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  • il y a 36 minutes
Générale de Gendarmerie Florence Guillaume
Générale de corps d'armée Florence Guillaume
Commandant de la région de gendarmerie la Générale Florence Guillaume et de la gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité Est.

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Transcription
00:00Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur ma route, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
00:06Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
00:34Bonjour et bienvenue sur la route d'une femme de caractère, une femme pionnière, la générale de corps d'armée
00:40Florence Guillaume, commandant la région de gendarmerie Grand Est et la gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité
00:47Est.
00:48La générale Guillaume est la première femme à diriger l'une des sept régions zonales de France.
00:53Elle nous a ouvert les portes du siège de l'état-major à Metz pour un dialogue très ouvert sur
00:58son parcours, de son bac à Toul jusqu'à Saint-Cyr, de son passage au CIRPA, prestigieux service d'information
01:06des armées, à son arrivée, ici où elle est devenue la patronne de 20 000 militaires.
01:11Nous évoquerons également avec la générale les missions et les métiers très divers de la gendarmerie et puis les particularités
01:18de cette région, ceci après avoir échangé avec deux de ses plus proches collaboratrices,
01:24la chef d'escadron Céline Thomas, chef de cabinet de la générale, et la capitaine Rebecca Sarbach, chef du bureau
01:31de la communication et coordinatrice égalité professionnelle et diversité.
01:44Bonjour Générale.
01:46Merci.
01:46Ravi de vous accueillir.
01:47Merci.
01:47Ravi de vous accueillir.
01:47Vraiment très sympa.
01:49Alors ici, on est vraiment, c'est le cœur de la région Grand Est.
01:53Exactement.
01:53Grand Est.
01:54Alors, comme vous le voyez, il y a les anciens blasons de l'Alsace, de la Lorraine et de la
02:01Champagne-Ardenne, mais aujourd'hui, c'est le siège de la région Grand Est, mais aussi de la région zonale
02:06Est, donc qui est le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté.
02:11Donc, en fait, il y a beaucoup plus de départements. Vous êtes à 18 départements.
02:13Ça fait 18 en tout. 10 pour le Grand Est et les 8 de la région Bourgogne-Franche-Comté.
02:17Alors, vous chapeautez tout ce petit monde. Enfin, ce petit monde, je mets des guillemets autour de petit, parce que
02:21ça représente combien de personnes, ça ?
02:23Alors, la totalité de la zone, ça fait à peu près 20 000 militaires, mais en calculant à la fois
02:28les réservices et les gendarmes d'actifs et les personnels civils.
02:32D'accord. On va rentrer, parce qu'il pleut, mais simplement une petite question.
02:35C'est rare pourtant. C'est quand même pas de chance. On a eu un temps magnifique et là, il
02:40y a une petite ondée au mauvais moment.
02:42Vous connaissez la Lorraine quand même. Alors, vous n'êtes pas née en Lorraine, mais…
02:45Non, pas si loin que ça, finalement. Moi, je suis née à Trèves, donc finalement, on n'est pas si
02:50loin.
02:50C'est tout près. Je reviens.
02:52Et puis, vous connaissez la Lorraine. Vous connaissez la Lorraine. Vous passez votre bac, c'est à Touls, vous êtes
02:57donc en Lorraine.
02:58Je suis passé mon bac à Touls. Alors, plus précisément, les écrits à Touls et les oraux, c'était à
03:03Nancy, au lycée Pointe-Carré.
03:04Bon souvenir.
03:05Bien sûr, oui.
03:06À cette période-là. Et déjà en tête, à cette époque, quand vous passez le bac, déjà en tête, cette
03:11carrière dans la gendarmerie ou pas ?
03:14Alors, c'est dans l'armée, l'armée terre, la gendarmerie. Je ne suis pas encore totalement fixée. En fait,
03:21quand je commence ma terminale, je vais d'ailleurs me renseigner sur les carrières possibles à Touls.
03:27Il y avait à ce moment-là un service d'information et de recrutement et je demande un peu ce
03:31qu'il en est. Et parallèlement, je pose mon dossier pour le britannien militaire de la Flèche.
03:36Et puis parallèlement, je regarde un petit peu, voilà, quelles sont les options possibles. Si d'aventure, je ne rentrais
03:41pas en lycée militaire, évidemment, je suis rentrée en militaire.
03:44En lycée militaire, j'ai préparé, j'ai réussi le concours de Saint-Cyr. Et donc, c'est, voilà. Et
03:49après, c'est posé la question, finalement, de savoir l'armée terre ou la gendarmerie.
03:55Et mon cœur l'a emporté vers la gendarmerie.
