- il y a 7 semaines
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic.
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00:14Bonsoir et bienvenue sur BFM DC. Nous sommes le mercredi 2 septembre. Merci de passer cette soirée avec nous.
00:21Nous sommes ensemble jusqu'à 19h30. Dans un instant, votre journal d'actualité.
00:25Mais on se retrouvera également à 18h45 pour notre Focus Éco, durant lequel nous donnons la parole aux entreprises et
00:31aux entrepreneurs.
00:32Et nous partirons avec un entrepreneur du côté d'Embrun. Mais tout de suite, on fait le point sur l
00:38'actualité près de chez vous ce mercredi.
00:41Une intervention du RAID à Digne-les-Bains. Un homme armé d'un fusil s'est retranché chez lui dans
00:46le quartier du Moulin cet après-midi.
00:48Il a menacé des pompiers venus lui porter secours. On retrouve notre journaliste sur place dans un instant.
00:54Dans les écrins, la route du près de Madame Carles ne renaîtra pas.
00:58Entre aile froide et le pied du glacier blanc, la route emportée par les crues du 28 août ne sera
01:03pas reconstruite.
01:04Et c'est aussi des problèmes en plus pour la commune de Val-Louis-Pelvoux. Vous l'entendrez.
01:09Le vélo séduit de plus en plus, notamment en face à la hausse du prix de l'essence.
01:13À Digne-les-Bains, des ateliers proposent d'apprendre à réparer soi-même son cycle avec l'aide de bénévoles.
01:18Reportage à la fin de ce journal.
01:21Et puis, notre invité à effectif, interdiction des téléphones, intelligence artificielle.
01:25Quel changement pour cette rentrée dans les établissements des Hautes-Alpes ?
01:30Mathieu Siey, directeur académique.
01:32Et notre invité, nous le recevrons dans ce journal tout à l'heure.
01:40Le RAID, l'unité d'intervention de la police nationale, est donc intervenue cet après-midi à Digne-les-Bains.
01:47Un homme qui, selon nos informations, avait des problèmes de santé, s'est retranché dans sa maison du quartier du
01:53Moulin.
01:54Armé d'un fusil, il a menacé des secours.
01:58Il a été par la suite interpellé, placé en garde à vue.
02:01Une garde à vue qui vient d'être levée pour des raisons médicales.
02:04L'homme a depuis été hospitalisé.
02:07On retrouve notre journaliste Laurie Charrier qui était sur place tout à l'heure.
02:11Oui, l'après-midi a été mouvementé au hameau de Chante-Claire dans le quartier du Moulin à Digne-les
02:17-Bains.
02:17C'est au tout début de l'après-midi, vers 13h30, que les voisins que nous avons croisés ont vu
02:22débarquer plusieurs voitures du RAID,
02:25l'unité d'intervention spécialisée de la police nationale.
02:27Une chose inhabituelle dans ce quartier très calme de Digne-les-Bains.
02:31Les forces de l'ordre sont intervenues dans la maison qui se trouve juste derrière moi, où un individu menaçant
02:36a été retranché.
02:37Selon nos informations, l'homme vit seul. Il est installé dans cette maison depuis au moins une quinzaine d'années.
02:42Ancien agent immobilier à Digne-les-Bains, les voisins le décrivent comme quelqu'un qui ne pose pas de problème
02:47particulier.
02:48Si ce n'est que certains ont évoqué des cris qu'il pousserait la nuit depuis sa chambre.
02:52Autre chose notable, tous les voisins croisés nous ont expliqué ne pas l'avoir vu à l'extérieur depuis trois,
02:57voire quatre ans,
02:58suggérant qu'il ne sortait plus de chez lui. Sa boîte aux lettres est pleine à craquer et c'est
03:02chez ses voisins que les recommandés étaient distribués.
03:05Certains de ses voisins suggèrent également qu'il avait une santé mentale fragile.
03:10Concernant l'opération de ce mercredi après-midi, tout s'est déroulé dans le calme.
03:14Les voisins présents n'ont pas eu de consigne de la part des forces de l'ordre.
03:18Certains ont tout de même été un peu choqués.
