Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0016h-18h, Pascal Proébou sur Europe 1.
00:04William Molinier est avec nous et vous le connaissez, il est journaliste Police Justice à Europe 1.
00:10Et il écrit aujourd'hui dans le JD News, meurtre de Thomas Acrépole, comment les suspects pourrissent l'enquête.
00:18La plupart des mises en examen dans l'enquête sur la mort de Thomas Perrotto à Acrépole en novembre 2023
00:24sont en liberté.
00:25Donc ça déjà c'est stupéfiant, alors qu'ils ont tout fait pour empêcher la manifestation de la vérité au
00:31cours de l'instruction, dites-vous.
00:34Oui, bonjour Pascal.
00:35Bonjour William.
00:37Oui, effectivement, ils étaient 14, ils sont 14 mis en examen dans ce dossier.
00:449 d'entre eux sont déjà dehors.
00:47Alors, parce qu'en réalité les délais légaux de la détention provisoire font que les juges n'ont pas eu
00:54d'autre moyen que de les remettre dehors.
00:57Et moi ce que j'écris dans le JD News de cette semaine, c'est que les cinq autres qui
01:02sont aujourd'hui en détention provisoire seront inéluctablement relâchés avant le procès.
01:08Parce que si procès il y a, ce ne sera pas avant un an et que là on arrivera au
01:13maximum de ce qu'on peut faire, c'est-à-dire les quatre ans de détention provisoire.
01:18Et ce, malgré un comportement absolument terrible en fait tout au long de la détention provisoire.
01:26Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont des rapports de l'administration pénitentiaire.
01:30Il y a une note de la juge d'instruction que je me suis procurée et que je raconte dans
01:35ce papier,
01:36où effectivement la juge d'instruction relève un certain nombre de manquements, des problèmes qu'il crée dans les cellules,
01:45qu'il crée à l'audience lors de la reconstitution, il l'insulte copieusement.
01:50Ça va même jusqu'à, il y a 17 signalements en huit jours qui sont remontés par l'administration pénitentiaire,
01:57avec des découvertes de stupéfiants dans les cellules, avec des téléphones portables qui sont découverts dans les cellules,
02:05des stupéfiants, des portables, toute une arme artisanale qui a été confectionnée, une lame de 7 cm.
02:13Il y a des surveillants qui se plaignent de violences, notamment de la part de ces suspects.
02:19Et donc malgré tout ça, malgré ce comportement qui pose problème et qui est relevé d'ailleurs aussi par le
02:25parquet,
02:26le ministère public, qui dans son réquisitoire définitif, l'écrit noir sur blanc,
02:32s'est mis en examen, ont tout fait pour empêcher la manifestation de la vérité.
02:36On arrive aux trois ans de l'affaire Crépaule et on ne sait toujours pas, en tout cas la justice,
02:40ne sait toujours pas qui a porté le coup de couteau nortel.
02:45William Molini est avec nous, journaliste police-justice sur Europe.
02:48Vous rapportez que des menaces, des intimidations à l'encontre des partis civils,
02:52échanges pourtant interdits entre mises en examen, agitation dans la salle d'audience, provocation.
02:57Après avoir insulté la juge lors de la reconstitution, l'un des mises en examen a mis le feu à
03:02son matelas.
03:03Il s'est filmé ensuite dans sa cellule, en train de fumer du cannabis,
03:07avant de diffuser la séquence sur les réseaux sociaux.
03:09Une vidéo accompagnée d'un message bravage dans lequel il assurait être heureux en prison,
03:15convaincu qu'il ne serait pas jugé.
03:16Votre papier est absolument passionnant, mais moi, ce qui me frappe sur Crépaule,
03:20c'est qu'effectivement, l'espace médiatique ne traite pas ce sujet comme il devrait le traiter.
03:28Oui, vous savez qu'on est dans l'attente de l'ordonnance de mise en accusation des juges.
03:36Est-ce qu'ils vont confirmer le caractère, le racisme anti-blanc et anti-français
03:43qu'ils avaient soulevé lors d'une première clôture d'information ?
03:48Vous savez que le parquet a contesté, donc là, on attend de savoir si les juges d'instruction vont le
03:54confirmer.
03:55Oui, ce comportement, en fait, moi, je sais très bien ce qui se passe à la fois dans la tête
04:01des confrères,
04:01mais aussi, j'imagine, dans le monde judiciaire qui va lire ce papier.
04:05Ils vont se dire, bon, bah oui, mais en fait, la plupart des détenus aujourd'hui sont comme ça.
04:11Et donc, pourquoi en faire un papier ?
04:14Je ne dis pas qu'ils ont raison, c'est en tout cas le logiciel dans lequel ils...
04:18C'est ce qui se passe, les mises en examen insultent les juges d'instruction.
04:21Je ne vous dis pas que c'est normal, mais c'est une banalité.
04:22Mais c'est une banalité, bien sûr, c'est une banalité.
04:26Je veux dire, vous allez en prison, il suffit de passer les portes des prisons.
04:32Alors, il y a peu de journalistes qui y vont, mais quand ils y vont et qu'on entend, on
04:36regarde, on lit les papiers qu'ils en font,
04:38effectivement, il y a une violence forte à l'intérieur des prisons, avec un certain nombre de délits qui sont
04:46commis.
