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- il y a 7 semaines
La 10e édition des Journées nationales du Cacao et du Chocolat JNCC
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00:02Le rideau est tombé sur cette dixième édition des Journées nationales du chocolat et du cacao
00:08JNCC 2026, ce 3 septembre, ici même au parc des expositions. Pendant trois jours, les journées
00:16ont permis à tous les acteurs de réfléchir sur l'avenir de la filière, mais également de réfléchir
00:22à la place de la jeunesse dans cette filière. Pour revenir sur les temps forts de ces trois
00:29jours, les annonces, les débats, les panels, mais également les perspectives de cette filière,
00:34nous recevons aujourd'hui deux journalistes, des journalistes maison bien entendu, Fermé
00:39Bonfils, journaliste au pôle économique de Fraternité Matin. Bonjour Didier. Et puis nous sommes
00:43également avec Jean Bavan Kouika, journaliste à fratmat.fo. Bonjour Bavan. Bonjour Daider.
00:50Ben voilà, le plateau est donc installé, nous allons tout de suite aller dans le vif du sujet
00:56et vous faire vivre cette cérémonie de clôture en direct, bien sûr. Alors Fermé Andri, vous
01:03étiez au plus près de ces événements pendant ces trois jours. Justement, la thématique de
01:08cette édition, jeunesse et cacao culture. Après avoir écouté les acteurs de la filière
01:14durant ces trois jours, est-ce que cette jeunesse vous semble justement réellement prête
01:19à prendre le relais dans la filière ? Merci Didier. Je n'ai pas fait qu'écouter. Je
01:28me suis promené, j'ai observé, j'ai vu, j'ai entendu, j'ai senti aussi. Alors, c'est
01:35vrai, la Côte d'Ivoire est riche de son cacao, mais la Côte d'Ivoire est aussi riche
01:39de sa jeunesse. Plus de 75% de la jeunesse ivoirienne, de la population ivoirienne est
01:45jeune. Voilà. Donc cette jeunesse-là, je l'ai vue à l'oeuvre, dans les stands, aux
01:52différentes expositions, au panel, en plein air. Je l'ai vue, je l'ai questionnée
01:58et elle est vraiment à l'oeuvre, elle est engagée vraiment dans cette filière-là.
02:04Qu'est-ce qu'on attend de cette jeunesse-là ? Justement, le gouvernement a un carnaval
02:10qu'il a tracé, dans lequel cette jeunesse-là doit pouvoir s'inscrire. Et là-dessus, je
02:16reviens sur les ambitions du gouvernement. Le gouvernement ivoirien dit qu'il ambitionne
02:23une cacao-culture moderne, résiliente, face au changement climatique. C'est une thématique
02:29d'actualité. Et puis, une cacao-culture définitivement débarrassée de la maladie.
02:35Absolument. Voilà. Et pour pratiquer cette cacao-culture-là, on a besoin d'une jeunesse
02:41bien formée, une jeunesse bien outillée, une jeunesse qui va intégrer la problématique
02:50de l'agroforesterie, de l'agroécologie et puis une jeunesse qui maîtrise les techniques
02:58culturales. Voilà. Cela va permettre non seulement d'accroître la production ivoirienne
03:04ou de maintenir au moins le niveau d'accroissement de nos productions. Parce que la cacao-culture,
03:11c'est l'image de la Côte d'Ivoire.
03:13Si la jeunesse s'implique, il va s'en dire que justement nous allons peut-être doubler,
03:17tripler même la production en Côte d'Ivoire. Alors, Fermin, les JMCC parlent de l'avenir
03:24de cette filière avec la jeunesse notamment. Mais quelles sont selon vous les trois urgences
03:30qu'il ne faut surtout pas laisser dans les tiroirs après cette cérémonie de clôture
03:33ce 3 septembre ?