03:20Un voisin nous expliquait que sa petite-fille s'était mise à pleurer.
03:24Enfin, d'autres voisins auraient entendu l'homme crier « Jamais, vous ne m'enfermerez ».
03:29L'intervention s'est terminée dans le calme à 16h cet après-midi.
03:33C'est désormais officiel.
03:35La route entre le hameau d'Elle froide et le près de Madame Carle à Val-Louise Pellevoux ne sera
03:40pas reconstruite.
03:41Elle a été totalement emportée par les crues du 28 août.
03:45Le chantier est jugé trop coûteux mais aussi trop risqué face à des aléas climatiques qui se répètent et s
03:50'intensifient.
03:51Ce matin, le préfet a rendu visite aux élus locaux.
03:54Jérémy Cazot.
03:56Pendant que les pelleteuses continuent de s'activer pour dégager le cours d'eau dans un paysage de désolation,
04:01les représentants du département de la commune, de la communauté de communes de l'État et du parc des écrins
04:07ont le visage tendu.
04:08Il va falloir agir vite, consolider les berges du Gyr avec de nouveaux enrochements par exemple.
04:13Mais hors de question de reconstruire les 5 km de route bitumée pour rejoindre le fond de la vallée d
04:18'Elle froide,
04:19il faudra trouver d'autres solutions.
04:21La seule décision que je prends aujourd'hui, c'est de dire qu'on ne peut pas reconstruire cette route
04:24240 T comme elle était auparavant.
04:27C'est à dire qu'il faut envisager de faire un accès un peu différent.
04:33Les quelques 92 000 randonneurs annuels devront marcher ou prendre des navettes.
04:38Voilà le scénario envisagé.
04:40Autre problème, les 29 000 véhicules devront être garés plus en aval.
04:44Il va falloir que moi, en tant que commune, j'arrive à trouver des zones de parking aménagées.
04:50C'est aussi peut-être le moyen de trouver de la mobilité douce et un intérêt à cette mobilité douce
04:56pour redécouvrir nos sommets et notre montagne.
04:59La communauté de communes du Pays des Écrins chiffre le montant des réparations à plus d'un million 700 000
05:04euros,
05:05rien que pour les intempéries du 28 août.
05:07Une déclaration d'état de catastrophe naturelle est espérée pour aider à financer la protection des habitations.
05:14Et pourtant, les habitants espéraient une nouvelle route.
05:18Nous les avons interrogés avant que cette décision soit prise.
05:22Certains dénoncent aussi le manque de travaux d'entretien dans les cours d'eau.
05:25Un non-sens déjà pointé par les élus à cause d'une loi nationale.
05:29Écoutez les réactions toujours au micro de Jérémy Cazot.
05:32Des pelleteuses qui s'activent sans relâche pour dégager la prise d'eau électrique d'Elle froide.
05:36Quelques centaines de mètres plus haut, la route s'arrête subitement sur un paysage de désolation.
05:41Pour cet habitant, la catastrophe qui s'annonce pour toute la vallée aurait pu être évitée.
05:46De curer le torrent, c'est ridicule de ne pas le faire parce qu'on arrive à des catastrophes comme
05:51ce que vous voyez là.
05:52Donc oui, il faudrait curer, oui, il faudrait faire des berges et oui, il faudrait refaire une route.
05:57L'absence de route qui n'empêche pas certains touristes de contourner le torrent pour rejoindre le fond de vallée.
06:02Pour cette famille venue de Picardie, Elfroide garde tout son charme.
06:06Il ne faut pas dramatiser.
06:08Vous reviendrez en tant que touriste ?
06:09Bien sûr, je ne connaissais pas ici.
06:11En soi, ce n'est pas si grave, ça ne gâche pas.
06:14Vous reviendrez ?
06:15Oui.
06:15Josiane a gardé le refuge du glacier blanc dans les années 70 avec ses deux fils.
06:19Pour la maman du célèbre Luc Alphand, la vallée en a vu d'autres.
06:23Pour le ski de printemps, je pense que c'est énorme.
06:25Je pense qu'ils vont faire nécessaire et très vite, mais pour l'instant, c'est assez pénalisant.
