00:00On va parler de « Tout feu, tout flamme », qui est un film de Jean-Paul Rapneau.
00:05Et hier, effectivement, à Saint-Sulpice, vous allez voir ces images avec beaucoup de personnalités qui étaient présentes.
00:12Et je le dis également pour nos amis d'Europe 1 qui nous écoutent à 10h39.
00:16Est-ce qu'on peut voir les images ? Mais avant, générique, effectivement, la séquence du spectateur. Générique.
00:29– Vous vous souvenez ? Vous vous souvenez de ça avec Jacqueline Langeais ?
00:34– Ça me fait frissonnement.
00:36– Jacqueline Langeais, Catherine Langeais.
00:39– Vous courrez devant ma télévision.
00:40– Oui, c'était le samedi ou le dimanche. Je crois que c'était le dimanche à 12h.
00:44– C'est 70, 71, on était jeunes, petits même.
00:49Voyez les images à Saint-Sulpice hier des personnalités, évidemment, Catherine Deneuve qui a tourné dans la vie de château
00:56et dans le sauvage Isabelle Adjiani qui était présente, sublime, forcément sublime, Isabelle Adjiani qui était présente
01:06et je rêve un jour qu'elle vienne sur notre plateau.
01:09Jean-Paul Rapneau avait 94 ans et une carrière tout à fait exceptionnelle.
01:14Et pourquoi, dans sa filmographie, pourquoi voulez-vous parler de « Tout feu, tout flamme » ?
01:19– On a parlé, c'est vrai évidemment, de Cyrano, on a parlé du hussard sur le toit, on a
01:23parlé du sauvage, de la vie de château,
01:25mais ça n'a pas été rediffusé « Tout feu, tout flamme » dans les hommages, les nombreux hommages à
01:30Jean-Paul Rapneau.
01:30C'est vrai qu'on a un petit peu oublié ce film.
01:33Alors, je sais ce que vous allez dire, c'est peut-être pas son meilleur film.
01:36C'est vrai, on l'a revu, on ne l'a pas revu ensemble, on l'a vu chacun.
01:38– Moi, j'adore Cyrano qui est extraordinaire, qui est prodigieux.
01:42– Oui, mais c'est une comédie enlevée, un peu à l'américaine, parce qu'il était très influencé par
01:46le cinéma des années 30 américains,
01:49Jean-Paul Rapneau, par la littérature aussi, vous parliez hier de lecture, lui c'est un grand lecteur, il adorait
01:54Alexandre Rapneau.
01:54– On va vite parce qu'on est pressé, le pitch, c'est un père qui revient et qui a
01:59abandonné ses enfants.
02:00– Il ne les a jamais vraiment éduqués, il part 3 ans, 4 ans, il revient comme ça sur un
02:04coup de tête.
02:04– Et c'est Isabelle Adjani qui a élevé ses soeurs, et qui a fait polytechnique.
02:08– Elle est conseillère du ministre de l'économie, et justement, on est au ministère de l'économie à l
02:12'époque où c'était au Louvre,
02:13et son père s'incruste dans un cocktail, regardez l'extrait, il lui dit que c'est très bien de
02:18ne pas s'être occupé d'elle.
02:20– Le problème c'est qu'il est très, très carriériste.
02:27– Je ne sais pas ce que vous en pensez, c'est vraiment très banal, vous avez bien été l
02:30'expérience.
02:31– Ce sont des gens qui ont été nucléaires.
02:33– C'est extraordinaire.
02:33– J'ai un bon jour.
02:35– Ah, enfin !
02:36– C'est moi, je suis désolé.
02:38– Tenez, tenez.
02:39– C'est mon nom, là.
02:40– C'est du champagne.
02:42– C'est du champagne.
02:43– Oh !
02:49– Qu'est-ce que tu fais là ?
02:51– Je suis passé à ton bureau depuis que tu es déjà parti.
02:53Un type a dit où tu étais, un type très gentil d'ailleurs.
02:55– Mais tu ne peux pas rester là.
02:55– Et pourquoi on est très bien ?
02:57– Mais comment es-tu entré ?
02:58– Mais écoute, mais calme-moi, je suis arrivé.