03:35À la Didier, la question est pertinente. La question est très juste. Il y a des urgences
03:40auxquelles il faut satisfaire pour que la filière retrouve vraiment tout son, j'allais
03:48dire son lustre. Voilà. Alors, les urgences se situent à divers niveaux. D'abord, le gouvernement
03:57étant le père de la filière, beaucoup de choses sont attendues du gouvernement. Le ministre
04:04l'a souligné aujourd'hui encore. Les prix, ça a granché un peu des dents, mais c'est
04:10bon à prendre. Les prix sont bons à prendre, mais ça a granché un peu des dents.
04:14Pour ajouter que le gouvernement se tient malgré tout aux côtés.
04:17Absolument. Absolument. Alors là, tu me permets de citer cette phrase forte qui m'a marqué
04:24l'esprit. Le ministre a dit, je le cite, le gouvernement est à vos côtés et le gouvernement
04:28continuera à tout faire pour vous assurer un revenu décent et des conditions de vie
04:34et de travail améliorées. Alors, donc, le gouvernement est engagé dans cette dynamique.
04:40À l'évidence, les producteurs attendent une urgence du gouvernement. Et cette urgence-là,
04:46c'est vraiment de rediscuter les prix, de revoir les prix à la hausse pour que vraiment
04:55l'engouement soit à la hauteur de l'année dernière.
04:59Tout est possible encore. Absolument. Tout est encore possible. Donc, il y a au niveau
05:03du gouvernement, il y a vraiment cette urgence de revoir le mécanisme de fixation des prix
05:08pour que les producteurs sentent davantage leurs revenus. Au niveau même des producteurs,
05:16au niveau des urgences, absolument. Alors, au niveau des producteurs, le gouvernement
05:23a situé la carte des producteurs. Cette carte-là, elle est vitale. Cette carte, elle est vitale
05:29parce qu'elle permet de sécuriser leurs revenus. Elle permet l'inclusion financière. Elle donne
05:36l'accès au financement bancaire et bien d'autres avantages qui sont liés à ça. Or, jusqu'à
05:42ce jour, beaucoup ne se sont pas encore inscrits dans cette dynamique-là. Donc, le gouvernement
05:47attend justement. Et ça, c'est vraiment l'une des urgences du moment. Il faut que tous les producteurs
05:53où qu'ils soient, qui qu'ils soient, quelle que soit la dimension de l'exploitation,
05:58puissent s'inscrire dans cette dynamique-là. C'est vraiment urgent. Alors, la troisième
06:04urgence se trouve au niveau de l'administration qui gère la filière Café Cacao, c'est-à-dire
06:09le conseil Café Cacao. Alors, ici, du conseil Café Cacao, on attend de la pédagogie.
06:17Pourquoi de la pédagogie? Parce que les producteurs produisent, mais ils ne maîtrisent pas toujours
06:23le mécanisme de fixation des prix. Donc, il y en a qui sont surpris, il y en a qui sont
06:29heureux, il y en a qui grinchent et tout ça. Le conseil Café Cacao doit donc expliquer
06:35en des termes simples comment ce mécanisme, ça se passe, de sorte que les producteurs sont
06:41préparés et accueillent les prix qui viennent et comprennent le gouvernement quand le gouvernement
06:47prend sa décision. On doit retenir une chose, quelle que soit la décision qui tombe, le
06:52gouvernement travaille pour l'amélioration des conditions des producteurs.
06:55Une autre annonce importante faite lors de cette dixième édition, c'est bien sûr le
07:00prix borschant du café et du cacao. Rappelons que le prix borschant du café a été annoncé
07:05à 1300 francs le kilogramme, le café séché bien trié, et le cacao séché bien trié
07:12a été également annoncé à 1200 francs le kilogramme. On parle d'amélioration firmée
07:18des conditions de vie ou des revenus des producteurs, mais au-delà du prix borschant,
07:23qu'est-ce qui doit changer fondamentalement dans le quotidien des producteurs ivoiriens?
07:27Alors, la question est pertinente. Beaucoup de choses doivent changer dans le quotidien des
07:34producteurs parce que le cacao, c'est l'épine dorsale de l'économie ivoirienne. Alors, il
07:39n'y a pas de raison que les premiers acteurs de cette filière-là ne puissent pas vraiment
07:45ressentir dans leur quotidien le retombé de ce qu'ils produisent. Alors, lorsque nous
07:51sommes promenés, nous avons écouté, nous avons assisté au panel, nous avons interrogé.