06:30L'absence de route qui forcément aura un impact sur le tourisme.
06:34Beaucoup de familles ne seront pas prêtes à parcourir les six kilomètres qui séparent Elfroide et le fond de vallée.
06:39La création d'une piste forestière non autorisée aux véhicules étant envisagée.
06:44Du côté du Vernifours, dans les Alpes de Haute-Provence,
06:47la situation est revenue à la normale concernant l'eau potable, l'eau du robinet et de nouveaux consommables.
06:53Les difficultés sur le réseau faisaient suite aux orages du 9 août.
06:58En cette semaine de rentrée, c'est aussi le moment des déplacements officiels.
07:02Benoît Delonnet, recteur de l'Académie d'Aix-Marseille, sera présent dans plusieurs écoles des Hautes-Alpes demain.
07:09Il viendra d'abord à Saint-Michel-de-Chaillol et à Saint-Julien-en-Champsort,
07:13puis dans les écoles Pasteur et Paul-Émile-Victor à Gap.
07:18Les obsèques de Daniel Spagnou, l'ancien maire de Cisteron, se tiendront vendredi à 15h en la cathédrale à 19h30.
07:26Sur BFM d'ici, nous vous proposons de revoir une interview justement du maire.
07:30Il s'agit du dernier entretien qu'il avait donné à BFM d'ici.
07:33C'était en novembre 2025, quelques mois avant les élections municipales,
07:37élections auxquelles il avait choisi de ne pas se représenter dans cet entretien mené par Lory Charrier.
07:42Il se confie notamment sur sa carrière et sur sa vie personnelle.
07:46Rendez-vous donc tout à l'heure à 19h30.
07:49Nous allons parler du train à présent avec vous, Jade Buisson.
07:52Bonsoir.
07:53Bonsoir.
07:54Près de 700 personnes ont participé à la concertation sur l'avenir de la ligne ferroviaire des Alpes du Sud,
07:59celle qui relie Aix-en-Provence à Briançon.
08:01On le sait, c'est un sujet très important pour le territoire.
08:04Avec les Jeux Olympiques, des travaux sont prévus.
08:07Mais pour autant, cela n'a pas atténué les inquiétudes.
08:10Car lorsqu'on lit le bilan de ces échanges,
08:13on se rend compte que toutes et tous aimeraient pouvoir compter sur le train au quotidien.
08:17Effectivement, Enzo, c'est une attente qui est revenue plus de 86 fois.
08:21Autrement dit, c'est la demande qui ressort le plus lors de cette concertation.
08:25Mais voilà, toujours selon les participants, je cite,
08:28l'offre de services et les infrastructures actuelles ne permettent pas encore de répondre à cette attente.
08:33L'une des solutions apportées, ça serait la réouverture de certaines gares à Savine-le-Lac,
08:39la Roche-les-Arnaux, la Fraissinouche ou encore à la Bâtineuve.
08:42Les habitants demandent à pouvoir prendre le train directement dans leur village
08:46sans devoir systématiquement se rendre à Gapes, à Ambrun ou encore à Briançon.
08:51Mais sur ce point, la réponse est claire du côté de la SNCF et la demande n'a pas été
08:56retenue.
08:57La priorité serait plutôt de remettre en service des points de croisement à Savine-le-Lac et à la Ragne
09:03-Montéglin.
09:04L'objectif serait de permettre au train de se croiser en toute sécurité,
09:08tout en améliorant la fluidité du trafic.
09:12Autre enjeu, mieux connecter le train aux autres modes de transport comme le bus, la voiture ou encore le vélo.
09:19Et comment parvenir à ces objectifs ?
09:21Concrètement, il s'agit de faciliter les correspondances dès la sortie de la gare
09:26avec des bus à proximité, mais aussi des aménagements adaptés, comme je le disais, aux vélos et aux voitures.
09:32L'objectif est donc simple, permettre aux voyageurs de faire un trajet en transport collectif
09:37sans difficulté du premier au dernier kilomètre.
