00:00Et nous accueillons donc Philippe-Audrey-Larue-Saint-Jacques.
00:03Bienvenue, bonjour.
00:05Bonjour, Mme Paré-Cuelos.
00:07Philippe-Audrey, je crois parler au nom de tout le monde.
00:10Que faites-vous ici?
00:11Eh bien, c'est une excellente question, Mme Paré-Cuelos.
00:13Et sachez que je suis le premier à me la poser.
00:16Et non, je ne suis pas non plus un personnage québécois de Thomas Poitvin.
00:20Alors, pour répondre à votre question et inspiré par autant de journalistes chevronnés,
00:25eh bien, j'ai contacté la direction de France Inter.
00:28Et j'avoue, M. Duhamel, que je leur ai posé votre question signature.
00:32Donc, je leur ai demandé « Vous allez bien? »
00:34Et on m'a répondu « Qui êtes-vous? »
00:37Donc, là, c'est entamé un processus de tourment métaphysique.
00:40Et j'ai été relire le message de la productrice qui m'a demandé
00:43« Peux-tu remplacer demain? »
00:45« Michael Jérémias vient donner un coup de gueule à propos des personnes en situation d'handicap.
00:49Je ne vois personne d'autre que toi pour en parler. »
00:53Eh bien, déjà, c'est-à-dire, parce que je veux dire,
00:56je comprends que j'ai un accent, puis qu'on m'a déjà dit
00:59« Oh là là, j'espère que votre accent ne vous handicapera pas trop en France. »
01:03Mais je ne savais pas que l'accent québécois me qualifiait tant que ça pour les Paralympiques.
01:08Et j'avoue aussi que j'ai des doutes sur ma beauté, parce que moi, je ne me trouve pas
01:13beau.
01:13Merci de votre compassion.
01:15Mais je dirais qu'on m'a dit que j'ai une beauté de type l'important, c'est de
01:20participer, c'est l'intention qui compte.
01:21Bref, on m'a dit que j'ai une beauté radiophonique.
01:23En France, vous avez le chic des complimaires, mine de rien.
01:26Et donc, j'ai des doutes sur le fait que France Inter se dise
01:30qu'il y a qui de mieux pour commenter la détérioration des services offerts aux personnes en situation d'handicap
01:35que ce gars venu en France depuis deux semaines.
01:39Et là, apparemment, il n'y a personne de meilleur que moi pour en parler.
01:44Bon, personnellement, j'en vois au moins une autour de la table.
01:46Et j'ai cru, d'ailleurs, M. Jérémillas, parce que coup de gueule au Québec, ça veut dire se battre,
01:51en fait.
01:51Donc, je pensais que vous veniez gueuler contre les handicapés.
01:53Je trouvais ça audacieux.
01:57Et j'ai eu peur, en fait, que la France soit déjà happée par la vague allemande venue de Saxanal,
02:01vous voyez, où le gouvernement d'extrême droite interdirait l'école ordinaire aux enfants handicapés.
02:06Ça cohabite mal, la Saxanal.
02:08Et j'ai fait des recherches sur la Saxanal.
02:11Et ma conclusion, c'est n'oubliez jamais le HLT quand vous êtes sur Google.
02:15Et en France, j'ai appris, c'était chic, j'ai appris qu'une personne sur cinq est en situation
02:22d'handicap.
02:22C'est étonnant parce qu'en voyant les infrastructures adaptées, j'aurais dit zéro sur cinq.
02:28Et j'ai aussi appris qu'il y a des handicaps visibles et non visibles.
02:31Bon, les handicaps non visibles incluent, entre autres, des malentendants et des non-voyants
02:34qui forment la force vive des serveurs parisiens.
02:37Ils nous entendent, ils ne nous voient jamais, apparemment, ces gens-là.
02:40Et donc, le mystère dans la présence persiste.
02:42Et souvent, vous savez, la solidarité inspire le mimétisme.
02:45Mais je pense que rester aveugle, sourd ou paralysé face aux besoins et aux demandes des personnes en situation d
02:50'handicap,
02:51c'est tout sauf de la solidarité.
02:53Merci, merci beaucoup, Philippe-Audrey.
02:56La rue Saint-Jacques, à demain.
02:57À demain.
02:58Dans la matinale des Varroques et de Quentin-la-Fey.
03:00Merci.