07:57Alors, ils ont, les acteurs, les producteurs ont évoqué les problèmes d'infrastructures
08:05routières. Alors, ils sont dans des zones de production, ils produisent beaucoup, mais
08:10l'évacuation de leurs produits est un problème. C'est vraiment le parcours du combattant
08:15pour beaucoup. Donc, il faut que l'État songe a vraiment reprofilé, fait du reprofilage
08:22lourd dans ces zones-là pour permettre l'évacuation des produits. Ensuite, il y a encore une proportion
08:31d'enfants qui n'arrivent pas encore à emprunter le chemin de l'école. Et ça, c'est les enfants
08:37des producteurs, justement, dans ces zones-là. Donc, il faut que l'État songe à construire
08:45des écoles. Et puis, l'une des choses que les infrastructures routières vont résoudre,
08:50c'est le problème des enseignants. C'est quand on les affecte là-bas, au manque de route,
08:57ces derniers-là, évidemment, retournent dans des zones urbaines. Donc, c'est difficile.
09:02Donc, en termes d'école, il faut des infrastructures scolaires, il faut la route, il faut des
09:07infrastructures sanitaires parce que, justement, selon leurs témoignages, on en est encore
09:13aujourd'hui dans des zones à prendre des femmes malades sur des motos pour parcourir
09:185-10 kilomètres avant de trouver le premier centre de santé. Donc, il faut songer à rapprocher
09:23les infrastructures sanitaires de ces zones-là. Voilà. L'électricité et l'eau courante,
09:29voici une autre problématique qui a été soulevée, justement, par les producteurs.
09:34Donc, c'est tout ça qui doit changer dans leur quotidien et ce sont là leurs attentes.
09:40Firmin Andri, bon fils, un journaliste au pôle économique de Fraternité Matin, avec
09:45qui nous avons évoqué une première partie, donc, de ce débriefing de cette 10e édition
09:50des JNCC. Notre reporter, Bli Jefferson, est allé à la rencontre des exposants, mais
09:56également des participants durant cette 10e édition des JNCC. On part avec son élément
10:03et on retrouve tout à l'heure notre chère Bavane pour la deuxième partie de notre spéciale JNCC 2026.
10:14Aujourd'hui, je suis à ma première journée, ma première découverte au JNCC. Ce que j'ai
10:21beaucoup apprécié, c'est d'abord la dégustation dès l'entame de cette journée-là. Quand on rentre,
10:27on voit qu'il y a un chocolat chaud qui nous est proposé, que j'ai beaucoup apprécié.
10:33Également, l'ambiance au niveau des différents stands. La découverte des produits dérivés
10:40du cacao, le chocolat, vraiment que j'ai également beaucoup aimé. Et puis, également, le stand
10:46qui est dédié aux enfants. Il y a de l'ambiance là-bas. Les enfants s'amusent, les enfants
10:51s'amusent. Ça permet, nous aussi, en tant que parents, de nous gagner également à notre
10:56coup. Donc, vraiment, c'est en quelques mots ce que j'ai beaucoup apprécié.
11:00Hello, salutations caféinées. C'est Avoghi Senpai. Aujourd'hui, je suis sur le stand
11:04de Little Café, qui est un torréfacteur ivoirien qui fait du café 100% ivoirien, en capsules,
11:10en grains, en moulues. Et je travaille avec lui pour faire des boissons caféinées. Donc,
11:14moi, je fais de la crème de café et d'autres variantes avec du Nutella, du chocolat au lait.
