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  • il y a 2 mois
Pluralisme à France Info: «C’est un sujet qui concerne la démocratie, l’ARCOM doit se pencher dessus», martèle Mémona Hintermann

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00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:03Europe 1, vous écoutez Christine Kelly et vous désormais de 11h à 13h sur Europe 1.
00:08Christine, on vous retrouve avec Gabriel Cluzel, Karim Maloum et votre invitée Mémona Interman,
00:12grand reporter et ex-membre du CSA et nos auditeurs qui peuvent réagir au standard Europe 1.
00:17Il vous appelle au 01 80 20 39 21, Christine.
00:20Oui Mémona Interman, vous êtes dans le studio d'Europe 1, merci infiniment pour votre présence
00:25puisque vous avez une expérience incroyable sur le terrain d'Europe 1,
00:29une expérience incroyable au CSA, vous connaissez là tout ce qui est juridique en matière d'audiovisuel,
00:35comment réagissez-vous ?
00:36Comment réagissez-vous puisque vous avez été au CSA aujourd'hui, l'ARCOM qui doit assurer, je cite,
00:42loi du 30 septembre 86 article 13, le respect de l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion.
00:49Lorsque la loi de 86 article 43 11 dit spécialement pour le service public que Radio France doit assurer
00:56l'honnêteté, l'indépendance, le pluralisme de l'information.
00:59Que dites-vous aujourd'hui, Mémona Interman ?
01:02Christine Kelly, vous avez absolument, et d'abord merci pour votre invitation,
01:04vous avez absolument raison de placer le sujet sur le plan de la loi.
01:08La loi de 1986 qui régit l'audiovisuel et particulièrement l'audiovisuel public.
01:13Sortie de cette polémique, simplement c'est difficile de s'en abstraire totalement.
01:17Moi je ne suis pas surprise par ce qui s'est passé là, à Radio France et singulièrement à France
01:22Inter.
01:23Jusqu'à présent, France Inter se planquait derrière un rideau d'apparence en faisant valoir les grands principes, etc.
01:30Là, France Inter s'immisce directement, carrément, sur le champ de la campagne électorale,
01:36en faisant sienne, ce que Mélenchon, LFI, mais aussi les écologistes proposent,
01:43c'est-à-dire faire de la désobéissance.
01:45Donc, en ciblant un journaliste qui est reconnu pour ses qualités, ses qualités professionnelles éminentes,
01:52en ciblant ce journaliste, on cible toute la France qui ne pense pas comme France Inter.
01:59Bon, ce n'est pas tout le personnel de la radio publique qui s'est prononcé,
02:03mais néanmoins, ceux qui se sont prononcés portent l'opprobre sur toute la société Radio France,
02:09notamment par la motion de défiance à l'égard de Sibylle Veil et de Céline Pigalle,
02:15la directrice de France Inter, la patronne de Radio France,
02:17mais aussi en ciblant la France qui n'est pas au garde-à-vous,
02:22devant ces gens qui pensent que la radio publique, ça leur appartient.
02:26Et ça appartient au français ?
02:27Mais bien entendu que ça appartient au français.
02:29Depuis la suppression de la contribution à l'audiovisuel public, ce qu'on appelait la redevance,
02:33l'audiovisuel est financé notamment par la TVA, mais aussi par une partie de nos autres impôts.
02:39Comment peuvent-ils se prévaloir de la juste cause d'être dans le camp du bien,
02:45en foulant au pied des principes tellement évidents pour tous ceux qui nous écoutent ou qui ne nous écoutent pas
02:52?
02:52Et c'est un sujet qui est très grave, parce que ça veut dire qu'aujourd'hui,
02:56les syndicats à Radio France, moi j'étais syndiquée quand j'étais à France Télé.
02:59Et vous savez où ? J'étais syndiquée à la CGT pour avoir la paix.
03:03Donc je les connais bien ces gens-là, je les connais très bien.
03:07Il y a eux et le reste de la France.
03:10Qui fait la loi à Radio France ?
03:11Ce sont les syndicats, et moi je me souviens très bien que lorsque nous étions,
03:15vous avez évidemment bien connu le CSA, moi aussi,
03:18et on sait très bien le poids des syndicats.
03:20J'espère, un, que l'ARCOM va faire très attention.
