00:00L'Europe s'est mis d'accord juste avant l'été sur le règlement retour à Massiaf pour lutter contre
00:04l'immigration débordante dans les pays européens.
00:06Et pourtant, Edouard Philippe, hier, a balayé la proposition de Gérald Darmanin de faire un moratoire sur l'immigration pendant
00:16trois ans.
00:17Alors, vous qui soutenez Edouard Philippe, est-ce que vous soutenez Edouard Philippe avec la proposition de Gérald Darmanin ou
00:24vous soutenez Edouard Philippe sans la proposition de Gérald Darmanin ?
00:26Alors, déjà, tout d'abord, il a parlé moratoire sur l'immigration du travail.
00:30Et là, effectivement, en ce qui concerne le travail, nous avons des entreprises qui recrutent, qui ont des besoins parfois
00:36de faire venir de la main-d'oeuvre étrangère.
00:38Et donc, voilà, je suis favorable, effectivement, à ce qu'on est une immigration choisie, voulue, qui réponde à nos
00:43besoins et à nos critères.
00:44Mais moratoire ou pas moratoire ?
00:45Pas de moratoire sur l'immigration du travail, on est d'accord.
00:47Pas sur l'immigration du travail.
00:48En revanche, qu'on soit beaucoup plus exigeant, regardant par exemple sur les autres critères.
00:53Sur le regroupement familial, par exemple ?
00:55Typiquement sur le regroupement familial.
00:57Mais moi, je voudrais aller plus loin.
00:58Je pense que la question fondamentale, c'est comment est-ce qu'on se donne les moyens de faire rentrer
01:03ceux qui répondent à nos critères,
01:06que ce soit nos critères humanitaires avec l'asile, nos besoins économiques, qui s'intègrent, qui respectent nos règles.
01:12Moi, je viens d'une famille qui s'est intégrée, qui a appris la langue.
01:16Mes grands-parents, quand ils sont arrivés, ils ont changé de prénom pour prendre des prénoms français pour s'assimiler.
01:21Et comment est-ce qu'on fait pour...
01:24Non, parce que moi, je ne suis pas pour l'immigration zéro.
01:26Moi, je ne suis pas pour...
01:27Non, non, je parle des prénoms.
01:27Je ne suis pas pour la roi-migration, parce que c'est ce que propose Eric Zemmour.
01:30Je parle des prénoms, simplement, c'est incroyable.
01:32Mais en revanche, ceux qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire, qui ne respectent pas nos règles,
01:38qui sont a fortiori des criminels, doivent pouvoir quitter le territoire.
01:42Et on doit se donner les moyens de faire respecter nos règles.
01:44C'est ce que nous faisons au niveau européen.
01:47Je voudrais vous le dire, puisque précisément...
01:49Alors, on y arrive, on obtient des résultats, puisque sur les deux dernières années,
01:52les entrées irrégulaires sur le continent européen ont diminué de moitié.
01:55On continue cette tendance, même encore plus, plus de 40% de diminution des entrées irrégulaires cette année.
02:00Il faut continuer, parce que nous avons mis en place un certain nombre de mesures
02:05pour pouvoir renforcer le contrôle de nos frontières extérieures.
02:08Le pacte asile-migration, qui vient d'entrer en vigueur, après des années de négociations qui avaient été très difficiles,
02:14on y était arrivé sous présidence française de l'Union européenne,
02:17qui permettra une première sélection des demandeurs d'asile à la frontière de l'Union européenne.
02:21Le règlement retour, sur lequel j'ai personnellement beaucoup travaillé,
02:24qui va nous permettre notamment de renforcer tout notre arsenal juridique pour pouvoir procéder aux expulsions...
02:30Mais sans les hubs de retour, puisqu'Emmanuel Macron est contre.
02:32Alors, vous savez que ce règlement retour permet de pouvoir...
02:36Alors, c'est un article sur 52, parce qu'il y a beaucoup d'autres choses.
02:38C'est un article important.
02:39C'est un article important, mais enfin, tout de même, vous avez le renforcement des critères
02:45pour les centres de rétention administratives.
02:48Pourquoi avoir dit non aux hubs de retour ?
02:49Alors, ce que s'a dit le président de la République, c'est que pour l'instant,
02:52quand ces centres de retour ont été utilisés, que ce soit par exemple par le Royaume-Uni ou par l
02:57'Italie,
02:57ça n'a pas prouvé son efficacité.
02:59Que ce soit parce que c'est trop coûteux.
03:01Ça a été surtout bloqué par les tribunaux.
03:02Non, mais attendez, parce que parfois c'est trop coûteux pour des raisons logistiques, etc.
03:05Philippe va le créer pour Mayotte, par contre.
03:07Il l'a proposé effectivement pour Mayotte.
03:08Mais moi, j'ai toujours dit, moi, je plaide pour l'efficacité.
03:12Je n'ai pas de tabou sur les instruments qu'on peut...
03:13Donc au cas par cas, peut-être.
03:14Je n'ai pas de tabou sur les instruments qu'on peut utiliser.
03:15Comme pour Mayotte, au cas par cas.
03:16Je me réjouis qu'on ait fait adopter ce règlement retour.
03:19Encore une fois, j'ai beaucoup travaillé dessus.
03:21Vous avez le pacte à l'immigration, les partenariats avec les pays de transit ou de départ,
03:26le renforcement de Frontex, qui est l'agence de contrôle des frontières externes de l'Union Européenne,
03:30et aussi, d'ailleurs, l'utilisation de tous les outils, que ce soit les visas,
03:36la conditionnalité de développement, la conditionnalité des accords commerciaux,
03:40pour pouvoir aussi assumer des rapports de force
03:42et donc collectivement défendre nos intérêts dans les politiques migratoires,
03:45c'est-à-dire mettre la pression sur les pays de transit et de départ
03:48qui refusent de reprendre leurs ressorties.
03:49Parlons frontières, concrètement.
03:50Excusez-moi, je suis un peu long, mais je voudrais vraiment vous dire que
03:52tout ça participe du renforcement de tout notre arsenal législatif institutionnel de l'Union Européenne.
03:58Ça, c'est largement sous l'impulsion de la France ces dernières années
04:01que nous nous sommes donnés les moyens de pouvoir métraser l'immigration.
04:03Parlons frontières, concrètement.
Commentaires