03:57Vers la gendarmerie. On va en reparler. Saint-Cyr, et puis le choix de la gendarmerie, on va en reparler.
04:01On va aller se mettre un petit peu à l'abri.
04:02Je pense aussi, oui. Effectivement.
04:04Je vous suis.
04:12Général, on est à l'intérieur. Enfin, on est dans le hall d'accueil de l'état-major. Alors, je
04:17vois la plaque avec tous les commandants de la région de la gendarmerie du Grand Est. Donc, première femme, c
04:23'est vous.
04:25Je ne suis pas la première Guillaume, par contre. Vous avez vu qu'il y avait un…
04:28Roger Guillaume.
04:29Exactement.
04:30Ah oui ? C'est de votre famille ?
04:31Pas du tout. Pas du tout. Mais bon, voilà. Je trouve ça un petit clin d'œil sympa.
04:34Oui, oui, oui. Mais alors, parce que justement, votre papa a été dans l'armée.
04:39Mon père a fait 20 ans dans l'armée. Il a commencé comme engagé, sous-officier, officier dans l'armée
04:45terre. Il a basculé en gendarmerie.
04:47Et après, il a fait 20 ans dans la préfectorale, comme sous-préfet.
04:50Ah oui, c'est ça. À Toul.
04:52Dont une partie à Toul. Ce qui fait que j'ai pu faire, en tout cas, parce que pour le
04:56coup, on a beaucoup déménagé. J'ai fait 4 collèges et 3 lycées différents.
05:00Mais ma terminale, je l'ai faite à Toul.
05:02Mais 4 collèges, 3 départements, des vingtaines, plusieurs dizaines de déménagements.
05:06Ça fait 23 en tout cas. Donc, c'est pas mal. Mais les miens, plus ce qu'on a partagé
05:13familialement.
05:13Mais c'est dur quand on est une ado, une enfant. C'est du déracinement ? C'est comment ?
05:19Alors, je dis, enfin, comment dire ?
05:22C'est pas que ça soit dur, parce que je pense que ça enrichit, ça oblige à aller vers les
05:27autres.
05:28Donc, quelque part. Et puis, à chaque fois, je pense que les choses m'étaient toujours présentées,
05:32non pas comme un départ, mais comme l'occasion de visiter un autre lieu et de découvrir un autre lieu.
05:39Donc, ça m'a toujours été présenté de façon positive.
05:41Effectivement. Après, le positif, il y a certaines fois, je vous avoue que c'était pas tout à fait la
05:45première impression que j'avais,
05:47parce que c'est un peu difficile, effectivement, quand on est dans un établissement, de dire,
05:50en fait, je pars, il va falloir encore tout refaire.
05:53J'ai la sensation à chaque fois de tout refaire, de revenir, d'être un peu la bête curieuse, de
05:57reconstruire.
05:59Et puis, finalement, effectivement, aussi, de perdre le fil d'amitié, parce qu'elle était, finalement, assez courte.
06:06Et puis, parce qu'à l'époque, on n'avait pas le téléphone facilement, les réseaux sociaux.
06:10Ou quand on en prendait le téléphone après, ça se voyait assez vite qu'on appelait les copines et copines.
06:15Et donc, on comprenait vite qu'on n'allait pas non plus.
06:18Voilà. Et donc, c'est vrai qu'on perd un certain nombre de personnes.
06:23Mais bon, après, c'est aussi la vie est aussi riche de nouvelles rencontres.
06:28Oui, oui. Et alors, quand vous faites le choix de... Comment s'opère ce choix, finalement ?
06:32Parce que vous me disiez tout à l'heure, vous voulez, dans un métier de l'armée ou de la
06:36gendarmerie,
06:36le choix d'aller dans la gendarmerie, précisément, qu'est-ce qui vous encourage à le faire ?
06:42En fait, quand je rentre à Saint-Cyr, j'ai une petite partie de moi qui me dit
06:46« J'espère que je pourrai prendre la gendarmerie ».
06:48J'ai une grosse partie de moi qui me dit « De toute façon, ce sera l'armée de terre
06:51ou la gendarmerie,
06:52tout me va ». L'essentiel, c'est de trouver un métier de responsabilité, d'engagement,
06:56un métier un peu différent aussi, il faut bien le dire.
06:58Et en fait, au fur et à mesure, je me dis quand même, finalement, la gendarmerie,
07:01qui n'était pas forcément mon premier choix, parce que je ne voulais pas forcément faire
07:05comme le mimétisme familial, mais en fait, ça me correspond quand même un peu plus,
07:10cette impression de lutte au quotidien, d'aider au quotidien, de protéger la population.
07:14Alors, dans votre carrière à la gendarmerie, il y a cette période au SIRPA.