09:40Et pour cela, il y a 6 gares qui vont être aménagées,
09:435 dans les Hautes-Alpes, comme à Ambrun ou Briançon,
09:46et une dans les Bouches-du-Rhône, donc elle est à Mérargue.
09:49Et au programme, c'est dès qu'il est plus accessible, des passerelles, des parkings rénovés
09:53et donc des espaces dédiés aux vélos.
09:55Et quand est-ce que sont prévus le début des travaux ?
09:58Alors il va y avoir deux phases pour ce chantier.
10:01En 2027, les trains continueront de circuler toute l'année.
10:05Les travaux seront principalement réalisés de nuit pour limiter au maximum l'impact sur les voyageurs.
10:12Et à partir de 2028, la circulation sera interrompue sur cette ligne du Val de Durance.
10:18Au sud, entre Aix-en-Provence et Château-Arnouf, la ligne sera fermée pendant 8 mois,
10:23dès le début de l'année 2028.
10:25Et au nord, entre Château-Arnouf et Briançon, l'interruption sera un petit peu plus longue,
10:3018 mois à partir de la mi-2028.
10:32Merci beaucoup, Jade Buisson, pour ces précisions.
10:36Il y a le train, mais il y a aussi le vélo.
10:38Face à la hausse du coût de la vie, notamment de l'essence,
10:41de plus en plus de personnes choisissent ce mode de transport écologique.
10:44Ils sont aussi nombreux à vouloir réparer, plutôt qu'acheter un nouveau vélo.
10:49Les ateliers de réparation ont la cote.
10:51À la ressourcerie de l'atelier partagé à Dignes-les-Bains,
10:54des sessions sont régulièrement organisées pour apprendre justement
10:57à remettre sur roue son vélo avec un bénévole.
11:00Reportage Alexandre Brissier.
11:02Des outils sur le sol, une odeur de lubrifiant qui monte aux narines.
11:06Cet atelier de réparation vélo est organisé deux fois par mois à la ressourcerie.
11:11Cette cycliste souhaite apprendre à faire ses propres réglages,
11:14même si l'apprentissage reste dense.
11:16Ça permet d'apprendre, mais parfois il y a tellement d'informations qu'il faut y revenir.
11:22Mais au moins les informations principales, on peut les avoir,
11:25et puis on peut rouler après en sécurité aussi.
11:27Si je devais acheter, c'est de l'huile pour fourche.
11:30C'est bien là-dedans.
11:31Le mot de l'huile pour fourche, ça s'appelle comme ça.
11:34Les participants apportent leur vélo, mais le rôle de cet atelier ne se limite pas de simple réparation.
11:40Il y a un double but.
11:41Il y a d'abord un rôle social, c'est-à-dire qu'on vend des vélos pas chers.
11:45Donc ça permet à n'importe quelle personne qui a envie de se déplacer à vélo de pouvoir le faire,
11:50que ce ne soit pas un frein.
11:50Le côté économique, ce n'est pas un frein.
11:52Et puis le deuxième rôle, en effet, c'est aussi une ressourcerie,
11:56c'est de ne pas jeter des vélos qui peuvent encore servir.
11:59L'objectif, c'est de transmettre des savoir-faire dans le domaine de la réparation,
12:04du bricolage, des loisirs créatifs.
12:06L'objectif de la plupart de nos ateliers, c'est aussi de permettre aux gens de s'autonomiser.
12:10Par exemple, avoir le réflexe de réparer un appareil plutôt que de le jeter et d'en racheter un neuf.
12:16Environ six participants sont venus assister aujourd'hui à cet atelier vélo ouvert à tous,
12:21toujours au rythme du premier et troisième mercredi de chaque mois.
12:26À l'Olympique de Marseille, le mercato estival s'est terminé sans aucune recrue.
12:32C'est du jamais vu depuis le retour du club en Ligue 1 en 1996.
12:36C'est rarissime et pourtant, le club est au régime sec.
12:40Difficulté financière oblige.
12:42L'OM a donc vendu des joueurs sans renforcer son effectif.
12:45Un choix financier qui pose forcément des questions sur les ambitions sportives.
12:49Les explications avec RMC Sport.
