- il y a 2 mois
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00:00Le vélo.
00:01Europe 1 Soir, 18h-20h, Hélène Roué.
00:05Vous écoutez Europe 1 Soir, il est 18h14, bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez.
00:10J'accueille sans plus attendre mes débatteurs du soir, Raphaël Saintville, directeur adjoint de la rédaction du JDD.
00:15Bonsoir Raphaël.
00:16Bonsoir Hélène.
00:17Ainsi que Jules Thorez, journaliste politique, au journal du dimanche.
00:19Bonsoir Jules.
00:21Ainsi que notre invité Rodrigo Arenas, député de la France Insoumise de Paris.
00:25Bonsoir monsieur le député.
00:26Bonsoir madame la journaliste.
00:27Alors Jean-Luc Mélenchon a pris la parole aujourd'hui à la braderie de l'île au même moment où
00:32Gabriel Attal et Marine Tondelier étaient également sur place.
00:35Alors ma première question elle est double, qu'est-ce que vous retenez de son discours et pourquoi avoir choisi
00:39la braderie de l'île ?
00:41La braderie de l'île tout le monde le sait et a fortiori Europe 1 est un moment populaire dans
00:44notre pays qui est indiscutable.
00:47Il y a un meeting qui a eu lieu avec Jean-Luc Mélenchon qui a fait carton plein comme vous
00:50avez pu voir dans les images.
00:51On a compté plus de 12 000 personnes et c'est normal pour nous qui sommes affichés comme des adversaires
00:56résolus
00:57et déterminés contre Marine Le Pen d'aller dans ces terres qui sont aujourd'hui, le moins qu'on puisse
01:01dire, une terre où le Rassemblement national est très implanté.
01:03Donc nous allons là où il faut se battre clairement pour l'avenir du pays.
01:07Nous n'avons pas la même vision de la France que Marine Le Pen.
01:09Oui, mais qu'est-ce que vous retenez de son discours ?
01:11Alors il y a eu plusieurs phrases chocs, on va revenir également dans un instant sur celle sur Jean-Dame
01:15Bardella.
01:15Pour vous, pour nous elle paraît simplement normal.
01:17C'est simplement que nous partons du besoin des gens, que nous essayons d'impulser un espoir
01:21et surtout que celles et ceux qui nous dirigent maintenant depuis deux quinquennats
01:25ont mis la France plus bas de terre à l'échelle nationale mais aussi internationale
01:28et qu'à ce titre-là nous espérons relancer notre pays d'abord pour son honneur, ensuite pour son image
01:33et surtout pour les Françaises et les Français qui aujourd'hui ont une rentrée
01:36quand on regarde les comptes en banque plus que difficile.
01:39Rodrigo Arena, j'avais également une question sur la stratégie pour 2027.
01:43Les sondages évoquent une possibilité de Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour.
01:47Mais même s'il accède au deuxième tour, ces mêmes sondages, tout laissent à penser que finalement
01:50c'est Marine Le Pen qui l'emportera.
01:52Est-ce qu'au-delà de la stratégie évidemment de faire le plus haut score au premier tour,
01:56est-ce que la France Insoumise s'organise déjà pour le second ?
01:58Comme je vous l'ai dit, la marche semble encore un peu haute.
02:01Écoutez, nous déjà il y a un premier tour à gagner.
02:03Il y a celles et ceux qui aujourd'hui essayent de faire des calculs d'apothicaires
02:06pour essayer d'empêcher Jean-Luc Mélenchon d'être au premier tour.
02:09Je pense que les Françaises et les Français, en tout cas l'électorat auquel nous nous adressons,
02:12n'est pas dupe de ce jeu et qu'il viendra voter pour le seul candidat qui peut être au
02:17premier tour.
02:17Et ensuite nous nous pensons, comme il est tradition en France d'ailleurs,
02:20on va faire référence à Jacques Chirac peut-être ou d'autres,
02:23mais que le deuxième tour n'est jamais joué et que nous espérons convaincre
02:26parce que nous avons un candidat, c'est indéniable, nous avons surtout un programme.