04:46Les fouilles de prison, vous entrez dans une cellule, les surveillants pénitentiaires ont toutes les chances de retrouver un téléphone
04:55portable,
04:57du matériel informatique, multimédia, des stupéfiants, et même, dans le pire des cas, ce qu'on appelle des armes artisanales,
05:06c'est-à-dire des lames, des couteaux confectionnés par les détenus eux-mêmes.
05:12Écoutez, c'est passionnant de vous lire dans le journal, évidemment, de Laurence Ferrari, de Geoffroy Lejeune, de Louis de
05:19Ragnell,
05:20qui sont à la manœuvre dans le JD News, le procès dans un an, au mieux.
05:25Au mieux, au mieux, au mieux, et évidemment, si la circonstance aggravante de racisme anti-blanc est retenue par les
05:35juges,
05:36évidemment, on imagine que les avocats de la défense feront appel et iront devant la chambre de l'instruction de
05:43la cour d'appel pour contester cette qualification.
05:45Voilà un sujet qui peut vous intéresser, le racisme anti-blanc. Est-ce que vous êtes victime du racisme anti
05:50-blanc ?
05:51Est-ce que ça existe ? En tout cas, est-ce que vous l'avez constaté ?
05:55Eh bien, on peut rappeler le téléphone.
05:5601 80 20 39 21. 01 80 20 39 21. Numéro non surtaxé.
06:03Excusez-moi.
06:04Je ne sais pas si vous allez aller jusqu'à la fin de l'émission.
06:09Que me dites-vous, Laurent Tessier ? J'ai l'impression que vous me parliez.
06:13Oui, on pouvait souligner l'excellente voix de Géraldine, c'est pour ça.
06:17Oui, j'ai une petite laryngie, je ne vais pas parler de la soirée et puis demain, ça ira mieux.
06:23C'est érotique.
06:25C'est même ça, c'est sympa.
06:26Non, mais c'est ce que j'ai dit en début d'émission.
06:28Ah, il y a quelque chose, effectivement, les voix un peu...
06:32Moi, j'aime bien.
06:33Éraillées.
06:34Quelles sont les voix éraillées, célèbres comme ça, dans les personnalités féminines ?
06:40J'ai l'impression que Simone Signoret, par exemple, dans certains films, à la fin de sa vie...
06:46Jeanne Moreau, bien sûr, vous avez parfaitement raison.
06:49Donc, si on peut entendre où Jeanne Moreau, dans la fin, dans la dernière partie, sans doute, de son existence,
06:55pas lorsqu'elle chantait la chanson de Jules Égime.
06:59Mais Simone Signoret, également, avait cette voix-là, c'est des voix...
07:03Il y a du vécu.
07:04Rocailleuse.
07:05Oui, rocailleuse.
07:07Mais la tuy en a la même.
07:08Comment ?
07:08Il n'y a rien de plus récent comme référence ?
07:10Trouvez-en une.
07:11Oui, je cherche, je cherche, parce qu'on a la place de...
07:13Ben oui, vous n'en trouvez pas, donc vous avez décidé d'être désagréable aujourd'hui,
07:17alors que c'est un jour particulier pour moi.
07:19Non, alors, je peux dire la vérité ?
07:21Oui.
07:21Je retrouve un peu de mauvaise humeur pour votre anniversaire.
07:24Pourquoi ça ?
07:24J'ai l'impression que vous nous faites payer le fait que vous prenez un an de plus.
07:28Mais ce n'est pas de notre faute, hein ?
07:29Non, mais franchement, c'est la théorie qu'on a en régie.
07:31Ce n'est pas de notre faute, franchement.
07:33C'est vrai, Fabrice, c'est une théorie qui...
07:35Qui va vous le dire ?
07:37Exactement, on s'est dit, tiens, aujourd'hui, peut-être qu'il n'aime pas les anniversaires
07:40ou prendre un an de plus.
07:41Oui, inconsciemment, ce qu'on s'est dit.
07:42Vous vous trouvez de mauvaise humeur ?
07:44Un peu moins agréable que d'habitude.
07:47Mais en quoi ai-je montré un signe de malhabilité aujourd'hui ?
07:57Pourquoi pas le dire ?
07:58Non, parce que j'ai demandé qu'il y ait des jeunes, parce que vous n'aviez pas prévu
08:02de m'avoir.
08:02On va dire ça.
08:03Vous l'avez demandé comme ça, d'ailleurs ?
08:04Ben oui, effectivement.
08:05On peut avoir des jeunes, s'il vous plaît, Olivier ?
08:07C'est exactement comme ça que vous l'avez demandé.
08:08Exactement, c'est intéressant d'écouter des jeunes sur l'école, évidemment.
08:12Si vous n'y pensez pas...
08:12Et ce n'est pas de notre faute si vous avez 62 ans.
08:14Ce n'est pas de notre faute.
08:16Aujourd'hui peut-être...
08:19Ou alors demain...
08:20Heureusement que vous êtes là, Géraldine, cette année.
08:22Parce que je sais que je peux compter sur...
08:28Mais non, heureusement, Géraldine, ce retour dans notre émission a changé.
08:34Géraldine est malade, je rappelle, parce qu'elle peut vous contaminer.
08:36Je suis malade.
08:3817h16, à tout de suite.
08:39Avec Pascal Proust sur Europe 1.

Recommandations