12:52Lorsqu'il s'est engagé avec l'OM, Bruno Genesio s'attendait à un mercato difficile,
12:57mais pas forcément à ce point-là.
12:58Si vous perdez vos meilleurs joueurs et que vous ne pouvez pas les remplacer,
13:06le projet est plus difficile à conduire.
13:09Pour assainir ses finances, l'OM a affaibli son effectif.
13:11Ils étaient trois Argentins la saison dernière et il n'en reste aucun désormais.
13:16Balerdi, Medina et Roulis sont partis, respectivement à la Roma,
13:19Leverkusen et Manchester City.
13:21Au milieu, Quinten Timber s'est engagé avec Crystal Palace dans les derniers instants du mercato.
13:26Enfin, l'attaque s'est aussi grandement dépeuplée.
13:29Greenwood brille désormais à Fenerbahce.
13:31Aubameyang en fait de même à la Corogne,
13:33tandis qu'Amet Traoré évolue maintenant au Genoa.
13:35Pechao, lui, reste à Marseille, un moindre mal.
13:38S'il y avait eu les départs de Pechao et Mersenne,
13:40je voyais une saison cataclysmique.
13:43Moi, je voyais une saison comme ce qu'avait vu Nice avec l'Europa League la saison dernière.
13:49Maintenant, aujourd'hui, on n'en est plus là.
13:51Sept départs majeurs.
13:52Tout de même, pour aucune arrivée,
13:54hormis les dizaines de millions d'euros dans les caisses du club,
13:57auxquels devraient s'ajouter quelques millions supplémentaires,
14:00grâce aux intéressements sur la plus-value des transferts des anciens Olympiens Jonathan Rowe
14:04et Limanendiaï Asdinounaï ou encore Amar Dedic.
14:08Le mercato terminé.
14:09Désormais, la priorité retourne au terrain, enfin.
14:15Place à notre invité.
14:16Désormais, on parle de la rentrée scolaire avec le directeur académique des Hautes-Alpes.
14:25Bonsoir Mathieu Cireil.
14:26Bonsoir.
14:27Vous êtes le directeur académique des services de l'éducation nationale dans les Hautes-Alpes.
14:31La rentrée s'est déroulée ce mardi.
14:33Première question, y a-t-il cette année un professeur dans chaque classe ?
14:37C'est la question traditionnelle, mais oui, je peux vous confirmer que
14:40dans le département des Hautes-Alpes, il y a un professeur dans chaque classe.
14:43Moi, depuis lundi, je sillonne les écoles, les collèges et les lycées du département
14:48et les choses sont très positives.
14:50Par rapport aux autres départements, on a cette chance-là d'avoir assez de professeurs ?
14:55On n'a pas cette difficulté-là ?
14:56Alors, il me semble que dans l'académie, en tout cas, c'est un travail qui relève du rectorat
15:01et en tout cas, la plus-value est sur l'ensemble des départements.
15:05Alors, assez de professeurs, mais quand on regarde les chiffres officiels,
15:08on constate aussi et toujours la baisse des effectifs,
15:11moins 5800 élèves en moins dans l'académie d'ex-Marseille.
15:15Est-ce que vous êtes inquiet ?
15:17En tout cas, merci de souligner ce point-là.
15:19C'est vrai que c'est un sujet majeur.
15:22On est confronté à une baisse démographique.
15:24Dans le département des Hautes-Alpes, on estime qu'une perte d'élèves,
15:29dans le premier degré, sur les 8 prochaines années, de 1000 élèves environ.
15:32Donc, ce n'est pas rien.
15:33Et alors, une inquiétude, pas forcément, mais en tout cas,
15:36ça peut être une opportunité pour nous pour envisager une nouvelle façon de procéder.
15:39Est-ce que ce n'est pas aussi la baisse des effectifs,
15:41des fermetures de classes en plus qu'on peut imaginer dans les prochaines années ?
15:45C'est ce qu'on veut éviter.
15:46C'est-à-dire que, justement, nous, on veut travailler avec les élus.