07:18Moi, ça m'impressionne toujours, parce que j'ai été communiquant à une époque,
07:21SIRPA, le fameux service d'information et de communication de la gendarmerie.
07:26On a tous rêvé à un moment d'y passer.
07:28Et là, vous avez quand même une mission particulière, parmi vos missions.
07:31Oui, alors déjà, effectivement, c'est une mission absolument passionnante,
07:34qui m'a beaucoup appris.
07:35Moi, j'avais la partie des relations avec les médias nationaux de la presse nationale,
07:40mais également la question de la relecture des scénarios.
07:43Et parmi tous les scénarios, il y avait notamment les scénarios d'une femme d'honneur.
07:46Et une femme d'honneur, mine de rien, c'est vraiment un personnage qui a marqué l'histoire,
07:51parce que c'est la première série télévisée qui parlait, dont le héros était un gendarme,
07:59une gendarme en l'occurrence, dans les territoires, et qui faisait vivre ce personnage en uniforme.
08:05Parce que ça a longtemps un peu fait peur aux scénaristes de dire,
08:09un personnage, un gendarme, est-ce qu'on peut lui faire faire les mêmes choses, etc.
08:14Et donc, en fait, c'était la première série où l'héroïne était un gendarme, d'ailleurs, homme ou femme.
08:23En l'occurrence, c'était une femme, mais c'est la première série,
08:26hormis évidemment les films sur les gendarmes.
08:28Mais sinon, une série télévisée comme Maigret, comme toutes ces séries-là,
08:32il n'y avait pas de...
08:34C'était vraiment important.
08:36Corinne Tauzay.
08:37Vous l'avez rencontrée ?
08:37Je l'ai rencontrée, oui, parce que j'ai participé aussi à quelques tournages,
08:46de façon très lointaine.
08:48Mais voilà, c'était assez formidable, parce qu'en fait, quand on ne se rend même plus compte,
08:52aujourd'hui, il y a beaucoup plus de chaînes, mais à l'époque, il y avait un peu moins de
08:54chaînes.
08:55Et quand Corinne Tauzay passait, et quand la femme d'honneur passait à la télévision,
08:59je crois que c'était le jeudi soir de mémoire,
09:01ça allait parfois jusqu'à 10 millions de téléspectateurs.
09:04C'était des cartons de audience immense.
09:04C'était un carton.
09:05Et surtout, le lendemain, on avait un nombre d'appels au service de recrutement qui était assez fou.
09:11Donc, vraiment, ça donnait une autre image.
09:13Tout à coup, on se disait, mais tiens, mais en fait, le gendarme, il est dans les territoires,
09:17il fait des enquêtes, il est au contact de la population, le gendarme protège.
09:21Et donc, ça donnait une image beaucoup plus complète de la gendarmerie,
09:24acteur inséré dans le territoire.
09:26Et donc, c'était vraiment formidable.
09:28Et moi, le travail, c'était de relire pour qu'on ait des répliques qui correspondent à la vraie vie.
09:34Combien il y a de femmes aujourd'hui dans la gendarmerie ?
09:36Ça pèse combien, les femmes, en proportion ?
09:38Alors, on va dire un petit quart.
09:40Ah oui, un petit quart.
09:41Donc, c'est mieux.
09:42Ah, mais bien sûr.
09:43Alors, moi, je trouve que la gendarmerie, objectivement, elle a un peu tardé dans sa féminisation,
09:48notamment sur la féminisation des officiers.
09:50Les cartes, ça a été quand même beaucoup plus lent.
09:53En revanche, à partir du moment où ça a commencé, ça s'est fait quand même gérer de façon générale,
09:57de belle manière et de façon assez rapide.
09:59Et notamment les officiers, je pense que le démarrage, vraiment, c'est le concours universitaire,
10:04Bac plus 5, en 2002.
10:06Et à partir de 2002, alors qu'il y en avait, je pense, même pas 20 officiers en 2002,
10:12parce que moi, j'étais la douzième de mémoire quand je suis rentrée.
10:14Vous êtes la douzième femme officier.
10:17Femme officier, d'accord.
10:18Et en 2002, ce concours, en fait, il va permettre à beaucoup de jeunes femmes,
10:24notamment qui sont en fac de droit, mais pas seulement,
10:26parce qu'on peut être dans différentes, c'est très pluridisciplinaire,
10:31de venir.
10:31Et ce qui fait que, autant ça a été long au départ,
10:35autant à partir de ce démarrage-là,
10:37et parce que la gendarmerie a voulu qu'elles aient exactement les mêmes postes,
10:41eh bien, ça a fini par, progressivement, augmenter beaucoup plus fortement.