02:29Donc nous communiquons sur ce programme qui est public,
02:31où nous pensons qu'il est le plus à même de défendre les intérêts populaires,
02:35les intérêts des gens, défendre les services publics comme l'école publique.
02:38Vous savez que je suis très engagée.
02:40Absolument, on va y revenir d'ailleurs également sur le scandale du périscolaire.
02:44Alors à la France Insoumise, vous défendez régulièrement la désembayissance civile,
02:47notamment si le Rassemblement National arrive au pouvoir.
02:50Si le Rassemblement National arrive au pouvoir en 2027,
02:53qu'est-ce que ferait la France Insoumise ?
02:54Et j'aimerais également avant votre réponse qu'on écoute ce que Jean-Luc Mélenchon a dit cet après-midi
02:58et notamment sur Jordan Bardella.
03:00Il a dit que c'était un fasciste sans réputation.
03:02« Me voici à commenter le propos lamentable de M. Bardella en Angleterre,
03:13qui, sans qu'on lui ait rien demandé, promet aux fascistes anglais
03:18que les Français récupéreront les gens qu'ils voudront mettre dehors
03:23et qu'ensuite nous nous chargerions en plus de les expulser de chez nous.
03:28Comment peut-on être aussi misérable ?
03:32Non ! Ce n'est pas la France qui parlait !
03:35C'est seulement un fasciste sans réputation et sans portée ! »
03:41Rodrigo Arenas, est-ce que vous n'êtes pas d'accord pour dire qu'il faut quand même faire attention
03:44aux mots qu'on emploie ?
03:45Un fasciste sans réputation, vous êtes d'accord ?
03:47Il me semble que les deux termes s'appliquent à M. Bardella.
03:50Il est fasciste, ça c'est une évidence.
03:51Il le réclame d'ailleurs et le revendique,
03:53à la fois par ses orientations idéologiques dans les différents livres qu'il a écrits
03:58ou qu'on a écrits pour lui, ça ce n'est pas très important,
04:00mais aussi pour les fréquentations qu'il a à l'échelle européenne.
04:03Ensuite, sans réputation, oui, il me semble qu'on peut, en tout cas c'est mon cas,
04:07ne pas être d'accord avec Marine Le Pen ni par ce qu'elle représente et ce qu'elle porte.
04:10Il s'avère qu'elle est inscrite dans l'histoire politique de notre pays,
04:13soit par filiation vers son père ou en tout cas par les différentes responsabilités
04:18qu'elle a eues au Rassemblement National.
04:19Elle a une réputation.
04:20M. Bardella a été finalement président du Rassemblement National par défaut,
04:24candidat pour des raisons judiciaires concernant Mme Le Pen
04:27et les difficultés financières qu'elle a eues avec l'Europe notamment.
04:31Elle a d'ailleurs été condamnée pour ça et donc ça s'arrête là.
04:34Et d'ailleurs, je vois pourquoi on en parle tellement puisqu'il n'est pas candidat à ma connaissance.
04:38Jules Torres.
04:38M. Arrhenas, comment vous pouvez dire sur une antenne nationale
04:41que Jordan Bardella revendique un fascisme revendiqué ?
04:47Est-ce que ce n'est pas justement faire comme si le fascisme n'était qu'une idéologie comme cela
04:51?
04:52Comme s'il n'y avait pas de conséquences sur les personnes dont on vise ce mot-là ?
04:55Faire comme si le fascisme, ce n'était pas l'héritage de Mussolini qui, rappelons-le,
05:00a été pendu même dans le sens inverse ?
05:03Est-ce que c'est ce que vous réclamez pour Jordan Bardella ?
05:05Est-ce que vous n'avez pas l'impression que ce mot est un petit peu utilisé ?
05:07Il y a peut-être d'autres manières de faire du combat politique,
05:10de lutter contre les idées de Jordan Bardella, puisque c'est ce que vous voulez faire,
05:12plutôt que d'utiliser des qualificatifs qui sont objectivement infamants ?
05:16Rodrigo Arrhenas.
05:17Il me semble que M. Bardella les revendique à la fois sur le front et sur la front.
05:20Je vous invite à avoir un peu de culture politique.
05:23D'ailleurs, à ce titre-là, il ne vous a pas tremblé la main.