03:01– T'es la souris, ratat.
03:02– Soyez, moi-même.
03:03– Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que je t'ai fait ?
03:05– Excuse-moi.
03:08– Je n'ai pas envie de la nuit.
03:10Il fallait que je te parle.
03:11– C'est terrible, tu comprends.
03:13– On ne peut pas rester comme ça.
03:14J'ai l'impression que tu me détestes.
03:17– Oh, je sais ce que tu penses.
03:19Je n'ai pas toujours fait ce qu'il te fallait.
03:21– À l'amour de ta mère, j'aurais peut-être dû...
03:24– Bon, mais on ne peut pas toujours revenir sur le passé.
03:27Écoute, la vie continue.
03:28– Et regarde, regarde ce que tu es devenu.
03:31C'est un peu grâce à moi, non ?
03:33– Qu'est-ce que tu dis ?
03:34– Mais oui, réfléchis.
03:36Tu as eu envie de te battre.
03:37Tu as eu envie de t'en sortir toute seule.
03:39Et pourquoi ?
03:40Parce que je n'étais pas là.
03:42Si j'étais resté là à te chouchouter
03:44et à te promener au Luxembourg,
03:46je suis persuadé que tu n'aurais jamais rien fait.
03:47Jamais.
03:49– C'est Raphaël qui écrit tout ça.
03:51– Oui, oui, c'est Raphaël.
03:53– C'est formidable.
03:53– Cette scène est formidable.
03:54On peut le voir sur Canal, d'ailleurs.
03:56– Quel toupet.
03:57Quel toupet.
03:58Un petit escroc, bonimenteur
04:00qui va ruiner toute sa famille.
04:02C'est un personnage exceptionnel pour Montand.
04:05Et pour Adjani aussi,
04:06qui fait un petit peu dans le comique
04:07tout en étant très sérieux.
04:08On l'a vu, là.
04:09– Mais c'est une actrice de comédie, Adjani.
04:11et de légèreté.
04:12– Bien sûr.
04:13– Moi, je n'ai pas son producteur.
04:14– Elle n'a pas fait ça.
04:15– Oui, mais justement,
04:16je la trouve meilleure dans la comédie
04:19que dans Camille Claudel
04:21ou dans les films dramatiques.
04:23Je l'adore.
04:24Même dans des films très légers,
04:25il y avait un film qui s'appelait
04:26« La prochaine si tout va bien »,
04:28tous ces films-là.
04:29– Oui, de Jean-Louis Hubert.
04:29– Dans la légèreté,
04:30elle est extraordinaire, je trouve.
04:32Elle est inégalée.
04:33Le deuxième passage,
04:34on est à Apostrophe
04:34et il n'y a plus de stars
04:36et c'est François Truffaut.
04:37– Parce que Montand et Adjani
04:39étaient considérés par Rapneau
04:40comme les meilleurs acteurs du moment,
04:41les meilleurs acteurs français.
04:43Il disait même qu'Adjani
04:43était la meilleure actrice du monde
04:45à ce moment-là.
04:45On est au début des années 80,
04:46c'est vrai que c'est une star énorme.
04:48Mais Montand, on le voit partout
04:49au début des années 80.
04:50Toutes les émissions,
04:50les 7 sur 7,
04:51les émissions politiques,
04:52on lui prête d'ailleurs
04:53des ambitions présidentielles.
04:54Et est-ce qu'on peut dire
04:55que Montand est une star ?
04:57Réponse de François Truffaut
04:58sur le plateau d'Apostrophe.
05:00– La télévision a pulvérisé les mythes,
05:03détruit les stars
05:04et rompu le charme.
05:05Elle filtre.
05:06– C'est vrai,
05:07il n'y a plus de stars
05:07depuis la télévision.
05:09– Et c'est quoi ?
05:10Et Montand, c'est qui ?
05:11– C'est une grande vedette.
05:12– C'est pas une star ?
05:13Quelle est la différence
05:14d'une grande vedette et d'une star ?
05:14– Une star, c'est quelqu'un
05:15qu'on ne peut pas voir à la télévision.
05:17C'est encore Greta Garbo,
05:19si vous voulez.
05:19Mais il n'y a plus de stars.