11:19Ça dépend de toutes les serveurs pour tout le monde. Il y a beaucoup de variétés
11:22de personnes qu'on a rencontrées aujourd'hui. En fait, depuis les trois jours, beaucoup
11:27de chocolatiers, de personnes qui vendent des produits très intéressants. Et j'ai
11:30trouvé cette... Pour moi, c'est la première édition. Je l'ai trouvé vraiment très
11:33intéressante, vraiment à cause de la variété et des informations qu'on a pu avoir, à
11:38cause de la diversité des stands. Et on a vraiment pu vérifier ou, disons, explorer
11:43en fait le monde du chocolat et du cacao, du café. Il y a vraiment beaucoup de choses qu'on
11:48a pu apprendre aujourd'hui. J'ai fait juste une petite remarque. Juste qu'il y a eu moins
11:52de clients qui venaient pour acheter que l'année 2024. Là, ils avaient beaucoup plus
12:01de clients que cette année. Et les gens viennent pour chercher à découvrir ce que c'est que
12:09le cacao, le café. Souvent, ils ne savent pas que le cacao même quitte dans les cabos.
12:13Donc c'est bon pour des personnes qui viennent faire la visite dans nos stands, dans les
12:17stands et autres. Moi, je pense que la 10e édition a été aussi bonne. Mais le prix a fait que
12:24nos
12:25producteurs se sont fâchés. Mais je pense que cette année, la campagne 2026-27 sera bonne.
12:33Moi, c'est la première fois que je participe à un événement comme ça. Mais pour une
12:37première fois, la 10e édition de la GNCC, pour moi, ça s'est très, très bien passé. Seulement
12:43que les autres néglises pour le cacao qui vient de chez eux. Voilà, c'est un peu ça. Sinon,
12:48ça s'est très, très, très, très, très bien passé selon moi.
12:51Cette 10e édition de la GNCC, j'ai découvert beaucoup de choses, de diverses choses au niveau
13:00du cacao, du café, du cajou. Il y a fait même des courses, beaucoup de courses pour les
13:05enfants. Il y a des trucs moins chers et tout. Vraiment, c'était magnifique. C'était magnifique.
13:11Donc, on espère que l'année prochaine, ça sera encore plus magnifique que ça.
13:21Bavan Balade, c'est le nom de la capsule qui l'anime sur fatmat.info. Et il continue de se
13:26balader.
13:26On l'a retrouvé donc au parc des expositions pour cette 10e édition de la GNCC. Bonjour Bavan.
13:32Bonjour Didier. Et la balade ?
13:35Oui, quand je regarde mon fils, il a envie de se balader comme moi.
13:40En tout cas, la balade s'est bien passée au sein du parc des expositions. Nous sommes
13:48bien baladés, nous avons observé, nous avons vu, nous avons analysé. Il y a beaucoup
13:53de choses à dire.
13:54En tout cas, on rappelle à toute fin utile que la 2e saison de Bavan se balade, c'est
13:58très bientôt sur fratmat.info. Alors Bavan, justement, durant ces 3 jours, qu'est-ce
14:03qui a retenu, qu'est-ce qui a marqué votre attention ?
14:06Oui. Notre attention a été captée, si on peut le dire ainsi, sur le discours du ministre
14:13de l'Agriculture, Conan Abagné, qui a parlé de la digitalisation, de la mécanisation et
14:21de l'innovation en ce qui concerne notre cacao ivoirien, qui est l'épine dorsale de notre
14:27économie. Alors, il a invité les producteurs, dans un premier temps, les planteurs, à
14:34cette fois-ci, à opter pour la digitalisation au niveau de notre cacao culture. Donc, je
14:41me suis dit également, quand j'analyse un peu, je me dis que dans 10 ans, le cacao ivoirien
14:46va entrer dans une nouvelle ère, grâce à cette digitalisation et à la mécanisation
14:51et à l'innovation. Cela veut dire quoi ? Il s'agira pour nos différents planteurs,
14:57nos papas et mamans qui vivent, qui mettent leurs enfants à l'école à partir des revenus
15:02de leur plantation, de leur cacao, d'utiliser aujourd'hui, d'ici 10 ans, les nouvelles technologies
15:10qui vont permettre un meilleur suivi des exploitations, c'est-à-dire de leurs plantations, une traçabilité
15:16accrue de la production et un accès facilité aux informations agricoles. Ainsi, il concerne
15:26ce qu'on appelle la digitalisation. Le ministre, il est allé loin en proposant également la
15:33mécanisation. C'est vrai, on voit dans les pays développés, leur agriculture, ce n'est
15:38pas notre machette, notre daba et peut-être, qu'on appelle ça, la hache. Aujourd'hui, partout,
15:46quand tu vois, à la télévision, dans les dossiers, c'est des machines, de gros engins
15:53qui travaillent. Cela concerne ce que nous faisons aujourd'hui ici, c'est dépassé.