10:47Alors, général, on va vous retrouver dans votre bureau pour la fin de l'émission,
10:50et vous nous avez autorisé, je vous remercie, une parenthèse,
10:54c'est d'aller voir deux de vos collaboratrices, d'aller les rencontrer.
10:57Alors, Céline Thomas, qui est votre chef de cabinet ?
10:59Ma chef de cabinet, exactement.
11:00On dit que mon commandant, Céline Thomas ?
11:02Oui, elle est chef d'escadron.
11:03D'accord, chef d'escadron.
11:05Et puis, la capitaine Rebecca Zarbak, qui est votre chargée de communication,
11:09mais pas seulement.
11:10Je vais aller bavarder avec elles deux,
11:12et puis on se revoit tout de suite pour boucler l'émission dans votre bureau.
11:16Très bien, à tout de suite.
11:21À tout de suite.
11:22Bonjour, commandante.
11:23Bonjour, vous allez bien ?
11:24Je suis ravie de vous accueillir.
11:26Oui, écoutez, c'est sympa, on est content de faire notre surmaute spécial gendarmerie.
11:32Alors, chef de cabinet, déjà, parce que des chefs de cabinet, en fait, on en trouve partout.
11:35Chez les ministres, qui sont la chef de cabinet, les députés, les présidents de région, la générale.
11:41Quel est votre métier ? Quelles sont vos missions principales ?
11:44Alors, le rôle de chef de cabinet peut avoir des particularités en fonction des ministères et des endroits.
11:49Pour ce qui est de ma partie, chef de cabinet, c'est vraiment le point d'entrée stratégique par rapport
11:57à la générale de corps d'armée Florence Guillaume,
11:59que je sers depuis un an.
12:00En fait, c'est... Alors, vous dites qu'il y en a partout, mais c'est méconnu quand même dans
12:04le monde extérieur.
12:05Complètement.
12:05Et ce n'est pas, déjà, si on peut le dire, uniquement une gestion d'agenda et une organisation des
12:12rendez-vous.
12:13Pas que. Bien sûr, c'est une partie avec une grande force d'adaptation, mais ce n'est pas que
12:18ça.
12:18Clairement pas.
12:19C'est vraiment le point d'entrée stratégique.
12:21Arrive à moi, enfin, à tous les chefs de cabinet, mais arrive à moi de très nombreux interlocuteurs.
12:27On pourra y revenir.
12:28Il faut tenir de très nombreux dossiers. Il faut être capable de passer d'un dossier à un autre.
12:33Et mon effet majeur, chaque jour, c'est de faciliter le quotidien de la générale.
12:38D'accord.
12:39Ce n'est pas cacher les difficultés, mais c'est permettre que tout ce qui lui arrive et qui passe
12:45par moi soit beaucoup plus facile,
12:48que les difficultés soient stoppées, soit que les hypothèses soient présentées.
12:55Donc, mission hyper complexe, mais ça doit être passionnant.
12:57C'est un poste extrêmement passionnant, très enrichissant. J'ai eu la chance de faire 20 ans quasiment des postes
13:05orientés vers l'opérationnel.
13:07Et là, c'est une toute autre vision que j'ai. Et mon expérience me sert, mais là, ça me
13:13permet effectivement d'avoir une vision plus transverse, plus stratégique.
13:17Et je suis ravie de ce poste où j'apprends effectivement beaucoup de choses.
13:22Et vous me disiez, ça fait un an que vous travaillez avec la générale Lyon, mais vous êtes dans l
13:28'armée, dans la gendarmerie depuis plus longtemps.
13:30Pourquoi vous êtes rentrée dans la gendarmerie ?
13:33Alors, ça va faire très cliché, mais pourtant, c'est très sincère. C'est un métier que je veux faire
13:37depuis que j'ai l'âge de 8 ans.
13:40J'avais cette volonté d'être gendarme. Je n'avais pas encore cette idée d'être officier de gendarmerie, mais
13:46c'était quelque chose pour...
13:48Alors, à 8 ans, vous imaginez que c'est des raisons simples. C'était d'attraper les méchants et d
13:53'aider les victimes. Voilà l'époque.
13:55Et je me suis construite comme ça, ce qui m'a permis de construire mon parcours et de pouvoir arriver
14:01en gendarmerie il y a maintenant 20 ans.
14:04Quand vous étiez gamine, vous jouiez au gendarmerie au voleur ?
14:07Non, je ne crois pas. J'étais très fille, mais voilà. Non, non, je ne jouais pas au gendarmerie au
14:11voleur.
14:12Parce que moi, j'ai des souvenirs de gendarmerie au voleur.