05:20– Mais c'est de notre époque aussi.
05:21– Mais comment ?
05:22Lorraine Bacal,
05:23c'est pas une star ?
05:23Elle est venue ici.
05:24Elle est là sur votre fauteuil.
05:25C'est pas une star ?
05:26– Oui, c'était une vedette,
05:27une vedette, plus une star.
05:28Je crois que la dernière star,
05:29c'était, je ne sais pas,
05:30Evita Perron, vous voyez.
05:32Mais depuis que quelqu'un
05:33peut entrer chez vous
05:35et parler dans votre salle à manger,
05:36dans votre salon,
05:37eh bien, il n'y a plus de stars,
05:38je crois.
05:38Vous n'êtes pas d'accord ?
05:39– Oui, oui, oui.
05:39Vous perdez une forme
05:40d'un peu de mystère.
05:41Vous gagnez, par exemple,
05:42si vous voulez,
05:42les gens vous connaissent
05:44un petit peu mieux,
05:45même si c'est des caparences,
05:47bien entendu.
05:48Mais le côté mystère de la star,
05:50mais c'est vrai aussi
05:51que c'est une autre époque.
05:52– Une star veut dire étoile
05:53donc éloignement,
05:54donc inaccessible, bien sûr.
05:56– La voix,
05:56la voix inoubliable
05:58de François Truffaut.
05:59– C'est une séquence mythique, ça,
06:00parce qu'il n'est pas très à l'aise
06:01mon temps avec cette théorie-là.
06:02Il n'y a plus de stars.
06:03– Non, mais c'est vraiment
06:05un discours d'un autre monde
06:06parce que quand Truffaut dit
06:08les stars ne passent pas
06:09à la télévision,
06:11moi, j'ai entendu
06:12des distributeurs dire
06:13on ne prend plus de films
06:14parce que les films
06:14passent à la télévision,
06:15c'est-à-dire
06:15c'est un autre monde.
06:17– On va écouter Adjani,
06:19Isabelle Adjani, évidemment,
06:20parce que c'est un film
06:21qui, à l'époque,
06:22avait été un énorme succès.
06:23Plus de 2 millions d'entrées,
06:24ils ont fait la promo
06:24dans toutes les émissions
06:25Montand et Adjani.
06:26Je vous propose d'écouter
06:27Isabelle Adjani parler
06:28de son expérience
06:29qui, elle était une star,
06:30on peut le dire à l'époque,
06:31de son expérience
06:32avec Jean-Paul Rappé.
06:33– Il est incroyable.
06:35Il est inouï.
06:36Moi, je l'appelle
06:37le metteur en scène inouï
06:39parce qu'il est tellement
06:42excité, emballé
06:43à l'idée de voir
06:44ce qu'il a écrit
06:46c'est-à-dire de voir
06:47vivre son rêve
06:48qu'il est comme un enfant
06:49devant nous
06:50et qui trépine de joie
06:53dès qu'on lui donne
06:56ce qui est écrit,
06:58dès qu'on lui donne
06:59ce qui est écrit.
07:02C'est merveilleux de jouer.
07:03On joue pour lui, vraiment.
07:05On est très heureux
07:06de jouer pour lui.
07:06On a tous l'air
07:07de gosses sur le plateau.
07:09– Quel charme,
07:10quelle voix,
07:11quelle beauté,
07:12quelle présence.
07:13– Elle venait de tourner
07:14possession de Zoulaski
07:15qui n'est pas du tout
07:15un film du même genre.
07:17Je pense que ça lui a fait
07:17du bien.
07:18– Oui, mais elle est
07:19formidable, on le répète
07:20dans la légèreté.
07:21Il y avait également
07:22une scène que vous vouliez
07:23nous donner.
07:24C'est Rapneau qui parle peut-être ?
07:26– Rapneau, oui,
07:26qui va dire justement
07:27que ce sont les deux
07:28meilleurs acteurs français
07:29du moment,
07:29Adjani et Montand.
07:32– Pour moi,
07:34ce sont les deux plus grands
07:36acteurs français.
