00:00Vous avez tous les facteurs de violence qui augmentent, qui explosent même.
00:04Et en regard de cela, la police qu'on envoie au front, qu'on envoie au charbon
00:08pour essayer de réguler, d'absorber tout ce qui déborde d'un système qui est saturé,
00:13elle, elle ne voit pas ses moyens augmenter.
00:14Donc si la société est de plus en plus violente,
00:17avec aujourd'hui des gens qui se font agresser dans la rue,
00:19tout simplement pour ce qu'ils sont,
00:21c'est-à-dire que vous soyez flics, que vous soyez gays, que vous soyez juifs,
00:24les gens sont agressés pour ce qu'ils sont.
00:25Et en regard de ça, encore une fois, les moyens de police et de justice ne sont pas augmentés.
00:30Donc oui, la société est de plus en plus violente,
00:32parce que la police n'est pas redoutée,
00:35parce que la justice elle-même ne fait pas peur.
00:38Et je vous dirais une chose sur le fait qu'il soit sous le contrôle judiciaire.
00:41Ce monsieur n'est pas en détention provisoire.
00:43La question principale à se poser, c'est qu'est-ce qui a motivé cette décision ?
00:46Est-ce que c'est vraiment que la justice fait le pari
00:48que cette personne va bien se tenir jusqu'à son procès ?
00:51Auquel cas, pardon, mais il y a quand même un côté un petit peu alarmant
00:54sur la déconnexion de la décision ?
00:55Ou alors, est-ce que c'est un manque de moyens ?
00:57Parce que la justice est dans un manque de moyens qui est pathologique.
01:00Là, on a dépassé les 141% de densité carcérale.
01:04141%.
01:04Donc, on était à 139%.
01:06Des gens disaient qu'ils ne maîtrisaient rien en termes de politique d'incarcération.
01:08Là, on est à 141%.
01:10Et dans les maisons d'arrêt, c'est 175%.
01:12Les maisons d'arrêt, c'est là où on met les gens en détention provisoire.
01:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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