14:13Non, non, mais c'est un vrai métier de passion.
14:15Quel regard vous portez sur le parcours de la générale Guillaume ?
14:19Écoutez, c'est un parcours qui est inspirant. Je ne pense pas être la première à vous le dire, mais
14:24c'est vraiment inspirant,
14:26puisque c'est la première fois que j'ai l'honneur de servir une femme-chef ou une chef-femme,
14:32a fortiori une générale de corps d'armée.
14:34Et je pense que peu sont arrivées encore pour le moment à ce niveau de responsabilité.
14:39Et la générale Guillaume, elle ouvre la voie et je trouve son parcours hyper inspirant.
14:45Au quotidien, j'apprends à ses côtés, à gérer l'humain, j'en apprends tous les jours.
14:50Et effectivement, c'est un chef qui est droit, qui est professionnel, qui prend les sujets à bras-le-corps.
14:57Et donc, effectivement, je suis très contente d'apprendre et de continuer à évoluer à ses côtés.
15:02Un grand merci pour votre accueil.
15:04Et on va rejoindre la capitaine.
15:06Eh bien, avec grand plaisir. Merci beaucoup.
15:08À bientôt.
15:09À bientôt.
15:09Bonne continuation.
15:10À bientôt.
15:17Capitaine Rebecca Sarbac.
15:20Bienvenue.
15:20D'abord, je vais vous remercier, parce que c'est avec vous qu'on a organisé le tournage de cette
15:24émission, avec la générale.
15:26Et ça a été d'une efficacité remarquable.
15:28Je voulais vraiment vous remercier, ce n'est pas toujours le cas.
15:30C'est peut-être un réel plaisir d'organiser cet événement.
15:32Oui, merci vraiment.
15:34Alors, vous pilotez toute la communication.
15:36On dit chef de bureau de la communication.
15:38Il y a des états différents.
15:39Je suis l'officier communication.
15:41Voilà.
15:41Je suis chef du bureau de la communication.
15:43Et chef du bureau de la com.
15:44On va y revenir à la com.
15:45Mais vous avez aussi la mission de responsable de...
15:48Alors, comment dit-on ?
15:49Excusez-moi.
15:50Alors, je suis coordinatrice égalité professionnelle et diversité pour la région Gendarmerie du Grand Est.
15:55Et la Gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité Est.
15:57D'accord.
15:57On a effleuré un petit peu le sujet avec la générale.
16:03Mais ça correspond à quoi comme mission ?
16:05Qu'est-ce que vous organisez ?
16:07Alors, je suis en charge d'animer et de piloter un réseau de référents qui sont volontaires pour exercer cette
16:14mission.
16:15Donc, les référents égalité et diversité, ils sont au sein d'un réseau qui existe depuis 10 ans maintenant.
16:20Le réseau national égalité et diversité qui est piloté à l'échelon central.
16:25D'accord.
16:25Par un référent...
16:25Donc, l'échelon central, ça veut dire national ?
16:27Au niveau de la direction de la gendarmerie, tout à fait.
16:29Et ensuite, une politique d'égalité professionnelle et diversité est mise en place par la direction de la gendarmerie.
16:35Et ensuite, elle est déclinée et prise à la main des régions.
16:37D'accord.
16:38Et c'est à ce titre-là que des coordinateurs et coordinatrices égalité et diversité sont mis en place au
16:43niveau régional.
16:43Et donc, ma partie de cette fonction-là, c'est en fait de piloter, d'animer le réseau, de mettre
16:51en place des campagnes de sensibilisation,
16:53de concevoir peut-être aussi certains nouveaux projets comme, voilà, pourquoi pas mettre des boîtes à outils à disposition de
17:03nos référents
17:04et finalement leur permettre de toucher tout le monde puisque nos référents, eux, ils sont déclinés sur l'ensemble de
17:09notre territoire.
17:10Donc, au sein des groupements de gendarmerie départementale, des groupements de gendarmerie mobile
17:14et après, en place, sur les unités de terrain, dans les compagnies, dans les brigades ou dans les escadrons et
17:19les pelotons d'escadron de gendarmerie mobile.
17:21Donc, l'idée, l'objectif en général, c'est...
17:25La lutte contre les discriminations, contre toute forme de discrimination, la lutte contre le racisme, le sexisme, l'homophobie, les
17:32LGBTphobies
17:33et toute forme de violence sexiste et sexuelle qui puisse exister au sein de l'institution ou en partenariat, en
17:39périmètre interministériel.
17:40Et cette mission, au sein de la gendarmerie, dans son ensemble, existe depuis quand ?
17:44Alors, le réseau a commencé à se développer à partir de 2016.