15:59C'est à cela que le ministre de l'Aquiculture vise, il vise, d'ici 10 ans, que le planteur,
16:07le vieil Kofi qui est peut-être dans sa plantation, c'est-à-dire, il ne va plus dans le
16:11champ
16:11avec la machette. Peut-être, il est assis et il a des machines, il a des engins qui vont
16:21maintenant travailler pour lui. Donc, absolument, le producteur, cela veut dire, le producteur
16:27de demain ne pourra plus se limiter à cultiver. Il doit être un producteur entrepreneur,
16:37c'est-à-dire, il doit gérer son activité comme une entreprise agricole. Alors, quand
16:42le ministre le disait, j'étais là, je disais, ah oui, mais voilà, c'est à cela que, normalement,
16:47tout à l'heure, quand Bonfils parlait de manque d'école, de route dans les zones
16:56cacaoyées, c'est vrai. Et donc, c'est parce qu'il y a tous ces problèmes-là qui fatiguent
17:02aujourd'hui que le gouvernement est en train de travailler à la digitalisation, à la mécanisation
17:10de notre agriculture d'ici dix ans. Donc, cela implique pour les planteurs la maîtrise.
17:17C'est-à-dire, quand le cacao, le cacao ou notre cacao culture sera mécanisé, c'est-à-dire
17:25digitalisé, cela va impliquer pour les planteurs la maîtrise des coûts de production. Ça
17:32va les aider à planifier, à investir et à la recherche des financements, à l'utilisation
17:38des données, du marché et à la diversification de leurs sources des revenus. On note maintenant
17:44dans ce qu'on appelle l'innovation. Parce que quand tu finis la digitalisation, tu finis
17:48la mécanisation, c'est tout ça, c'est ça qu'est l'innovation. Donc, à cette question,
17:53à cette problématique, j'ai encore écouté le ministre, je me suis dit, mais attends,
17:59je suis entré de moi-même, M. Bavan, à la retraite, je vais même pas attendre à la retraite,
18:04j'ai recommencé maintenant, je vais commencer, je vais approcher, je vais approcher le vieux,
18:10voilà, je vais approcher le vieux, je me dis, mais attends, de moins en moins 10 étapes.
18:16On parle de l'avenir de la filière cacao, Bavan parle de l'avenir, de son avenir.
18:20Oui, bien sûr, c'est important parce que quand j'ai écouté le ministre, je me dis, mais attends,
18:23là, il savait que d'ici 10 ans, je n'irai plus à la campagne, ça, au champ, avec une
18:28machette, mais ça, ça, des machines, c'est-à-dire des drones qui vont chercher à quoi, tout
18:35tout, ça, c'est-à-dire, pour moi, je rêve déjà, je rêve et je me suis dit, mais ouf,
18:41enfin, je crois que ce discours du ministre-là, il doit être vraiment diffusé à plusieurs reprises
18:47pour que les planteurs écoutent et voient où le gouvernement, où l'État, il va rien
18:52vu, emmener notre cacao demain. C'est vrai, nous sommes premiers aujourd'hui, mais on veut
18:56toujours le demeurer. Donc, c'est pourquoi, en le prenant, on se dit qu'avec la technologie,
19:01cela va constituer aujourd'hui un levier très, très important pour améliorer à la fois
19:06le rendement et les revenus des producteurs. Si tu permets que je termine sur ce point,
19:13j'ai envie de dire que les outils numériques, les applications agricoles, les systèmes de
19:22géolocalisation ou encore les techniques modernes de suivi des cultures vont permettre
19:27d'optimiser l'utilisation des intrants. Nos planteurs, j'utilise ce qu'on appelle des
19:35intrants pour la bonne production, pour tuer les herbes sous les cacaoyers. Donc, tout ça
19:41ne va pas se faire à la main, mais avec une technologie plus avancée qui permettra de savoir
19:47que quand je prends cet intrant, est-ce qu'il est bon pour ce cacao qui est encore très
19:53petit ? Est-ce qu'il est bon pour ce cacao cacaoyer qui est grand ? Tout ça, c'est
19:58emmener
19:58aujourd'hui, demain, dans 10 ans, nos planteurs, nos valeureux planteurs qui font la fierté
20:05de l'économie ivoirienne d'être plus autonomes, de travailler dans de meilleures conditions et surtout
20:11de prendre une bonne décision au moment venu pour, en tout cas, aider l'économie ivoirienne
20:16à travers le cacao.