05:27D'ailleurs, dans le journal dans lequel vous écrivez, le JDD notamment,
05:30vous nous qualifiez d'islamo-gauchiste, ce qui n'a aucune représentation en France.
05:33Vous avez emprunté un concept normaire américain qui ne s'applique pas à la France,
05:37en tout cas qui ne s'applique pas à la France insoumise.
05:39Donc, permettez-nous, monsieur, de qualifier M. Bardella avec ce qu'il revendique,
05:43avec les amitiés qu'il entretient.
05:45Évidemment, je suis en République, j'ai le droit à la liberté d'opinion comme vous.
05:48C'est un droit constitutionnel, la liberté d'opinion.
05:50Donc, nous, nous pensons, oui, que M. Bardella se revendique de l'héritage de M. Mussolini dont vous parlez,
05:56mais pas seulement, puisque le fascisme ne se résume pas, M. Mussolini.
05:58Est-ce que vous pensez, justement, parce que ça m'a beaucoup intéressé au début de l'interview,
06:01vous dites, justement, que Jean-Luc Mélenchon va sur les terres du Rassemblement National,
06:04même si l'île n'est pas une terre RN, autour, évidemment, avec le bassin minier.
06:07C'est sûr que les scores du Rassemblement National sont très grands.
06:10Est-ce que vous pensez sincèrement que vous allez réussir à capter l'électorat du RN
06:14qui, possiblement, votait pour les amis de M. Mélenchon il y a 40 ans,
06:18en, justement, insultant, que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella ?
06:21Et, finalement, c'est un petit peu insulté leurs électeurs.
06:23Non, je ne pense pas.
06:24C'est une discussion qui avait lieu il y a 20 ans, je m'en rappelle,
06:27parce que j'avais moins de cheveux blancs à cette époque-là,
06:29et le débat a évolué depuis.
06:30Nous nous pensons, effectivement, que le Nord, d'une certaine façon,
06:33vous l'avez rappelé, c'est ces territoires de notre pays
06:36qui ont connu des industries puissantes et fortes,
06:38à dimension nationale et internationale.
06:40Aujourd'hui, la gauche a failli sur bien des aspects,
06:43notamment sur le fait de faire prolonger l'État-providence,
06:46de prolonger cette main gauche de l'État,
06:48comme disait Bourdieu, que peut-être vous n'aimez pas trop.
06:50Je ne sais pas, c'est un projet d'intention.
06:52Voilà, vous avez, j'arrive à vous qualifier un petit peu aussi.
06:54C'est mieux.
06:55Mais sans procédure, parce que je vous lis,
06:57figurez-vous que nous pensons, nous, qu'il y a de l'espoir à gauche,
07:00et que nous incarnons cet espoir.
07:02Et nous pensons que toutes celles et ceux qui, à tort ou à raison,
07:04ont trouvé dans les propositions du Rassemblement National,
07:07de l'extrême droite de notre pays, très clairement,
07:09notamment sur son côté le plus raciste, j'ai envie de vous dire,
07:13notamment sur ces terres-là, j'y ai beaucoup d'amis,
07:15nous pensons que nous demeurons et nous serons celles et ceux
07:19qui les feront, d'abord, un, revenir en politique,
07:21de les refaire voter.
07:23Et troisièmement, renouer avec l'espoir,
07:24et il ne vous a pas échappé,
07:25parce que vous êtes un fin observateur électoral du Nord,
07:27que nous avons eu un maire important,
07:29qui est M. Guirault à Roubaix,
07:30et que, paradoxalement, contrairement à certains éditos que j'entends,
07:33la France insoumise est très représentée dans le Nord,
07:36et que nous incarnons cet espoir, finalement, pour la France de gauche.
07:39Rodrigo Arena, je voulais également vous parler de ce sujet de société,
07:42de ce scandale absolu, qui est celui du périscolaire.
07:45Vous êtes non seulement député de Paris,
07:47mais vous êtes également ancien président de la Fédération des conseils
07:49et de parents d'élèves. On a appris cette semaine
07:51que 17 familles portaient plainte contre Anne Hidalgo,
07:54Patrick Bloch et l'actuel maire, Emmanuel Grégoire, également.