17:48Nous venons de fêter les 10 ans du réseau, pas plus tard qu'en juin dernier, à la direction de
17:52la gendarmerie.
17:53Donc, ça s'est développé au départ en formant les premiers référents et aujourd'hui, on en forme de plus
17:59en plus.
17:59Je suis moi-même formatrice, tout comme trois autres référents de la région.
18:03Et à l'échelle du Grand Est, nous sommes à peu près à une centaine de référents à l'heure
18:08actuelle.
18:08Et au bout de 10 ans, est-ce qu'on peut voir concrètement les premiers résultats des actions qui sont
18:14menées ?
18:14Oui, tout à fait. Les choses évoluent, pas uniquement par la mise en place du réseau, mais beaucoup par la
18:19mise en place du réseau,
18:20parce qu'on va au contact de l'ensemble de personnel de l'institution, qu'il soit civil, militaire, réserviste,
18:26corps de soutien, peu importe.
18:28Donc, on voit que l'action du réseau, elle est positive, mais pas que.
18:31Il y a aussi toutes les actions qui sont menées en parallèle dans d'autres périmètres,
18:34et notamment la libération de la parole avec le Grenelle des femmes, par exemple, aussi en 2019.
18:40Ce sont ce genre d'actions-là qui vont contribuer à permettre aussi au réseau d'évoluer
18:45et d'avoir des effets positifs aujourd'hui et de permettre à chacun de parler des difficultés qu'il peut
18:50rencontrer dans son quotidien.
18:51Alors, vous avez des journées interminables, là, parce que là, vous expliquez tout ce que vous faites, là,
18:55dans cette mission, mixité, coordination, le rôle de formatrice.
19:01Et puis, on sait ce que c'est que le métier de directeur de communication.
19:05Enfin, c'est extrêmement lourd.
19:07Ça va ?
19:08Je ne vais pas vous cacher que je ne m'ennuie pas.
19:11C'est une certitude.
19:12Mais en fait, c'est une richesse.
19:14Oui, oui.
19:15À la base, effectivement, je suis affecté ici, au sein de la région d'Henri-du-Grand-Est, à Metz,
19:19plus précisément,
19:20en tant qu'off-com, comme on est chez nous.
19:22Oui, oui.
19:22Officier de communication.
19:23Officier de communication.
19:23Officier de communication, qui est effectivement un métier très prenant, vous venez de le dire.
19:27Mais à côté de ça, mes fonctions de coordinatrice, égalité et diversité, au départ, c'est sur la base du
19:31volontariat.
19:31D'accord.
19:32Mais on ne peut pas se départir d'avoir des coordinateurs un peu partout sur le territoire.
19:37Donc, c'est vrai que cette mission-là m'a été aussi confiée lorsque je suis arrivé à Metz.
19:41Et je suis vraiment ravie parce que ça me permet d'aller au plus près du terrain pour tout un
19:45tas de raisons différentes.
19:46Et finalement, je fais le lien entre mes fonctions d'officier de communication et mes fonctions de coordinatrice égalité et
19:51diversité,
19:52puisque l'égalité et diversité demandent aussi des actions de communication à mettre en place pour toucher le plus grand
19:56nombre.
19:57Donc, voilà, j'ai un peu de lien entre mes deux activités principales au sein de l'institution.
20:03Eh bien, écoutez, Rebecca, capitaine Zarbak, un grand merci pour votre accueil, pour votre aide.
20:09On a passé un très, très bon moment ensemble.
20:12Effectivement, j'ai été ravie de passer ce temps-là avec vous.
20:15Et à bientôt.
20:15À bientôt, j'espère.
20:17Merci.
20:17Oui, bien sûr.
20:26Et bien général, je vous retrouve après cette petite excursion, c'est pas loin.
20:30Dans les bureaux d'à côté.
20:32Je voudrais qu'on en vienne, pour terminer l'émission, à des sujets d'actualité.
20:37C'est quoi les grands enjeux de la gendarmerie dans le Grand Est aujourd'hui ?
20:41Alors, dans le Grand Est, peut-être, même si c'est de la palissade, rappelez que la région Grand Est,
20:44c'est déjà une région carrefour de l'Europe.
20:46Donc, c'est bien évidemment déjà la lutte contre les trafics, à la fois les atteintes aux biens, à la
20:53fois les trafics de supéfiants.
20:54Et avec notamment la proximité de la Belgique, Luxembourg, l'Allemagne.
20:59Et bien sûr, on est sur la route qui descend vers l'Espagne.
21:02Donc, on est inévitablement sur une zone, en fait, une zone carrefour de trafic.