07:38Ce n'est pas parce qu'ils sont
07:39dans mon film,
07:39mais il se trouve que
07:41elle, elle est absolument
07:42inouïe et lui est
07:43un superbe acteur,
07:45pour moi le plus grand
07:48à l'heure actuelle.
07:49Enfin, justement,
07:50parce qu'il peut aller,
07:51il peut se déplacer
07:52de la comédie
07:54à la gravité
07:55en quelques secondes,
07:56en une demi-seconde,
07:57on ne passe dans son visage,
07:59on peut passer
07:59de la drôlerie
08:02au drame.
08:02– C'est vrai que Montand
08:03était un comédien
08:05tout à fait extraordinaire
08:06et dans l'aveu,
08:07comme dans César et Rosalie,
08:10il est dans des films
08:11comme Garçons,
08:11il est formidable
08:12avec Nicole Garcia.
08:13– Il a raison,
08:14mais il y a du monde,
08:15il y a de la concurrence
08:16en 82.
08:16– Oui,
08:17il y a Michel Serrault
08:18et Michel Piccoli.
08:18– Ça ne veut rien dire,
08:19le plus grand-côteur
08:19Serrault est formidable,
08:21on peut en citer…
08:22– Piccoli,
08:23– Comment ?
08:23– Piccoli,
08:24je me demande si
08:25Piccoli,
08:25ce n'est pas le plus…
08:26– Oui,
08:27c'est le plus mystérieux
08:27en tout cas.
08:28Michel,
08:30il avait du recul
08:31par rapport à tout.
08:32J'étais très copain
08:33aussi avec lui,
08:34j'ai passé des moments
08:35extraordinaires
08:36avec Piccoli.
08:36– Mais je ne veux pas faire le…
08:38On a tellement aimé
08:40ces comédiens,
08:40Claude Riche,
08:42Brasseur,
08:42et puis même des gens
08:43parfois comme Lanou,
08:44qui n'ont pas eu…
08:45– Bien sûr.
08:45– Ces comédiens
08:46sont exceptionnels.
08:48C'est une génération
08:49noiret,
08:50Rochefort,
08:50je vais en citer
08:5150 000,
08:53et des femmes,
08:53Nicole Garcia,
08:54je l'ai dit,
08:55Annie Girardot,
08:56Annie Girardot,
08:58la capacité d'émotion
09:00d'Annie Girardot.
09:02– Incroyable.
09:03Alors,
09:03il est sur le plateau
09:04avec notre ami Labrou
09:05un jour,
09:06Montand.
09:06– Au journal,
09:07– Au journal,
09:08et voyez cet échange.
09:12– Tout feu,
09:13tout flamme,
09:14c'est le titre
09:14du prochain film
09:15Jean-Paul Rapneau,
09:16il sort mercredi à Paris,
09:17et tout feu,
09:18tout flamme,
09:18ça vous correspond,
09:19Yves Montand,
09:20parce que dans ce film,
09:21vous jouez le rôle
09:22d'un homme
09:22qui abandonne
09:23un petit peu trop souvent
09:24ses filles,
09:25puisqu'il a quoi ?
09:26Trois filles,
09:26c'est ça ?
09:27– Oui,
09:28superbe fille.
09:28– Oui,
09:29l'aîné étant Isabelle Adjani.
09:31– Oui.
09:31– Vous êtes un personnage,
09:32comme il vous arrive
09:33d'en interpréter
09:34dans les comédies,
09:35c'est-à-dire fantasque,
09:36un peu cabot,
09:37un peu menteur.
09:38– Oui,
09:39comme on est un peu tous,
09:40quoi.
09:40Non,
09:40ce qu'il est surtout,
09:41ce personnage-là,
09:42il a une des qualités
09:44que j'aime bien,
09:44c'est d'abord un anti-héros,
09:46d'une part,
09:46et surtout,
09:47d'autre part,
09:47il a un côté adolescent attardé
09:51qui me plaît bien.
09:53C'est-à-dire que c'est un monsieur
09:54qui n'est jamais devenu adulte,
09:55en quelque sorte.
09:56– Et qui poursuit un rêve.