07:57Déjà, est-ce que vous comprenez ce choix ?
07:59Il y a aujourd'hui beaucoup de familles qui sont terrorisées,
08:01qui sont très inquiètes, notamment en cette rentrée scolaire.
08:04Que peuvent également donner ces plaintes ?
08:05Quel regard vous portez sur ce scandale ?
08:08Moi, je suis évidemment un père de famille,
08:10donc si ça m'était arrivé,
08:11d'abord, je trouve que les familles sont extrêmement résilientes
08:14de prendre la voie judiciaire,
08:16alors qu'elles ont été meurtries.
08:18Ça donne beaucoup de courage, aussi,
08:19quand on sait à quel point c'est éprouvant.
08:20Voilà, il ne m'appartient pas de commenter une affaire en cours,
08:22mais politiquement, il y a des responsabilités à mettre sur la table.
08:26La justice doit faire son travail
08:27et ne pas avoir la main qui tremble.
08:29Donc, évidemment, je suis du côté des enfants,
08:31dans un premier temps,
08:32de leurs parents qui sont dans une souffrance absolue,
08:34parce que, vous savez, quand vous êtes parents,
08:36père ou mère, ce n'est pas le sujet,
08:37et que votre enfant est victime d'une agression,
08:39une violence sexuelle, en l'occurrence,
08:41vous demandez où c'est que vous avez merdé.
08:43Et en l'occurrence, ce ne sont pas les familles qui ont fouté,
08:46c'est l'institution.
08:47C'est une question systémique, c'est mon opinion.
08:49Et en l'occurrence, je demande que la justice se saisisse de ce sujet.
08:52Ça va être le cas grâce aux familles qui ont porté plainte
08:54et que justice soit faite pour les enfants
08:56et surtout pour qu'elles ne se reproduisent plus.
08:57Vous faites confiance à la justice
08:59quand on regarde les résultats des procès
09:01pour l'instant qui sont tombés.
09:02On parle de relax,
09:03on parle de 18 mois de prison avec sursis pour un.
09:06Et puis là, dans les réquisitions,
09:07un an de prise en ferme,
09:08vous savez très bien que ce monsieur n'ira jamais en prison.
09:09Vous faites confiance à la justice pour en justice aux enfants ?
09:12Moi, je suis pour l'état de droit.
09:13Donc, je fais toujours confiance à la justice.
09:15Vous savez, si les uns et les autres,
09:17et des médias aussi,
09:18s'ils font croire que dans notre pays, il n'y a pas de justice,
09:21derrière, ça va être peut-être une situation de violence
09:24que je ne souhaite pas.
09:25Donc, j'espère que les juges prendront la dimension des choses
09:28et qu'ils ne feront pas comme dans le monde politique
09:30où finalement, ils ont la main un peu leste
09:31alors que les faits sont clairement sur la table.
09:34Voilà, donc oui, je pense que la justice
09:37doit faire son travail sérieusement
09:38et je pense qu'elle le fera sérieusement sur ce sujet-là.
09:41Raphaël Saint-Ville.
09:42Oui, on vous s'est attaché à la protection de l'enfance.
09:45Vous venez de le rappeler.
09:47Comment vous expliquez que la France insoumise,
09:49au mois de juin, de manière unanime,
09:52ait renoncé à voter l'interdiction
09:56de l'accès aux réseaux sociaux au moins de 15 ans ?
10:00Rodrigo Arenas.
10:01D'abord, pour rectifier un peu ce que vous dites,
10:04parce que c'est un raccourci ce que vous faites là,
10:06mais j'entends ce raccourci parce qu'il a ses mainstreams.
10:08D'abord, j'ai fait partie de ceux qui ont signalé
10:10que cette loi n'allait pas passer
10:12parce qu'il y a un contexte européen.
10:15Deuxièmement, nous avons une position très affirmée là-dessus.
10:17Évidemment, personne ne peut croire deux secondes
10:18que nous ne pensons pas que les enfants sont victimes des réseaux,
10:21que les pires exactions peuvent s'y trouver,
10:23et notamment, d'ailleurs, le sujet que vous avez évoqué,
10:25la pédocriminalité.