03:23Il ne s'agit pas d'une simple question d'édition, d'éditorialistes,
03:28de choix éditoriaux.
03:29Il s'agit du pluralisme, et vous avez mis le doigt
03:33sur ce sujet sur lequel vous avez beaucoup travaillé,
03:35chère Christine Kelly, vous connaissez parfaitement ce sujet.
03:37Absolument.
03:37Mais parfaitement.
03:38On s'est battus pour le pluralisme, dans l'audiovisuel français.
03:42Absolument.
03:42Dans tout l'audiovisuel français.
03:44Les autres chaînes le respectent, les autres radios le respectent.
03:47Pourquoi Radio France, Service Public ne respectent pas la loi ?
03:51Alors, à l'ARCOM, de se positionner sur ce sujet
03:55qui est un sujet fondamental, qui est un sujet qui concerne la démocratie.
03:59Ce sujet-là est complètement mis de côté,
04:01mais il s'agit de la démocratie, mes amis.
04:04Ne pensez pas qu'il s'agit d'un petit sujet de coterie
04:08entre la radio, la télé, des gens qui se chamaillent.
04:10Non.
04:10Il s'agit là de la représentation de nos voix,
04:14de ce que nous avons dans le cœur,
04:16de ce que nous cherchons à savoir,
04:18sur ce que la France doit être,
04:20c'est-à-dire donner la parole de façon équitable,
04:23et c'est la loi qui le précise,
04:25à chacun d'entre nous.
04:27Et il ne s'agit pas de faire de Radio France
04:29le porte-étendard de Mélenchon pendant cette campagne électorale.
04:32J'espère que Madame Veil,
04:33et j'étais là au moment de sa désignation en 2018,
04:37j'espère que Sibyl Veil, la patronne de Radio France,
04:39ne va pas reculer,
04:40j'espère que Céline Pigalle, la directrice de France Inter,
04:43ne va pas reculer.
04:44Chère Christine, donnez-moi encore deux secondes,
04:46quelque chose, pour préciser ce qui me tient à cœur.
04:48C'est qu'il faut dire qu'en l'espace de quelques jours,
04:52France Inter s'est singularisée d'une façon qui est vraiment ignoble.
04:54Il y a cette affaire,
04:55et il y a aussi cette façon de clouer au pilori,
05:00mais de la manière la plus abjecte,
05:02un député de la République, je suis désolé,
05:04et traiter Jean-Philippe Tanguy de rat,
05:07de le mettre comme ça au coin,
05:10en fonction de ses orientations sexuelles supposées,
05:12ou avérées, moi ce n'est pas du tout mon sujet,
05:14mais vraiment pas, par un pseudo-humoriste,
05:17que va faire l'ARCOM ?
05:18Imaginez une seconde que Europe 1 ou que CNews
05:22traite un élu de rat,
05:25que ferait l'ARCOM ?
05:26Mais tout le monde, en première ligne,
05:28que ferait l'ARCOM ?
05:28Et moi je dis effectivement,
05:30comme vous Mémona Interman,
05:31on connaît très bien les textes juridiques
05:33qui régissent l'audiovisuel,
05:34l'État a donné le pouvoir à l'ARCOM
05:37pour faire respecter la loi.
05:38La loi n'est pas respectée,
05:40c'est clair et net,
05:41la loi demande aux services publics
05:45de ne pas inciter à la haine,
05:47de respecter le pluralisme,
05:50de respecter justement toutes les opinions,
05:53de ne pas...
05:54Radio France Inter a été mise en demeure
05:57pour avoir mis 70% du RN la nuit.
06:00Comment se fait-il que sur la première radio de France,
06:03payée par les Français,
06:04on puisse mettre le premier parti de France la nuit ?
06:07Personne ne fait rien ?
06:08C'est CNews qui a des amendes financières,
06:14la seule chaîne de l'histoire de l'audiovisuel français,
06:17tenez-vous bien,
06:17qui a des amendes financières,
06:18c'est CNews.
06:19Aucune chaîne, aucune radio
06:21de l'histoire de l'audiovisuel français
06:23n'a eu des amendes à part CNews,
06:25mais ceux qui ne respectent pas
06:27le pluralisme des amendes.