15:48C'est l'occasion pour nous de travailler sur l'aménagement du territoire scolaire
15:52et de réfléchir à une nouvelle façon de procéder,
15:54main dans la main avec les élus,
15:56sous l'autorité du recteur et du préfet.
15:58Mais ça ne se traduit pas nécessairement par des fermetures de classes.
16:02Alors, nous allons en parler, justement, de cette nouvelle méthode que vous venez mettre en place.
16:05Mais combien de classes, concrètement, ont fermé par rapport à l'année dernière
16:08dans les Hautes-Alpes cette année ?
16:10Alors, comme vous le savez, dans le département des Hautes-Alpes,
16:12il n'y a pas d'instance de rentrée.
16:14Donc, il n'y a pas de mesures qui sont prises sur le mois de septembre.
16:16Et donc, les mesures qui ont été prises, elles ont été prises en mars.
16:19Et elles sont connues depuis le mois de mars.
16:20Et donc, il y a eu une fermeture de classes effectives pour une perte de 180 élèves.
16:25Où ça ?
16:26À Veyne.
16:27À Veyne.
16:28Vous parlez de cette carte scolaire, justement.
16:31On le sait, c'est souvent le bras de fer, chaque année, avec les syndicats et les élus.
16:35Le ministère expérimente donc une nouvelle méthode de calcul.
16:39Les Hautes-Alpes font partie des départements pilotes.
16:42Concrètement, qu'est-ce que cela peut changer ?
16:44Comment va désormais se construire la carte scolaire, chaque année ?
16:48On le rappelle, la carte scolaire, c'est justement elle qui décide des ouvertures
16:51et des fermetures de classes pour chaque rentrée.
16:53Oui, tout à fait.
16:54Alors, attention, ce n'est pas une nouvelle méthode de calcul.
16:56C'est une nouvelle méthode de travail et notamment de travail en partenariat avec les élus.
17:02Donc, cette baisse démographique, c'est l'occasion pour nous de travailler sur du long terme.
17:06Donc, la première nouveauté, c'est de ne pas rester sur un fonctionnement annuel,
17:10mais de travailler, de se projeter à 3 ans, à 5 ans, à 10 ans,
17:14et de voir avec les partenaires, notamment les élus,
17:17de voir quel type d'école on veut pour notre territoire
17:19et pour chacun des territoires des Hautes-Alpes.
17:22Alors, ça peut nécessiter parfois, parce qu'évidemment, on perd des élèves sur une réorganisation,
17:28mais ça peut être aussi l'occasion de rappeler toutes les contraintes,
17:30et notamment toutes les contraintes géographiques du département,
17:33et d'affirmer que certaines des écoles ne fermeront jamais
17:36parce qu'on est dans des contraintes telles que c'est une fierté pour nous de laisser ces écoles.
17:40Donc, vous entendez contraintes géographiques, c'est-à-dire que notre territoire est particulier,
17:44que certaines écoles dans des petits villages, ici, ne seraient peut-être pas menacées
17:48par rapport à d'autres départements où les contraintes ne sont pas les mêmes.
17:51Oui, vous avez raison, c'est-à-dire que pour nous, la question se pose.
17:55Dans certaines des écoles, est-ce que le critère démographique est vraiment le critère principal ?
17:59Je ne crois pas. Le critère principal, c'est l'accessibilité,
18:02et en ça, ça protège certaines des écoles.
18:05Et je vous le redis, on est service public et c'est une fierté.
18:07Cela ne veut pas dire que si la baisse de la démographie se poursuit,
18:11il n'y aura plus du tout de fermeture de classe ?
18:15Ah non, mais inversement, ça ne veut pas dire qu'il n'y aura que des fermetures de classe.
18:18Il y aura dans certaines parties du territoire la possibilité de se réorganiser,
18:23et ça peut aboutir effectivement avec des fermetures de classe,
18:26mais il y aura sur d'autres parties du territoire des besoins supplémentaires,
18:29notamment je pense aux élèves à besoins particuliers,
18:31et là, il y aura des moyens supplémentaires qui seront mis.
18:35Vous parliez justement de ces contraintes liées à notre territoire à Ambrun.
18:40Il y avait par exemple une incertitude autour de l'internat.
