00:00Moi je rappelle que l'agriculture française est une agriculture familiale implantée dans les territoires
00:04et que face à ce qui se passe sur la planète, si nous ne réagissons pas...
00:07Elle n'est pas qu'une agriculture familiale.
00:08Bien sûr que si.
00:09Elle n'est pas qu'une agriculture familiale.
00:10Non mais quand on dit familiale, on a l'impression des petites exploitations.
00:12Non mais moi je vous parle des capitaux.
00:13Il y a aussi des très grosses exploitations et c'est d'ailleurs une des questions que les écologistes
00:18qui s'opposent à ces méga retenues d'eau avancent.
00:22Ils disent le problème c'est que garder l'eau, oui mais à qui va-t-elle être distribuée ?
00:25Ils y voient une forme de lutte des classes.
00:27C'est comme ça qu'ils le lisent.
00:28Permettez-moi de rétablir la vérité.
00:30Le foncier français est détenu par des petits porteurs
00:33et la quasi-totalité des exploitations agricoles françaises,
00:36avec quelques exceptions dans la viticulture, dans les grands crus,
00:39est détenue par des familles.
00:40Il n'y a pas de fonds de pension en France, Apolline de Malherbe.
00:43Maintenant, la lutte des classes, comme on l'appelle,
00:46mais le sujet aujourd'hui c'est de nourrir les Français.
00:48Si on ne développe pas une capacité à réagir, il n'y a plus d'agriculture française.
00:52Donc on aura réglé le problème de la lutte des classes.
00:54Ce qu'il faut absolument aujourd'hui, c'est permettre aux agriculteurs de continuer à produire.
00:58Ou alors on dit, ça vient d'ailleurs, on délègue notre souveraineté,
01:02mais sur l'alimentation, quand on joue à ça, ça se finit toujours très mal dans l'histoire.
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