06:28Nous avons Vincent,
06:28qui nous appelle de Bordeaux.
06:30Vincent, bonjour.
06:31Comment vous réagissez ce matin en direct sur Europe 1 ?
06:34Bonjour mesdames.
06:35Alors, je réagis,
06:37je vais essayer de rester calme,
06:38mais c'est des sujets qui me mettent en colère,
06:41qui m'énervent profondément.
06:43Moi, Charles Sapin, très honnêtement,
06:45je viens de regarder son parcours en une fraction de seconde,
06:47je suis allé sur son LinkedIn,
06:49et j'ai regardé.
06:50Cinq ans, le Figaro.
06:51Quatre ans, le point.
06:53Et là, il vient d'intégrer pour une chronique,
06:56une fois par semaine,
06:57deux minutes trente,
06:58sur lequel, la semaine dernière,
07:00il nous parle de la dette.
07:02Deux minutes trente.
07:03Et là, on a quoi ?
07:04On a des journalistes de France Inter.
07:06Moi, très honnêtement,
07:07je suis contribuable comme tous les Français.
07:09Mais moi, on ne va pas demander mon avis
07:10pour financer France Inter.
07:11Moi non plus.
07:13Voilà, j'entends bien.
07:14Et donc là, ils veulent se mettre en grève.
07:15Mais il faut les virer.
07:16Enfin, je ne veux pas faire midi à 14 heures,
07:18il faut les virer, ces gens-là.
07:19Qu'ils soient journalistes, éditorialistes...
07:20Mais qui respectent la loi.
07:22Qui respectent la loi.
07:24Exactement, je suis d'accord.
07:25On n'est plus dans un état de droit.
07:26Parce que moi, j'entends la justice,
07:28tout fonctionne.
07:28Il n'y a rien qui fonctionne.
07:29Donc moi, le journaliste,
07:32il est journaliste qui fait son métier,
07:34qui nous transmettent des informations,
07:36qu'on lui laisse la liberté.
07:38Parce que c'est aussi une question de liberté
07:40que vous défendez, que je défends
07:41et que tout le monde devrait défendre.
07:43Donc moi, je considère que ça suffit.
07:45Il va falloir arrêter d'avoir des éléments,
07:47des électrons,
07:48qui ont pris la place à France Inter,
07:50qui sont à France Inter,
07:51qu'on finance involontairement.
07:54Et après, on nous explique,
07:55on va prendre la une des médias
07:57pour nous expliquer que c'est eux qui font la loi.
07:59Pour nous expliquer que c'est eux qui font la loi.
08:01Merci beaucoup, Vincent,
08:02pour ce coup de gueule.
08:03Vous nous appelez de Bordeaux,
08:04qui est, somme toute, tout à fait légitime.
08:07Moi, lorsque je vois
08:08délibération de l'ARCOM du 17 juillet 2024,
08:10l'ARCOM doit rechercher
08:11un éventuel déséquilibre manifeste et durable.
08:14Ça existe, là, sur Radio France.
08:17La mise en demeure de Radio France
08:19du 10 juin 2026,
08:20le principe devient extrêmement concret.
08:22Le Conseil d'État et l'ARCOM
08:23considèrent comme maîtres artificiellement
08:25une formation politique, essentiellement la nuit,
08:27quand l'audience est très faible,
08:28ne permet pas de respecter le pluralisme.
08:31C'est clair, c'est net.
08:33Radio France ne respecte pas la loi,
08:35ne respecte pas le pluralisme,
08:37ne respecte pas la Constitution française.
08:39Et pourtant, les syndicats,
08:41ce sont eux qui font la loi.
08:42On marque une pause,
08:43on revient sur Europe 1,
08:44avec César,
08:45qui nous appelle du Pays Basque,
08:46avec Mémone Interman,
08:48qui était au CSA aujourd'hui,
08:49ARCOM,
08:49avec Gabriel Cluzel,
08:51qui est remonté,
08:52avec Karim Malum,
08:52qui est passé chez le coiffeur.
08:57Et comme Vincent et César,
08:59vous pouvez vous aussi réagir,
09:00vous avez la parole,
09:01en appelant Christine Kelly
09:03au standard d'Europe 1.
09:04C'est le 01 80 20 39 21.
09:07A tout de suite sur Europe 1.

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