00:00Alors déjà, tout d'abord, il a parlé moratoire sur l'immigration du travail.
00:03Et là, effectivement, en ce qui concerne le travail, nous avons des entreprises qui recrutent,
00:08qui ont des besoins parfois de faire venir de la main-d'œuvre étrangère.
00:11Et donc, voilà, je suis favorable, effectivement, à ce qu'on est d'immigration choisie, voulue,
00:16qui réponde à nos besoins et à nos critères.
00:18Mais moratoire ou pas moratoire sur l'immigration du travail, on est d'accord ?
00:20Pas sur l'immigration du travail.
00:22En revanche, qu'on soit beaucoup plus exigeant, regardant par exemple sur les autres critères...
00:27Sur le regroupement familial, par exemple ?
00:29Typiquement sur le regroupement familial.
00:30Mais moi, je voudrais aller plus loin.
00:31Je pense que la question fondamentale, c'est comment est-ce qu'on se donne les moyens
00:36de faire rentrer ceux qui répondent à nos critères,
00:40que ce soit nos critères humanitaires avec l'asile, nos besoins économiques,
00:43qui s'intègrent, qui respectent nos règles.
00:46Moi, je viens d'une famille qui s'est intégrée, qui a appris la langue.
00:49Mes grands-parents, quand ils sont arrivés, ils ont changé de prénom pour prendre des prénoms français pour s'assimiler.
00:55Ils n'ont pas zémourriens avant l'heure.
00:56Et comment est-ce qu'on fait pour...
00:57Non, parce que moi, je ne suis pas pour l'immigration zéro.
00:59Moi, je ne suis pas pour...
01:00Non, non, je parle des prénoms.
01:01Je ne suis pas pour la roi-migration, parce que c'est ce que propose Eric Zemmour.
01:03Je parle des prénoms, simplement.
01:05Mais en revanche, ceux qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire,
01:09qui ne respectent pas nos règles, qui sont a fortiori des criminels,
01:13doivent pouvoir quitter le territoire.
01:15Et on doit se donner les moyens de faire respecter nos règles.
01:17C'est ce que nous faisons au niveau européen.
01:20Je voudrais vous le dire, puisque précisément...
01:22Alors, on y arrive, on obtient des résultats, puisque sur les deux dernières années,
01:25les entrées irrégulaires sur le continent européen ont diminué de moitié.
01:29On continue cette tendance, même encore plus, plus de 40% de diminution des entrées irrégulaires cette année.
01:34Il faut continuer, parce que nous avons mis en place un certain nombre de mesures
01:39pour pouvoir renforcer le contrôle de nos frontières extérieures.
01:41Le pacte asile-immigration, qui vient d'entrer en vigueur,
01:45après des années de négociations qui avaient été très difficiles,
01:48on y était arrivé sous présidence française de l'Union européenne,
01:51qui permettra une première sélection des demandeurs d'asile à la frontière de l'Union européenne.
01:55Le règlement retour, sur lequel j'ai personnellement beaucoup travaillé,
01:58qui va nous permettre notamment de renforcer tout notre arsenal juridique
02:02pour pouvoir procéder aux exclusions...
02:04Mais sans les hubs de retour, puisqu'Emmanuel Macron est contre.
02:05Alors, vous savez que ce règlement retour permet de pouvoir...
02:09Alors, c'est un article sur 52, parce qu'il y a beaucoup d'autres choses.
02:12C'est un article important.
02:12C'est un article important, mais enfin, tout de même,
02:15vous avez le renforcement des critères pour les centres de rétention administratives.
02:21Pourquoi avoir dit non aux hubs de retour ?
02:23Alors, ce que s'a dit le président de la République,
02:24c'est que pour l'instant, quand ces centres de retour ont été utilisés,
02:29que ce soit par exemple par le Royaume-Uni ou par l'Italie,
02:31ça n'a pas prouvé son efficacité.
02:32Que ce soit parce que c'est trop coûteux.
02:34Ça a été surtout bloqué par les tribunaux.
02:35Non, mais attendez, parce que parfois c'est trop coûteux pour des raisons logistiques.
02:38Philippe va le créer pour Mayotte, par contre.
02:40Il a proposé effectivement pour Mayotte.
02:42Moi, j'ai toujours dit, moi, je plaide pour l'efficacité.
02:45Je n'ai pas de tabou sur les instruments qu'on peut...
02:46Donc au cas par cas, peut-être.
02:47Je n'ai pas de tabou sur les instruments pour l'utiliser.
02:49Comme pour Mayotte, au cas par cas.
02:50Je me réjouis qu'on ait fait adopter ce règlement retour.
02:53Encore une fois, j'ai beaucoup travaillé dessus.
02:54Vous avez le pacte asie-immigration,
02:56les partenariats avec les pays de transit ou de départ,
02:59le renforcement de Frontex,
03:00qui est l'agence de contrôle des frontières extérieures de l'Union européenne,
03:04et aussi, d'ailleurs, l'utilisation de tous les outils,
03:08que ce soit les visas, la conditionnalité de développement,
03:11la conditionnalité des accords commerciaux,
03:14pour pouvoir aussi assumer des rapports de force
03:16et donc collectivement défendre nos intérêts dans les politiques migratoires,
03:19c'est-à-dire mettre la pression sur les pays de transit et de départ
03:21qui refusent de reprendre leur ressortissement.
03:23Parlons frontières, concrètement.
03:24Excusez-moi, je suis un peu long,
03:25mais je voudrais vraiment vous dire que tout ça
03:27participe du renforcement de tout notre arsenal législatif institutionnel de l'Union européenne.
03:32Ça, c'est largement sous l'impulsion de la France ces dernières années
03:34que nous nous sommes donnés les moyens de pouvoir métracer l'immigration.
03:37Parlons frontières, concrètement, en un instant.
03:39Sous-titrage Société Radio-Canada