18:43En avril dernier, il a été confirmé que l'internat ne fermerait pas pour l'année 2026-2027,
18:47car beaucoup d'élèves justement avaient besoin de cet internat,
18:51car ils n'avaient pas forcément la possibilité de rentrer chez eux en dehors du département.
18:54Est-ce que vous confirmez que cette année ne sera pas la dernière de cet internat ?
18:58Je vous le confirme d'autant plus que c'est le premier sujet que j'ai eu à traiter lorsque
19:02je suis arrivé au mois de mars,
19:05et pour le coup un travail en partenariat notamment avec le conseil régional
19:08a permis de clarifier certains fonctionnements qui n'étaient pas suffisants à l'internat,
19:14et aujourd'hui oui, on a travaillé main dans la main aussi avec la commune,
19:17et aujourd'hui l'internat est pérenne et va rester pour les prochaines années.
19:21C'est une offre qui est utile pour le territoire et que évidemment nous nous engageons à protéger.
19:26– Autre sujet de cette rentrée, l'interdiction des téléphones dans les lycées,
19:32qui est une loi qui a été promulguée en cette fin août.
19:35Des chefs d'établissement dénoncent la mise en œuvre trop rapide de cette mesure.
19:39Comment comptez-vous la faire respecter, cette mesure de l'interdiction des téléphones pour les lycéens ?
19:45– Je précise plusieurs choses.
19:47La première, c'est qu'avec les chefs d'établissement des Hautes-Alpes,
19:50nous y travaillons depuis déjà plusieurs mois et bien avant l'été,
19:53donc ça n'a pas dû être une surprise.
19:56Je l'ai annoncé dès le mois de mars.
19:58– Alors ce n'est peut-être pas une surprise, mais il faut quand même pouvoir la mettre en œuvre
20:01correctement.
20:02– Il faut évidemment la mettre en œuvre.
20:03Maintenant, il n'y a pas trop de difficultés dans la mesure où,
20:06en tout cas sur ce sujet, on fait face à un large consensus,
20:10c'est-à-dire que l'opinion publique en tout cas y est favorable.
20:13– Les enseignants, plus que les élèves j'imagine ?
20:15– Alors évidemment, si vous allez chercher quelques élèves à la sortie de certains lycéens,
20:19ils vont peut-être dans les prochains jours avoir quelques difficultés avec cette mesure.
20:22Mais en tout cas, nous protéger nos jeunes des écrans, je pense que c'est une nécessité.
20:27Et peut-être un petit rappel, n'oubliez pas qu'il y a deux ans,
20:29nous avons fait la même chose pour les collèges et que les inquiétudes étaient les mêmes
20:33et qu'au bout du compte, ça fonctionne bien.
20:35– Mais concrètement, comment cela va se passer pour cette interdiction ?
20:38Les élèves devront déposer leur téléphone à l'entrée de l'établissement ?
20:42– Non, pas du tout, ça nécessiterait une logistique qui est compliquée.
20:47La mesure est toute simple, c'est-à-dire qu'à partir du moment où je suis dans l'enceinte
20:50du lycée,
20:51je ne touche plus mon téléphone, il est au fond du sac et il reste fermé.
20:55Après, il y a tout un travail effectivement de persuasion.
20:58Je précise que…
20:59– De pédagogie aussi peut-être, parce qu'il va falloir faire respecter cette interdiction.
21:03– Évidemment.
21:04– Et les CPE et les surveillants, vous l'avez déjà fait tout à faire.
21:06– Oui, mais en même temps, vous l'avez dit, c'est une question de volonté.
21:10Et à partir du moment où la totalité de l'équipe éducative d'un établissement sera mobilisée,
21:17ça ne se fera peut-être pas du jour au lendemain,
21:19mais en tout cas, je ne suis absolument pas inquiet pour les prochaines semaines
21:21et cette mesure qui est une mesure de protection, cette mesure s'appliquera.
21:25On a la chance aujourd'hui de garantir aux jeunes d'avoir une scolarité totale
21:29jusqu'à la terminale, une scolarité sans écran.