10:26Donc, à partir de là, nous, nous pensons
10:28qu'il faut s'attaquer à ce que moi, j'appelle
10:29les dealers de données.
10:30Je pense qu'il faut s'attaquer aux plateformes.
10:32Je pense qu'il faut s'attaquer à Google.
10:34Je pense qu'il faut s'attaquer au groupe Meta.
10:36Je pense qu'il faut s'attaquer à TikTok.
10:38Mais sérieusement, et une des meilleures façons de le faire,
10:40vous savez, je le portais déjà quand j'ai été responsable
10:42d'une fédération de parents d'élèves
10:43que vous avez citée tout à l'heure, la FCPE.
10:45Je pense qu'en France, nous devons avoir des serveurs ici.
10:47Nous devons avoir un moyen de contrôler
10:49parce que tous les groupes que je viens de citer,
10:50ils dépendent du Patriot Act ou alors d'États
10:52qui ne sont des États autoritaires sur cette question-là.
10:55Donc, nous n'avons pas la main là-dessus.
10:56Il faut reprendre la main.
10:57Ça se gère à l'échelle européenne.
10:59Et ce n'est pas vrai que cette loi allait protéger les enfants.
11:01D'ailleurs, nous avons l'exemple australien.
11:03Aujourd'hui, les jeunes contournent.
11:05Les frères et sœurs prêtent les comptes.
11:07Les parents, parfois, considèrent que c'est liberticide.
11:10Donc, ce n'était pas la bonne réponse à un vrai problème.
11:12Le problème est sérieux.
11:14Et aujourd'hui, la loi qui était mise en place
11:15n'était pas de nature à répondre à cette obligation
11:19de défendre la jeunesse,
11:20de défendre les enfants
11:21et de défendre aussi les adultes
11:23parce qu'eux aussi sont sous addiction.
11:24Nous parlons de ça.
11:25Ce sont des algorithmes
11:26qui, à travers le scrolling infini,
11:28créent des addictions.
11:29Donc, quand vous êtes malade,
11:31quand vous avez une addiction,
11:32il faut arrêter de s'attaquer à la victime.
11:34Il faut s'attaquer à l'empoisonneur,
11:36au dealer de données.
11:37Et ce ne sont pas les enfants qui sont victimes.
11:38Ce ne sont pas les jeunes et les parents
11:40qui sont défaillants.
11:41Ce sont les plateformes qui mettent en place
11:42des technologies qui devraient être interdites
11:43de mon point de vue.
11:44Est-ce que cette proposition de loi aussi,
11:46d'après vous, restreignait en réalité
11:48la liberté d'expression ?
11:49C'était un moyen de contrôler
11:51et de ficher finalement les gens sur les réseaux ?
11:54Alors ça, ça a été un deuxième sujet.
11:56D'ailleurs, c'est l'argument premier
11:58qui a été avancé par l'Europe.
11:59La question des libertés individuelles,
12:01la question des libertés collectives.
12:02Et aujourd'hui, c'est vrai que
12:03nous sommes dans un état de droit.
12:06Nous sommes dans un continent, l'Europe,
12:08qui prône les libertés individuelles,
12:09les libertés collectives.
12:10Et qu'il y avait une dérive
12:12qui semblait être sur la table aussi.
12:14qui était de fliquer finalement
12:15celles et ceux qui allaient sur les réseaux sociaux.
12:17Et je ne pense pas que ce soit de cette façon-là.
12:19D'ailleurs, je pense que vous seriez
12:20les premiers à hurler.
12:21Vous auriez raison
12:22si on venait à interdire
12:24des journaux qui respectent le droit.
12:26Par contre, ceux qui ne le font pas,
12:27là, il y a nos sujets.
12:28Rodrigo Arénage vous propose
12:29de rester avec nous.
12:30On a encore quelques sujets à aborder,
12:32notamment le voile
12:32et votre vision également
12:34de la primaire socialiste.
12:35Le voile est interdit, madame.
12:36Vous savez, dans l'espace public.
12:37Non, mais pas encore.
12:38Mais en tout cas,
12:39c'est le Rassemblement National
12:39qui propose de mettre des amendes.
12:41Ne bougez pas tout de suite.