20:17Mais voilà, c'était notre spécialiste, journaliste digital qui parlait de la digitalisation
20:21de la filière cacao. Alors, Bavan, dernière question. Quel bilan on peut faire de cette
20:2810ème édition ?
20:29Oui, moi, le bilan, c'est vrai, tout à l'heure j'ai écouté le discours du monsieur
20:33le ministre disant que le bilan n'a pas été vraiment très fameux, si j'ai pu le dire
20:38ainsi. Mais pour moi, le bilan est fameux. Le bilan est très important. Pour moi, ça a
20:44été un succès. Parce que les jeunes, j'ai vu des jeunes venir en quart, ils se sont
20:50fait transporter en quart pour venir assister, pour voir, pour venir écouter, échanger avec
20:57des producteurs sur des stands. J'ai vu un jeune qui s'appelle Kouakou, un baolé encore,
21:04Kouakou, c'est vrai, on dit les baolés, ils sont dans les champs des cacaos. Mais ce jeune
21:08Kouakou, oui, oui, mais ce jeune Kouakou de 20 ans, disait que c'est la première fois
21:14qu'il voit un cacaoyer. J'ai dit, attends, tu habites Jean ? Il dit, oui. Je dis, mais attends,
21:20t'es sûr que tu habites Jean ? Il dit, oui, qu'il habite Jean, mais n'a jamais vu
21:23un cacaoyer,
21:23comme on le dit, vis-à-vis comme ça. Il ne connaît qu'il y a la télévision.
21:26Pourtant, c'était un friand du chocolat. Donc, il est changé avec une coopérative.
21:34Donc, quand j'écoutais les jeunes, quand je le voyais changer avec cette coopérative,
21:38je me suis dit, voilà, cette 10e édition a servi à beaucoup. Et pour moi, c'est un
21:44résultat positif, parce que quand tu prends la thématique « Jeunesse et Kouakoukou du futur »,
21:50ce thème a permis de mettre en lumière le rôle central des jeunes dans le renouvellement
21:56des productions et des producteurs. Parce que quand tu vas même dans les plantations,
22:01aujourd'hui, le vieux qui est planteur, il a vieilli. Mais malheureusement,
22:05nos jeunes ne veulent pas prendre la relève. Et c'est quelques-uns parmi eux qui essaient
22:10d'épauler le vieux ou de vouloir le remplacer. Mais ce n'est pas tous.
22:14Beaucoup sont en ville et cette thématique, pour moi, a été la thématique depuis les 10 ans
22:20que les GNCC, en tout cas, fonctionnent. Pour moi, cette thématique de cette année,
22:25est la thématique réelle. Parce que les champs sont en train de vieillir,
22:29les plantiers sont en train de vieillir. Il faut renouveler. Il faut renouveler les plantations.
22:33Il faut renouveler. Il faut trouver la relève pour que notre cacao et la Côte d'Ivoire
22:38soient toujours premières en production et notre cacao demeure.
22:41C'est pourquoi j'ai dit que l'implication d'une nouvelle génération
22:45apparaît essentielle pour garantir la pérennité de la filière.
22:50Donc la thématique, pour moi, a été la réussite.
22:53Et j'ai vu des milliers de jeunes, des centaines de jeunes,
22:57venir participer, écouter.
22:59Et ils sont partis, instruits.
