent l'océan Atlantique,
47:03ils disposent enfin
47:04d'une rampe de lancement
47:05pour entreprendre
47:06un débarquement
47:06sur les côtes françaises.
47:11La route entre les Etats-Unis
47:12et la Grande-Bretagne
47:13est finalement sécurisée.
47:15Les Alliés peuvent donc
47:16envisager d'attaquer l'Europe.
47:18Ce sera le débarquement
47:19du 6 juin 1944.
47:23Le jour du débarquement
47:25en Normandie,
47:26le 6 juin 1944,
47:28les Alliés prennent
47:29les Allemands par surprise.
47:31Tous les Hubots
47:32mouillent dans les ports.
47:34Donitz ordonne aux sous-marins
47:36d'attaquer.
47:36Ils disent à ses hommes
47:37de donner leur vie
47:38s'il le faut,
47:39que couler ne serait-ce
47:40qu'un navire
47:41pourra aider à gagner la guerre.
47:4435 Hubots
47:45sont envoyés
47:46pour repousser les Alliés.
47:48Seuls 5 reviennent.
47:52Les U-boats
47:53n'ont eu absolument
47:53aucun impact
47:54sur le débarquement.
47:56Et cette offensive
47:57n'aurait pas pu avoir lieu
47:58si les Alliés
47:59n'avaient pas remporté
48:00la bataille de l'Atlantique.
48:02La détermination
48:03sans faille
48:04de Donitz,
48:05même dans la défaite,
48:06explique peut-être
48:07pourquoi Hitler
48:08le désigne
48:09comme son successeur
48:10avant de se suicider
48:11en 1945.
48:15Le Reich de Milan,
48:17projet fou d'Hitler,
48:18vient de s'effondrer.
48:20Pour Hitler,
48:21il n'y a aucun doute possible.
48:22Une seule personne
48:23est encore fidèle
48:24à l'idéologie nazie,
48:25c'est l'amiral Donitz.
48:29C'est la seule personne
48:31sur laquelle Hitler
48:32peut encore compter.
48:34Il espère que Donitz
48:35continuera de se battre
48:37jusqu'à la fin.
48:40Mais Donitz comprend
48:41ce qui va se passer.
48:43Lors de la chute de Berlin,
48:45il donne l'ordre
48:46à ses troupes
48:47de se rendre.
48:49Il se rend compte
48:50que la guerre est perdue.
48:52L'Allemagne est à genoux.
48:55Il n'a pas d'autre alternative
48:57que de mettre
48:58un terme à la guerre
48:59au plus vite.
49:01Donitz permet
49:01de mettre fin
49:02aux souffrances
49:03des Allemands,
49:04mais aussi
49:04à celles
49:05des autres peuples.
49:11Si Hitler
49:12avait donné
49:12300 ou bottes
49:13à Donitz
49:14dès le début
49:14de la guerre,
49:16la bataille
49:16de l'Atlantique
49:17aurait pu prendre
49:18une toute autre tournure.
49:22Presque tout
49:23ce dont ont besoin
49:24le Royaume-Uni
49:25et les Etats-Unis
49:26transitent
49:26par l'Atlantique.
49:28Des matières premières,
49:30des troupes,
49:30des machines,
49:31des tanks,
49:32des avions,
49:32des munitions
49:33et du carburant.
49:35Tant de victoires
49:35ont été rendues possibles
49:37par la bataille
49:37de l'Atlantique.
49:38Et c'est pour cette raison
49:39qu'on la considère
49:40comme la bataille
49:41la plus importante
49:42de la Seconde Guerre mondiale.
49:45La victoire alliée
49:46lors de la bataille
49:47de l'Atlantique
49:48a été capitale
49:49pour le débarquement
49:50en Normandie
49:51et dans la victoire finale
49:53face aux nazis.
49:56Il était primordial
49:57que les alliés occidentaux
49:58restaurent la paix,
50:00la liberté
50:01et la démocratie
50:02en Europe de l'Ouest.
50:05Cela n'aurait pas été possible
50:06s'ils n'avaient pas gagné
50:07la bataille de l'Atlantique.
50:11Sous-titrage Société Radio-Canada
51:07Sous-titrage ST' 501
51:08Sous-titrage ST' 501
Comments