21:32– Toujours sur la question du numérique, on peut aussi parler de l'intelligence artificielle.
21:36qui s'est considérablement développée ces deux dernières années,
21:40tout le monde s'en sert aujourd'hui, les enseignants, mais aussi les élèves.
21:44Comment l'État, l'éducation nationale, compte contrôler l'utilisation de ces outils au quotidien ?
21:50– En tout cas, il ne faut pas en avoir peur,
21:52parce que de toute façon, ce phénomène, il est installé et il nous dépassera.
21:57L'État, l'Éducation nationale va accompagner l'utilisation de l'intelligence artificielle,
22:02notamment par la mise en place de cours au niveau seconde.
22:07Mais en tout cas, cette intelligence artificielle…
22:08– Une heure de cours hebdomadaire à la rentrée de 2027,
22:10qui est prévue pour les années plus secondes.
22:12– Voilà, qui est prévue.
22:13Et en tout cas, il faut effectivement réguler.
22:15Mais plus nos jeunes seront armés et auront la possibilité d'avoir un esprit critique
22:20par rapport à cette intelligence artificielle,
22:22moins ils la subiront et plus ils pourront l'utiliser comme un outil
22:24et non pas, en tout cas, être l'outil de l'intelligence artificielle.
22:27– Parce qu'il y a aussi la question de la triche, forcément, qui vient aussi se poser.
22:31– Alors la triche date de plusieurs siècles, effectivement.
22:32– Oui, forcément, mais avec l'intelligence artificielle, c'est encore plus ça.
22:35– C'est encore plus tentant, mais la triche est évidemment une voie
22:38que nous ne engageons personne à y aller.
22:41Et en tout cas, les sanctions sont lourdes par rapport à ça.
22:43– Ces derniers mois, on a aussi vu la violence développée contre les enseignants.
22:48Je parle au niveau national.
22:50Est-ce qu'il y a eu des cas de violences contre des personnels de l'éducation nationale
22:54dans notre département cette année, ces derniers mois ?
22:58Est-ce que vous avez été confronté aussi à ça ?
23:00– Alors, de violences graves, pas depuis que je suis arrivé.
23:03Maintenant, des violences quotidiennes, oui, c'est des choses qui peuvent arriver.
23:07Je pense notamment au premier degré, aux directeurs d'école, aux enseignants
23:11qui sont parfois malmenés par les réactions de certains parents.
23:14– Comment on gère ça ?
23:15– Comment on gère ça ?
23:16– Quand vous êtes directeur académique.
23:17– En tout cas, on intervient et on prend en charge toutes les situations.
23:23Et toutes les situations doivent nous permettre, en tout cas, d'être dans une protection.
23:28Alors, l'avantage du département des Hauts-de-Arts,
23:30c'est que nous sommes dans un partenariat très fort
23:32avec notamment tous les autres services de l'État et la préfecture,
23:35et notamment, également, Madame la Procureure.
23:38Et en tout cas, la réactivité fait que ces atteintes sont en tout cas gérées.
23:44– Que faire, justement, pour renforcer la sécurité des établissements ?
23:48Est-ce qu'il y a des mesures que vous prenez, justement, en lien avec ces partenaires ?
23:52– Je veux dire, la mesure…
23:54– Est-ce que ce sont des contrôles, par exemple, des forces de l'ordre ?
23:56– Alors, des contrôles, il y en a.
23:59Vous savez très bien qu'on a engagé depuis plusieurs années,
24:01notamment sur des fouilles de sacs ou sur d'autres choses.
24:03Mais là, on est plus sur aussi un phénomène de société,
24:07sur une violence, qu'elle soit verbale ou parfois, malheureusement, physique.
24:11Et là, ça nécessite des services de l'État,
24:13et notamment aussi de l'Éducation nationale,
24:15d'une réactivité et d'un soutien total vis-à-vis des enseignants qui en sont victimes.
24:19– Merci beaucoup, Mathieu Siey, d'avoir été notre invité, je le répète,
24:22directeur académique des services de l'Éducation nationale dans les Hautes-Alpes.
24:27Tout de suite, place à votre météo, et on se retrouve juste après.
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