23:02Et d'autres ont même pris la résolution de...
23:05Maintenant, parce qu'il y a beaucoup aussi qui ne vont pas au village, hein.
23:08Voilà. Et d'autres ont pris la résolution de temps en temps,
23:11demander à leur papa, voilà, s'intéresser, demander à leur papa,
23:14de leur faire passer les vacances au village
23:17pour voir un peu ce qu'on appelle la plantation de cacao
23:21et comment est-ce que le chocolat qu'ils mangent en ville,
23:26d'où il provient.
23:28Pour moi, Didier, la 10e édition a été une réussite
23:32parce que la thématique, les jeunes, ont vraiment répondu.
23:34Si Bavan qui se balade l'a dit, c'est que c'est vrai.
23:37La 10e édition a été donc une réussite.
23:39Et on espère que la jeunesse ivoirienne saisisse la balle au bon
23:42pour, justement, épouser cette nouvelle voie tracée
23:46par le gouvernement ivoirien, pour les impliquer, justement,
23:49dans la production du cacao ivoirien.
23:52Alors, Firmin, on referme donc les JNCC pour cette 10e édition.
23:57Mais Fraternité Matin, Fratmat.info et le Pôle Magazine
24:00continuent de travailler, justement, sur cette 10e édition.
24:03Qu'est-ce qui va se passer concrètement ?
24:05Alors, absolument, nous, on continue de travailler
24:07parce que tout le monde n'a pas pu être présent à cette 10e session-là.
24:13Nous, en tant que médias, en tant que journalistes,
24:16nous devons travailler par derrière pour,
24:18non seulement relayer ce qui s'est passé,
24:20mais surtout les perspectives.
24:22Informer le monde qui n'a pas pu être là.
24:24Et donc, nous sommes en train de préparer un spécial numéro
24:27sur les JNCC, sur les perspectives d'investissement dans le secteur,
24:33d'entrepreneuriat dans le secteur, voilà,
24:35pour tous ceux qui, voilà, ambitionnent de s'investir dans ce milieu-là.
24:40Donc, c'est un numéro à apparaître très prochainement, très bientôt.
24:43Les JNCC 2026 s'achèvent, mais la réflexion sur le cacao de demain ne fait que commencer.
24:51Merci, encore une fois, à Jean Bavan, QIQA journaliste à fratmat.info,
24:54pour sa contribution et sa participation à ces JNCC.
24:58Merci à Firmin Dri, journaliste au Pôle économique de Fraternité Matin,
25:02pour sa contribution et sa participation.
25:03Oui, Bavan ?
25:04Oui, permets que je te dise merci ici, hein,
25:06à la direction générale de Fraternité Matin qui a eu le neuf creux.
25:09J'allais saluer la direction générale.
25:10Oui, oui, oui, mais laisse-moi nous le dire parce que là,
25:12qu'il y a eu le neuf creux.
25:13Parce qu'il y a quelque chose qui m'a aussi marqué,
25:17des producteurs, des sociétés qui sont venus nous dire
25:19que les productions de fratmat digital, fratmat.info,
25:23sur les réseaux sociaux, ils ont été éméveillés.
25:25Ils ont dit, mais attends, mais c'est quoi ?
25:27Non, c'est Fraternité Matin, nouveau, sous l'air, comment on le dit ?
25:32Merci à Bavan qui prêche pour sa chapelle.
25:35En tout cas, on remercie encore une fois notre directeur général,
25:38le directeur général adjoint, M. Adam Apone par l'encadrement.
25:41Tout à fait.
25:41On remercie justement le rédacteur en chef du pôle économique,
25:44Ya David, on remercie Germaine Bonny de la rédaction Fraternité Matin.
25:50Et il faut dire également merci à notre réalisateur Umran Diabate,
25:55à notre reporter Jefferson Bli
25:58et à vous qui nous suivez au quotidien à travers Fraternité Matin
26:02sur nos canaux digitaux également à travers le pôle magazine.
26:05On se retrouve certainement l'année prochaine, si Dieu le veut.
26:08D'ici là, portez-vous bien.
26:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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