00:00Ah, moi j'aimerais...
00:02Moi je suis très sentimental, mais j'aimerais bien qu'elle commence avec d'amour et d'amitié d'Eddie
00:09Marnay,
00:10parce que je trouve que cette chanson vieillit tellement bien, et que c'était le début de tout.
00:14Le début de tout, évidemment, c'est Thérèse Dion, sa maman, qui est une femme douce,
00:18mais avec une petite barre de fer dans le cœur, qui était superstitieuse,
00:22puis qui s'est dit très à table, ça va nous porter malheur.
00:25En faisant une petite quatorzième, qui s'est appelée Céline, et sans maman Dion, il n'y aurait pas de
00:30Céline ce soir.
00:31Et je vous parle directement en face de la tour Céline, qui vient d'être baptisée officiellement par moi.
00:39Oui, Laurence, j'adore tes cheveux, et ça fait du bien, une goutte d'eau fraîche parmi toutes ces mauvaises
00:44nouvelles.
00:45Mais moi, ce que je ne comprends pas de Céline, c'est qu'elle dit que le mot « trac
00:49» est sorti de son vocabulaire.
00:51Et pour moi, c'est quelque chose de tellement mystérieux, le trac.
00:53Je l'ai vu chez Hallyday, j'ai vu Hallyday se rouler par terre au bar romain et vomir avant
00:59un Olympia.
01:00Jacques Brel vomissait avant chaque chose.
01:02Elle, non, ça n'existe pas.
01:04Et même ses musiciens, Scott Price et beaucoup de copains qui jouent avec Céline, me disent « non, c'est
01:10comme ça ».
01:10Et je pense que son secret, c'est de s'immuniser avec ses fans, parce que le trac, c'est
01:16le public, finalement.
01:18Moi, j'ai le trac pour mon petit Rex que je prépare le 16 et le 17 mars, et c
01:24'est à ma petite échelle.
01:26J'ai une petite boule ici, mais j'ai le trac ce soir pour Céline.
01:29Parce que je me dis, moi, je viens de prendre une année sabbatique, un an sans chanter.
01:34Je me paye un petit trac, mais elle, ce soir, elle n'a pas chanté depuis six ans.
01:37Moi, je me paye un trac pour elle, un trac du tabarnak, comme on dit en québécois.
01:44Et je ne comprends pas comment elle peut faire, parce que c'est le public, en fait, qui arrive, qui
01:51nous donne une surdose d'adrénaline.
01:54Et ce que je dis là est vrai pour les sportifs.
01:56Si on met deux joueurs de tennis sans public, ils font la baballe.
02:00Et dès que le public est là, il y a une espèce de magie positive qui s'empare de nous
02:06tous.
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