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  • il y a 3 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0113h, 14h, Europe 1 Info.
00:03La suite à 13h47 d'Europe 1 Info, ça continue jusqu'à 14h avec vous, Kelly Mathias,
00:08et vos deux débatteurs du jour, Gilles-William Golnadel, avocat essayiste,
00:12et Raphaël Stainville, directeur adjoint de la rédaction du JDD.
00:15On va revenir sur les 25 ans des attentats du 11 septembre.
00:17Juste avant, j'ai un cadeau pour vous, Gilles-William Golnadel.
00:21Alors, ce n'est pas moi qui le fais.
00:22Ce sont les syndicats CGT, CFDT et SNJ de France Télévisions.
00:26Ils savaient que vous alliez venir aujourd'hui, vous alliez venir.
00:28Ils font tout en fonction de moi.
00:30Ils font tout en fonction de ça, puisqu'hier, il y a eu un communiqué
00:33qui déplore le recrutement de Charles Sapin, responsable de Valeurs Actuelles, je le rappelle,
00:38comme éditorialiste à la fois sur France Inter et sur France Télévisions.
00:43Ils jugent qu'on banalise la presse d'extrême droite.
00:46Écoutez, la réponse de Céline Pigalle, la directrice de France Inter,
00:51qui a répondu ce matin sur l'antenne de France Inter à la médiatrice des antennes de Radio France.
00:55Je comprends l'émoi, le trouble que cette décision et ce choix ont soulevé.
01:01Il y a eu, par le passé, dans les pages de Valeurs Actuelles, à la une de Valeurs Actuelles,
01:06des articles, des titres, une bande dessinée qui représentait Daniel Obono comme une femme esclave.
01:14Un certain nombre de sujets qui ont choqué et qui ont ensuite fait l'objet de décisions de justice,
01:20de condamnations pour incitation à la haine.
01:23Évidemment, je condamne absolument ce qui s'est passé à ce moment-là.
01:27C'est la première chose.
01:28Et la deuxième chose très importante,
01:30c'est qu'aucun fait de ce type ne se produiront sur l'antenne de France Inter.
01:36Voilà, c'est une pigalle hier.
01:38J'ai William Golnadel.
01:39Non mais vous savez, j'assume depuis longtemps mon obsession
01:44contre ce que j'appelle le dieu visuel de ses vices publics.
01:47Mais je n'ai pas l'impression que les faits m'aient donné cruellement tort.
01:52Depuis que je dis que l'audiovisuel public qui est notre propriété a été colonisé par l'extrême gauche,
01:58je ne pense pas qu'avoir été démenti de manière cinglante.
02:02L'explication de Mme Picale est terrible par rapport à la condamnation.
02:06Vous posez la question, qu'est-ce que vous en pensez ?
02:08Elle est terrible par rapport à la condamnation de valeur actuelle.
02:11Moi, quand j'étais avocat de la LICRA,
02:13j'ai fait condamner pour bien plus grave que l'affaire Obono,
02:16le journal Libération qui avait publié un appel au massacre de juifs,
02:20dix jours avant le massacre, le vrai massacre de juifs, Rodé Rosier.
02:23Je peux vous dire qu'après cette condamnation-là,
02:26il a dû rentrer dix journalistes de Libération au sein de France Inter,
02:31et qui y sont encore.
02:33Donc de quoi on parle par rapport aux condamnations ?
02:36Ça n'a aucun sens, c'est comme si ça ne suffisait pas.
02:39Hier, c'est terrible, parce qu'ils ont fait...
02:41Alors c'est une...
02:41C'est chez M. Trapenard.
02:44Je ne sais pas s'il vous a été donné...
02:47Donc à la grande librairie.
02:48Non mais il est à la grande librairie.
02:50De voir le discours...
02:52Mais quand on dit pathos, c'est au sens pathologique.
02:56Le discours d'Adèle Haenel,
02:58je prétends que ça n'est pas quelqu'un de tout à fait normal qui parle.
03:02qui commence par l'allusion sur ce que font les hommes,
03:08et qui termine en accusant Israël de génocide.
03:14Et le pire, le pire de tout, si j'ose dire,
03:17c'est que ça s'appelle carte blanche.
03:19Et donc M. Trapenard a considéré que parce que ça s'appelle carte blanche,
03:25on n'a pas à modérer.
03:27Alors on va faire des cartes blanches partout, c'est pratique.
03:29L'ARCOM va être content.
03:31Ils n'ont absolument pas modéré.
03:32Alors France Télévisions a retiré le passage d'ailleurs après dans son replay.
03:35Ah bah après.
03:36En estimant que justement il n'y avait pas eu de contrepartie et de modération.
03:39Ah non, non, non, non, tu vois, quelle belle spontanéité.
03:41Ils ont enlevé ça parce qu'il y a eu une levée de boucliers très importante.
03:46Parmi lesquelles j'ai la faiblesse de me compter.
03:49J'ai Raphaël Staville.
03:51Oui, pour en revenir à la polémique suscitée par l'arrivée de Charles Sapin
03:56et sur France Inter et sur France Télévisions.
03:58Moi j'ai l'impression que les syndicats finalement jouent un jeu
04:04qui finalement conforte les directions de l'audiovisuel public
04:09dans l'idée qu'ils auraient enfin souscrit aux préconisations
04:14du rapport de Charles Lalonde sur l'audiovisuel public.
04:17C'est-à-dire que ces médias soient davantage pluralistes.
04:23Mais on voit que les réactions indignées
04:26et finalement les propos des différents directeurs de ces médias
04:33sont là pour nous donner l'impression
04:36qu'il y aurait tout d'un coup un pluralisme dans l'audiovisuel public
04:41alors que ce ne sont que des miettes et encore
04:43qui sont ceinturées d'un halo de radioactivité
04:49pour être presque immédiatement neutraliser
04:52peut-être l'efficacité de cette parole.
04:54Donc c'est à la fois vrai que de nouveaux visages,
04:58de nouvelles voix vont pouvoir s'exprimer dans l'audiovisuel public
05:03et pour autant ils ont été frappés du saut de l'infamie.
05:06Les uns accusés d'être racistes, les autres d'extrême droite.
05:11Bref, comment voulez-vous entendre, écouter
05:15ce qu'ils ont à dire dans cet univers totalement sclérosé
05:19lorsque vous êtes presque considérés comme des parias ?
05:22Ça n'a d'ailleurs pas empêché France Inter
05:25de prendre en même temps deux personnes de chez Blast
05:29qui est un site d'extrême gauche extrémiste, s'ils osent dire.
05:34Mais ça, ça ne pose aucun...
05:35La réalité, c'est que...
05:37Comment voulez-vous...
05:39Les syndicats sont représentatifs, hein ?
05:41Ils représentent quelque chose à France Inter.
05:43Donc comment vous voulez que les journalistes de syndicats,
05:47lorsqu'ils sont en mission,
05:48ils vont vous faire un papier honnête ?
05:50Ce n'est pas possible ?
05:51On aura certainement l'occasion d'en reparler.
05:53J'aurai des cadeaux toutes les semaines, vous verrez.
05:55Toutes les semaines, un petit cadeau pour vous.
05:57Ils savent que vous venez le vendredi, c'est dans Europe 1 Info.
06:00C'est parti !
06:00C'est parti !
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