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Dans son édito du 11/09/2026, Laurent Tessier revient sur la hausse des prix du carburant et la gestion de cette crise par le gouvernement.

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Transcription
00:00Laurent, vous nous parlez ce matin de la colère autour des prix des carburants.
00:03Vous ne supportez plus d'entendre les mêmes discours.
00:05Oui, c'est le ras-le-bol qui dure depuis des mois.
00:07Le ras-le-bol de voir des prix élevés lorsque l'on fait son plein.
00:10Il n'y a pas le choix souvent.
00:11Il faut prendre sa voiture pour aller travailler,
00:12emmener les enfants à l'école pour aller faire les courses.
00:14Et à chaque passage à la station service,
00:16nous voyons une addition de plus en plus salée.
00:19Le ras-le-bol d'entendre les mêmes discours pour tenter de nous rassurer.
00:22Hier, Maud Brejon, la porte-parole du gouvernement s'est exprimée
00:25après le Conseil des ministres.
00:27Nous sommes extrêmement vigilants et attentifs.
00:29évidemment à cette situation avec au fond un positionnement et un pragmatisme
00:34qui depuis le début de cette crise est le même.
00:36Nous sommes extrêmement vigilants et attentifs.
00:39J'entends.
00:40Et que disait la porte-parole du gouvernement il y a plusieurs mois,
00:42le 4 mars dernier, après un Conseil des ministres ?
00:45Nous serons extrêmement attentifs à l'évolution des prix
00:50parce que nous savons et je sais pertinemment à quel point
00:53c'est une attention, pardonnez-moi, c'est une inquiétude centrale.
00:57Oui, ils peuvent être extrêmement vigilants et attentifs
01:00mais en attendant, les automobilistes trinquent.
01:02Et cette réalité à la pompe, un litre de 100 plombs 95 en moyenne à 2,12 euros,
01:07le gasoil à 2,29 euros.
01:09Un niveau record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
01:12Ces carburants sont 23 et 33% plus chers qu'en février.
01:15Alors oui, des choses ont été faites avec des aides ciblées pour les transporteurs,
01:19les agriculteurs, les pêcheurs et pour les autres.
01:21Que disait hier la porte-parole du gouvernement ?
01:23Et nous avons décidé évidemment d'être aux côtés des Français qui travaillent,
01:27qui roulent beaucoup et des Français les plus précaires.
01:30Mais il y a une réalité budgétaire, il y a une lucidité à avoir.
01:33Tout particulièrement, je crois, quand vous êtes aux responsabilités.
01:37Nous serons aux côtés des Français qui travaillent.
01:39Mais non, pas tous.
01:40Il y a plusieurs mois, le 22 avril dernier,
01:43Maud Brejon disait la même chose,
01:44elle était l'invité de la grande interview sur CNews d'Europe.
01:48Encore une fois, on ne lâche pas les Français qui travaillent et notamment les plus modestes.
01:51Et en même temps, il y a une réalité qui est celle du déficit, qui est celle de la dette.
01:55Et donc, on ne peut pas faire n'importe quoi avec l'argent du contribuable.
01:58Et il n'y a surtout pas grand-chose à proposer.
01:59Pas d'aide générale, pas de diminution des taxes qui représentent environ 60% des prix des carburants.
02:04Les caisses sont vides, Romain.
02:05Et Laurent, un ras-le-bol qui monte parce que nous aurons tout entendu ces derniers mois.
02:10Le moment de grâce était quand le ministre de l'économie, Roland Lescure,
02:14nous lançait en mars dernier sa solution magique, un observatoire.
02:18J'en profite pour annoncer que le ministre des Comptes Publics, David Amiel,
02:21va mettre en place dans les prochains jours un observatoire de la crise et de leur impact sur les finances
02:27publiques.
02:28Magnifique exemple de déconnexion.
02:30Et hier, nous étions avec Pascal Praud sur Europe 1 pour notre émission entre 16h et 18h.
02:33Nous avons eu un nombre important d'appels.
02:35Comme François, 29 ans, il habite à Bordeaux.
02:38Je vous avoue que maintenant, je ne fais plus le plein.
02:40Je mets à coups de 25 ou 30 euros parce que c'est insupportable.
02:44C'est insupportable.
02:46On ne gagne pas trop mal nos vies avec ma femme.
02:48Et une horreur, on a trois enfants, on ne s'en sort plus alors qu'on gagne bien nos vies.
02:52Sept Français sur dix ont besoin de leur voiture pour aller travailler.
02:55Il n'y a pas de choix.
02:56Comme vous n'avez pas suffisamment de transports en commun,
02:57beaucoup d'automobilistes, et c'est peut-être vous qui nous regardez,
03:00vous êtes livrés à vous-même.
03:01Et si vous comptez sur le chef de l'État, Emmanuel Macron,
03:04il pourrait vous faire la même réponse qu'en 2018.
03:09Je vais finir au carburant, mais le carburant, ce n'est pas Bibi.
03:12Il y a quand même des taxes sur l'État.
03:15Non, mais c'est vrai, et je les assume.
03:18Le carburant, ce n'est pas Bibi.
03:19Voilà pour Bibi, encore un autre sujet qu'il va falloir assumer prochainement.
03:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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