21:06Donc, on a la question du trafic des atteintes aux biens, mais on a également la question des atteintes aux
21:15personnes.
21:15Oui, ça s'augmente.
21:17C'est plutôt en augmentation.
21:19Alors, c'est aussi lié à la libération de la parole, que ce soit du public vulnérable, que ce soit
21:26bien sûr les mineurs.
21:27Donc, une attention très particulière sur les atteintes aux personnes, de manière à pouvoir agir très rapidement pour apporter une
21:34réponse.
21:35D'accord.
21:35Et puis, un enjeu, là aussi, qu'on ne minore pas, c'est la question cyber, qui est à la
21:42fois finalement un moyen nouveau et qui permet, en fait, qui est aussi, je dirais, un vecteur et à la
21:48fois des infractions nouvelles.
21:49Donc, on a à la fois, bien sûr, la partie polijudiciaire pour lutter contre les infractions liées au cyber ou
21:55aux commises grâces au cyber.
21:57Et on a également un gros travail de prévention à faire avec les collectivités territoriales, avec les entreprises, pour justement
22:05inciter, faire comprendre que la question de la prévention du risque cyber,
22:10la question de la prise en compte dans une entreprise du risque cyber, ce n'est pas la variable d
22:14'ajustement.
22:15Ça va vraiment être quelque chose qui est au cœur, je dirais, de la stratégie d'entreprise.
22:22Combien ça représente de métiers, la gendarmerie ?
22:24Alors, on dit habituellement 300 métiers. C'est vrai que, finalement, ça va du maréchal Ferrand aux pilotes d'hélicoptère.
22:30Vous avez du maréchal Ferrand.
22:31Alors, ça va plutôt se passer du côté de la garde républicaine, pour être très honnête.
22:35Oui, mais il y en a quand même.
22:36Mais il y en a quand même. En tout cas, des pilotes d'hélico, des maîtres de chiens.
22:39Et puis après, beaucoup de spécialistes. La maison de protection des familles, c'est des militaires qui sont formés à
22:46l'audition des mineurs.
22:48Donc, ça, c'est particulièrement important. Vous avez des enquêteurs d'unités de recherche.
22:53Vous avez des spécialistes de la délinquance économique et financière. Vous avez des spécialistes de l'intervention.
23:00Vous avez vraiment toutes les dynamiques en termes de métier, en termes de mission.
23:07Et l'objectif, c'est de pouvoir apporter, en fait, gérer la totalité du spectre au bon moment.
23:12Oui, c'est ça. Alors, il y a une question qui se pose toujours. Moi, je pense toujours. Alors, Corinne
23:16Touzet, j'aime beaucoup. J'ai regardé cette série que j'adore.
23:20Mais que ce soit avec Corinne Touzet dans Une femme de l'art, que ce soit avec De Funès et
23:24dans toute la saga, ce qui marque la gendarmerie, c'est quand même la proximité.
23:28Vous êtes là partout. Est-ce que c'est toujours le cas aujourd'hui ? Dans un monde très virtuel,
23:33est-ce que c'est toujours le cas ? Une présence physique forte ?
23:35Eh bien, ça réclame, d'ailleurs, une présence physique dans les territoires et une présence physique dans l'immatériel avec
23:40les brigades numériques, maintenant, en fait.
23:42Finalement, il faut… C'est de nouveaux territoires à investir et les territoires immatériels. Mais oui, on est présent.
23:50En fait, c'est la force de la gendarmerie. C'est justement cette force à mettre de couverture des territoires.
23:55C'est-à-dire que quand vous avez un territoire aussi grand que le Grand Est, il faut bien, pour
23:59pouvoir le protéger, pour pouvoir bien comprendre les différents flux entre les départements,
24:05vous avez vu une ossature de routes et d'autoroutes qui est assez dense.
24:08Oui, oui, c'est impressionnant.
24:09Pour tout comprendre ça, il faut bien avoir des relais un peu partout. Et puis, il faut pouvoir permettre l
24:14'égalité du service public aussi et l'égalité du service public de sécurité.
24:18Donc, pas être trop éloigné des différents endroits. Donc, oui, la gendarmerie, ça reste la force de couverture des territoires.
24:26Et après, il faut voir comment on essaye de travailler toujours. Parce qu'en fait, on s'est toujours adapté.
24:31On s'adapte aux nouvelles formes de délinquance.
24:34On s'adapte effectivement aux questions cyber. Il faut s'adapter à tout. Il faut voir comment on est le
24:40plus pertinent possible sur le terrain,
24:42que ce soit pour le recueil des plaintes, l'aller vert, le recueil des plaintes en visio.