09:57– Et qui poursuit un rêve,
09:58comme toujours,
09:59on connaît plein de gens comme ça,
10:00dans chaque famille,
10:01il y a l'oncle,
10:01le père,
10:03le frère,
10:04qui a une idée géniale,
10:05toujours,
10:05qui doit réussir,
10:06qui doit formuler,
10:07il met tout le monde sur la paille,
10:08très sincèrement,
10:09il y croit,
10:09puis ça ne marche pas.
10:10Voilà,
10:11c'est un peu ça,
10:12le père s'il met entier
10:13et parfaitement sincère
10:16dans ce qu'il essaie
10:16d'entreprendre.
10:17– Vous voyez,
10:17à l'aune des critères
10:18d'aujourd'hui,
10:19ce personnage,
10:19il serait attaqué encore,
10:21parce qu'il ne s'occupe pas
10:22de ses enfants,
10:23et ça serait un mâle blanc,
10:26voilà.
10:27– Il ruine tout le monde,
10:28quand même.
10:28– Oui,
10:28mais je suis d'accord avec vous,
10:29mais aujourd'hui,
10:30la critique morale
10:31serait très forte.
10:32– Oui,
10:32non,
10:32bien sûr.
10:32– C'est du montant injuste,
10:33c'est simplement un personnage
10:34qui existe,
10:35peut-être pas dans toutes les familles,
10:36mais dans beaucoup de familles.
10:37quelqu'un qui,
10:38voilà,
10:39qui pense peut-être qu'à lui,
10:41même sûrement qu'à lui,
10:43qui est léger.
10:43– Il ne peut pas faire le mal,
10:44mais qui est sincère dans ce sens-là.
10:45– Voilà,
10:46mais il serait attaqué,
10:47parce que la critique morale,
10:48il faut qu'un personnage
10:49soit moral aujourd'hui.
10:51– C'est-à-dire qu'au-delà de ça,
10:53il faut qu'il soit
10:54dans une certaine ligne,
10:55avec une certaine vision du monde.
10:58Et s'il n'a pas la vision du monde
11:00qui est celle de la doxa du moment,
11:04à ce moment-là,
11:04il est effacé.
11:05– Mais vous avez échappé à ça
11:07dans votre film.
11:08Je trouve que, justement,
11:09dans Les héros du Louvre,
11:10il y a effectivement
11:11un personnage positif,
11:12mais vous avez échappé
11:12à ce que je vois parfois
11:14dans les films,
11:15de simplement être
11:17un film de bon sentiment.
11:18– Oui, parce que,
11:20moi, ce que je voulais faire
11:21avec tous les personnages,
11:23avec Cad, avec Marie,
11:25je voulais des gens
11:26qui soient réels,
11:27qu'on puisse toucher,
11:28qu'on a envie de saisir.
11:29Je ne voulais pas des gens
11:30qui ne fassent que promener
11:32des idées,
11:33qui s'amusent avec elles.
11:34Je voulais vraiment des gens
11:35qui aient une âme
11:36et un cœur,
11:39des héros du Louvre.
11:40– Bon, on est en retard,
11:41donc je voulais ne pas manquer
11:43quand même Brigitte Millot
11:44et puis après,
11:46on fera Shana Tova
11:47parce que c'est ce soir.
11:47– C'est ce soir,
11:48nouvel an.
11:49– Donc ce soir…
11:50– Ce soir,
11:51Kipa,
11:53Kipa,
11:53machin,
11:54tout le truc.
11:55– Donc c'est la nouvelle année.
11:56– Je suis content
11:56d'être en famille.
11:57– Mais c'est Shana Tova.
11:58– Shana Tova.
11:59– Shana Tova à tout le monde.
12:01– Au méchant.
12:02– Et pas qu'aux Juifs,
12:02à tout le monde.
12:03Aux Chrétiens,
12:04aux Musulmans,
12:04à tout le monde.
12:05Bonne année.
12:06– 5 787.
12:08– Bravo,
12:08tu connais la date ?
12:10– On est dans les années 80.
12:11– Écoutons,
12:12Brigitte Millot
12:13qui présente
12:13Docteur Millot demain.
12:15Bonjour Docteur Millot,
12:16c'est à 11h demain,
12:18à 11h sur Antenne de CNews.
12:20– L'heure des pros.
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