24:47Tout ça, c'est réfléchir à comment on fait notre travail à la fois de proximité et à la fois
24:53notre travail de polyjuicière,
24:54donc de recherche d'un certain nombre d'infractions et d'auteurs, comment on le fait de la façon la
25:00plus pertinente.
25:01La Lorraine. Vous êtes un peu Lorraine. Vous êtes même beaucoup Lorraine.
25:04La Lorraine est le Grand Est. Mais on va parler plutôt Lorraine.
25:07Alors, Lorraine, on y va. Des amis qui viennent, qui habitent loin, à Metz ou au-delà, vous les invitez
25:16à aller ou vous leur dites,
25:17allez, je vous emmène là pour voir c'est quoi.
25:20Il y a tellement de choses. Déjà, moi, je trouve que Metz, pour moi, ça a vraiment été une belle
25:24découverte.
25:24C'est une ville avec une uniformité d'architecture. C'est très homogène, c'est très aéré, c'est très
25:30vert.
25:32Le secteur, enfin, le centre pétonnais, c'est absolument magnifique. C'est très, très agréable.
25:36Donc, moi, déjà, je ne peux pas ne pas passer par le centre de Metz, ne pas passer par la
25:41cathédrale,
25:42le musée de la Cour d'Or qui est absolument fantastique.
25:45Enfin, vraiment, moi, je trouve…
25:47On est d'accord là-dessus.
25:47Et puis, après, ces espaces très vastes où il y a toujours beaucoup d'animations, des lieux aussi qui sont
25:54assez symboliques.
25:55Le monument du Poilu sur l'Espagne, moi, je le trouve assez fantastique.
25:59Et puis, il illustre bien aussi la caractéristique de la région qui me marque fondamentalement à chaque fois dans mes
26:05échanges.
26:05C'est le poids de l'histoire et le poids de l'histoire militaire, évidemment, en Lorraine et dans le
26:10Grand Est.
26:10Et il n'y a pas un moment où, quand vous discutez avec des interlocuteurs, avec des natifs,
26:14où, finalement, on ne va pas reparler un peu de l'histoire qui a marqué.
26:17Alors, évidemment, c'est Metz, mais c'est aussi, finalement, la Lille Maginot, c'est Verdun.
26:23Ce sont des lieux de mémoire.
26:25Et, en fait, je trouve que ça fait du bien de se rendre compte à nouveau de comment l'histoire
26:32a façonné aussi la région.
26:33Oui, bien sûr.
26:34Et pour ça aussi, je trouve que la région est assez formidable.
26:37On a été à un grand théâtre de guerre, très longtemps, très souvent.
26:41Très souvent. Et puis, au final, aujourd'hui, finalement, cette paix qui s'est construite de belle manière.
26:49Metz est assez symptomatique de ça.
26:53Mais non, mais c'est vrai que c'est formidable ici.
26:55De l'Alsace à la Lorraine, en passant par Reims, en passant par l'Aube, il y a plein de
26:59territoires.
27:00C'est une belle région.
27:01Je savoure.
27:02C'est toujours, déjà, je pense que ça, c'est après, c'est presque instinctif.
27:05Moi, j'aime bien les territoires. J'aime bien découvrir de nouveaux lieux.
27:08Et je trouve que quand on s'intéresse au territoire, quand on s'intéresse aux gens, il y a toujours
27:12beaucoup de choses à découvrir.
27:13Et là, en l'occurrence, par moments, je trouve ça, la région Grand Est, ce n'est pas forcément la
27:19plus connue.
27:19Et donc, le fait qu'elle ne soit pas très connue, parfois, les gens se disent non, mais c'est
27:23peut-être pas.
27:24On a une image un peu de froid, etc.
27:26Alors bon, bien vu que cet été, ça ne marchait pas du tout.
27:29Et après un an, et donc une tournée de saison complète dans l'Est, j'ai peut-être eu un
27:38peu de chance,
27:38mais en tout cas, j'ai vu autant de soleil qu'un peu de pluie, et finalement, il n'est
27:44pas tant de froid que ça.
27:45Et de toute façon, un froid rigorent, parce que franchement, les Vosges sous la neige, c'est quand même plutôt
27:49très chouette.
27:50Un marché de Noël sous la neige, c'est quand même formidable.
27:53Non, c'est une belle région, et je crois qu'il faut prendre le temps aussi de découvrir, en fait,
27:58tous nos territoires.
27:59Il y a beaucoup de choses à voir.
28:00Écoutez, un grand merci à vous, Général Guillaume.
28:02Avec grand plaisir.
28:03C'était vraiment très, très agréable, cette balade avec vous.
28:05Et bonne suite.
28:06Merci.
28:07Merci.
28:26Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
28:29C'est parti.
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